Godefroy de Bouillon

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Godefroy de Bouillon
Godefroy de Bouillon, illustration de 1882
Godefroy de Bouillon, illustration de 1882
Titre
Duc de Basse-Lotharingie
10891096
Prédécesseur Conrad de Basse-Lotharingie
Successeur Henri Ier de Limbourg
Avoué du Saint-Sépulcre
10991100
Prédécesseur Iftikhâr al-Dawla
gouverneur fatimide de Jérusalem
Successeur Baudouin Ier de Jérusalem
roi de Jérusalem
Biographie
Date de naissance vers 1058
Lieu de naissance Baisy-Thy (Belgique, Brabant-Wallon) ou Boulogne-sur-mer
Date de décès
Lieu de décès Jérusalem
Père Eustache II de Boulogne
Mère Ide d'Ardenne

Godefroy de Bouillon
Château de la Manta (Coni Piémont), frescos de la salle du trône: Godefroy de Bouillon en tenue de Héraut

Godefroy de Bouillon, né vers 1058 peut-être à Boulogne-sur-Mer en France et mort le à Jérusalem, est un chevalier franc. Premier souverain du royaume de Jérusalem au terme de la première croisade, il refuse le titre de roi pour celui, plus humble, d'avoué du Saint-Sépulcre.

Premières années[modifier | modifier le code]

Fils de sainte Ide d'Ardenne, héritier des ducs de Basse-Lotharingie et d'Eustache II, comte de Boulogne, du royaume de France, Godefroy de Bouillon est un descendant de Charlemagne et, comme son illustre ancêtre, un personnage de légende. Il est, dès le Moyen Âge, considéré comme un héros, faisant partie des Neuf Preux.

On ne connaît pas avec certitude le lieu de naissance de Godefroy de Bouillon ; les thèses hésitent entre Boulogne-sur-Mer en France et Baisy en Belgique[1]. Son éducation de chevalier est assurée par son oncle Godefroy III le Bossu à Bouillon. À la mort de ce dernier, il hérite de ses titres. Toutefois, si l'empereur d'Allemagne lui concède le marquisat d’Anvers (1076), il lui interdit, en tant que roi de Germanie, le titre de duc de Basse-Lotharingie comme le souhaitait son oncle dans son testament. Godefroy se range néanmoins fidèlement au côté d'Henri IV dans la Lutte d'Investiture qui oppose l'empereur germanique et le pape Grégoire VII, et entre dans Rome les armes à la main. Pour le récompenser de ses fidèles et loyaux services, l'empereur germanique le reconnaît finalement duc de Basse-Lotharingie vraisemblablement en 1087.

Il règne donc désormais sur un duché s'étendant entre la France et le Rhin, qui couvre le Brabant, le Hainaut, le Limbourg, le Namurois, le Luxembourg et une partie de la Flandre. Mais étant tombé gravement malade peu après cette expédition sur Rome, il fait vœu, pour réparer ses torts, d'aller défendre les Chrétiens en Orient.

La Première Croisade[modifier | modifier le code]

Godefroy et les barons reçus par l'empereur Alexis Comnène

En 1095, le nouveau pape Urbain II appelle à la croisade pour libérer Jérusalem et venir à l'aide de l'Empire byzantin qui est l'objet d'attaques musulmanes. Godefroy de Bouillon est l'un des premiers à répondre à cet appel et devient l'un des principaux chefs de la première croisade. Pour financer son départ, il vend le château de Bouillon à Otbert, prince-évêque de Liège et celui de Stenay au prince-évêque de Verdun. Le départ a lieu le 15 août 1096, accompagné d'une suite nombreuse. Godefroy est rejoint par ses frères Eustache et Baudouin. Ceux-ci ne sont pas les seuls nobles a s'engager. Raymond IV de Toulouse, également connu sous le nom de Raymond de Saint-Gilles, a créé la plus grande armée. À l'âge de 55 ans, Raymond est aussi le plus ancien et peut-être le plus connu des seigneurs croisés. En raison de son âge et de sa renommée, Raymond est le chef de la croisade. Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat du pape, voyage avec lui. Il y a aussi l'ardent Bohémond de Tarente, un chevalier normand qui a formé un petit royaume dans le sud de l'Italie, et un quatrième groupe conduit par Robert II de Flandre.

