Ossuaire de Douaumont

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Ossuaire de Douaumont
Pays Drapeau de la France France
Département Meuse
Ville Douaumont
Nombre de tombes 16 142
Mise en service 1932
Coordonnées 49° 12′ 29″ N 5° 25′ 25″ E / 49.208056, 5.423611 ()49° 12′ 29″ Nord 5° 25′ 25″ Est / 49.208056, 5.423611 ()  

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Ossuaire de Douaumont

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Ossuaire de Douaumont

L'ossuaire de Douaumont est une nécropole nationale située sur le territoire de la commune française de Douaumont, en Lorraine.

Le monument fut conçu après la bataille de Verdun. Il abrite un cloître long de près de 137 mètres avec des tombeaux pour environ 130 000 soldats inconnus, allemands et français, indéfectiblement entremêlés. En face de l'ossuaire se trouve un immense cimetière composé de 16 142 tombes individuelles de soldats français, dont un carré pour 592 soldats musulmans de l'Empire colonial[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La bataille de Verdun, du à , a compté 300 jours et 300 nuits de combats acharnés, pendant lesquels environ 300 000 soldats français et allemands ont été portés disparus.

Ossuaire provisoire de 1920 à 1927[modifier | modifier le code]

Vue de l'ossuaire provisoire en 1920 ; au premier plan, Monseigneur Gattinot, Monseigneur Ginisty et l'abbé Noël.

C'est en parcourant les lieux, aux premiers jours de l'Armistice de 1918, que monseigneur Ginisty[2], évêque de Verdun, accompagné du général Valantin, gouverneur de Verdun, a l'idée de donner aux restes des soldats tombés lors de la bataille une sépulture décente où les familles pourraient venir se recueillir et prier leurs disparus.

La première pierre est posée le par le maréchal Pétain, président d'honneur du Comité de l'ossuaire. Le transfert solennel de l'ossuaire provisoire à l'ossuaire définitif des 52 cercueils représentant les secteurs de la bataille de Verdun a lieu le .

Ossuaire en béton actuel[modifier | modifier le code]

L'inauguration officielle par le président de la République Albert Lebrun se déroule le .

Le , le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl y rendent ensemble hommage aux combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale[3].

Le , pour la première fois, un président de la République (Nicolas Sarkozy) préside une cérémonie de l'armistice du 11 novembre 1918 depuis l'ossuaire.

Le dimanche , pour la première fois, le nom d'un soldat allemand tiré au sort, Peter Freundl (mort le 28 mai 1916), est ajouté aux noms des soldats français gravés sur les murs de l'ossuaire[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Vue extérieure de l'ossuaire

C'est l'œuvre des architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy.

La tour (Tour des Morts), haute de 46 mètres, offre à son sommet une vue panoramique sur les champs de batailles avec une table d'orientation. Toujours à son sommet, le bourdon de la Victoire résonne aux cérémonies importantes et le phare, lanterne des morts, rayonne sur le champ de bataille et porte jusqu'à l'horizon le souvenir des événements douloureux[5].

Le bâtiment de l'ossuaire de Douaumont représente pour certains une épée enfoncée en terre jusqu'à la garde, dont seule émerge la poignée servant de lanterne, pour d'autres un obus. Une carte présentant une maquette du projet pour lever des fonds par souscription pour sa construction décrit le bâtiment comme suit : « la ligne droite du Monument voulue par les Architectes et couronnant le grand Cimetière national de 20 000 tombes et plus de Héros identifiés, symbolise la Digue que les héroïques Défenseurs de Verdun ont opposée avec leurs poitrines à l'avance de l'ennemi. »[6].

Intérieur[modifier | modifier le code]

Le cloître est long de 137 mètres ; on y trouve les 46 tombeaux abritant les restes de nombreux soldats, regroupés par secteurs de combat[7]. Ces tombeaux recouvrent les cuves de 14 m³ où sont déposés les restes d'environ 130 000 soldats inconnus sans distinction de nationalité, où les familles peuvent se recueillir et prier pour leurs morts. Les noms inscrits sur le mur au-dessus des tombeaux correspondent aux zones de combats où les soldats sont tombés.

Sur la voûte, chaque pierre gravée représente le nom d'un soldat disparu, ou d'une association d'anciens combattants. Il y a aussi des pierres rendant hommage aux soldats tombés pendant la Seconde Guerre mondiale et les guerres d'Indochine et d'Algérie.

Au premier étage se trouve le musée de guerre qui comporte des reliques des villages détruits, des vues stéréoscopiques en relief du champ de bataille, ainsi que de nombreuses armes. On peut notamment trouver un mortier allemand de 76 mm en parfait état de conservation, le Minenwerfer, classé monument historique.

Le cimetière[modifier | modifier le code]

En contrebas de l'ossuaire, le « Cimetière national », qui s'étend sur 144 380 m², contient 16 142 tombes de soldats français identifiés, dont 592 tombes de soldats musulmans, orientées vers La Mecque[8]. Le général Anselin, tué le près de Douaumont, occupe au centre l'emplacement souhaité par le maréchal Pétain.

Un mémorial consacré aux soldats de confession juive avait été édifié en 1938[9] à l'ouest du cimetière. À l'est du cimetière, le président Jacques Chirac a inauguré un monument à la mémoire des soldats musulmans en juin 2006[10] .

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre français de 0,53 euro, émis par La Poste en 2006, évoque l'ossuaire[11]. Il a été réalisé d'après une maquette du dessinateur de timbres René Quillivic.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Ossuaire de Douaumont », sur http://www.verdun-meuse.fr/ (Mission Histoire du Conseil général de la Meuse).
  2. Anne Duplaa et Pierre Ginisty, « Du Rouergue au plateau Meusien, le parcours de Monseigneur Ginisty, Evêque des soldats », sur http://www.genealogie-aveyron.fr/.
  3. « Cérémonies franco-allemandes à Verdun », sur http://www.ina.fr/,‎ 22 septembre 1984 (Ina).
  4. « Douaumont : Peter Freundl, premier nom d'un soldat allemand gravé dans un mur de l'ossuaire », sur http://lorraine.france3.fr/,‎ 9 février 2014.
  5. Carte postale, vue de nuit [image]
  6. Carte d'appel de fonds [image]
  7. Verdun Argonne : 1914-1918, Clermont-Ferrand, Michelin, coll. « Guides illustrés Michelin des champs de bataille »,‎ 1936, in-12, 176 p., p. 86.
  8. Ministère des Anciens Combattants et Victimes de guerre, Atlas des nécropoles nationales, La Documentation française, 1994.
  9. « L’Empire contre-attaque » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Figaro, octobre 2007
  10. « À Verdun, Chirac regarde l’histoire « en face » », sur http://www.rfi.fr/,‎ 26 juin 2006 (Radio France internationale).
  11. « Fiche du timbre », sur http://www.wnsstamps.ch/ (World Association for the Development of Philately Numbering System).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]