Verdun (Meuse)

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Verdun
La Meuse à Verdun
La Meuse à Verdun
Blason de Verdun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse (sous-préfecture)
Arrondissement Verdun (chef-lieu)
Canton Chef-lieu des cantons de Verdun-Centre, Verdun-Est et Verdun-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes de Verdun (siège)
Maire
Mandat
Samuel Hazard (PS)
2014-2020
Code postal 55100
Code commune 55545
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
18 291 hab. (2011)
Densité 589 hab./km2
Population
aire urbaine
35 078 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 39″ N 5° 23′ 18″ E / 49.1608, 5.388422 ()49° 09′ 39″ Nord 5° 23′ 18″ Est / 49.1608, 5.388422 ()  
Altitude Min. 194 m – Max. 330 m
Superficie 31,03 km2
Localisation

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Verdun
Liens
Site web verdun.fr

Verdun est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine. Elle fut le théâtre du Traité de Verdun (843) qui fonda l'Europe actuelle. Mise sous tutelle de la France en 1552 avant d'être définitivement annexée en 1648 en vertu du traité de Westphalie, elle fut l'objet de plusieurs sièges, dont un en 1792, et de batailles, notamment la très meurtrière bataille de Verdun lors de la Première Guerre mondiale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la Meuse à Verdun

Verdun est située en bordure est du Bassin Parisien, dans la région des Côtes de Meuse. La ville est à peu près au centre de son département, la Meuse, et dans le nord-ouest de la région Lorraine.

La ville s'est construite sur un promontoire qui domine une courbe de la Meuse. Le nom officiel de la ville était « Verdun-sur-Meuse » jusqu’en 1970.

Les principales villes voisines, dans l’arrondissement de Verdun, sont Étain, Montmédy et Stenay. Verdun est à 53 km de Bar-le-Duc, 57 km de Commercy, 58 km de Longwy, 81 km de Metz, 122 km de Luxembourg et 100 km de Nancy.
On note la présence de quelques hameaux dans le territoire communal comme celui de Baleycourt, situé à 5 km à l'Ouest du centre ville.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Verdun
Thierville-sur-Meuse Belleville-sur-Meuse Eix
Fleury-devant-Douaumont
Thierville-sur-Meuse
Fromeréville-les-Vallons
Verdun Belrupt-en-Verdunois
Moulainville
Nixéville
Landrecourt-Lempire
Belleray
Landrecourt-Lempire
Haudainville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Lorraine geologic map.svg

La région de Verdun s'étend sur un plateau de calcaire du Jurassique supérieur légèrement incliné (1 % en moyenne) vers le centre du Bassin parisien situé à l'ouest[1]. À Dugny-sur-Meuse (et autrefois à Haudainville) près de Verdun sont exploitées des carrières de calcaire pour la fabrication de chaux[2].

La Meuse coule du sud vers le nord parallèlement à la côte qui porte son nom, non le long du front de côte mais sur le revers, qu'elle a entaillé. Il est admis que la Moselle était jadis, jusqu'à la dernière glaciation vosgienne, un affluent de la Meuse. Le fort débit, alimenté par la fonte des glaciers vosgiens, creusa une large vallée dans le plateau calcaire et explique que la Meuse coule aujourd'hui dans une vallée encombrée d'alluvions périglaciaires et qui semble trop large pour elle[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Meuse.

Verdun est située sur la Meuse, à son confluent avec son affluent de rive gauche la Scance.

La haute Antiquité de Virodunum et son importance militaire s’expliquent par sa situation topographique, au point de croisement de la grande voie reliant Metz à Reims, et de la route qui suivait la vallée de la Meuse. Le passage de la rivière y était particulièrement facile : la Meuse, venant du sud, se heurte au mouvement de terrain qui se termine à l’est par la croupe où fut construit le castrum romain ; elle est ainsi amenée à décrire une courbe assez prononcée vers la droite et à ralentir son cours. Elle se divise en plusieurs branches qui étaient jadis guéables en beaucoup de points. De bonne heure, il fallut surveiller et défendre ces gués qui constituaient des passages tout indiqués. Or, aucune position n’était plus favorable à cette défense que la croupe que contourne la Meuse. Le castrum romain y était protégé au sud, à l’est, au nord par des escarpements de rochers, puis, plus avant, par une ligne d’eau continue : la Meuse et, au nord la Scance. Le plateau n’était abordable que par un isthme étroit, du côté de l’ouest. Cet accès difficile en a fait un bastion naturel, que les hommes ont ensuite fortifié de plus en plus puissamment au cours des siècles.

La Meuse est sujette à des inondations parfois catastrophiques dont la ville a eu à souffrir tout au long de son histoire. Ainsi le 21 décembre 1740 une crue submergeait pendant plus de deux semaines les quartiers bas de la ville, emportant les ponts et détruisant les moulins. Ce n'est que 30 ans plus tard que furent entrepris des travaux visant à améliorer l'écoulement des eaux du fleuve : suppression des îles en amont et en aval, réduction des retenues autour des moulins, suppression du goulot d'étranglement du pont Sainte-Croix[4]. Les annales mentionnent d'autres crues dans l'hiver 1245-1246, en 1302, en 1639. En 1784, les dommages causés aux ponts de Verdun par une inondation étaient évalués à près de 350 000 livres. Le 27 février 1844, la crue de la Meuse s'élevait à 3,20 m[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Verdun est de type océanique dégradé. Comparés avec ceux de l’ouest de la France, les écarts de température entre l’hiver et l’été tendent à devenir plus importants: environ 17 °C[6] entre les températures moyennes de janvier et juillet, contre 10 °C à Brest[7]. Les hivers sont relativement froids (71,6 jours de gel par an en moyenne sur la période 1961-1990 et 29,5 jours de neige[6]), les étés relativement chauds, et les précipitations sont à peu près bien réparties toute l’année. Toutefois la position de la ville en fond de vallée adoucit l'hiver par rapport aux plateaux environnants.