Chacune de ces armées voyage séparément, certains vont au sud-est, à travers l'Europe et la Hongrie et d'autres traversent la mer Adriatique de l'Italie méridionale. Godefroy, et ses frères, seraient partis le [2]

L'armée passe par Ratisbonne, Vienne, Belgrade et Sofia, le long de la route Charlemagne, comme Urbain II semble l'avoir appelée (selon le chroniqueur Robert le Moine). Après quelques difficultés en Hongrie, ils arrivent à Constantinople, capitale de l'Empire byzantin, en novembre. Le pape a, en fait, appelé à la croisade afin d'aider l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène à combattre les Turcs musulmans qui ont envahi ses terres d'Asie mineure et de Perse. l'Armée de Godefroy arrive la deuxième, après celle d'Hugues Ier de Vermandois. Les autres armées croisées arrivent les mois suivants. Si bien que l'empereur byzantin se retrouve avec une armée d'environ 4 000 à 8 000 chevaliers et 25 000 à 55 000 fantassins qui campent devant sa porte.

L'empereur byzantin voudrait que les Croisés l'aident à reconquérir les terres dont se sont emparés les Turcs Seldjoukides. Les Croisés ont pour objectif principal de libérer la Terre sainte des musulmans et d'y établir une domination chrétienne. Pour eux, le problème d'Alexis Ier n'est qu'un contretemps. Au fur et à mesure de leur arrivée, l'empereur byzantin demande aux Croisés de lui prêter serment de loyauté, Godefroy et ses chevaliers conviennent d'une version allégée de ce serment, et promettent seulement de l'aider à retrouver ses territoires perdus. Au printemps 1097 les croisés sont prêts à engager la bataille, après avoir longuement négocié avec l'empereur la traversée du Bosphore. Ils pénètrent en Asie, pour reconquérir Nicée occupée par les Turcs depuis 1085. Pour parvenir jusque là, Godefroy de Bouillon fait élargir la route reliant Nicomédie à Nicée et l’empereur Alexis Ier Comnène s’engage à assurer un ravitaillement régulier. Après une étape à Nicomédie du 1er au 3 mai 1097, le 4 mai les croisés s'avancent vers Nicée. La ville est atteinte le 6 mai. Godefroy s'installe au nord, Bohémond de Tarente à l'est, et Raymond de Saint-Gilles, arrivé le 16 mai, au sud. Le siège de Nicée peut commencer. Cependant, lorsque la ville est sur le point d'être prise, les Turcs font le choix de se rendre aux Byzantins et les croisés sont surpris, sinon déçus, de découvrir le 26 juin le drapeau byzantin flottant sur la ville qu'ils s'apprêtaient à attaquer.

Les croisés reprennent leur route vers la Terre Sainte. De son côté Kılıç Arslan Ier, sultan de Roum, bat le rappel des Turcs seldjoukides et attaque par surprise les croisés à la bataille de Dorylée, le . La victoire des croisés leur ouvre la voie de l'Anatolie. L’armée progresse difficilement, endurant la faim et la soif, perdant ses chevaux en grand nombre et rendant les guides grecs responsables de ses maux. Vainqueurs des Danichmendides et de l’émir de Cappadoce à Héraclée, les croisés traversent le Taurus et sont accueillis favorablement en Cilicie par les Arméniens installés là depuis le milieu du XIe siècle.

Les dirigeants de la première croisade : Godefroy de Bouillon, Bohémond de Tarente, Raymond IV de Toulouse et Tancrède de Hauteville

Les Croisés atteignent l'Oronte le . Godefroy de Bouillon, Bohémond de Tarente et Raymond IV de Toulouse, ne sont pas d'accord sur ce qu'il convient de faire pour s'emparer d'Antioche. Raymond voudrait lancer l'assaut, tandis que Godefroy et Bohémond préfèrent assiéger la ville. Bohémond s'installe au nord-est, face à la Porte Saint Paul. À l'ouest, Raymond place son camp face à la Porte du Chien, et Godefroy face à la Porte du Duc. Au sud, se trouvent les Tours des Deux Sœurs, et plus loin sur les hauteurs, se dressent la citadelle et la Porte de Fer. Au nord-ouest la Porte Saint-Georges n'est pas bloquée par les croisés, et continue d'être utilisée pour ravitailler la ville[3]. Le siège d'Antioche s'éternise et en décembre Godefroy tombe malade. Les approvisionnements diminuent à l'approche de l'hiver. À cause du manque de nourriture, un homme sur sept et environ 700 chevaux périssent. Des chevaliers et des soldats commencent à déserter. La situation est si désespérée qu'Alexis Ier ne juge pas utile d'envoyer renforts et ravitaillement.

