Saint-Germain-de-Calberte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain.
Saint-Germain-de-Calberte
Image illustrative de l'article Saint-Germain-de-Calberte
Blason de Saint-Germain-de-Calberte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Le Collet-de-Dèze
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée Longue et du Calbertois en Cévennes
Maire
Mandat
Gérard Lamy
2014-2020
Code postal 48370
Code commune 48155
Démographie
Gentilé Calbertois
Population
municipale
445 hab. (2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 13′ 04″ Nord 3° 48′ 34″ Est / 44.21778, 3.80944
Altitude Min. 275 m – Max. 1 147 m
Superficie 38,60 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lozère

Voir sur la carte administrative de Lozère
City locator 14.svg
Saint-Germain-de-Calberte

Géolocalisation sur la carte : Lozère

Voir sur la carte topographique de Lozère
City locator 14.svg
Saint-Germain-de-Calberte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-de-Calberte

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-de-Calberte

Saint-Germain-de-Calberte est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Calbertois.

Son territoire intègre pour partie la zone cœur du parc national des Cévennes[1] et pour l'essentiel sa zone périphérique. Il se trouve au cœur des Cévennes historiques. On y retrouve tous les éléments cévenols les plus caractéristiques : zone de culture protestante où s'est déroulée la révolte des Camisards, sur une terre schisteuse traversée par l'un des Gardons, où se cultivaient châtaigniers et s'éduquaient les vers à soie, où l'on produit toujours des pélardons et dont les maisons possèdent des toits de lauzes et des murs de schistes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de la Lozère.

Situation et Reliefs[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Calberte est située à la limite sud du département de la Lozère avec celui du Gard, dans l'ancienne province du Gévaudan entre la Vallée Française et la Vallée Longue[N 1].

Les villes les plus proches sont Alès (Gard) à 41 km à l'est et Florac (Lozère) à 35 km au nord[N 2].

D'une superficie de 3 860 hectares, le territoire communal se trouve au cœur de la chaine montagneuse des Cévennes qui forme la limite sud du Massif central. La Vallée-Française est une zone de moyenne montagne traversée par la vallée d'une des branches du Gardon. La vallée du Gardon de Saint-Germain forme l'essentiel du territoire communal. Dans sa partie nord-ouest les crêtes s'élèvent jusqu'à 1 000 m d'altitude. Le mont Mars (1 147 m) et le mont des Laupies (1 017 m) en sont les points culminants. La pointe sud ouest de la commune avec le hameau de Mazel-Rosade appartient quant à elle à la vallée du gardon de Saint-Martin.

Rose des vents Cassagnas Saint-André-de-Lancize Saint-Hilaire-de-Lavit Rose des vents
Saint-Martin-de-Lansuscle N Saint-Michel-de-Dèze
O    Saint-Germain-de-Calberte    E
S
Sainte-Croix-Vallée-Française, Moissac-Vallée-Française Saint-Étienne-Vallée-Française Saint-Martin-de-Boubaux

Accès[modifier | modifier le code]

Le village est au carrefour de la RD 984 qui va de Saint-Étienne-Vallée-Française au sud à Saint-André-de-Lancize au nord et de la RD 13 qui va de Saint-Martin-de-Lansuscle à l'ouest au col du Pendédis à l'est et qui permet de rejoindre la RN 106 au Collet-de-Dèze.

Au Collet-de-Dèze, une ligne de bus assure une liaison quotidienne entre Ispagnac et Alès[2]. La gare la plus proche est celle d'Alès, l'aéroport celui de Nîmes-Garons.

Climat[modifier | modifier le code]

Son climat est méditerranéen, légèrement tempéré par l'altitude. Il se caractérise par des hivers doux, une sécheresse estivale importante et de fortes précipitations aux équinoxes. Les orages d'automne peuvent y causer des crues violentes lors de ce qui est appelé un épisode cévenol. Ces pluies diluviennes accompagnées d'orages très localisés se concentrent sur quelques heures, voire quelques jours. Elles sont principalement dues à la rencontre entre l'air froid venant de l'océan Atlantique qui remonte sur les sommets des Cévennes et l'air chaud remontant de la mer Méditerranée. De ce fait la commune est considérée comme exposée aux risques naturels d'inondation[3] et a été sept fois l'objet d'arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle depuis 1982 (cinq fois pour inondations et coulées de boues, une pour mouvement de terrain et une pour tempête)[4]. Et même si elle a échappé aux inondations du 8 et 9 septembre 2002, la commune entre dans la zone concernée par le Plan de prévention des risques d'inondation des Gardons mis en place depuis.