La station météorologique de Metz Frescaty est distante de 50 km environ de Verdun.

Relevé météorologique de Metz-Frescaty (1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −0,5 1,7 4,3 8 11,2 12,9 12,7 9,9 6,5 2,4 −0,1 5,7
Température moyenne (°C) 1,5 2,8 5,8 9,1 13,2 16,4 18,4 18 15 10,6 5,3 2,4 9,9
Température maximale moyenne (°C) 4 6,2 9,9 13 18,3 21,6 23,8 23,4 20,2 14,7 8,3 4,9 14,1
Précipitations (mm) 63,5 57,7 63,1 53,5 68,9 72 61,5 62,5 59,7 63,5 66,6 73 765,6
Source : Infoclimat Metz-Frescaty


Diagramme ombrothermique

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

TIV : Transport intercommunal Verdunois
Un des trois bus décorés de la ville
Un des trois bus décorés de la ville

Le SMATUV (Syndicat mixte assainissement et transport urbains du Verdunois), autorité organisatrice des transports, est compétent pour l’organisation et le financement des transports publics sur les communes de Belleville-sur-Meuse, Thierville-sur-Meuse et Verdun. À travers un marché public, le SMATUV a confié la gestion du réseau à Veolia Transport qui intervient sous la marque tiV (Transport intercommunal Verdunois). Au-delà du réseau tiV, Veolia Transport est également présent à Bar-le-Duc (réseau TUB) et en Meuse grâce à sa filiale Les Rapides de la Meuse.

Le réseau compte trois lignes urbaines et trois lignes scolaires, la nouvelle délégation s'étend de 2010 à 2019

Réseau TIV de septembre 2010 :

Lignes régulières

  • Ligne  1  : Aristide Briand - Gare SNCF - Les Planchettes - Europe (Zone Commerciale de Cora)
  • Ligne  2  : Thierville St Exupéry - Gare SNCF -Désandrouins - Grandes Plantes - Collège Barrès
  • Ligne  3  : Belleville Quinze Quarts - Gare SNCF - Pré L'Evêque

Lignes scolaires :

  • Ligne  11  : St Barthélémy - Cité Verte - Thierville Collège St Exupéry
  • Ligne  12  : Moulin Brûlé - Baleycourt - Centre Ville
  • Ligne  13  : Écoles de Belleville - Cantine St Exupéry - Bayard - Closeries
  • Ligne  1  : prolongements vers Alain Fournier et St Barthélémy
  • Ligne  2  : prolongements vers Alain Fournier et Thierville Centre
  • Ligne  3  : prolongement vers Thierville Collège St Exupéry

Lignes TAD (Transport A la Demande) :

  • Ligne  A  : St Barthélémy - Baleycourt - Glorieux - Centre Ville
  • Ligne  B  : Lorraine - Alain Fournier - Bastien Lepage - Centre Ville
  • Ligne  C  : Belleville Closeries - Quartier Vierge des Pauvres - Centre Ville

+ d'infos sur www.bus-tiv.com

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Verdun se situe sur un axe ouest-est, la route D603 (anciennement RN3), qui la relie à Paris via Châlons-en-Champagne et Reims et à Metz. La ville est également placée sur un axe nord-sud, la route départementale 964, ancienne RN64, qui la relie au nord à Charleville-Mézières via Stenay et Mouzon et au sud à Lure via Saint-Mihiel, Commercy et Neufchâteau (Vosges).

Verdun est reliée à Bar-le-Duc par les routes D603 (anciennement RN3) et D1916 « Voie sacrée » (anciennement RN35).

La ville est également desservie par l’autoroute A4-E50 distante de cinq kilomètres au sud ; l’accès se fait par les sorties sortie 30 « Voie sacrée », située sur le territoire de la commune de Nixéville-Blercourt, et sortie 31 « Verdun », située sur le territoire de la commune de Haudainville.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Verdun est située sur la ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange,anciennement à double voie, actuellement à voie unique. Le trafic est principalement consacré aux voyageurs. La desserte de Châlons en Champagne et des gares intermédiaires (dernièrement : Saint Hilaire, Suippes, Sainte Menehould, Les Islettes, Clermont en Argonne) est reportée sur la route à partir du 15 décembre 2013. Un faible trafic de produits chimiques existe sur le tronçon Baleycourt – Verdun.

La gare TGV Meuse - Voie Sacrée, située sur la ligne à grande vitesse LGV Est européenne, est localisée à 21,5 km au sud-sud-ouest, à proximité de Mondrecourt, sur le territoire de la commune Les Trois-Domaines (Meuse).

Verdun est également située sur l’ancienne ligne de Lérouville à Pont-Maugis, aujourd’hui partiellement désaffectée et en grande partie déposée, hormis le tronçon Verdun – Dugny-sur-Meuse qui dessert les Carrières et Fours à Chaux de Dugny-sur-Meuse.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Verdun est située sur la Meuse. La ville est desservie par le canal de l'Est branche Nord qui relie la Meuse et la Moselle à la Saône. La branche Nord (CeBN), relie Givet (Ardennes) à Troussey (Meuse), où elle rejoint le canal de la Marne au Rhin ; on l’appelle aussi canal de la Meuse. Il n’y a plus de trafic commercial.

Verdun est une halte de tourisme fluvial très fréquentée en saison. Le port de plaisance de Verdun dispose de 30 bollards[8].

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

Verdun est desservie par un aérodrome, Le Rozelier, situé à 7,5 km au sud-est de la ville sur le territoire de la commune de Sommedieue. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Meuse.

