Bataille de Verdun (1792)

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Bataille de Verdun
Informations générales
Date 29 août 1792 - 2 septembre 1792
Lieu Verdun
Issue Victoire prussienne
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Commandants
Nicolas-Joseph Beaurepaire Charles de Brunswick
Forces en présence
3,500 60,000
Guerres de la Révolution française
Batailles
Guerre de la Coalition

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Coordonnées 49° 09′ 39″ N 5° 23′ 18″ E / 49.1608, 5.38842249° 09′ 39″ Nord 5° 23′ 18″ Est / 49.1608, 5.388422  

Géolocalisation sur la carte : Meuse

(Voir situation sur carte : Meuse)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Verdun (1792).

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

(Voir situation sur carte : Lorraine)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Verdun (1792).

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Verdun (1792).

La bataille de Verdun, puis le siège de Verdun qui eut lieu du 29 août au 2 septembre 1792, entre les forces françaises de la Révolution et une armée prussienne pendant les premiers mois de la guerre de la première coalition, est la première bataille et le premier siège des guerres de la Révolution française sur le territoire français.

Contexte[modifier | modifier le code]

La ville de Verdun située dans un méandre de la Meuse, est une forteresse stratégique construite par Vauban, sous le règne de Louis XIV pour protéger les frontières du royaume France.

Suite à la déclaration de guerre de la France à l'Autriche, le 20 avril 1792, les troupes françaises pénètrent dans les Pays-Bas autrichiens, pour aider la Révolution brabançonne. Le 28 avril 1792, l'armée du Nord du général Rochambeau, divisée en 3 colonnes, marche sur Mons, Tournai et Furnes.
Le 29 avril, la colonne du général Biron qui approche de Mons s'enfuit après que 2 régiments de dragons se débandèrent à la vue de l'ennemi aux cris de « Trahison ! Sauve qui peut ! ».
Dans le même temps, la colonne du général Théobald Dillon s'enfuit de la même façon prés de Tournai.
La troisième colonne, sans soutien, fut obligée de battre en retraite sans avoir repéré l'ennemi.
L'offensive de l'armée du Centre du général La Fayette, qui devait, en remontant la vallée de la Meuse prendre Namur puis Liège fut donc immédiatement stoppée à Givet.
Les divers évènements en Pologne ne permettent pas aux Autrichiens de profiter de leurs avantages et de pénétrer, seuls, en Flandre française, sauvant selon toute vraisemblance, les armées françaises d'une déroute totale[1].

Après le manifeste de Brunswick le 25 juillet auquel le peuple de Paris répond par l'assaut sur les Tuileries le Generalfeldmarschall duc de Brunswick décide d'envahir la France à la tête des troupes autrichiennes et prussiennes.

La bataille et le siège[modifier | modifier le code]

Le 19 août 1792, les troupes prussiennes, autrichiennes et hessoises fortes de 150 000 hommes, accompagnées de 20 000 émigrés traversent la frontière.
Le 19 août un premier engagement a lieu à Fontoy entre les 22 000 hommes de troupe de Hohenlohe et celles du maréchal Français Luckner qui résistent courageusement, mais qui sont mis en déroute sous le nombre.
Mais les difficultés commencent; les armées alliées rencontrent un accueil hostile de la part de la population française, contrairement aux affirmations des Emigrés. D'autre part la fatigue des soldats coalisés est accentuée par une pluie incessante et une dysenterie qui déciment les rangs prussiens.

Le 20 août les coalisés avancent et mettent le siège devant Longwy qui, bombardée, capitule le 23 août 1792. Ce même 20 août une colonne prussienne arrive en vue de Verdun. Un affrontement entre les troupes prussiennes et de trop faibles troupes françaises, a lieu aux alentours de la ville. Les Prussiens victorieux restent au large de la puissante forteresse jusqu'au 29 août où, renforcés par le gros de leurs troupes, ils investissent la ville.
Sous les ordres du colonel Nicolas Beaurepaire, la forteresse, qui n'était pas prête à subir un siège, s'organise pour résister aussi longtemps que possible aux 60 000 hommes et 40 canons qui l'assiègent et bombardent la ville à partir du 31 août de 11 heures du soir jusqu'au lendemain 8 heures du matin. Beaurepaire ne dispose pour toute garnison que du 92e Régiment de ligne et de six bataillons de Gardes Nationaux, soit environ 3000 hommes. L'artillerie de la place ne compte que 40 bouches à feu disponibles sur les 150 prévues. Les fortifications elles-mêmes, laissées à l'abandon depuis Louis XV, présentent de graves faiblesses : manque de parapets sur les remparts; absence de maçonnerie sur 600 mètres du mur d'enceinte. Le 2 septembre le Conseil de la ville vote la reddition. Le colonel Beaurepaire est retrouvé mort d'une balle dans la tête, d'un coup de feu ou suicidé[2]. Le jour même les Prussiens entrent dans la ville sous les acclamations des Royalistes orchestrées par les Emigrés. Les femmes et filles de notables qui offrent des dragées au roi de Prusse seront guillotinées à la reprise de la ville par les forces révolutionnaire de la Convention.

Conséquence[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 1792, Frédéric-Guillaume II de Prusse ordonne à son armée, forte de 80 000 hommes[3] d'avancer sur Paris à travers la Champagne.
La vague de panique de la fin août se transforme désormais en colère. Ceux qui ont été désignés comme comploteurs, ou soupçonnés de trahison, sont massacrés dans les prisons de Paris.

Le 20 septembre, a lieu la bataille de Valmy. Suite à cette défaite les Prussiens évacuent Verdun le 14 octobre 1792.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. La campagne de 1792
  2. Histoire et dictionnaire de la révolution française, Jean Tulard, 1987, coll. Bouquins, p. 1137
  3. Prise de Verdun
  • Géographie Historique,statistique et administrative du département de la Meuse,Pierson et Loiseau 1862