Données générales
Données météorologiques du Vigan de 2006 à 2009[5]
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aoû Sep Oct Nov Déc Année
Températures minimales (°C) 1,5 2,2 4,3 7,6 10,8 13,4 15,7 15,0 11,6 8,9 4,3 0,8 8,0
Températures maximales (°C) 11,5 12,7 15,3 19,7 22,2 26,8 30,1 27,1 24,7 19,7 14,6 10,4 19,6
Températures moyennes (°C) 8,0 6,9 7,6 13,6 16,4 19,9 22,8 21,1 17,9 13,7 9,0 4,7 13,5
Pluviométrie (mm) 120,3 106,4 26,4 89,9 103,5 56,9 24,5 26,5 110,1 153,9 180,1 94,2 1 092,7
Gel (jour) 12 7 2,5 0,7 6,3 15 43,5

Ces trois dernières années, la température la plus froide a été relevée le 18 novembre 2007 avec -6,9 °C et la plus chaude le 11 juillet 2006 avec 37,4 °C. La journée la plus pluvieuse a été le 19 octobre 2006 avec 133 mm de pluie. Le vent le plus fort a été mesuré le 24 mars 2009 avec une rafale à 88,5 km/h. Le mois de novembre 2008 a été particulièrement pluvieux avec plus de 300 mm de pluie.

Végétation[modifier | modifier le code]

Panorama depuis le col de Prentigarde.

Autrefois essentiellement couvert de châtaigneraies, le territoire communal est toujours fortement boisé. Avec l'abandon progressif de la culture des châtaigniers, les pins ont petit à petit gagné l'ensemble de son territoire. De plus, l'ONF a longtemps poussé à la plantation de résineux, seule sylviculture locale économiquement viable.

Les données du réseau Natura 2000 indiquent que la végétation de la vallée est essentiellement composée de pins et de résineux (40 % des surfaces), de châtaigniers et autres arbres à feuilles caduques (37 %), de chênes verts (10 %), mais aussi de broussailles (1 %) et de rares prairies (1 %). Il y pousse aussi quelques pins de Salzmann associés à des cistes rares (ciste à feuilles de peuplier et ciste de Pouzolz). Les rochers et les éboulis rocheux occupent 1 % de sa surface[6].

La déprise agricole favorisant l'embroussaillement et la généralisation de la présence de résineux facilement inflammables ont augmenté les risques d'incendie[N 3]. Aussi du fait de sa végétation et de son climat, la commune est considérée comme exposée aux risques naturels d'incendie[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

ruiiseau entre des rochers
Ruisseau affluent du Gardon.

Prenant sa source au nord ouest de la commune, le Gardon de Saint-Germain coule en dessous du village. Il possède sept ruisseaux affluents[7]. Au sud-ouest de la commune coule également, le Gardon de Saint-Martin. En se rejoignant, à la limite sud de la commune, au lieu-dit le Pont de Burgen, ces deux gardons forment le Gardon de Saint-Étienne. Le Galeizon, affluent du Gardon d'Alès, prend lui sa source au sud-est du territoire communal, près du col du Pendédis. Il existe de nombreuses sources dont certaines sont canalisées pour alimenter les maisons des particuliers qui ne peuvent bénéficier du réseau communal de distribution d'eau du fait de leur situation isolée.

Le débit habituel du Gardon n'est pas suffisant pour des activité nautiques[8]. Cependant il existe de nombreux gourgs (trous d'eau) où l'on peut se baigner. La faible présence humaine et l'importance de la couche de galets et de graviers donnent une couleur turquoise à l'eau du Gardon dès qu'il y a un peu plus de profondeur. En 2008, la qualité des eaux des rivières de la commune était qualifiée de bonne sauf de l'aval du village jusqu'au confluent du pont de Burgen où elle était qualifiée d'assez bonne[9]. Ces eaux abritent, entre autres, des populations de loutres et de castors, voire des écrevisses[6].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol y est surtout composé de schiste, de micaschiste mêlé d'un peu de quartz. Ces roches métamorphiques de l'ère primaire proviennent du socle ancien qu'est le Massif Central. Ces sols non-calcaires sont légèrement acides.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un toit de lauze.

Les logements les plus anciens ont été construits dans les matériaux locaux que sont le schiste et le quartz. La lauze prédomine sur la tuile romane pour la couverture des toits. Elle est même obligatoire dans la partie du territoire communal située dans la zone cœur du parc.

Le village[modifier | modifier le code]

le bourg s'étend sur un replat à flanc de coteaux, à 500 m d'altitude et domine le cours du gardon.