Les aéroports commerciaux les plus proches de Verdun sont : Metz-Nancy-Lorraine (113 km), Luxembourg-Findel (130 km) et Sarrebrück (152 km). L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est à 266 km. La gare de Meuse TGV n'est qu'à 1 heure 11 de celle de Roissy, mais un seul train par jour les relie[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Anthouard, Au pré l’Évêque, cité du Rempart, Cité Kennedy, Cité verte, Dieu du Trice, Faubourg Pavé, Glorieux, Jardin Fontaine, le Champ Claudine, le Coulmier, le Grand Tise, les Chenevières, les Croisettes, les Grandes Plantes, Les Planchettes, Saint Victor, Village Louis Best (ex-logements américains)

Rues, ponts et places[modifier | modifier le code]

Rue Mazel, montée Saint-Vanne, quai de Londres, quai Leclerc.

Carrefour des Maréchaux, place Chevert, place de la Nation, place de la Roche, place des Onze sièges, place du Général-Mangin, place du Gouvernement, place Maréchal-Foch, place Nicolas-Psaulme, place Thiers, place Vauban, rond-point des États-Unis.

Passerelle, Pont Beaurepaire, Pont de Tilly, Pont des Augustins, Pont des Minimes, Pont Lilette, Pont Rouge, Pont Saint-Pierre.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme Virodunum ou Verodunum dès le IVe siècle. Il se décompose en ver- et -dun. Le mot gaulois dun(on) « colline, hauteur fortifiée »[10], a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés en -dunum à l’époque romaine.

L'élément ver(o) est un préfixe intensif qui s'apparente au latin super : Verodunum pourrait donc être « la puissante forteresse »[11],[12].

Ses habitants sont appelés les Verdunois.

En allemand médiéval: Wirten puis Verden.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'histoire de Verdun plonge ses racines dans l'âge de la pierre taillée ou paléolithique : la présence humaine dans la région date de 300 000 à 400 000 ans.

À l'époque celtique, cette région de la Gaule est occupée par le puissant peuple des Médiomatrices, dont la « capitale » est Metz, ou Divodurum[13] et, au nord, par les Trévires avec Verdun. Un oppidum celte est situé sur l'éperon rocheux dominant la Meuse, correspondant au quartier actuel de la ville-haute de Verdun, autour de la cathédrale. Après l'invasion des Gaules par les Romains, cet oppidum est transformé en castrum.

Une réforme administrative, sous l'empereur Dioclétien, fait de Virodunum le centre administratif de la nouvelle civitas virodunensium. Les limites de cette petite circonscription sont restées à peu près immuables jusqu'à la Révolution française : elles ont en effet servi à délimiter le diocèse et plus tard le comté de Verdun. La ville est évangélisée au IVe siècle par saint Saintin ou Sanctinus, premier évêque de la ville[14]. Il fait construire en dehors et à l'ouest du castrum, sur l'emplacement d'un ancien temple païen, une modeste église, remplacée plus tard, en 952, par l'abbaye Saint-Vanne, à l'emplacement de la citadelle actuelle.

En 450, les Huns d'Attila ravagent Verdun. Clovis, qui cherche à étendre sa domination sur les autres royaumes francs, assiège et prend la ville en 485. À sa mort en 511, l'Austrasie, partie orientale de son royaume où se trouve Verdun, échoit à son fils Thierry Ier.

Elle a ensuite à souffrir des invasions des Normands et des Hongrois : les premiers y arrivent en remontant la Meuse, les seconds viennent d'Alsace par Metz.

Les onze sièges que la ville a subi sont la preuve de l'intérêt attaché à sa possession, et son nom retentit à chaque grande époque de l’histoire.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Partage de l'Empire franc en 843
La Basse et la Haute Lotharingie vers l'an 1000

À l’époque carolingienne, Verdun est un important marché aux esclaves où viennent s’approvisionner les marchands occidentaux, juifs et musulmans.

Le traité de Verdun en 843 (juillet aout) est considéré par les historiens comme l’un des plus importants de l’histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l’empire de Charlemagne en trois unités distinctes qui donnent naissance à l’ouest à la future France et à l’est à la future Allemagne: la question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour onze siècles. Verdun appartient à la Francie médiane, large bande de terre située au centre, qui relie la mer du Nord à la Méditerranée et connaît une rapide décomposition en plusieurs territoires : au traité de Prüm (855), l'empire de Lothaire Ier est divisé entre ses trois fils : Louis II le Jeune reçoit l'Italie, Lothaire II le nord, de la Frise jusqu'aux Vosges (cette région prend plus tard le nom de Lotharingie) et Charles la Provence et la Bourgogne cisjurane. En 922, Verdun est prise par les Magyars qui pillent et saccagent la ville[15]. En 926, ils reviennent : après avoir ravagé la Saxe, la Franconie et la Souabe, ils passèrent le Rhin et pillèrent l'Est de la France actuelle. Ils incendièrent les villes et les villages du diocèse de Verdun, tuèrent les habitants ou les emmenèrent en esclavage[16].

La Lotharingie revient finalement au Saint-Empire romain germanique, sous l’empereur Othon Ier et est divisée en deux duchés, celui de Basse-Lorraine (Belgique actuelle), et celui de Haute-Lorraine (Lorraine actuelle). Pendant un siècle et demi, Verdun fait partie de la Basse-Lorraine qui appartient aux seigneurs de la Maison d’Ardenne. Cette période est très mouvementée : les derniers rois carolingiens français revendiquent la Lorraine. Lothaire, roi de France, vient mettre le siège devant Verdun deux fois dans la même année (984). Il prend la ville, la perd, la reprend mais ne peut empêcher qu’elle retourne bientôt à l’empire germanique.