Quand les Croisés finissent par prendre la ville, ils se considèrent déliés de leur serment envers l'empereur. Bohémond, parmi les premiers à entrer dans la ville, refuse de la lui restituer. Cela crée des tensions entre lui et Raymond de Toulouse qui est resté fidèle à sa parole. Durant l’été, tandis qu’une épidémie sévit à Antioche et emporte le légat Adhémar de Monteil, les croisés se répandent dans les régions voisines, s’emparent au sud de Lattaquié et de Ma`arrat, ou consolident leurs positions en Cilicie. Les tergiversations du conseil des barons au sujet d’Antioche et du commandement irritent le reste de l’armée, qui détruit les fortifications de Ma`arrat, conquise par Raymond de Toulouse pour le forcer au départ. Fatigué de ces querelles Godefroy se retire chez son frère Baudouin à Édesse. Durant le mois de mars Thoros d'Édesse a demandé l'aide des croisés pour faire face aux attaques turques. Baudouin qui s'est porté à son secours s'est peu à peu imposé dans la ville. Menaçant de repartir, il a obligé Thoros à l’adopter comme successeur. Lorsque le , Thoros a trouvé la mort au cours d’une émeute, Baudouin est devenu comte d’Édesse.

Godefroy dans son château roulant à l'assaut de Jérusalem

L’armée croisée reprend la route de Jérusalem le , remontant la vallée de l’Oronte, sans être inquiétée par les émirs arabes de la région. Rejoignant la côte, elle s’empare de Tortose et de Maraclée. Sous la pression de ses soldats, Raymond de Toulouse doit abandonner le siège d’Arqa dont il comptait faire le centre de ses futures possessions. Suivant la côte jusqu’à Jaffa, les croisés entrent à Bethléem le 6 juin et mettent le siège devant Jérusalem le lendemain. Des échelles en bois pour grimper sur les murs sont construites. Une expédition en Samarie et l’arrivée d’une flotte génoise à Jaffa fournissent le matériel nécessaire à la construction de machines de siège.

Le royaume de Jérusalem[modifier | modifier le code]

Après un assaut difficile de deux jours, la ville est prise le . Godefroy est au premier rang des assaillants (les deux premiers sont Letold et Gilbert de Tournai, puis viennent Godefroy et son frère Eustache). La couronne de roi de Jérusalem lui est proposée après la prise de la ville, mais il la refuse, arguant qu'il ne peut porter de couronne d'or là où Jésus Christ a dû porter une couronne d'épines. Il accepte le titre d'Avoué du Saint-Sépulcre et se contente de la charge de baron.

Statue en bronze de Godefroy de Bouillon à Innsbruck

Ce choix signifie qu'il considère la Terre sainte, et Jérusalem avant tout, comme la propriété du Christ et donc, par extension, du Saint-Siège. Il se positionne ainsi en serviteur, en défenseur de l'Église. Il est nominalement seigneur du Saint-Sépulcre tout en se maintenant sous l'autorité ecclésiastique. Son titre lui confère les responsabilités suivantes : il doit d'abord avec ses vassaux garder Jérusalem et le tombeau du Christ, puis distribuer des terres aux chevaliers, conquérir et pacifier les villes aux alentours, rendre la justice et pérenniser l'économie locale. Godefroy donne à ses nouveaux États un code de lois sages, connu sous le nom d'Assises de Jérusalem. Il doit compter avec l'opposition de Daimbert de Pise, le patriarche de Jérusalem qui désire faire du Royaume de Jérusalem une théocratie avec le Pape à sa tête représenté par le patriarche. Daimbert s'est allié avec Tancrède de Hauteville.

