Sapeur (militaire)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir sapeur et sapeur (pompier).

Un sapeur est un soldat de l'arme du génie chargé de l'exécution des sapes, c'est-à-dire des ouvrages souterrains permettant de renverser un édifice ou bien encore des tranchées.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Sapeur est, au départ, un militaire du génie des armées françaises [note 1]. Il a existé dans l'arme du génie plusieurs métiers. Tous étaient « sapeur » associé à une spécialité : Sapeur télégraphiste, sapeur conducteur, sapeur aérostier... Lors de la création des premiers corps militaires de sapeurs-pompiers, cette fonction fut dédiée au génie, ce qui entraina l’apposition du terme « sapeur » devant « pompier ».

Différentiation avec les mineurs[modifier | modifier le code]

  • Sapeur désigne celui qui réalise les travaux de sape, tranchée creusée vers l'ennemi.
  • Mineur désigne celui qui combat sous terre, et creuse la mine ou la contre-mine.

En France, ces deux spécialités sont distinctes jusqu'au 1er janvier 1875. À cette date, la spécialité de mineur est dissoute. Les mineurs deviennent Ouvriers de chemin de fer. L'appellation « Sapeur-Mineur » a pour seul but de maintenir la tradition.

Histoire[modifier | modifier le code]

En France, c'est Vauban qui le premier proposa, en 1669, la création d'emplois de sapeurs et c'est en 1671 qu'ils furent créés.

Les sapeurs firent partie de l'artillerie à partir de 1720[1] jusqu'en 1729. Ils furent à nouveau incorporés dans les régiments d'artillerie en 1769, jusqu'en 1793 où ils retournèrent au sein du génie.

L'histoire du génie en France fait l'objet d'un article détaillé : Génie militaire.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Partout ailleurs, c'est un pionnier, même dans l'infanterie française. Par abus de langage, on appelait également sapeur le soldat d'infanterie armé d'une hache qui marche en tête des régiments et les militaires chargés de permettre le passage des armées à travers les terrains difficiles et les bois. En Belgique, ils sont appelés "Géniaques".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ordonnance du 5 février 1720

Voir aussi[modifier | modifier le code]