Un peu plus tard, l’empereur Othon II donne aux évêques de Verdun le titre d’évêques-comtes, en les nommant princes temporels du Saint-Empire. Mais ceux-ci sont amenés à se faire suppléer, pour l’administration civile et la protection de l’évêché, par des comtes voués héréditaires. Les premiers voués appartiennent à la puissante famille d’Ardenne qui possède le comté avant qu’il ne devienne épiscopal, et que les évêques, trop faibles, n’osent évincer. Les comtes et les évêques ne vivent pas toujours en bonne intelligence : ainsi Godefroy le Barbu, l’un de ces seigneurs, prend Verdun et incendie la cathédrale et l’évêché en 1043. Le dernier comte, neveu du précédent, abandonne ses droits en partant pour la Croisade : Godefroy de Bouillon devient roi de Jérusalem.

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Évêché de Verdun
Principauté ecclésiastique de Verdun

997 – 1552 (1648)

Blason

De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de son histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands contribuent à son développement. Si les Xe et XIe siècles sont connus pour être ceux de l’apogée de Verdun, dans la foulée le XIIe siècle est celui d’un sommet artistique et d’un grand homme : Nicolas de Verdun, l'un des grands orfèvres du Moyen Âge.

Les évêques de Verdun, à l’époque, viennent tous de l’entourage impérial. D’ailleurs, il est d’usage de parler « d’Église impériale ». Ainsi, par exemple, Haimon fait-il bâtir bien des édifices religieux qui connaîtront une belle notoriété et favoriseront le rayonnement de Verdun. Cet évêque reçoit même au début du XIe siècle le droit de nommer le comte de Verdun, ainsi que le droit de frapper monnaie.

Après la dislocation de l’empire carolingien qui fait de Verdun une zone stratégique, les comtes de Verdun sont de « grands seigneurs laïcs inconstants, toujours ambitieux, mais pieux et magnifiques » comme le souligne un éminent historien[réf. nécessaire]. Parmi ceux-ci, citons Godefroy II le Barbu qui combattit Verdun, brûla même dans sa colère la cathédrale, avant de devenir un authentique bienfaiteur et de voir fils et neveu lui succéder.

Les moines aussi signent des épopées verdunoises en matière de réforme religieuse et d’exemple spirituel. Parmi eux, Richard de Saint-Vanne qui maîtrise la Place de Haute Pensée sur une vingtaine d’abbayes pendant près d’un demi-siècle (1005 - 1046) a l’appui des empereurs, des rois de France et des comtes de Flandres. Nous possédons de lui plusieurs manuscrits remarquables.

De nombreux et dynamiques marchands, animateurs permanents d’un commerce international, parcourent l’Europe et font de Verdun un riche marché de tissus, d’armes, d’épices, d’ivoire, de fourrures, et même d’esclaves. Retenons que Verdun, ville libre du Saint-Empire romain germanique, centre religieux et artistique, est un lieu manifeste d’incessante vie économique et stratégique. Verdun au cœur du monde, pourrait-on dire sans craindre d’exagérer. Ponts, fortifications, abbayes, monastères, cathédrale en perpétuelle construction, Verdun s’impose comme une ville toujours en mouvement.[réf. nécessaire]

Le XIIe siècle voit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun veulent se soustraire à l’autorité de l’évêque. Ils obtiennent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relève directement de l’empire (1195)[17]. C'est alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois. La bourgeoisie souveraine est formée en trois Lignages héréditaires ayant le monopole des fonctions publiques.

Au XIIe siècle, les comtes de Bar prétendent dominer l’évêché de Verdun et en avoir l’avouerie. Vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, élève une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne. De cette tour, ses gens terrorisent la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unissent contre Renaud. La tour est prise en 1134, puis détruite. L’avouerie est retirée à la Maison de Bar.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unissent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuyaient surtout sur l’empire, sont amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y met la première « Garde Française », l’influence de la France fait des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prennent successivement Verdun sous leur protection. Cette politique préparent son rattachement complet à la France.

Dans sa lutte contre l'Empire, le roi de France Henri II s’appuie sur les princes protestants allemands. Ceux-ci, pour payer l’alliance française, lui permettent d’occuper les Trois-Évêchés: Metz, Toul et Verdun, ce qui se fait sans difficulté.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Depuis 925, la ville fait partie du Saint-Empire romain germanique. Mais en 1552, la France convoite les terres des Trois-Évêchés, possessions impériales jugées isolées par rapport aux autres territoires germaniques. En mars 1552, avec le soutien des princes luthériens ligués contre Charles Quint, Henri II, roi de France, organise son « Voyage d'Allemagne », une expédition militaire sur les terres du Saint-Empire romain germanique[18].

Après avoir occupé Toul sans combattre, le 5 avril 1552, les troupes d'Anne de Montmorency poursuivent leur chevauchée vers Metz, qu'elles prennent le 10 avril, par surprise. Les troupes françaises prennent ensuite Nancy, le 14 avril 1552, destituant au passage Christine de Danemark et prenant en otage le jeune Charles III de Lorraine. Henri II reprend sa route, le 22 avril, vers le Rhin. Il passe par Saverne, Haguenau, puis Altenstadt, où il fait demi-tour. Sur le chemin du retour, Henri II passe par Damvillers, où se trouve cantonnée son armée. Avec ses troupes, il entre dans Verdun le 12 juin 1552. La ville n’oppose qu'une résistance symbolique. Le roi de France est reçu par le cardinal Charles de Lorraine et par l'évêque Nicolas Psaume. Après avoir déclaré « prendre soing et gouvernement de ladicte ville, comme vicaire du Saint-Empire », le roi de France ne reste que quelques heures dans la cité épiscopale, laissant toutefois une forte garnison de trois cents hommes, sous le commandement du maréchal Gaspard de Saulx-Tavannes[18]. L’occupation française commence de facto à Verdun et dans les Trois-Évêchés[18].

Charles Quint s’efforce de reprendre les Trois-Évêchés. Mais le siège de Metz, catastrophique pour les armées impériales, sonne le glas des espoirs impériaux.