Vingt jours après la prise de Jérusalem par les croisés, l’armée d’Al-Afdhal, vizir fatimide d'Égypte, forte de 30 000 hommes, atteint la Palestine. Le vizir hésite à attaquer la Ville sainte, et prend position près d’Ascalon. Il envoie des émissaires à Godefroy de Bouillon, lui proposant un arrangement s’il quitte la Palestine. Pour toute réponse, les Croisés, marchent sur Ascalon et le repoussent l’armée égyptienne, faisant 10 000 victimes.

Mort[modifier | modifier le code]

Godefroy décède le en revenant d'une expédition contre le sultan de Damas, vaincu devant Ascalon ; on soupçonne qu'il ait été empoisonné après avoir mangé une pomme de cèdre que lui a offerte l'émir de Césarée. Apprenant la nouvelle, Baudouin abandonne Édesse et rentre à Jérusalem où il se fait couronner roi de Jérusalem le 25 décembre.

Albert d'Aix, chroniqueur français, reconstitua vers 1100-1110 l'histoire et les hauts faits du duc. Guillaume de Tyr contribua au XIIe siècle à la légende de Godefroy de Bouillon dans son ouvrage intitulé l'Histoire d'Eraclès. On raconte de lui des exploits extraordinaires, et généralement fabuleux ; il joint au courage la prudence, la modération et la piété la plus vive. Le seigneur de Bouillon devient le chevalier au cygne que l'on retrouve dans Lohengrin. Le Tasse le choisit pour le héros de son poème. Sa statue équestre orne la place Royale de Bruxelles.

Mort de Godefroy de Bouillon (Salles des Croisades, à Versailles) (1839-1842)

Albert d'Aix écrit ceci peu après 1100 à propos de Godefroy de Bouillon lors de la prise de Jérusalem en juin 1099 :

« tandis que tout le peuple chrétien […] faisait un affreux ravage des Sarrasins, le duc Godefroy, s'abstenant de tout massacre, […] dépouilla sa cuirasse et, s'enveloppant d'un vêtement de laine, sortit pieds nus hors des murailles et, suivant l'enceinte extérieure de la ville en toute humilité, rentrant ensuite par la porte qui fait face à la montagne des Oliviers, il alla se présenter devant le sépulcre de notre seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu vivant, versant des larmes, prononçant des prières, chantant des louanges de Dieu et lui rendant grâces pour avoir été jugé digne de voir ce qu'il avait toujours si ardemment désiré. »

On peut également vanter la simplicité de Godefroy. Durant le siège d'Arsouf, les cheiks arabes vinrent déposer des offrandes auprès de Godefroy, et le trouvent assis à même le sol dans sa tente, non pas entouré de soieries mais accroupi sur de la paille. Les cheiks s'émerveillent alors de la modestie du plus grand des princes francs. Godefroy, mis au courant de leurs commentaires, leur répond que « l'homme doit se souvenir qu'il n'est que poussière et qu'il retournera en poussière. »

Les chroniqueurs de l'époque contribuent également à établir le mythe guerrier du grand seigneur de Brabant. Sa force prodigieuse fut par exemple mise à l'épreuve par les cheiks, ceux-ci le mettant au défi de trancher d'un seul coup la tête d'un chameau au collet. Godefroy s'exécuta et la tête roula à terre. De même, aimant la chasse et les défis, il manquera en Cilicie de se faire tuer par un ours énorme qu'il affronta corps à corps. Enfin, lors du siège d'Antioche, Godefroy est resté célèbre pour avoir tranché en deux, et cela d'un seul coup d'épée, un ennemi par la taille. « Le buste tomba à terre, tandis que le bassin et les jambes restaient accrochés au cheval qui s'éloignait au galop. »

Godefroy de Bouillon, mythe national[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

Statue de Godefroy de Bouillon sur la Place Royale à Bruxelles. Comme indiqué sur le socle de la statue, le lieu de naissance de Godefroy est Baisy.

En 1830, la Belgique se cherchait ardemment des racines, c’est ainsi que l’État nouvellement créé fut saisi par la frénésie d’exalter « ses » gloires passées[4]. Ainsi, les historiens belges du XIXe siècle vont s’approprier Godefroy de Bouillon, au même titre notamment qu'Ambiorix, en exaltant sa naissance improbable à Baisy[5], village qui se situe actuellement dans le Brabant belge.

