Adolphe Messimy

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Adolphe Messimy
Adolphe Messimy sur le front lors de la Première Guerre mondiale.
Adolphe Messimy sur le front lors de la Première Guerre mondiale.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1902-1912
puis 1914-1919
Sénateur 1923-1935
Gouvernement Troisième République
Groupe politique RRRS (1902-1919)
GD (1923-1935)
Biographie
Date de naissance 31 janvier 1869
Date de décès 1er septembre 1935 (à 66 ans)
Résidence Seine
puis Ain

Adolphe Marie Messimy, né à Lyon le 31 janvier 1869 et mort à Charnoz (Ain) le 1er septembre 1935, est un militaire puis un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Adolphe Marie Messimy est issu d'une famille de la bonne bourgeoisie lyonnaise ; il est le fils aîné de Paul Charles Léon Messimy, notaire à Lyon, et de Laurette Marie Anne Girodon.

Il épouse d'abord Andrée Cornil, fille de Victor Cornil, professeur de médecine, député puis sénateur de l'Allier, dont il a une fille et un fils. Divorcé en 1921, il épouse en secondes noces Marie-Louise Viallar[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Militaire[modifier | modifier le code]

Il entra à Saint-Cyr, et commença une carrière d'officier. Il passa également par l'École de guerre. Il quitte l’armée en 1899 et devient publiciste. Il est un temps administrateur de la Compagnie générale du Niger. Il est élu député de la Seine de 1902 à 1912. Il est ministre des Colonies dans le gouvernement de Ernest Monis, du 2 mars au 27 juin 1911. Il devient ministre de la Guerre dans le gouvernement de Joseph Caillaux, entre le 27 juin 1911 au 14 janvier 1912. Il est élu sénateur de l’Ain de 1914 à 1919, et de 1923 à 1935[2].

Très vite cependant, il se consacre à la politique. Ministre de la guerre au début du premier conflit mondial, il désigne Gallieni pour défendre Paris le 25 août 1914[3], mais il est finalement remplacé par Alexandre Millerand. Il reprit un commandement au front de la 6e brigade de chasseurs, et finira sa carrière militaire avec le grade de général et fut décoré Grand officier de la Légion d'honneur[4].

Il fut blessé deux fois au front : à la cuisse le 27 juillet 1915 en Alsace puis à la joue le 4 septembre 1916 au Bois de Riez (Somme). Fut cité huit fois dont six à l'ordre de l'armée. Reçu la Croix de guerre avec palme et fut élevé à la dignité de Grand Croix de l'Ordre de la Couronne (Belgique); mais l'œuvre dont-il était le plus fier était d'avoir libéré la ville de Colmar.

Écriture[modifier | modifier le code]

Il a participé à de nombreuses revues comme Le Temps, Le Matin, Le Rappel, Le Radical ou encore le Lyon Républicain. Il a aussi écrit dans la Revue politique et parlementaire

Il a surtout écrit sur des sujets coloniaux (La revue des questions coloniales) et militaires où il soutient le point de vue que l'armée doit être un soutien de la République et de la Démocratie (la Revue bleue et la Revue de Paris).

Quelques livres de sa plume[modifier | modifier le code]
  • Le Problème militaire. I. L'effort allemand et l'effort français. II. La leçon d'une guerre, Paris, publications du journal le Rappel, 1913.
  • Général Messimy. Mes souvenirs. Jeunesse et entrée au Parlement. Ministre des colonies et de la guerre en 1911 et 1912 : Agadir. Ministre de la guerre du 16 juin au 26 août 1914 : la guerre, Paris, Plon, 1937.
  • Causerie radiotéléphonique faite à l'école des P.T.T. par M. le général Messimy…, La Bresse, le Syndicat d'initiative et de tourisme de Bourg-en-Bresse, 1926.
  • Le Statut des indigènes algériens, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1913.
  • Notre œuvre coloniale, Paris, E. Larose, 1910.
  • I. Le Service d'un an. II. Le recul des 10 kilomètres en 1914. Discours des séances du Sénat des 17 février et 8 mars 1928, Le Mans, de Monnoyer, 1928.
  • Considérations générales sur l'organisation de l'armée, l'évolution nécessaire Extraits du rapport sur le budget de la guerre pour l'exercice 1907, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1907.
  • Proposition de loi ayant pour objet d'assurer, avec une complète communauté d'origine, le recrutement des officiers de toutes armes, aussi bien pour l'armée active, que pour la réserve de l'armée active et l'armée territoriale…, Paris, de Motteroz, 1903.
  • Proposition de loi tendant : 1 °) à l'abrogation du code de justice militaire et à la suppression des conseils de guerre en temps de paix ; 2 °) à la réglementation du droit de punir, présentée par MM. Messimy et Maujan…Publication : Paris, de Motteroz, 1902.
  • Proposition de loi tendant à modifier l'organisation de l'armée métropolitaine, à organiser une armée coloniale entièrement autonome, à réduire les cadres, les effectifs, les charges militaires de la RépubliquePublication : Paris, de Motteroz, 1903.
  • La paix armée (la France peut en alléger le poids), Paris, V. Giard et E. Brière, 1903.

Les papiers personnels d'Adolphe Messimy sont conservés aux Archives nationales sous la cote 509AP [5]

L'élu et le ministre[modifier | modifier le code]

  • Député de la Seine de 1902 à 1912. En 1905 il vote la Loi de Séparation des églises et de l'état.
  • Député de l'Ain de 1914 à 1919
  • Sénateur de l'Ain de 1923 à 1935

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. * Vincent Wright, Éric Anceau, Les préfets de Gambetta (coll. du Centre Roland Mousnier, 34), Paris, Presses de Paris Sorbonne, 2007, p. 148-149. (ISBN 9782840505044) (consultable en ligne)
  2. http://www.hervedavid.fr/francais/14-18/messimy.htm
  3. L'armée française de l'été 1914, Henri Ortholan, Ed. Bernard Giovanangeli, 2004
  4. sur la base LEONORE
  5. Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Images externes
Généraux Michel, Percin, Messimy, Pau Bibliothèque nationale de France

Hommages[modifier | modifier le code]