Béthelainville

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Béthelainville
Image illustrative de l'article Béthelainville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Charny-sur-Meuse
Intercommunalité Communauté de communes de Verdun
Maire
Mandat
Christian Jacques
2014-2020
Code postal 55100
Code commune 55047
Démographie
Population
municipale
190 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 03″ N 5° 14′ 07″ E / 49.1675, 5.2353 ()49° 10′ 03″ Nord 5° 14′ 07″ Est / 49.1675, 5.2353 ()  
Altitude Min. 232 m – Max. 343 m
Superficie 11,94 km2
Localisation

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Béthelainville

Béthelainville est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Béthelainville est situé à l'ouest de Verdun-sur-Meuse, aux portes de l'Argonne, dans un paysage vallonné. Le village est construit à flanc de colline, entouré des champs exploités par les agriculteurs du village. Béthelainville se situe à 3 km des villages de Sivry-la-Perche, Montzéville, Fromeréville-les-Vallons et à 6 km de Dombasle-en-Argonne. Il est depuis 2007 à proximité de la gare TGV.

Altitude : 260 m.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Christian Jacques SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 190 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413 433 447 453 511 532 551 576 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
592 539 568 488 498 474 483 418 398
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
363 372 356 250 249 217 230 192 199
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
175 182 195 195 189 177 186 189 192
2011 - - - - - - - -
190 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

À proximité de Béthelainville il y a eu deux châteaux, celui d'Ancerville du XVIIIe siècle (Bâtiment protégé inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel ) dont il reste comme vestige un pilier de l'entrée toujours visible à la ferme d'Ancerville. Ce château au milieu du XVIIIe siècle appartenait à la famille Ogier Seigneur d'Ancerville.

Le deuxième château dont il ne reste rien se situait à Germonville, petit hameau à 2 km de Fromeréville. Il fut totalement détruit pendant la Guerre de Trente Ans. On y trouvait le château des seigneurs de Vignolles : seigneurs de Germonville et de Fromeréville comme on peut le voir dans les actes de la mairie de Fromeréville, celle-ci possédant les actes à partir de 1793.

Autres bâtiments inscrits au patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Croix Monumentale construite en 1889 au lieu-dit de Vignéville[3].
  • Église Paroissiale Saint-Martin, de type basilical avec une tour clocher, construite en 1861-1862 par l'architecte Lapierre. Servant d’hôpital auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale, elle est endommagée à cette période. Elle est restaurée à la fin du 1er quart du XXe siècle. On peut y voir les armoiries de Mgr Louis Rossât, évêque de Verdun de 1844 à 1866, ainsi que l'ensemble du mobilier à l'exception de la chaire, réalisé par Laurent jeune, sculpteur à Nancy en 1861[4].
  • Presbytère de la 1re moitié du XIXe siècle[5].
  • Plusieurs maisons et fermes (91 bâtis) du XIXe siècle, avec des chronogrammes indiquant 1837 et 1875[6]. Et plus particulièrement une ferme construite en 1837 située Ruelle Jean Fery[7] ainsi qu'une deuxième ferme construite en 1875 située Grande rue[8].
  • Deux puits du XIXe siècle en calcaire et pierre de taille[9],[10].
  • Lavoir, Fontaine de la 1re moitié du XIXe siècle situés Rue Haute[11].
  • Lavoir du XIXe siècle situé au lieu-dit de Vignéville[12].
  • Fontaine du 3e quart du XIXe siècle, située contre le mur de soutènement de l'église au sud[13].
  • Tombeau de Barbe Robinet construit en 1890 par le sculpteur Marc, de Beauzée[14].
  • Tombeau de Hyacinthe Hazard construit en 1885 par le sculpteur Arnould, de Verdun[15].
  • Tombeau de Marie-Anna Hazard construit en 1901 par le sculpteur Marc[16].
  • Tombeau du curé Jules-Hyacinthe Wacquant construit en 1933 contre le mur de l'église. Le tombeau est semblable à la tombe du curé Théophile Geoffroy (1870-1946)[17].

Autres lieux[modifier | modifier le code]

  • La vierge du chêne

Il y a en haut de Béthelainville, en direction de Dombasles-en-Argonne, à la lisière de la forêt, un chêne centenaire. Dans un trou du tronc de ce chêne, dans une cavité naturelle, une vierge en fonte blanche a été placée là.

Déjà vénérée au XIXe siècle, cette statue de la Vierge est une offrande faite, dans les temps ancestraux, par une famille de bûcherons, à la Vierge qui les a protégés. Alors qu'ils étaient perdus la nuit en pleine forêt, un soir d'orage, abrités sous le chêne, ils ont priés la Vierge. Le chêne les a protégés de l'orage et les loups nombreux dans les siècles passés dans la région les ont épargnés. En remerciement à la Vierge, ils ont placé une vierge dans le trou du chêne.