Pendant quelque temps, Verdun conserve en partie son autonomie. L’évêque Nicolas Psaume, l'un des pères du concile de Trente, est réintégré dans les pouvoirs temporels de ses prédécesseurs, et se montre un administrateur éclairé[19]. Grâce à cet illustre prélat, Verdun vit une époque prospère. En 1558, Nicolas Psaume fonde en effet une Université, où l'on enseigne le droit, la médecine, la théologie, la philosophie et les lettres[19]. En 1564, il publie les décrets du Concile, mais renonce à les diffuser sous la pression de la France[19]. Son université doit aussi fermer ses portes l'année suivante[19]. C’est le début d’un lent processus, qui conduira au rattachement juridique de Verdun à la France en 1648, entériné par le traité de Westphalie.

De la Révolution à l’époque actuelle[modifier | modifier le code]

Fortifiée par Vauban et l'un de ses disciples, la ville subit le siège du duc de Brunswick. Sous la pression de la population qui craint un bombardement, le colonel de Beaurepaire signe la reddition le 30 août 1792, avant de se suicider[20]. Après la bataille de Valmy, la ville est évacuée par l’armée prussienne en bon ordre le 14 octobre[21].

La ville est à nouveau prise lors de la guerre franco-prussienne de 1870 : elle est alors l’enjeu de nombreuses batailles. L’armée allemande barre en effet la route qui relie la ville à Metz, rendant impossible la retraite de l’Armée du Rhin sur Châlons-sur-Marne. De 1874 à 1914, les Français renforcent les fortifications de la ville par une double ceinture de forts[22].

Article détaillé : Place fortifiée de Verdun.

En 1916, la bataille de Verdun est l’une des principales batailles de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle la ville résiste à tous les assauts. À la suite de cet événement, la ville de Verdun est citée à l’ordre national de la Légion d'honneur par le décret du 12 septembre 1916. Lors de la Grande Guerre, 146 000 Français et 140 000 Allemands sont morts à Verdun. Ces douloureux événements ont été immortalisés, entre autres, par le peintre officiel des armées François Flameng dont les croquis et dessins ont été publiés dans la revue L'Illustration.

Article détaillé : Bataille de Verdun (1916).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Verdun est le chef-lieu d'un des trois arrondissements de la Meuse.

Verdun est chef-lieu de trois cantons :

Verdun a constitué une communauté de communes avec Béthelainville, Haudainville, Sivry-la-Perche, Thierville-sur-Meuse.

Conseil municipal actuel[modifier | modifier le code]

Conseil municipal de Verdun (mandature 2014-2020)[23].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Pour Verdun, une équipe, un projet » DVG Samuel Hazard 25 Majorité
« Verdun...toujours pour tous...avec passion » DVD Arsène Lux 7 Opposition
« Verdun fait front » FN Gilbert Prot 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Du Moyen Âge à la révolution française, les magistrats de Verdun sont uniquement choisis parmi les membres des trois Estendes de Verdun ou Lignages de Verdun de la Porte, des Azannes et des Estouff.

Loin d'être un système de gouvernance isolé, de nombreuses cités européennes sont ainsi également dirigées par des lignages patriciens héréditaires tels que les Lignages de Bruxelles, les Paraiges de Metz, les Lignages d'Alten Limpurg de Francfort, les Tribus de Galway, les Lignages de Soriaetc.Depuis 1947, huit maires se sont succédé à Verdun :

Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 mai 1953 Hyppolyte Thevenon    
mai 1953 mars 1965 François Schleiter CNIP Sénateur (1948-1983)
mars 1965 mars 1977 André Beauguitte FNRI Député (1956-1978)
mars 1977 mars 1983 René Vigneron PS Conseiller général de la Meuse
mars 1983 mars 1989 Jacques Barat-Dupont UDF Conseiller général de la Meuse
mars 1989 juin 1995 Jean-Louis Dumont PS Député (1988-1993)
juin 1995 4 avril 2014 Arsène Lux RPF puis DVD Député (1993-1997)
Conseiller général de Verdun-Ouest (2004-2011)
4 avril 2014 en cours Samuel Hazard DVG Conseiller général de Verdun-Ouest (depuis 2011)

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Verdun est dans le ressort de la cour d'appel de Nancy. Elle est le siège d'un tribunal de grande instance dont le ressort se confond avec les limites de son arrondissement, d'un tribunal d'instance et d'un conseil de prud'hommes. Avec la réforme de la carte judiciaire lancée en 2007 la ville a perdu son tribunal de commerce au profit de Bar-le-Duc[24].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Verdun n’est jumelée à aucune autre ville, décision prise par le conseil municipal au lendemain de la Première Guerre mondiale, afin de ne pas créer de discriminations entre les nombreuses villes candidates à un jumelage. La tradition a depuis été respectée.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 291 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 060 9 136 10 276 9 819 9 978 10 577 15 533 13 448 13 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 742 12 394 12 941 10 738 15 781 16 053 17 755 18 852 22 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
21 360 21 706 21 701 12 788 14 280 16 540 19 460 14 609 18 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 982 22 013 23 621 21 516 20 753 19 624 19 374 18 291 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2004[26].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 15,6 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
Pyramide des âges à Verdun en 2007 en pourcentage[27]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,8 
12,5 
60 à 74 ans
14,1 
20,3 
45 à 59 ans
18,5 
18,5 
30 à 44 ans
18,0 
22,9 
15 à 29 ans
21,8 
18,9 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la Meuse en 2007 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
6,5 
75 à 89 ans
10,6 
12,7 
60 à 74 ans
14,0 
22,2 
45 à 59 ans
20,9 
20,3 
30 à 44 ans
19,4 
18,7 
15 à 29 ans
16,4 
19,2 
0 à 14 ans
17,6 

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier Saint Nicolas est un établissement public de 1 022 places dont dépendent aussi l'EHPAD (maison de retraite) Sainte Catherine et l'hôpital Désandrouins[29].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sur le plan scolaire Verdun dépend de l'académie de Nancy-Metz, de l'inspection académique de la Meuse et est le centre de l'une des quatre circonscriptions du département[30].

