Georges Wildenstein

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Georges Wildenstein (né le 16 mars 1892 et mort le 11 juin 1963[1]) est un galeriste, collectionneur, éditeur et historien d'art français. Il est le père de Daniel Wildenstein et le grand-père de Alec Wildenstein et Guy Wildenstein.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges commence par travailler dans la galerie fondée par son père, Nathan Wildenstein. S'intéressant aux peintres modernes, dont Picasso, ami de Claude Monet et Pierre Bonnard, son père lui achète un local au 21 rue de la Boétie. Il ouvre aussi une galerie à Londres, New Bond Street. Il dirige la Gazette des beaux-arts, revue fondée par Charles Blanc, et fonde la revue Arts. Spécialiste de la peinture française, il publie plusieurs ouvrages sur l'art français et établit notamment les catalogues raisonnés des œuvres de Gauguin et de Chardin.

En 1940, la famille, déchue de sa nationalité, émigre aux États-Unis et la galerie de Paris est aryanisée. Après la guerre, Georges sera accusé d'accaparement et de commerce avec les nazis[2]; ayant porté plainte pour diffamation, la famille sera déboutée de son action contre l'historien, Daniel Malraux, l'ayant mis en cause[3].

En 1963, il est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Paul Léon. André Malraux, père de Daniel Malraux, vote alors contre son élection. Son fils Daniel Wildenstein prend sa succession à la tête de la galerie et à la direction de la Gazette des beaux-arts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]