La statue d'origine a disparu quelque temps après, une autre l'a remplacée. Disparue au cours de la Première Guerre mondiale, elle est remplacée le jour de l'Assomption 1947. La statue en fonte blanche bénite avec la permission de l'Évêque dans l'église enguirlandée de papier et de verdure, est portée en procession jusqu'au chêne. Tous les 5 mètres, un mai est planté en terre. De nombreux paroissiens des villages alentour participent avec les Béthelainvillois.

Depuis chaque 15 août, une messe est célébrée à Notre-Dame-du-Chêne. Dans la nuit du 24 au 25 mars 2010, la vitre protégeant la vierge a été brisée, et la statue volée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

CREMILLIEUX Alexandre Memoire des Hommes.jpg
  • Fritz Rössler, Pilote allemand abattu sur le territoire de Béthelainville le 4 juin 1915.
  • Alexandre Jean Marie Cremilleux, Soldat du 61e RI qui a été fusillé le 16 octobre 1914 dans le bas du village pour s'être mutilé pour échapper au combat. Il a été réhabilité le 9 décembre 1933.
  • Frère Eugène de Syrie (Jean Eugène Chartus) est né le 30 mars 1838 à Béthelainville, diocèse de Verdun. Ses parents arrivent comme colons en Algérie lorsqu’il a 12 ans (1850) et découvre sa vocation en lisant un journal annonçant l’arrivée des Frères en tant qu’instituteurs communaux à Alger. Il entre au noviciat dans l’une des communautés d’Alger le 19 avril 1855, et y prend l’habit le 23 septembre 1855 (et fait la petite classe début octobre 1855). Sa santé donne des inquiétudes : il sera à Alger en 1857-1858, 1864-1868 (école maîtrise Ste-Croix de la Kasbah), 1868-1871 (Directeur de la communauté de l’école Saint-Augustin). Quand l’école est laïcisée en 1871, il est envoyé comme Directeur à Stora 1871-1875, puis à Tlemcen (1875-1878) et simple Frère à Constantine (1878-1880). En 1880, il fait à Alger la 1re classe de la maîtrise de N-D des Victoires. En 1888-1890, il dirige l’école paroissiale d’El Biar ; il remplira divers postes au scolasticat d’El-Biar et à Alger. En 1898, il est envoyé en repos à Annecy. Après un retour en Algérie, il est envoyé à Marseille en 1906 où il meurt le 21 mai 1912[18].

Contes et Légendes[modifier | modifier le code]

Il existe en Meuse de nombreuses légendes mettant en cause des actes de sorcellerie, des meutes de loups, des disparitions inexpliquées, des corps mutilés retrouvés au petit matin - Par exemple, le livre d'Alain Fisnot, "À l'ombre du Bihan", Billan sur carte de Cassini racontant la légende d'un châtelain assassin dont l'histoire se passe à quelques lieues de Bethelainville.

On ne passait pas par Bethelainville par hasard, "on vient à Bethelainville, on ne passe pas à Bethelainville". Il n'y avait pas de route directe pour relier Verdun où se trouvait l'évêché. Au XVIIIe siècle une seule voie reliait Bethelainville et le monde. Il fallait descendre vers Vignéville, puis prendre à droite avant le lavoir actuel, puis emprunter le chemin blanc actuel allant vers Fromereville via Germonville.

Soldats enterrés à Béthelainville qui ne sont pas issus de la région[modifier | modifier le code]

Des soldats de la Première Guerre mondiale sont enterrés à Béthelainville mais ne sont pas originaires de cette commune :

  • Jules Marius Clamens, Soldat 2e classe du 141 RI, né le 2 mars 1889 à Cormis (Aveyron) et décédé le 26 septembre 1914 à l'ambulance 4 du XVe CA de blessures de guerre.
  • Jean Armand Abel Lemerle, Soldat 2e Classe du 90e RI, né le 11 septembre 1894 à Saint-Benoît-du-Sault (Indre) et décédé le 28 avril 1916 à Béthelainville de blessures de guerre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. « Notice no IA00036758 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no IA00036757 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no IA00036761 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no IA00035857 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no IA00035850 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no IA00036760 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no IA00036768 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA00036769 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA00035860 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no IA00036767 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA00036766 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA00036764 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no IA00036762 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IA00036763 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA00036765 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Un noviciat à Saint Joseph », sur saint-joseph-el-biar.fr