Les écarts[modifier | modifier le code]

Plusieurs hameaux, qui ne regroupent souvent que quelques maisons, et de nombreux mas isolés, composent également la commune. Les deux principaux hameaux sont Mazel-Rosade sur la RD 13 en direction de Saint-Martin-de-Lansuscle et la Liquière sur la RD 984 au sud en direction de Saint-Étienne-Vallée-française. Parmi ces écarts et lieux-dits, on retrouve :

  • Thonas
  • Raynols
  • Cadoine
  • la Liquiérole
  • les Moles
  • le Fabrègue
  • l'Elzière
  • Flandre
  • la Bastide
  • la Fare
  • Nozière
  • le Cros
  • le Vernet

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de la Lozère.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces des hommes découvertes dans la vallée remontent au IIIe millénaire av. J.-C. : des pasteurs nomades, appartenant à la civilisation des mégalithes, passaient sur les crêtes. Ils sont à l'origine de drailles. Ils y ont laissé des menhirs tel celui du col de la Pierre Plantée, des dolmens ainsi que des roches à cupules. Ces traces sont, dans l'imaginaire cévenol, liées à la légende de la vieille morte.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Pendant la période gauloise, cette zone appartenait au territoire des Gabales. Sur les flancs du Mont-Mars, au lieu-dit Saint-Clément, sur le chemin menant du plan de Font-Mort au col de la Pierre Plantée se trouvait une villa gallo-romaine relativement importante (suffisamment pour posséder un hypocauste) dirigeant un domaine au cours du IIe et IIIe siècle de notre ère. Les fouilles qui y été menées par M.Numa Bastide ont mis a jours de nombreux objets en céramique ou en fer, des pièces de monnaie ainsi que les traces de bâtiments d'habitation et agricoles[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

un château-fort
Le château de Calberte

La localité était une étape pour la transhumance des troupeaux des moines bénédictins de l'abbaye de Sauve[10]. Au XIIe siècle, le village, abritait déjà un prieuré bénédictin[N 4].À cette même époque, Les seigneurs d'Anduze y construisirent un château fort, le château de Saint-Pierre, sur un promontoire rocheux au bord du gardon[N 5]. Les seigneurs d'Anduze étaient barons de Florac, baronnie à laquelle appartenait Saint-Germain[11]. Toujours au XIIe siècle, à l'emplacement de l'ancienne villa gallo-romaine, a existé un hôpital monastère, Saint-Clément-de-Montmars[12].

ensemble de terrasse cultivées
Faisses ou bancels aux Calquières

Vers 1229, au terme de la croisade des Albigeois, les biens des seigneurs d'Anduze et donc le village furent confisqués par le roi de France. Mais les représentants du roi et l'évêque de Mende se disputèrent longtemps la prédominance sur ces terres. En 1265, un premier accord donne Saint-Germain-de-Calberte au roi. Après 36 ans de procès l'opposant aux évêques de Mende, l'acte de paréage de 1307, la lui attribua définitivement. En 1321, les moines créent un hôpital pour venir en aide aux pauvres et aux malades dans le village[12]. Le pape Urbain V (1310-1370), originaire du Gévaudan, fit agrandir l'église de la paroisse et y créa un studium (école avec internat) géré par les moines.

Sous l'influence des moines bénédictins, la culture du châtaignier puis celle du mûrier pour les vers à soie se développèrent au point de devenir les éléments centraux de son économie. Aux siècles suivants, avec l'augmentation de la population, pour gagner des surfaces cultivables, la culture en restanque s'étendit, grimpant de plus en plus haut sur les collines et donnant aux montagnes cévenoles leur aspect particulier. L'ensemble des bancels (nom cévenol des terrasses) au lieu-dit les Calquières en sont un exemple remarquable.

Comme l'ensemble des Cévennes, le village souffrit beaucoup pendant les crises du XIVe siècle (guerre de Cent Ans, peste noire, ...). Les friches gagnèrent du terrain au profit de la faune sauvage[N 6]. Le Château de Calberte eut à pâtir des routiers mais surtout du conflit opposant les Budos et Guillaume III Roger de Beaufort pour la possession de la seigneurie de Portes dont il dépendait. Il fut abandonné vers la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le « dragon missionnaire » : Qui peut me résister est bien fort.

Vers 1540, Saint-Germain accueillit très favorablement la Réforme [13] et presque toute la population[14] se convertit au protestantisme tout en restant fidèle au roi. Le surnom de raiols attribué aux cévenols viendrait de cette fidélité.

