Aunay-en-Bazois

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Aunay-en-Bazois
Aunay-en-Bazois
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Château-Chinon (Ville)
Intercommunalité Communauté de communes Bazois Loire Morvan
Maire
Mandat
Patrick Chaussat
2020-2026
Code postal 58110
Code commune 58017
Démographie
Gentilé Aunaysiens, Aunaysiennes
Population
municipale
226 hab. (2019 en diminution de 4,64 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 58″ nord, 3° 41′ 57″ est
Altitude Min. 232 m
Max. 396 m
Superficie 45,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Château-Chinon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.aunay-en-bazois.fr

Aunay-en-Bazois est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aunay-en-Bazois est située à 9 km de Châtillon-en-Bazois et à 26 km de Château-Chinon (ville).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aunay-en-Bazois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (46 %), prairies (38,5 %), terres arables (14,4 %), zones urbanisées (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village est cité sous la forme d’Onaco dans un document de 1130[8].

Il s'agit d'un type toponymique celtique (gaulois), basé sur onno- « frêne », mot identique au celtique insulaire : gallois onn « frêne »; breton onn, oun « frêne »; etc. Il est suivi du suffixe -āko, généralement localisant et indiquant la propriété mais qui a pu être employé comme collectif pour désigner un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce. On l'observe par ailleurs dans Épernay. D'où une forme initiale déduite *Onnācon « lieu planté de frênes », comme dans Onay (Haute-Saône); Aunat (Aude, Honacum 1313, avec H postiche) et Onnex (Suisse)[9].

Remarque : la graphie actuelle est inspirée par celle de l'aulnaie qui désigne une plantation d'aulnes, genre d'arbre tout différent.

Le Bazois est une région naturelle du département de la Nièvre. L'ajout en Bazois date de 1961.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque romaine, la voie Autun-Orléans traverse le ruisseau du Trait à Savenay (ou à Chausse). Après le château du Bas-Fort, aujourd’hui disparu, l’imposant château actuel a appartenu à un petit-fils de Vauban. Gros village du Bazois, Aunay, chef-lieu de canton pendant 10 ans, a participé activement à la Révolution française. C’est une des seules communes du Bazois à conserver une activité commerciale.

À voir : la mairie-école de la fin du XVIIIe, l’église Saint-Étienne en partie néoclassique, les lavoirs des hameaux et celui du bourg, bien conservé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1809 1820 Étienne Ravaut    
1835 1838 Charles-Étienne Connestable    
1867 1872 Pierre-Laurent Vervin    
1884 1918 Charles-Marie-Stephen Le Peletier    
         
2001 2018 Daniel Baudier DVG Retraité
2018 En cours Patrick Chaussat [10]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2019, la commune comptait 226 habitants[Note 2], en diminution de 4,64 % par rapport à 2013 (Nièvre : −5 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0079079661 0991 1441 2951 2161 2461 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2481 1671 2151 2161 2601 2991 2681 2461 235
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1631 1071 028886830738681703590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
574503424379315292279275237
2018 2019 - - - - - - -
226226-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14]. |recens-prem=2008.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l’église Saint-Étienne en partie néoclassique,
  • les lavoirs des hameaux et celui du bourg.
  • Château du Bas Fort, détruit pendant les Guerres de religion
  • Château d'Aunay dit du Haut Fort, édifié dans la seconde moitié du XVe siècle, propriété des comtes d'Aunay jusqu'en 1963.

Ancien château fort[modifier | modifier le code]

Un ancien Château fort médiéval, devenu château d’agrément au XVIe siècle. Il est jusqu’en 1963 la propriété des comtes d’Aunay. Le bâtiment principal ainsi que les tours ont été construits au XVIe siècle puis remaniés au début du XVIIe siècle. Ce qui fait que son aspect militaire a disparu. Le corps reliant les tours carrées ouest fut édifié au XVIIe siècle pour Charles de Mesgrigny, petit fils de Sébastien Le Prestre de Vauban. Les communs datent du XVIIe siècle, ils furent remaniés dans les années 1780.

L’édifice se compose de deux étages. La toiture est en ardoise. Le château, y compris l’ensemble des boiseries, lambris et tapisseries ornant le rez-de-chaussée et le premier étage, les communs, les fossés, la cour d’honneur, les jardins, et le mur de clôture (cadastre A.240 à 249) sont protégés. Monuments Historiques par arrêté du . On aperçoit les rainures des bras du pont-levis, des trous du passage des chaînes et les fossés entourant le château. De la première construction reste la cuisine, située à l’angle Est du château. Les courtines furent démolies au XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Dictionnaire des villes et villages de Bourgogne, Viévy, Editions de l'Escargot Savant, , 558 p. (ISBN 978-2-918299-27-1), p. 27.
  9. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, p. 241.
  10. A la suite du décès du maire Daniel Baudier, en 2018, les élections complémentaires partielles du 18 février 2018 ont vu l'élection de Raphaël Baudier et Christelle François an qualité de conseillers municipaux. Patrick Chaussat a été élu maire lors du conseil municipal qui a suivi. cf. Journal du Centre Patrick Chaussat nouveau maire 27 février 2018 https://www.lejdc.fr/aunay-en-bazois/2018/02/27/patrick-chaussat-nouveau-maire_12753620.html
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Colas, Guide des châteaux de France: La Nièvre , éd.Berger-Levrault, 1981, 2e éd. Hermé, Paris, 1986, p. 15-16/102.p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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