Bezonvaux
| Bezonvaux | ||
Chapelle de Bezonvaux |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Meuse | |
| Arrondissement | Verdun | |
| Canton | Charny-sur-Meuse | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Charny-sur-Meuse et Syndicat intercommunal à Vocation Multiple du Val de Meuse | |
| Maire Mandat |
Jean Laparra 2008 - 2014 |
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| Code postal | 55400 | |
| Code commune | 55050 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
0 hab. (2010) | |
| Densité | 0 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 257 m (min. : 226 m) (max. : 367 m) | |
| Superficie | 9,23 km2 | |
| Localisation | ||
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Bezonvaux est une commune française, située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Elle fait partie du Canton de Charny-sur-Meuse.
Cette commune ne possède aucun habitant. C'est l'un des neuf villages français détruits durant la Première Guerre mondiale qui n'ont jamais été reconstruits. À la fin des hostilités, il fut décidé de conserver cette commune, déclarée « village mort pour la France », en mémoire des événements qui s'y étaient déroulés. La commune est aujourd'hui administrée par un conseil de trois personnes désignées par le préfet de la Meuse. Bezonvaux est voisin d'Ornes, village détruit et non reconstruit.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village est traversé par le chemin départemental 24 qui relie Gremilly à Haudiomont en serpentant au pied des côtes bordant la Meuse à l'est de Verdun. Ces côtes, de même que le territoire agricole de la commune, sont maintenant couvertes par la forêt de Verdun. Le Ruisseau de Bezonvaux, qui prend sa source à trois kilomètres à l'ouest du village, rejoint le ruisseau de Vaux à Mogeville et se jette ensuite dans l'Orne.
Le territoire du village couvre 923 hectares et s'étale entre 226 et 367 mètres d'altitude.
Histoire [modifier]
L'origine du village est vraisemblablement liée à l'établissement d'une villa gallo-romaine. Son nom pourrait provenir de celui d'un comte austrasien Boson qui en aurait été le seigneur vers le VIIIe siècle. Quoi qu'il en soit Besonval existait déjà au XIe siècle et bénéficia en 1252 d'une charte d'affranchissement. En 1540 la paroisse de Bezonvaux est une annexe de celle de Douaumont. C'est en 1624 qu'un curé est affecté au village, Beaumont-en-Verdunois devient alors annexe de la paroisse de Bezonvaux. Au début du XVIIIe siècle Beaumont, devenu plus important que Bezonvaux, le curé déménage pour s'y installer mais en 1803, Bezonvaux est rattaché à Ornes tout en conservant son église. L'église paroissiale, construite au XVIIIe siècle et restaurée en 1848, était dédiée à Saint-Gilles, Elle a été détruite en même temps que le village, entre 1916 et 1918. La chapelle actuelle a été construite entre 1927 et 1932 à une centaine de mètres des ruines de l'ancienne.
Le village possèdait déjà une école, ou du moins un local en faisant office, vers 1750. À partir de 1824 la commune fait effectuer des travaux dans une maison qu'elle vient d'acheter pour y aménager une salle de classe. Un projet de maison commune servant à la fois de mairie, de four à pain communal, de logement pour l'instituteur et d'école voit le jour en 1886. À cette époque, 44 enfants sont scolarisés. Le dernier instituteur du village, Émile Joseph Richard, a été tué devant la mairie par un obus le 3 janvier 1915.
Un moulin à farine, actionné par le ruisseau de Bezonvaux, était en service jusqu'à la destruction du village. Il était situé en aval du village.
En 1803, la population du village était de 199 habitants ; juste avant la Première Guerre mondiale, elle était de 149 habitants après être montée à 317 en 1851.
Le 21 février 1916, le tonnerre des canons marque le début de la bataille de Verdun. Situé sur le secteur de Verdun, le village perdu par les troupes françaises le 23 février 1916 et repris le 16 décembre 1916 disparaitra totalement sous l'acharnement des pilonnages des obus français et allemands.
Quoique situé à proximité de la zone des combats, le village n'a été vidé complètement de ses habitants que le 15 février 1916, peu de temps avant que les Allemands ne le prennent d'assaut le 25 février. Le 25 novembre 1917, un sévère combat y oppose les Français et les Allemands. Après l'armistice, il ne restait pas un mur debout et les terres cultivables étaient labourées par de profonds trous d'obus dont beaucoup n'avaient pas explosé. Pour ces raisons, le territoire du village fut déclaré zone rouge.
Décoration française [modifier]
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 0 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Personnalités liées à la commune [modifier]
- André Maginot (1877-1932), député et ministre. Pendant la Première Guerre mondiale, le café-tabac de Bezonvaux lui servit pendant plusieurs semaines de cantonnement. Il était alors à la tête d'une compagnie qu'il avait créée de patrouilleurs chargée de collecter des informations sur les positions ennemies. Une stèle rappelle cet épisode.
- Albert Besson (1896-1965), alors aspirant, grièvement blessé à Bezonvaux le 26 décembre 1916 au cours d'une mission.
Voir aussi [modifier]
- Liste des communes de la Meuse
- Villages français détruits durant la Première Guerre mondiale
- Séquelle de guerre
- Munition non explosée
- Zone rouge
- Ville fantôme
Photographies [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site sur les villages détruits
- Chemin de mémoire (Bezonvaux dans la guerre de 1914-1918)
- Patrimoine de France (Histoire de l'église paroissiale)
- Bezonvaux sur le site de l'Insee
Bibliographie [modifier]
- Jean et Jean-Claude Laparra, Sacrifié pour Verdun : Bezonvaux, village détruit pendant la Grande Guerre, Connaissance de la Meuse, 2006, 150 p. (ISBN 978-2950398598)