Sous le règne de Louis XIV, en 1685, comme toutes les localités protestantes, Saint-Germain fut victime de dragonnades. Les membres de la religion réformée furent alors contraints d'héberger à leur frais des soldats, les dragons, qui avaient carte blanche, sauf le droit de tuer, pour les « convertir ». Sous la pression de ces exactions, qui aujourd'hui seraient qualifiées de crimes de guerre voire contre l'humanité[N 7], ils se convertirent en masse et devinrent des NC, pour Nouveaux Convertis. Certains récalcitrants s'enfuirent rejoignant l'émigration huguenote vers la Suisse, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Afrique du Sud, d'autres se cachèrent.

La répression sur les protestants s'accentua avec la révocation de l'édit de Nantes le 18 octobre 1685. Les NC qui pratiquaient toujours le culte protestant étaient susceptibles d'être torturés, envoyés aux galères ou exécutés en tant que relaps[15]. Ainsi, le marquis de Saillans se cacha plusieurs mois dans une grotte jusqu'à sa découverte et son arrestation. La nuit du 22 avril 1686, une assemblée de protestants au « Désert » dans une gorge, au Clauzelet, fut découverte par les dragons qui l'attaquèrent au sabre. Certains fuyards se noyèrent dans le Gardon en crue[16].

En 1687, l'abbé du Chayla, responsable des « missions » en Cévennes, y fonda un séminaire et dirigeait de là les écoles destinées à mettre les enfants des NC dans le droit chemin catholique. Ses exactions le firent détester. Son assassinat en 1702 marque le début de la Révolte des Camisards (1702-1704). Il fut enterré dans l'église du village. Pendant la révolte, même s'il hébergea des troupes royales, le village, situé en plein cœur de la zone rebelle, n'échappa pas aux troubles : assemblées secrètes au « Désert », « levées d'impôt » des camisards, représailles, meurtres, incendies ... Lors du « bruslêment des Cévennes », où l'armée royale employa la tactique de la terre brûlée destinée à empêcher tout soutien matériel à la guérilla, le bourg devint un des centres de regroupement de la population évitant ainsi sa destruction mais pas celle des maisons des NC situées dans les hameaux[10].

Par la suite, tout le long du XVIIIe siècle, les assemblées clandestines au Désert continuèrent.

La Révolution et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

la chaire de l’église
La chaire de l’église, seul mobilier rescapé de la Révolution.

Le village accueIllit très favorablement la Révolution synonyme de liberté de culte et d'égalité civile. En 1792, il fournit une partie des groupes de « patriotes » révolutionnaires qui dans la Vallée Longue et la Vallée Française obligèrent les nobles à détruire les signes distinctifs de leurs demeures (tourelles, pigeonniers, armoiries, girouettes, ...) à rendre les titres féodaux, à rembourser les redevances qu'ils avaient continué à percevoir. C'est ainsi que furent détruites les fortifications des maisons fortes de Cadoine, de la Bruyère, du Crémat, du Gibertin et que fut brulé celle de Polastron. L'église fut transformée en salpétrière, son clocher abattu[N 8]. Le mobilier de cette église fut brulé à la grande joie d'une population à 90 % protestante[N 9]. L'ardeur révolutionnaire des patriotes était si grande qu'elle les amena, en 1793, jusqu'au meurtre[12]. De 1793 jusqu'au concordat de 1801, le village fut rebaptisé Côte-Libre et Calberte.

L'incendie du palais épiscopal de Mende en 1887, qui regroupait les archives départementales de la Lozère, fait qu'il n'y a guère de traces de conséquences locales des multiples soubresauts politiques de la France du XIXe siècle. Cependant, des républicains calbertois ayant manifesté contre le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte furent arrêtés et condamnés à la déportation en Algérie ou en Nouvelle-Calédonie.

Le milieu du XIXe siècle est appelé « l 'âge d'or des Cévennes », la commune y connut son maximum démographique (1 826 habitants en 1851). Le développement de l'industrie de la soie apporta une certaine prospérité. Des filatures y fonctionnaient. Mais les maladies atteignant les vers à soie (la flacherie et la pébrine) puis la vigne (phyloxéra) ainsi que la dureté des conditions de vie contribuèrent à un fort exode rural dès les années 1870. À la fin du siècle, la construction de véritables routes désenclavant le village améliora les débouchés des productions traditionnelles mais favorisa le départ des jeunes, d'abord de façon temporaire pour des travaux saisonniers dans la plaine, puis définitivement.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale marqua un tournant définitif dans la vie du village, accentuant l'exode rural et bouleversant l'équilibre économique local. Pendant quatre ans, l'absence de la plupart des hommes valides augmenta les difficultés économiques des familles. Un cinquième des mobilisés, y périrent sans compter les blessés et les mutilés.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux persécutés de toutes sortes se réfugièrent dans les Cévennes. Plusieurs maquis, dont un maquis antifasciste allemand[N 10], furent créés dans la Vallée Française (Serre, la Picharlerie). Ils furent attaqués et dispersés entre le 7 et le 13 avril 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Calberte