Les hagiographes belges vont glorifier ce supposé « ancêtre » pour ses qualités martiales et sa foi envers Dieu ; mais aussi parce que, né aux confins des mondes latin et germanique, il préfigurait la « civilisation belge »[6] supposée être un mélange équilibré entre l’âme latine et les qualités germaniques propres au peuple belge[7]. Godefroy devint le modèle idéal du Belge pieux et brave[8].

Il s’agissait alors pour les historiographes du Royaume, de faire croire aux citoyens belges que leur peuple était à l’œuvre depuis l’aube de l’humanité et qu’une nation belge existait en germe à l’époque de Godefroy. Cette vision tronquée de l’Histoire laissera des séquelles jusqu’au XXe siècle et parfois jusqu’au XXIe siècle[9].

Cette phrase de Jo Gérard, datant de 1988, est un exemple contemporain de cette récupération nationaliste du passé : « D’avoir vécu en commun l’aventure des croisades, d’avoir vu mourir Godefroy de Bouillon et leur comte Philippe au pays des infidèles, les Belges ont puisé dans cet événement grandiose une nouvelle unité de sentiment, d’aspiration et de foi[10]. »

Considéré comme un modèle « bilingue » pour la Belgique unitaire, il fut plus tard récupéré par le rexisme qui désirait produire un parallèle entre Godefroy et Léon Degrelle ; car tous deux, poussés par un idéal de « civilisation », partaient en guerre vers l’Orient avec des troupes hétéroclites composées de guerriers venus de tous les pays d’Europe (les croisés dans un cas, les S.S. dans l’autre)[11].

France[modifier | modifier le code]

La blessure de Godefroy de Bouillon, cloître Saint-Trophime, Arles

En France, un écrivain tel que François-René de Chateaubriand écrivait dans ses Carnets de voyage, après avoir été nommé chevalier du Saint-Sépulcre :

« Cette cérémonie ne pouvait être tout à fait vaine, j'étais Français, Godefroid était Français ; ses vieilles armes en me touchant, m'avaient communiqué un nouvel amour pour la gloire et l'honneur de ma patrie[12]. »

Dans le cloître Saint-Trophime de l'ancienne cathédrale d'Arles sont exposés sept tapisseries de la fin du XVIIe siècle dont trois représentent Godefroy de Bouillon.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir page de discussion.
  2. Cette date ne peut cependant être celle de son départ de Bouillon, puisque certains de ses accompagnateurs partirent ce jour-là avec lui de l'Abbaye d'Avelin (Abbé A. J. Namèche, Cours d'Histoire nationale, p. 39), à savoir dans l'ordre de cette source « Anselme de Ribemont, Bouchard châtelain de Valenciennes, Gérard seigneur d'Avesnes, qui se firent un renom en Orient, et un grand nombre d'autres seigneurs du Hainaut. La tradition nous a conservé les noms de Gilles de Chin, Gillion de Trazegnies, Baudouin d'Havré, Charles de Jeumont, Bernard de Ligne, Anselme ou Ansiau d'Enghien, Gilbert d'Antoing, Antoine de la Hamaïde, Guillaume de Floyon, Evrard de Bossu, Jean de Gavre, Gérard de Chimai, Pierre de Condé, Charles de Robersart, Gérard de Roisin, Galifer de Lalain, Porus de Werchin et Eustache de Berlaimont. »
  3. Grousset 1934, p. 140-2.
  4. Anne Morelli, Les grands mythes de l’histoire de Belgique, de Flandre et de Wallonie, Evo-histoire, 1995, Bruxelles, p. 50.
  5. Anne Morelli, op. cit., p. 49.
  6. Henri Pirenne, La nation belge, Gand, 1900, pp. 8-9.
  7. Anne Morelli, op. cit., p. 35.
  8. Anne Morelli, op. cit., p. 52.
  9. Anne Morelli, op. cit., p. 23 et p. 52.
  10. Jo Gérard, oui la Belgique existe, je l’ai rencontrée, Bruxelles, 1988, pp. 17-18
  11. 175 ans de la Belgique vus par Anne Morelli (ULB)
  12. Cité dans Marie-Josèphe Daxhelet, Sacré Godefroy de Bouillon, Didier Hatier, Bruxelles, 1992.

Source partielle[modifier | modifier le code]

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