Jean Boucher (sculpteur)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jean Boucher et Boucher.

Jean Boucher

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Boucher en 1921, devant la maquette de son Monument aux volontaires américains.

Nom de naissance Jean Marie Théodore Joseph Boucher
Naissance 20 novembre 1870
Cesson-Sévigné
Décès 17 juin 1939 (à 68 ans)
Paris
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Sculpteur
Formation École des beaux-arts de Rennes
École nationale supérieure des beaux-arts de Paris
Académie Julian
Maîtres Charles Lenoir
Alexandre Falguière
Henri-Michel-Antoine Chapu
Récompenses Second prix de Rome en sculpture de 1894 et 1898

Jean Boucher[1], né le 20 novembre 1870 à Cesson-Sévigné et mort le 17 juin 1939 à Paris, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’Union de la Bretagne à La France (1911), hôtel de ville de Rennes, œuvre détruite en 1932.

Jean Boucher est né au lieu-dit La Vallée à Cesson-Sévigné, de Joseph Boucher et de son épouse Marie Blanchard.

Après des études primaires, il apprend le métier de serrurier, mais il est rapidement attiré par le dessin et la sculpture. Charles Lenoir, professeur à l’École des beaux-arts de Rennes, lui conseille de prendre des cours de dessin et il s'inscrit aux cours du soir de La Halle aux Toiles[2]Félix Roy lui enseigne les rudiments de cet art, et s’aperçoit rapidement des progrès de son élève particulièrement doué. Il intègre ensuite l'École des beaux-arts de Rennes où il est le condisciple d'Albert Bourget, Émile Armel-Beaufils, Louis-Henri Nicot, Paul Le Goff, Pierre Lenoir, Francis Renaud et Eloi Robert.

Jean Boucher se lie d'amitié avec Jules Ronsin (1867-1937), peintre portraitiste et futur directeur de l'École des beaux-arts de Rennes de 1917 à 1921, et avec lequel il partage une chambre au numéro 48 de la rue de Seine à Paris[3].

Il obtient une bourse départementale pour poursuivre ses études à Paris, et il est admis en 1889 à l’École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Falguière, puis dans celui d'Henri Chapu à l’Académie Julian en 1888. Il suit également les cours d' Antonin Mercié qu'il remplacera.

En 1893, il est huitième logiste pour le concours du prix de Rome sur le sujet de l'Âge d'or, et termine second prix de Rome pour Caïn après la mort d'Abel.

Jean Boucher est mobilisé pendant la Première Guerre mondiale comme sergent dans l’infanterie. Il termine avec le grade de lieutenant décoré de la croix de guerre, et gazé au front.

Professeur à l’École des beaux-arts de Paris, il poursuit son œuvre, et réalise des monuments aux morts pour la France. Il est le créateur des monuments dédiés aux Saints-Cyriens, au maréchal Joseph Gallieni, de Verdun, aux volontaires américains morts pour la France, à l'aviateur Édouard Le Mounier, ainsi qu’à Yves Guyot, à Charles Le Goffic et au poète André Rivoire.

Il est élu à l’Académie des beaux-arts le 29 février 1936, en remplacement d'Hippolyte Lefèbvre.

Mort à Paris en 1939, il est enterré au pays natal, dans le cimetière de l’Est de Rennes, auprès de son fils.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Victor Hugo en exil (1913), Candie Garden, Saint-Pierre-Port, Guernesey.

Sculptures[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
  • 1893, Âge d'or
  • 1894 Achille revêt l'armure apportée par Thétis, second prix de Rome
  • 1898, Caïn après la mort d'Abel, second prix de Rome
  • 1902, Monument à Ernest Renan, Tréguier
  • 1909, La prise de la Bastille par Camille Desmoulins, haut-relief
  • 1911, L’Union de la Bretagne à La France, groupe représentant Anne de Bretagne agenouillée devant les rois de France Charles VIII et Louis XII dans la niche de l’hôtel de ville de Rennes. L'œuvre est détruite le 7 août 1932 par le groupe armé du Gwenn ha Du.
  • 1911, Monument à Léon Serpollet, place Saint-Ferdinand (Paris 17e).
  • 1913, Statue de Fra Angelico, médiathèque de La Roche-sur-Yon.
  • 1913, Victor Hugo en exil, Candie Garden, Saint-Pierre-Port à Guernesey. Une réduction de ce monument est conservée à la maison de Victor Hugo à Paris. Du plâtre original de la version de Guernesey, Jean Boucher a réalisé une version en bronze, aujourd'hui conservée à Thionville[4].
  • 1926, Monument au maréchal Galliéni, place Vauban, (Paris 7e).
  • 1935, Monument au maréchal Marie Émile Fayolle, place Vauban, Paris.
  • Deux statues monumentales de Louis Léopold Ollier, l’une dans son village natal, Les Vans, et l’autre sur la place Ollier de Lyon qui fut détruite lors de la Seconde Guerre mondiale.
  • Monument aux morts, représentant un poilu dans la cour du mûrier à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
  • La Mère
  • Maternité, musée municipal de Locronan
  • Vénus et Cupidon
  • Christ, grandeur nature pour Lima au Pérou
  • Vigne, sculptures décorative pour la façade de son hôtel particulier du no  48 Avenue René-Coty[5]

Céramiques[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
  • Guerrier à l'épée
  • Guerrier casqué et vêtu d'une cape
  • Le Viking
  • Masque de Victor Hugo

Galerie[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • 1891, troisième médaille pour Figure modelée d'après l'antique
  • 1893, médaille du concours Lemaire
  • 1894, second prix de Rome en sculpture pour Achille revêt l'armure apportée par Thétis
  • 1898, second grand prix de Rome pour Caïn après la mort d'Abel

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né Jean Marie Théodore Joseph Boucher.
  2. Bâtiment construit sous la Restauration pour produire les toiles de la marine à voiles. Elle fut transformée en école de dessin au XIXe siècle, puis devint école primaire et fut détruite en 1923.
  3. Ronsin exécute un portrait de la mère de Jean Boucher : Marie Blanchard, épouse Boucher (voir : RMN photo musée d'Orsay).
  4. Site jean-boucher.org
  5. Construit par l'artiste peintre Jean-Julien Lemordant, architecte de formation, ancien élève d'Emmanuel Le Ray (Antoine Goissaud, « Un hôtel particulier pour un artiste peintre au 48 avenue du Parc Montsouris à Paris », dans La Construction moderne, Paris, 4 octobre 1931, pp. 8-15, cité p. 350 par Hélène Guéné et François Loyer dans L'Église, l'État et les architectes Rennes, 1870-1940, éditions Norma, 1995, 366.p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :