Maurice Béjart

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Maurice Béjart

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Maurice Béjart en 1988

Nom de naissance Maurice-Jean Berger
Naissance
Marseille, Drapeau de la France France
Décès (à 80 ans)
Lausanne, Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale Danseur, chorégraphe
Style Danse moderne
Style néoclassique
Activités annexes Directeur d'écoles de danse et troupes de ballet
Lieux d'activité Paris ; Bruxelles ; Lausanne
Années d'activité 1941-2007
Collaborations Ballet du XXe siècle, André Vandernoot (directeur musical), Assaf Messerer (maître de ballet), Pierre Henry (compositeur)
Formation École de danse de l'Opéra de Paris
Maîtres Lioubov Egorova (danseuse)
Enseignement École Mudra (Bruxelles, Dakar), École-atelier Rudra (Lausanne)
Ascendants Gaston Berger (son père, philosophe)
Récompenses Prix de Kyoto 1999
Distinctions honorifiques Grand Officier de l'Ordre de la Couronne (Belgique)

Grand Officier de l'Ordre de l'Infant Dom Henrique (Portugal)

Membre de l'Académie des Beaux-Arts française

Répertoire

Maurice Béjart, de son vrai nom Maurice-Jean Berger, est un danseur et chorégraphe français[1], né à Marseille (France) le et mort à Lausanne (Suisse) le , naturalisé suisse[2] en 2007. Chorégraphe très impliqué dans le milieu de la danse, il parcourt le monde entier avec sa compagnie le Ballet du XXe siècle, créée en 1960 à Bruxelles (Belgique). Il a été membre de l'Académie des beaux-arts française (section des membres libres) de 1994 jusqu'à sa mort.

Tant au Ballet du XXe siècle qu'à Lausanne, Maurice Béjart développe son langage chorégraphique tant sur les bases de la danse académique et que sur les courants néoclassiques. Il mêle les univers musicaux, lyriques, théâtraux et chorégraphiques, mettant en valeur les qualités individuelles de ses solistes au sein de mouvements d'ensemble.

Le travail de Maurice Béjart est essentiellement reconnu dans l'espace francophone[3]. Même s'il a eu beaucoup de détracteurs[3], notamment ses pairs qui le jugeaient trop classique ou tout du moins lui reprochaient de s'être arrêté dans ses recherches chorégraphiques pour satisfaire le plus grand nombre[4], il a par contre énormément contribué à la naissance de la danse moderne en France et en Belgique dans les années 1960 notamment grâce aux générations de chorégraphes qu'il a formées à l'École Mudra[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Maurice Jean Berger est le fils du philosophe Gaston Berger. Sa mère meurt lorsqu'il a sept ans[6]. Il prend alors des cours de danse sur les conseils d'un médecin pour se fortifier[6] et rêve de devenir toréro[6]. Il fait parallèlement ses études secondaires et universitaires et obtient une licence de philosophie[7].

La France et les débuts[modifier | modifier le code]

Après avoir assisté à un récital de Serge Lifar, Maurice Béjart décide de se consacrer entièrement à la danse. Il entre à quatorze ans à l'opéra de Marseille puis part en 1946 à l'Opéra de Paris[8] où il suit les cours de Lioubov Egorova, de Rose Sarkissian, et de Léo Staats. Il se forme également auprès des danseuses Janine Charrat et Yvette Chauviré[5], puis avec Roland Petit à partir de 1948.

En hommage à Molière, il prend comme patronyme celui de l'épouse de ce dernier, Armande Béjart[7]. En 1951, il collabore avec Birgit Cullberg[5] et crée son premier ballet, L’Inconnu, à Stockholm, puis règle L’Oiseau de feu. En 1955, il crée Symphonie pour un homme seul sur une musique de Pierre Henry et Pierre Schaeffer, avec sa première compagnie fondée en 1953, les Ballets de l'Étoile, qui lui vaut les honneurs de la presse et du public.[réf. souhaitée]

La Belgique, le Ballet du XXe siècle et l'école Mudra[modifier | modifier le code]

En 1959, n'obtenant pas l'aide de l'État français pour établir sa troupe dans un théâtre[5], Maurice Béjart quitte la France pour la Belgique où il travaillera durant vingt-sept ans. À la demande de Maurice Huisman[5], alors directeur du Théâtre royal de la Monnaie, il crée en 1959 à Bruxelles sa plus fameuse chorégraphie, Le Sacre du printemps. Le contrat temporaire qui lie Béjart à La Monnaie va se transformer en un contrat de plusieurs années et entraîner la naissance du Ballet du XXe siècle[6] en 1960. Maurice Béjart va parcourir le monde entier avec celui-ci et initier un vaste public de néophytes à la danse moderne.

