Laurent Joly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Laurent Joly
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Directeur de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (45 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse

Laurent Joly, né le , est un chercheur et un historien français[1]. Directeur de recherche au CNRS, il est spécialisé dans l’étude de l’antisémitisme durant le régime de Vichy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Joly étudie à la faculté des sciences historiques de Strasbourg[2]. Il devient docteur en histoire en soutenant une thèse sur « Vichy et le Commissariat général aux questions juives (1941-1944) » à l'université Paris 1 en 2004[3]. Deux ans plus tard, en 2006, il est recruté en tant que chercheur au CNRS (Centre de recherche d'histoire quantitative – université de Caen). Spécialisé dans l’étude de l’antisémitisme, il s'est intéressé en particulier au parcours des deux commissaires successifs du CGQJ étudié lors de sa thèse, Xavier Vallat et Louis Darquier de Pellepoix[4],[5].

Il dirige par ailleurs la collection « Seconde Guerre mondiale » aux éditions du CNRS.

Ses travaux s'inscrivent dans la lignée de ceux de Robert Paxton et Serge Klarsfeld[6].

En 2017, il est l'auteur, avec le réalisateur David Korn-Brzoza, du documentaire La Police de Vichy[7] qui, se basant sur des archives inédites et colorisées, « retrace les années noires de la police française, de la collaboration à la traque des communistes en passant par les rafles de Juifs, la Résistance, la Libération et l’épuration »[8]. David Korn-Brzoza explique : « Si les dirigeants et les responsables de la police sous Vichy ont laissé de très rares traces dans les archives filmées, ils ont en revanche laissé une vaste manne de paroles consignées : leurs Mémoires, les dépositions au cours de leurs interrogatoires et procès après guerre, leurs correspondances. Cette matière, rarement exploitée dans les documentaires historiques, est l’élément central du film »[9]. Les six hauts responsables de la police sous Vichy apparaissent ainsi sous les traits de comédiens : Adrien Marquet, Marcel Peyrouton, Pierre Pucheu, Pierre Laval, Joseph Darnand, René Bousquet[10].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. Quotidien, « Émission "Quotidien" du 6 janvier 2022 » Inscription nécessaire, (consulté le )
  3. Sous la dir. de Pascal Ory ; voir sur sudoc.fr.
  4. Biographie sur le site de l'université de Caen Basse-Normandie.
  5. Biographie et liste de ses publications sur le site du Centre de recherches historiques (CRH).
  6. a et b Monique Heddebaut, « Joly Laurent, L’État contre les juifs – Vichy, les nazis et la persécution antisémite », Tsafon. Revue d'études juives du Nord, no 78,‎ , p. 188 (ISSN 1149-6630, lire en ligne, consulté le )
  7. [vidéo] Disponible sur YouTube
  8. « La police de Vichy – documentaire de David Korn-Brzoza (2017) », sur criminocorpus.hypotheses.org (consulté le )
  9. « Police française, les années Vichy », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « "La Police de Vichy" : la mécanique collaborationniste décryptée dans un documentaire sur France 3 », sur francetvinfo.fr, (consulté le )
  11. « "Vichy n'a jamais été un moindre mal" », sur LExpress.fr, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]