La ville administre sept écoles maternelles et sept écoles élémentaires communales.

Le département de la Meuse gère deux collèges : le collège et SEGPA Maurice-Barrès et le collège Buvignier.

La région Lorraine gère quatre lycées : le lycée Jean-Auguste-Margueritte, le lycée professionnel Alain-Fournier, le lycée professionnel mixte Eugène-Freyssinet, et le pôle Martial-Brousse de l'EPLE agricole de la Meuse.

Verdun dispose également de deux établissements privés : le collège Saint-Jean et la cité scolaire Sainte-Anne (école primaire, collège, lycée et lycée professionnel).

Sports[modifier | modifier le code]

Gymnases, piscine, stades, centres équestres, club d'aviron (CNV), Salle d'armes (Escrime) et club de plongée (CSV)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1995, la ville organise chaque été le festival Musiques Et Terrasses se déroulant sur le Quai de Londres. Durant la période du festival, un concert gratuit est donné tous les samedis et dimanches. Cette scène incontournable en Lorraine a accueilli de nombreux artistes locaux et internationaux parmi lesquels Saez, Louis Bertignac, Ten Years After, Luke, Micky Green, Noa, Salif Keita, Shakaponk, Da Silva, Daran, Les Tambours du Bronx, Zaza Fournier, Marcel et son Orchestre et bien d'autres.
  • Chaque année se déroule dans les carrières d'Haudainville le spectacle Des Flammes à la Lumière, qui est une évocation historique de la bataille de Verdun. Le son-et-lumière est reconnu comme étant le deuxième de France et est organisé par l'association Connaissance de la Meuse et ses bénévoles depuis 1995. Il accueille chaque année des milliers de spectateurs, qui peuvent obtenir une traduction simultanée dans différentes langues[31].

Cultes[modifier | modifier le code]

Verdun est le siège du diocèse de Verdun qui correspond aux limites du département de la Meuse. Il est suffragant de l'archidiocèse de Besançon et est divisé en 4 doyennés et 20 paroisses. La ville de Verdun ainsi que les communes environnantes sont rattachées à la paroisse de Saint-Vanne-en-Verdunois, qui compte à Verdun sept lieux de culte:

  • La cathédrale Notre-Dame.
  • Église Sainte-Jeanne-d’Arc.
  • Église Saint-Jean-Baptiste.
  • Église Saint-Victor.
  • Église Saint-Sauveur.
  • Chapelle Sainte-Catherine.
  • Carmel[32].
  • Église Saint-Amant quartier Glorieux.
  • Église Saint-Charles quartier Regret.
  • Chapelle Saint-Nicolas.
  • Chapelle de la maison de retraite Saint-Joseph.

La synagogue, 1, impasse des Jacobins, qui, après 1870, a remplacé celle aménagée en 1805 sur les restes du couvent des Jacobins, ainsi que l’ancienne maison du rabbin, 13, rue des Frères-Boulhaut, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 2002[33]. Le cimetière israélite est dans l'avenue du Commandant Raynal.

L'Église Réformée de France disposait d'un temple à Verdun[34]. Ce temple est actuellement (fin 2013) en vente.

Économie[modifier | modifier le code]

Le « tourisme de mémoire » (c'est-à-dire lié à la Première Guerre mondiale) est le premier vecteur de fréquentation touristique dans la Meuse[35] et joue un rôle important dans la vie économique de Verdun et de sa région : l'ossuaire de Douaumont, la citadelle souterraine de Verdun, le mémorial de Verdun, les forts de Vaux et de Douaumont, ou plus loin le musée de la Voie sacrée à Souilly ou le fort de Troyon commémorent les combats meurtriers de la bataille de Verdun. Le Mémorial de la Paix à Verdun accueillait à lui seul environ 500 000 touristes en 2005[35], [36].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement de 2006[37], la population active de 15 ans et plus de la commune comptait 8 638 personnes, dont 16,7 % étaient chômeurs (France : 11,5 %) et 83,3 % avaient un emploi (France : 88,5 %). Parmi les chômeurs, les plus touchés étaient les « moins de 20 ans » (40,3 %) et les « 20 à 24 ans » (25,4 %).

La répartition des emplois par secteurs d'activité fait apparaître le poids prédominant (plus de 81 %) du secteur tertiaire, notamment des services.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2006)

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Verdun 1,51 % 11,94 % 5,34 % 14,03 % 67,17 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : INSEE[37]

La répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles fait apparaître une légère sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et une sur-représentation des « employés ». La catégorie des « agriculteurs » est peu représentée dans la ville, ce qui ne surprend pas.

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2006)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Verdun 0,33 % 4,69 % 13,14 % 23,24 % 33,85 % 24,73 %
Moyenne nationale 2,15 % 5,94 % 15,41 % 24,59 % 28,59 % 23,33 %
Sources des données : INSEE[37]

Les déplacements domicile-travail se font majoritairement en voiture (74,5 %, France 70,2 %) et on note le très faible poids des transports en commun (2,44 % contre une moyenne de 13,53 % en France).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame
Le palais épiscopal

La cathédrale de Verdun est vieille de plus de 1000 ans. C'est le plus vaste édifice roman de l'est de la France. Elle possède également un cloître du XVIe siècle

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Verdun.

La bibliothèque et le Centre mondial de la paix sont installés dans l'ancien palais épiscopal, construit sous l'épiscopat de Charles François d'Hallencourt par Robert de Cotte premier architecte du roi, en 1725.

L'ancienne abbaye Saint-Paul abrite actuellement le Palais de Justice et la sous-préfecture.