L'année même de la création de la compagnie, Béjart monte avec la danseuse Duska Sifnios le Boléro de Maurice Ravel qui devient une de ses chorégraphies emblématiques. Après Tania Bari, Suzanne Farrell, Louba Dobrievic, Anouchka Babkine, Angèle Albrecht et Shonach Mirk, Jorge Donn reprendra le rôle, qui sera alors dansé indifféremment par un homme ou par une femme.

Dans les années 1960-1961, Maurice Béjart propose la création à Bruxelles, dans le cadre du Théâtre de la Monnaie et dans le prolongement du Conservatoire de danse, d'une école de danse pour les petits rats, intégrant, outre les cours de danse, la formation scolaire obligatoire et une éducation artistique[9]. Ce projet n'aboutira pas (plusieurs années plus tard, des options danse sont ajoutées à l'enseignement scolaire traditionnel, ce qui a donné les « humanités chorégraphiques »).

En 1966, le Festival d'Avignon s'ouvre à la danse et invite Maurice Béjart et son Ballet du XXe siècle à se produire dans la cour d'honneur du palais des Papes.

En 1970, il fonde l'École Mudra à Bruxelles sous la direction artistique de Micha van Hoecke afin de dispenser des cours de danse à des jeunes talents dans cet art. Cet enseignement formera de nombreux danseurs et chorégraphes qui participeront activement à l'essor de la danse contemporaine en Europe. On peut par exemple citer Maguy Marin ou Anne Teresa De Keersmaeker. En 1977, il ouvre l'école Mudra-Afrique à Dakar.

Répertoire persan[modifier | modifier le code]

Maurice Béjart à Chiraz en 1971.

Durant des années 1970, Maurice Béjart s'investit dans le répertoire chorégraphique persan. Ses créations vont dès lors être présentées au Festival des arts de Chiraz-Persépolis et bénéficier du soutien de la Shahbanou Farah Pahlavi. De cette relation avec l'impératrice d'Iran naissent deux créations : Golestan, une commande du Festival créée en 1973, et Farah, une commande du Ballet du XXe siècle créée en 1976 a Bruxelles. Toutes les deux sont basées sur la musique traditionnelle iranienne. Golestan (« La roseraie »), s'inspire du chef-d'œuvre de Saadi, tandis que le second est un hommage à la Shahbanou. Pour la circonstance, Maurice Béjart travaille avec les musiciens iraniens du Centre de préservation et de propagation de musique iranienne, établi par la télévision nationale iranienne.

Influencé par son expérience iranienne, il se rapproche de l'islam chiite à la suite de sa rencontre avec Ostad Elahi[10] et se convertit à cette religion en 1973[7] (bien qu'il déclarera en 2006 : « se convertir est un verbe qui ne me convient pas »[11]). Maurice Béjart reconnaît que cette expérience a joué un rôle déterminant dans sa carrière, tant d'un point de vue artistique que spirituel.

La Suisse, le Béjart Ballet Lausanne et l'école Rudra[modifier | modifier le code]

En 1986, il entre violemment en conflit avec Rudolf Noureev, alors directeur artistique du ballet de l'Opéra de Paris : le 24 mars, à l'issue de la création de son ballet Arépo, Maurice Béjart, alors chorégraphe invité à l'Opéra de Paris, nomme Manuel Legris et Éric Vu-An danseurs étoiles, sans en avoir le droit. Rudolf Noureev contraint Maurice Béjart à faire marche arrière[12].

En 1987, au terme d'un conflit ouvert avec le directeur de La Monnaie Gerard Mortier, Béjart, en pleine tournée à Léningrad, décide de quitter Bruxelles[13]. Comme la Fondation Philip Morris lui propose de venir s'installer en Suisse, à Lausanne où celle-ci est établie, Béjart dissout le Ballet du XXe siècle et fonde six semaines plus tard une nouvelle compagnie, le Béjart Ballet Lausanne[6].

En 1988, par le biais d'une visite officielle à son École Mudra à Bruxelles, puis par une nomination du chorégraphe comme Grand Officier de l'Ordre de la Couronne, le roi Baudouin de Belgique rend encore hommage à la réussite belge du créateur.

Un an après le départ de Maurice Béjart et la disparition du Ballet du XXe siècle, l'École Mudra ferme aussi ses portes. Mais en 1992, l'industriel Philippe Braunschweig (fondateur du prix de Lausanne) et la Fondation Philipp-Morris permettent à Béjart de rouvrir à Lausanne l'École-atelier Rudra, qui dispense depuis cette date une formation complète de danseur sur deux années. Elle est une des écoles les plus prestigieuses dans le milieu de la danse classique et contemporaine.

En 1998, il est condamné pour plagiat, son spectacle Le Presbytère contenant une scène copiée de La Chute d'Icare du chorégraphe belge Frédéric Flamand.

