Roi des Romains

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Inscription figurant sur le beffroi de Vöcklabruck datant de 1508 : MAXIMILIANUS, DEI GRATIA REX ROMANORUM (MAXIMILIEN, PAR LA GRÂCE DE DIEU ROI DES ROMAINS), surmontant les armoiries de ses possessions.

Le titre de roi des Romains (rex Romanorum) est un titre utilisé dans le Saint-Empire romain pour désigner le candidat au trône impérial, entre le moment de son élection et celui de ses couronnements.

En effet, pour jouir de la plénitude de sa dignité, l’empereur devait être tour à tour couronné comme roi des Romains, généralement à Aix-la-Chapelle, puis roi d’Italie en ceignant la Couronne de Fer, avant d’être enfin sacré et oint empereur par le pape, en général à Rome, en commémoration du sacre de Charlemagne. Néanmoins, les différends entre le pape Jules II et l’empereur Maximilien Ier, au XVe siècle, changèrent cet usage. Faute de pouvoir s'entendre avec le pape en raison de leurs rivalités en Italie, Maximilien se proclame « empereur élu des Romains », arguant qu'il avait déjà été couronné à Aix-la-Chapelle, mais en se réservant la possibilité future d'acquérir une dignité plus haute en étant réellement couronné par un pape plus conciliant. Le titre de roi des Romains ne fut dès lors plus utilisé qu'entre l'élection et le couronnement comme Empereur des Romains. François Ier ne manqua ainsi jamais l'occasion de rappeler que la dignité impériale de son rival Charles Quint n'était qu'incomplète avant son couronnement à Bologne en le désignant comme l'« élu en empereur ». Ce fut le dernier empereur couronné par un pape et dès lors, la pratique de la formule « empereur élu des Romains » devint systématique.

Bien qu'il fallût confirmer son statut en procédant à une nouvelle élection, le roi des Romains disposait d'une autorité morale suffisante pour obtenir la couronne impériale de façon presque systématique. Pour qu'un empereur puisse faire élire un roi des Romains, il fallait qu'il soit lui-même dans la plénitude de sa dignité. Les électeurs firent ainsi plusieurs fois sèchement remarquer à l'empereur Maximilien que son titre d'empereur élu n'était que pure courtoisie de leur part, qu'il n'était qu'un roi des Romains, incapable comme tel de faire accéder son fils l'archiduc Philippe le Beau puis son petit-fils l'archiduc Charles à cette dignité tant que lui-même n'aurait pas été sacré dans les formes. Cette possibilité de faire élire un successeur du vivant même de l’empereur par les Électeurs permit aux Habsbourg de s’assurer une hérédité de fait pour la charge impériale. Après Charles Quint, du fait de la Réforme protestante, on décida néanmoins de s'abstenir de toute référence au pape.

Liste des rois des Romains[modifier | modifier le code]

Ottoniens ou saxons[modifier | modifier le code]

Dynastie franconienne ou salienne[modifier | modifier le code]

Maison de Supplimbourg[modifier | modifier le code]

Maison de Hohenstaufen ou Staufen[modifier | modifier le code]

Maison de Welf[modifier | modifier le code]

Grand Interrègne[modifier | modifier le code]

Maisons diverses[modifier | modifier le code]

Maison de Wittelsbach[modifier | modifier le code]

Maison de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Maison de Habsbourg[modifier | modifier le code]

Après Charles Quint, tous les rois des Romains accèdent en principe au trône impérial. Seuls ceux qui ont été élus rois des Romains du vivant de leur prédécesseur sont mentionnés ici. La date de fin de leur règne est celle de leur accession à l'Empire.

Maison de Habsbourg-Lorraine[modifier | modifier le code]

En 1806, le Saint-Empire romain germanique fut dissous par François II et le titre de roi des Romains cessa d'exister.

Divers[modifier | modifier le code]

En Gaule, au Ve et VIe siècle, deux rois sont surnommés roi des Romains, mais le royaume d’Orléans est conquis par Clovis en 486 :

Dans l'Empire d'Orient (Empire romain d'Orient) dont la capitale était Constantinople on utilisait la langue grecque : pour rendre le latin imperator (empereur) on se contentait du mot basileus (roi) si bien que le monarque portait le titre de basileus tôn Rômaiôn, c'est-à-dire roi des Romains.

Napoléon fit donner à son fils par sénatus-consulte le titre de roi de Rome.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Helmut Beumann, "Rex Romanorum", dans : Lexikon des Mittelalters, tome VII, Munich : LexMA-Verlag, 1995, col. 777-778 (ISBN 3-7608-8907-7).
  • H. Weisert, Der Reichstitel bis 1806, dans : Archiv für Diplomatik, Schriftgeschichte, Siegel- und Wappenkunde, tome 40, Wien : Böhlau, 1994, pp. 441–513.

Voir aussi[modifier | modifier le code]