La citadelle souterraine de Verdun[38] et les fortifications de la ville, dont restent les portes : Porte Châtel, Porte Chaussée, Porte de France, Porte de la Tour du Champ, Porte Neuve, Porte Saint-Paul, Porte Saint-Victor.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Parc municipal Japiot, Parc de Londres

Quai de Londres (nommé en l’honneur de la capitale britannique qui a financé la reconstruction de Verdun)

Cours d’eau[modifier | modifier le code]

Canal des Augustins, canal du Puty, canal Saint-Airy, Grand Gueulard (ex-grandes écluses ou écluses Notre-Dame), Meuse, canal de l’Est, branche Nord, écluse de Belleray, ballastières.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Cinéma Majestic, Dragées Braquier, Espace des Cordeliers, Commissariat de Police, Hôtel de la Cloche d’Or, Hôtel des Impôts, hôtel de ville, marché couvert, (anciennement) mess des officiers, musée de la Princerie (archéologie, sculptures du Moyen Âge, faïences locales et étrangères), Office(s) du Tourisme, Poste, salle Cassin, salle Vannier, théâtre municipal, le Grenier théâtre, tour des Plaids, tour de l’Islot, tour Saint-Vanne.

Établissements industriels[modifier | modifier le code]

Centrale à béton, anciens fours à chaux, au Pré l’Évêque, Z.I. Baleycourt, Z.I. Chicago (ex-entrepôts américains), Z.I. Tavannes

Cimetières[modifier | modifier le code]

  • Cimetière civil du Faubourg-Pavé.
  • Cimetière civil israélite.
  • Cimetière militaire de Bevaux (3 107 corps, 23 269 m2).
  • Cimetière militaire du Faubourg-Pavé (5 095 corps, 19 522 m2), avec le carré des Sept inconnus de 1920 (cérémonie du choix de l’Inconnu de l’Arc de Triomphe) et le monument aux fusillés par l’ennemi en 1914-1918 et 1939-1945.
  • Cimetière national de Glorieux (4 244 corps, 20 579 m2).

Maisons forestières[modifier | modifier le code]

Maison forestière de la Chartonne, Maison forestière de la route d’Étain, Maison forestière du Coulmier, Maison forestière du Fays

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Le monument hollandais

Monument À la Victoire et aux Soldats de Verdun, Carrefour des Maréchaux, Monument Aux Enfants de Verdun morts pour la Patrie sculpté par François Mourgues (1884 - 1954), monument hollandais par Auguste Rodin, statue La Défense.

Arsenal, caserne de Glorieux, caserne Maginot, quartier Miribel, caserne Niel, citadelle haute, citadelle souterraine, quartier Bayard, quartier Doumenc, quartier Driant, quartier Ancelin ( maintenant groupe scolaire Aigle )

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Verdun :

Le 1er octobre 1975, le régiment reprend son appellation de 150e Régiment d'infanterie et devient Régiment d'infanterie mécanisée. 1990 : Il est dissous et prend la dénomination de 151e Régiment d'infanterie, alors que le 150e Régiment d'infanterie est recréé comme Régiment de réserve qui sera dissous à son tour définitivement en 1996. Le 151e RI étant basé à Metz, il vient s'installer à Verdun à la place du 150e RI de 1990 à 1997 ; à cette date il n'y aura plus de Régiment d'infanterie mécanisée sur Verdun.

  • 415e Bataillon de commandement et de transmissions, années 1960-1980
  • 54e Régiment de transmissions, années 1960-1980
  • 54e Régiment d'artillerie, du 1er juillet 1972 au 1er juillet 1984 (transfert à Hyères). Remplacé par :
  • 3e Régiment d'artillerie de marine, régiment d'artillerie de la 10e DB, à Verdun du 1er juillet 1984 jusqu'au 1er juillet 1994. Depuis cette date, les quartiers Miribel et Ancelin sont inoccupés !
  • 415e Compagnie légère de transmissions, années 1980
  • 415e Compagnie légère de réparation du matériel, années 1980
  • détachement du 8e Régiment du matériel, portion centrale à Thierville-sur-Meuse (commune limitrophe de Verdun), années 1980-90, quartier Driant. Le 8e Régiment du matériel dissous en juillet 1990, a été recréé par la suite en 1999 et il est toujours en activité. Dans le cadre de la professionnalisation de l'armée de terre et afin de répondre aux nouveaux besoins, le 8e Régiment du matériel renaît le 1er juillet 1999 à Mourmelon-le-Grand. Il est rattaché à la 1re Brigade logistique basée à Montlhéry. Une compagnie est restée jusqu'en 1994 au quartier Driant de Verdun puis une section multitechnique jusqu'en 2009.

Héraldique, devise[modifier | modifier le code]

Blason Verdun 55.svg

Les armes de Verdun sont « d'azur à la cathédrale de quatre flèches derrière laquelle s'élève un beffroi, entourée de murailles, le tout d'or maçonné de sable. »

Ce blason, adopté par la ville de Verdun en 1898, reproduit un sceau de 1396. Avant son annexion par la France au Traité de Westphalie Verdun portait « d'or à l'aigle de sable à deux têtes, couronnée, becquée et membrée de gueules » : c'était l'emblème des villes impériales, qu'elle dut ensuite abandonner.

Verdun est, avec 26 médailles, la ville la plus décorée de France. La ville a reçu les Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, la Légion d'Honneur le 29 août 1916, ainsi que de nombreuses décorations étrangères : la médaille d'or de la Bravoure Militaire de Serbie, la Médaille d'or d'Milosh Obilitch du Monténégro, la Médaille d'or de la valeur militaire d’Italie, la Military Cross de Grande-Bretagne, l'Ordre de Léopold de Belgique, l'Ordre impérial et militaire de Saint-Georges de Russie, l'Ordre portugais de la Tour et de l'Épée, et enfin le Sabre d'honneur du Japon[39].