Avant son décès, Maurice Béjart a créé la Fondation Maurice Béjart[14], qu'il a instituée héritière par testament de tous ses biens et en particulier des droits d'auteur sur ses œuvres (chorégraphie, livres, etc.). Par la gestion et les revenus de ces droits, la Fondation Maurice Béjart réunit les moyens financiers destinés à remplir les buts qu'a définis Maurice Béjart, soit de :

  • contribuer financièrement à la formation de danseurs peu fortunés dans des écoles professionnelles de danse et de ballet,
  • soutenir financièrement des artistes des milieux de la danse et du ballet tombés dans le besoin, de contribuer financièrement à des productions dans le domaine du ballet et de la danse,
  • soutenir des compagnies de danse et de financer des projets de recherche médicale au profit d'hôpitaux et universités dont les travaux pourraient concerner particulièrement les danseurs.

Demandes de naturalisation et décès[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ait quitté définitivement la Belgique en 1987, il lui reste profondément attaché. Un peu plus d'un mois avant son décès, il a formé le projet de demander la naturalisation belge[15]. À ce titre, Michel Robert révèle une lettre de Maurice Béjart destinée (mais jamais parvenue) au consulat de Belgique à Genève : « Si je demande aujourd'hui ma naturalisation belge, c'est parce que je me suis toujours senti proche de la Belgique, bien plus proche que de la France qui est pourtant le pays où je suis né. J'ai vécu en Belgique la plus longue période de ma vie, 30 ans ! Je pense qu'aujourd'hui est venu le temps d'officialiser cette relation indéfectible. Que je puisse enfin lire dans les dictionnaires et les biographies qui me sont consacrés, Maurice Béjart, chorégraphe belge, c'est là mon souhait le plus sincère »[1]. S'il existe bien une possibilité de naturalisation pour les non-résidents belges sur la base d'attaches « sincères et véritables avec la Belgique », aucun dossier de naturalisation belge n'a été instruit.

Maurice Béjart a en revanche formellement demandé et obtenu la nationalité suisse en janvier 2007. En raison du titre de « bourgeois (citoyen) d'honneur » de la ville de Lausanne précédemment octroyé, l'assentiment de la Confédération et du canton de Vaud lui a ainsi conféré la nationalité suisse. Il conserve également la nationalité française.

Malade depuis plusieurs années, il est hospitalisé à l'hôpital universitaire de Lausanne (CHUV), en pour des affections cardiaques et rénales. Malgré tout, il suit les répétitions de son dernier spectacle Le tour du monde en 80 minutes, spectacle dont il ne verra pas la première. Il meurt dans la nuit du en présence notamment du poète François Weyergans. Incinéré, ses cendres seront dispersées à sa demande sur les plages d'Ostende en Belgique, son pays d'adoption[1].

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

Collaborateurs et interprètes[modifier | modifier le code]

Le théâtre royal de la Monnaie avait, avant l'arrivée de Béjart à Bruxelles, une petite troupe de danseurs classiques avec pour étoiles Dolorès Laga et André Leclair. Le projet de Maurice Huisman étant de monter un Sacre du printemps qui dépasserait le niveau des chorégraphies précédentes[16], et la troupe de Béjart ne comportant que 12 danseurs, Huisman engage une jeune troupe anglaise, le Western Theatre Ballet et les trois groupes fusionnent pour la création du Sacre. Plusieurs de ces danseurs constituent ensuite la base du Ballet du XXe siècle.

Pour améliorer le niveau technique de la compagnie, la direction de la Monnaie fait appel au Russe Assaf Messerer. Sur le plan musical, André Vandernoot va assurer des années durant la direction musicale des ballets.

Le Ballet du XXe siècle n'avait pas d'« étoiles » comme dans les autres grandes compagnies et le chorégraphe a éclipsé les artistes. Les danseuses et danseurs solistes qui lui ont permis de réaliser ses premiers ballets à Bruxelles et de connaitre la notoriété sont :

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Maurice Béjart voulait devenir belge dans Libération du . Bien que souhaitant devenir belge à la suite de son attachement pour ce pays, Béjart est décédé avant d'être naturalisé. Étant né à Marseille, il est de nationalité française bien qu'ayant passé une grande partie de sa vie en Belgique.
  2. Maurice Béjart est mort citoyen suisse (AFP)
  3. a et b (en) Maurice Béjart Orbituary, dans The Times du .
  4. Maurice Béjart sous le regard de ses pairs par Rosita Boisseau dans Le Monde du .
  5. a, b, c, d et e Maurice Béjart, l'homme qui voulait amener le grand public à la danse par Rosita Boisseau dans Le Monde du .
  6. a, b, c, d et e Maurice Béjart, le colosse aux pieds agiles, est mort par Rosita Boisseau dans Télérama du 22 novembre 2007, republication d'un article de 2000.
  7. a, b et c article du Dauphiné libéré du 23 novembre 2007.
  8. Maurice Béjart sur l'Encyclopædia Universalis
  9. La Bibliothèque de la Gourmandise possède copie de ce document dans sa section Danse et chorégraphie.
  10. Béjart sur la religion, l'écriture, la liberté et l'amour dans Le Monde du , republié le 22 novembre 2007.
  11. Maurice Béjart, mystique converti à l'islam par soif de spiritualité, dans La Libre Belgique du .
  12. « La Guerre des étoiles » dans Le Nouvel Observateur, mars 1986.
  13. Maurice Béjart : l'adieu à Bruxelles - Entretien avec Jacques De Decker en 1987. Sur le site www.bon-a-tirer.com, no 74 du 15 décembre 2007.
  14. Maurice-bejart.ch
  15. Maurice Béjart est décédé à l'âge de 80 ans, avant d'avoir pu devenir belge sur le site belge de RTL info.
  16. Vaslav Nijinski en 1913, Léonide Massine en 1920, Boris Romanov et Aurel Milloss en 1932 et 1941.
  17. (en) Maurice Béjart, membre d'honneur du Club de Budapest

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

De Maurice Béjart
  • Préface de Roger Garaudy, Danser sa vie, Paris, Éditions du Seuil,‎ 1973 (ISBN 2020020246)
  • (en) Toshirō Mayuzumi, Maurice Béjart, the Kabuki : the Tokyo Ballet, Tokyo, Japan, Shinshokan,‎ 1986 (ISBN 4403020119).
  • Maurice Béjart et Gaston Berger, La mort subite, Paris, Libr. Séguier,‎ 1991 (ISBN 2877361683).
  • Maurice Béjart, Béjart-theâtre : A-6-Roc, Paris, Editions Plume,‎ 1992 (ISBN 2702121438)
  • Maurice Béjart, Un Instant dans la vie d'autrui : mémoires, Paris, Flammarion,‎ 1979 (ISBN 2080642014).
  • Maurice Béjart, Lettres à un jeune danseur, Paris, Actes sud,‎ 2001 (ISBN 2742732470)
  • Maurice Béjart, Le ballet des mots, Paris, Les Belles Lettres Archimbaud,‎ 1994 (ISBN 2251440313)
  • Maurice Béjart, La vie de qui ?, Paris, Flammarion,‎ 1996 (ISBN 2080664980)
  • Maurice Béjart et Michel Robert, Conversations avec Maurice Béjart, Bruxelles, Renaissance du Livre
  • Maurice Béjart et Michel Robert (entretiens avec), Ainsi danse Zarathoustra : entretiens, Arles (Bouches-du-Rhône, Actes Sud,‎ 2006 (ISBN 2742761896)
  • Préface de Gilbert Serres, Grands portés de pas de deux, Meolans-Revel (Alpes-de-Haute-Provence, Ed. Désiris,‎ 2007 (ISBN 2915418101)
Sur Maurice Béjart
  • Antoine Livio, Béjart, Lausanne, La Cité, (Éditions l'Age d'homme),‎ 1969 (ISBN 282511894X).
  • Marie-Françoise Christout, Maurice Bejart, Paris, Chiron, coll. « La Recherche en danse »,‎ 1988 (ISBN 9782906204034)
  • Sylvie de Nussac et Pablo Reinoso, Béjart au travail, éditions Jean-Claude Lattès, 1984.
  • Marie-Françoise Christout, Maurice Bejart, Paris, Chiron, coll. « La Recherche en danse »,‎ 1988 (ISBN 9782906204034)
  • Carole Trévoux, Danser chez Béjart, ou, Dionysos, l'odyssée d'une création, Bruxelles, J.M. Collet,‎ 1986 (lire en ligne)
  • Yvan Muriset et Jean-Pierre Pastori, Béjart, le tournant, Lausanne, Suisse, Favre,‎ 1988 (ISBN 2828903206)
  • Colette Masson et Gérard Mannoni, Maurice Béjart, Paris, Editions Plume,‎ 1991 (ISBN 2908034239)
  • Colette Masson et Gérard Mannoni, Maurice Béjart, Paris, Editions Plume/SNAB,‎ 1995 (ISBN 2841100332)
  • Sylvie Jacq-Mioche, La danse, Paris, Hugo,‎ 2007 (ISBN 2755601825)
  • Michel Robert, Béjart, une vie, Bruxelles, Editions Luc Pire, 2009
  • Michel Robert, Béjart si Dieu le veut, Bruxelles, Editions Racine, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]