Hures-la-Parade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hures-la-Parade
Hures-la-Parade
La croix du Buffre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Florac
Intercommunalité Communauté de communes Gorges Causses Cévennes
Maire
Mandat
André Baret
2020-2026
Code postal 48150
Code commune 48074
Démographie
Population
municipale
234 hab. (2018 en diminution de 12,69 % par rapport à 2013)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 45″ nord, 3° 21′ 11″ est
Altitude Min. 501 m
Max. 1 204 m
Superficie 88,59 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Florac Trois Rivières
Législatives Circonscription de la Lozère
Localisation
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de la région Occitanie
City locator 14.svg
Hures-la-Parade
Géolocalisation sur la carte : Lozère
Voir sur la carte topographique de la Lozère
City locator 14.svg
Hures-la-Parade
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Hures-la-Parade
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Hures-la-Parade

Hures-la-Parade est une commune française, située dans le département de la Lozère, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le causse Méjean à Hures-la-Parade, à l'est de l'aven Armand.

Dans le quart sud-ouest du département de la Lozère, sur le causse Méjean, la commune de Hures-la-Parade — née de la fusion en 1971 des anciennes communes de Hures et de La Parade — s'étend sur 88,59 km2. Elle est bordée au sud sur environ sept kilomètres par la Jonte et ses gorges et est limitrophe du département de l'Aveyron. Avec moins de trois habitants par kilomètre carré, sa densité de population est l'une des plus faibles de France.

L'altitude minimale, 501 mètres, se trouve localisée à l'extrême sud-ouest, là où la Jonte quitte la commune et sert de limite entre celles de Saint-Pierre-des-Tripiers et de Veyreau. L'altitude maximale avec 1 204 mètres est située à l'extrême est, en limite de la commune de Vebron[1].

Traversé par la route départementale (RD) 986, le bourg de la Parade où se trouve la mairie est situé, en distances orthodromiques, vingt-sept kilomètres au nord-est de Millau. Le petit bourg de Hures est situé six kilomètres plus à l'est.

La commune est également desservie par la RD 63 qui dessert l'aérodrome de Florac -Sainte-Enimie, et la RD 996, qui longe la Jonte.

Sur les hauteurs du causse Méjean, le territoire communal est parcouru par deux sentiers de grande randonnée : entre Saint-Pierre-des-Tripiers et Meyrueis, le GR 6 traverse la commune d'ouest en est sur environ sept kilomètres, passant à proximité de l'aven Armand ; entre Mas-Saint-Chély et Gatuzières, le GR 60 traverse la commune du nord vers le sud-est sur près de cinq kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hures-la-Parade est limitrophe de neuf autres communes, dont celle de Veyreau dans le département de l'Aveyron.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comprend, en plus des deux villages principaux de Hures et de la Parade, de nombreux hameaux et lieu-dits : Aumières, Cazeneuve, Drigas, Hyelzas, la Bégude Blanche, la Borie, la Retournade, le Bedos, le Buffre, le Villaret, les Avens, les Douzes, les Hérans, les Horts, Nivoliers et Saubert...

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Hures-la-Parade est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (61,1 %), forêts (26,4 %), terres arables (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En , un violent combat opposa les maquisards du groupe Bir-Hakeim aux troupes nazies.

C'est au cours des années 1950 que l'électrification a eu lieu sur le causse Méjean et que les habitants de la commune ont pu se voir équipés de l'électricité.

Les travaux d'adduction d'eau potable ont eu lieu dans les années 1960, mettant en œuvre un vaste chantier de canalisations qui sera poursuivi dix années durant.

C'est sur la commune que s'est installée depuis 1990 l'association TAKH qui y a introduit des chevaux de Przewalski dans le but de sauver cette espèce de chevaux sauvages.

Une rave party réunissant 10 000 personnes s'est déroulée en sur la commune, provoquant un certain émoi compte tenu de la pandémie de Covid-19[9],[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Hures-la-Parade
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1983 2001 Denis Gal SE Exploitant
2001 2008 Christian Pratlong    
2008
(réélu en mai 2020)
En cours André Baret    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Hures-la-Parade sont appelés les Huriens.

La commune a atteint son plus bas niveau démographique en 1968 avec 71 habitants. Depuis, la population n'a fait que croître, hormis un fléchissement après 2013.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 234 habitants[Note 2], en diminution de 12,69 % par rapport à 2013 (Lozère : −0,11 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
482472525477478387345400400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426422359364335278288277260
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
220208193164150165141120133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
9771157166164177214219224
2013 2018 - - - - - - -
268234-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école de la commune est située à La Parade. Ce regroupement pédagogique a permis le maintien de la seule école du causse Méjean en 1983.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture confortée par le tourisme vert est l'activité principale de la commune, qui possède aussi sur son territoire l'aven Armand.

Le moulin de la Borie, restauré en 2017, a permis de créer un pôle économique impliquant des agriculteurs qui produisent des céréales, un meunier qui transforme ces céréales au moulin et des boulangers qui fabriquent du pain avec la farine ainsi transformée.

La fromagerie le Fédou[15] fabrique des fromages au lait cru de brebis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • L'enceinte protohistorique de la Rode, ou de Drigas, ou de Hures, pourrait dater du VIe siècle av. J.-C.[16].
  • Sur le territoire communal ont été répertoriés cinq dolmens : le dolmen des Avens[17], le dolmen du Cerrière[18], le dolmen de Drigas[19], la tombe du Géant[20] située à proximité de l'aven Armand et le Tombeu dau Geïon[21], ainsi que trois menhirs : menhir de Parade[22], le menhir de la Plaine de Chanet[23] et le Plo de Saubert[24], et un tumulus : celui du Plo de Saubert[25].
  • La Ferme caussenarde d'autrefois[26], au hameau de Hyelzas, créée en 1973 par Armand et Marie Pratlong, est un écomusée où le visiteur peut découvrir la vie des paysans du causse Méjean jusqu'en 1946, dans des bâtiments typiques de l'architecture caussenarde des XVIIIe et XIXe siècles. Aujourd'hui, elle est ouverte au public d'avril à octobre inclus ; ce sont leurs enfants et leurs petits-enfants qui y accueillent les visiteurs.
  • L'aérodrome de Florac - Sainte-Enimie aussi appelé Florac-Chanet comporte trois pistes non revêtues. D'usage restreint, il est principalement utilisé pour le vol à voile entre avril et octobre[27]. Il est situé à l'intersection des routes départementales D 16 et D 63, dans le nord-est de la commune.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune à trois sites naturels classés[29] :

  • l'aven Armand, une cavité souterraine site classé depuis le . Ouverte au public, elle est située dans le sud de la commune ;
  • la grotte Amélineau, site classé depuis le , mais qui n'est pas ouverte au public ;
  • le site des gorges du Tarn et de la Jonte, classé depuis le  ; en effet, le territoire communal est entièrement bordé au sud sur sept kilomètres par la Jonte — et par ses gorges — qui sert de limite communale et départementale avec la commune de Veyreau, dans le département de l'Aveyron.

Par ailleurs, près du lieu-dit le Villaret, l'association TAKH a introduit des chevaux de Przewalski[30].

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 1204 » sur Géoportail (consulté le 31 mars 2020)..
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 29 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 29 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 29 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  9. « En pleine épidémie de coronavirus, plus de 10 000 personnes se rassemblent pour une rave-party en Lozère », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne).
  10. « Coronavirus: dans le Sud de la France, une rave-party géante qui inquiète », Libération,‎ (lire en ligne).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Le Fédou Fromagerie de Hyelzas
  16. L'enceinte protohistorique de la Rode, Le chemin de Saint-Guilhem, consulté le 30 mars 2020.
  17. Dolmen des Avens, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  18. Dolmen du Cerrière, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  19. Dolmen de Drigas (B), Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  20. Dolmen dit la Tombe du Géant, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  21. Dolmen dit le Tombeu dau Geïon, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  22. Menhir de Parade, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  23. Menhir de la Plaine de Chanet, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  24. Menhir dit Plo de Saubert, Mégalithes du monde, consulté le 31 mars 2020.
  25. Tumulus du Plo de Saubert, Mégalithes du monde, consulté le .
  26. Bienvenue à la Ferme Caussenarde d'Autrefois
  27. Service de l'information aéronautique (SIA) (carte VAC), Fiche descriptive officielle du terrain d'aviation - FLORAC SAINTE ENIMIE - LFNO [PDF], sur www.sia.aviation-civile.gouv.fr (consulté le 14 août 2020).
  28. « Croix du Buffre », notice no PA00132966, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. [PDF] Fichier national des sites classés, ministère de la Transition écologique et solidaire, 29 décembre 2019, consulté le 30 mars 2020.
  30. Chevaux de Przewalski, Office de tourisme Gorges du Tarn Causses Cévennes, consulté le 30 mars 2020.