Blason Verdun ville d'empire (Aigle bicéphale).svg

Au Moyen Âge, Verdun portait les armes des villes d'Empire (c'est-à-dire les villes régies directement par l'autorité impériale[40]). Les armoiries de la ville figuraient alors une aigle bicéphale aux couleurs de impériales sans autre signe distinctif.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edmond Pionnier, Verdun promenade historique et pittoresque, 1901 (sur le site de Gallica) [PDF]
  • Alain Girardot et al. Histoire de Verdun, 205 pages, Éditions Serpenoise, Metz, 1997 (ISBN 2-8769-2263-0)
  • Les fortifications de la place de Verdun - 1874-1918, collection Itinéraires du patrimoine, 18 pages, Éditions Serpenoise, Metz, 1998 (ISBN 2-8769-2305-X)
  • Guy Le Hallé, Verdun ma ville, 192 pages, Martelle Éditions, Amiens, 1992 (ISBN 2-8789-0018-9)
  • Annette Wieviorka et Serge Barcellini, Passant, souviens-toi : les lieux du souvenir de la Seconde Guerre mondiale en France, Graphein, 8 janvier 1999 Quel rapport avec la Ville de Verdun? Il n'y a pas une ligne sur la seconde guerre mondiale dans cet article.
  • Stéphane Audoin-Rouzeau & Jean-Jacques Becker (dir.), Encyclopédie de la Grande Guerre, 1914-1918 : histoire et culture, Bayard, septembre 2004
  • François Cochet (dir.), 1916-2006 Verdun sous le regard du monde, 14-18 Éditions, juin 2006
  • François Cochet (dir.), Les batailles de la Marne : de l’Ourcq à Verdun (1914 et 1918), 14-18 Éditions, septembre 2004
  • Jean-Luc Pamart, Le paysan des poilus, Éditions de la Loupe, juin 2005
  • Franck Meyer, Verdun. Des ravages à la Renaissance. 1915-1919, 2 vol., Connaissance de la Meuse éd., Haudainville, 2006 et 2007 (ISBN 2-9503-9858-8) et (ISBN 978-2-9527-7911-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Éducation nationale, Académie de Nancy-Metz Le Nord meusien: Les environs de Verdun et les côtes de Meuse
  2. Académie de Nancy-Metz Carrière et usine Dugny-sur-Meuse
  3. Lorraine, op. cit. p. 11-12.
  4. Histoire de Verdun, op. cit. p. 162-164
  5. « Les crues historiques sur le bassin international de la Meuse du IXème au XIXème siècle », Établissement Public d'Aménagement de la Meuse et de ses Affluents (consulté le 15 mai 2010)
  6. a et b À la station de Metz-Frescaty
  7. « Infoclimat Brest [1961-1990] » (consulté le 9 mai 2010)
  8. « Port de plaisance de Verdun », sur VNF Service Navigation du Nord-Est - Direction Interrégionale du Nord-Est, Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer (consulté le 11 mai 2010)
  9. début 2010 - Voir SNCF-Voyages
  10. Voir : Dictionnaire des racines celtiques
  11. Voir par exemple Noms de lieux de Bourgogne: plus de 1200 noms expliqués par Gérard Taverdet
  12. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  13. Histoire de Verdun, op. cit.. p. 5
  14. ibid. p. 16
  15. Louis Dussieux, Essai historique sur les invasions des Hongrois en Europe et spécialement en France, A. Durand, 1839.
  16. Ibid.
  17. ce qui aboutira au XIVe siècle à l'auto-gestion complète de la ville par les bourgeois
  18. a, b et c Guy Cabourdin: Les temps modernes, de la Renaissance à la guerre de Trente ans, Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Histoire de la Lorraine, Presses universitaires de Nancy, Nancy 1991 (p. 67-73).
  19. a, b, c et d Guy Cabourdin: Les temps modernes, de la Renaissance à la guerre de Trente ans, Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Histoire de la Lorraine, Presses universitaires de Nancy, Nancy, 1991 (p. 109).
  20. Jean Delmas (historien) (directeur), De 1715 à 1870, Presses universitaires de France, Paris, 1992, dans André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p. 263-264.
  21. Jean Delmas, op. cit., p. 264.
  22. La place forte de Verdun, 1870 - 1914
  23. Ministère de l'Intérieur, « Elections municipales 2014 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 23 avril 2014).
  24. Ministère de la Justice : réforme de la carte judiciaire (consulté le 4 avril 2010)
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  27. « Évolution et structure de la population à Verdun en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 16 août 2010)
  28. « Résultats du recensement de la population de la Meuse en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté en 15 août 2010)
  29. Hopital.fr (consulté le 9 avril 2010)
  30. Inspection académique de la Meuse
  31. Spectacle des Flammes à la Lumière
  32. Diocèse de Verdun (Consulté le 23 avril 2010
  33. « Notice no PA00106670 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Paroisse de Verdun », sur site de l'Église Réformée de France (consulté en 22 août 2010)
  35. a et b René Ressouches, « Le tourisme de la mémoire combattante », sur Veille info tourisme,‎ 17 juillet 2008 (consulté le 11 mai 2010)[doc]
  36. 134 000 selon un dossier de presse du conseil général de la Meuse datant du 4 août 2005. Selon le même document l'ossuaire de Douaumont avait reçu 242 000 visiteurs, le fort de Douaumont 111 000: voir Dossier de presse 4 août 2005
  37. a, b et c INSEE : Résultats du recensement de la population - 2006
  38. Citadelle souterraine de Verdun
  39. « Blason de Verdun », sur Union des cercles généalogiques lorrains (consulté le 30 mai 2010)
  40. À ne pas confondre avec les "villes libres" qui sont des villes s'étant émancipées de la tutelle d'un prince et jouissant souvent d'une autonomie plus grande