Saint-André-de-Lancize

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Saint-André-de-Lancize
Saint-André-de-Lancize
L'ancien temple du Rouve Bas abrite un lieu de mémoire consacré à l'insurrection des Camisards dans le massif du Bougès.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Le Collet-de-Dèze
Intercommunalité CC des Cévennes au Mont Lozère
Maire
Mandat
Florence Baï
2014-2020
Code postal 48240
Code commune 48136
Démographie
Gentilé Andrélancizois
Population
municipale
126 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 32″ nord, 3° 48′ 40″ est
Altitude Min. 376 m
Max. 1 351 m
Superficie 22,78 km2
Localisation

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Saint-André-de-Lancize est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Ses habitants sont les Andrélancizois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lancize : « fente, brèche dans le rocher qui sert de lieu de passage ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la commune est fortement marquée par la révolte des Camisards, dont elle fut le foyer de départ le 22 juillet 1702, à Vieljouves, un hameau situé au-dessus du village du Rouve[1],[2]. Ce soir-là, invité par Salomon et David Couderc, deux habitants du Rouve, un groupe se réunit autour du prophète Abraham Mazel, qui reçoit une inspiration divine [3] lui enjoignant de délivrer les huguenots faits prisonniers et soumis à la question par l'abbé du Chayla au Pont-de-Montvert. Le dimanche suivant fut consacré à mobiliser ceux qui allèrent libérer les prisonniers. Le 24 juillet, une cinquantaine d'hommes, avec quelques fusils, haches et faux, se retrouvèrent au sommet du Bougès au lieu-dit les Treis Faus ou les Trois Fayards. Le même soir, vers dix heures, ils entrèrent dans le Pont-de-Montvert en chantant un psaume. Ils demandèrent comme seule revendication la libération des prisonniers. Ne l'obtenant pas, ils les libérèrent par la force, au cours d'un affrontement où l'abbé du Chayla trouva la mort[4]. Ainsi commença la guerre des Camisards, qui s'étendit ensuite à l'ensemble des Cévennes[5].

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Côte-de-Lancize[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 En cours Violaine Martin[7]    
2001 2008 Alain Couderc    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9]. En 2016, la commune comptait 126 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Lozère : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528600509524704663704673691
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
663656673643584612591530492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
524485475407358331293279225
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
183142116122106112110126128
2016 - - - - - - - -
126--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le temple du Rouve-Bas, aujourd'hui désaffecté et rénové par la commune, abrite un lieu de mémoire consacré à l'insurrection camisarde dans le massif du Bougès (Cévennes)[11].

Le lieu de mémoire est accessible aux visiteurs :

  • les mardi et samedi de 15 h à 18 h en juin et septembre.
  • les mardi, jeudi et samedi de 15 h à 18 h en juillet et août.

Le visiteur trouvera :

  • la projection d’un montage audio-visuel consacré à la guerre des Camisards.
  • une exposition de documents (fac-similés) sériés en trois catégories :
    • des documents reprenant la thématique de la projection, retraçant les difficultés alors encourues par les protestants et la guerre des camisards elle-même.
    • des documents consacrés aux implications très locales de ces évènements.
    • des documents évoquant quelques situations récentes ou actuelles de résistance à l’oppression.

Les personnes d’accueil sont à la disposition du public et des ouvrages en rapport avec la guerre des Camisards sont proposés à la vente.

Des animations en soirée ont lieu chaque année au cours de l'été.

L'ouverture d'une bibliothèque de prêt d'ouvrages historiques et de romans autour des thèmes de liberté de conscience, tolérance, ouverture d'esprit, sans oublier un rayon jeunesse, est prévue au cours de l'été 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Jean Ruff, 2008. Le Temple du Rouve: lieu de mémoire des Camisards. Éditions Lacour-Ollé, Nîmes.
  2. Henry Mouysset, 2010. Les premiers Camisards: juillet 1702. Nouvelles Presses du Languedoc, Sète.
  3. Abraham Mazel, Élie Marion, Jacques Bonbonnoux, 1983. Mémoires sur la guerre des Camisards. Les Presses du Languedoc, Montpellier.
  4. Robert Poujol, 1986. Bourreau ou martyr? L'abbé du Chaila (1648-1702): du Siam aux Cévennes. Nouvelles Presses du Languedoc, Sète.
  5. Antoine Court de Gébelin, 2009. Histoire des troubles des Cévennes ou de la guerre des camisards sous le règne de Louis le Grand, réédition de l'œuvre originale imprimée en 1760. Éditions Lacour-Ollé, Nîmes.[1]
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Site du conseil général de la Lozère
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Le temple du Rouve, les premiers camisards et la liberté de conscience

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]