Son blasonnement est : parti : au premier bandé d'or et de sinople de six pièces, au second de gueules au chef émanché d'or de quatre pièces.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une dalle de schiste verticale
La Pierre de la Vieille.

Lors de leurs implantation dans la localité, entre le IXe et le Xe siècle, les moines bénédictins placèrent la localité sous le patronage de saint Germain d'où la première partie de son nom.
Calberte signifierait endroit plat et vert : Cale désignant, un endroit plat (le village est bâti sur un replat, lesquels sont rares dans cette région montagneuse) et Berte pour vert[12]. Mais calen désigne aussi en occitan quelque chose de chaud, calelh un objet lumineux[17].

La légende de la Vieille Morte[18],[19],[20]

Il s'agit d'une célèbre légende du cœur des Cévennes que forment la Vallée Borgne, la Vallée Française et la Vallée Longue, à laquelle sont liés plusieurs lieux :

En des temps immémoriaux, une fée résidait au sommet du Mont Mars. Cette fée n'était pas d'humeurs commodes, ce qui n'en faisait pas une « bonne fée » bien au contraire.

En dépit de son âge avancé, une veuve des environs de Saint-Germain-de-Calberte, avait fauté et donné naissance à un enfant. Pour la punir, la fée la condamna à arracher une énorme pierre des flancs du Mont des Laupies (grosses pierres plates en occitan) et la chassa du pays avec son enfant, son chien, son âne et surtout sa pierre.

Ainsi chargée la vieille s'en alla, mais son enfant, trop fragile pour supporter le voyage, mourut rapidement au col qui est depuis appelé Plan-de-Fontmort (le plan de l'enfant mort). Le chien, lui, tomba dans un trou au lieu-dit Cros del chi (la tombe du chien).

La pluie se mit à tomber violemment comme elle tombe parfois lors d'un orage cévenol, la vieille s'abrita un moment sous une avancée de la roche au lieu-dit Escota se plou (écoute s'il pleut). Devant continuer sa route coûte que coûte, la pauvre femme s'engagea dans la vallée où coule un affluent du Gardon de Saint-Germain. Arrivée en bas du village, il lui fallut franchir la rivière (toujours en portant son énorme pierre) bien qu'elle fût en crue à cause de l'orage ; l'âne trébucha et se noya d'où le nom de Négase (noie âne) donné à ce gué.

Épuisée, la vieille s'assoupit un moment sur une crête nommée depuis mortdesom (mort de sommeil), puis tenta de continuer. Poursuivie par la méchante fée, elle reprit péniblement son chemin, portant toujours son fardeau de pierre. La vieille commença l'ascension de la montagne mais avant d'arriver au sommet, éreintée, ne parvenant plus à porter son fardeau, elle abandonna ce qui devint « la Pierre de la Vieille ». Terrorisée (l'orage continuait et la fée se rapprochait) et accablée du chagrin d'avoir perdu son enfant, elle se mit à pleurer créant le valat de las Gotas (le ruisseau des gouttes). Malgré tout, la vieille parvint enfin au sommet de la montagne mais la fée l'y rattrapa et la tua pour avoir perdu la pierre. En souvenir de cette malheureuse, la montagne est appelée la « Vieille Morte »

Démographie[modifier | modifier le code]

Fortement touchée par l'exode rural, Saint-Germain-de-Calberte a vu sa population chuter constamment pendant 150 ans pour se stabiliser autour de 450 habitants à partir de 1975 soit le quart de ce qu'elle était dans la première moitié du XIXe siècle. De 1982 à 1999, la population a augmenté légèrement mais régulièrement. Mais depuis, elle a recommencé à baisser. Entre 1999 et 2006, cette baisse était de 41 habitants soit - 8,4 %[21].

En 2013, la commune comptait 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 228 1 669 1 711 1 620 1 793 1 880 2 025 1 870 1 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 768 1 637 1 620 1 528 1 516 1 476 1 368 1 303 1 259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 211 1 240 1 149 935 854 741 741 686 584
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
517 462 446 445 478 485 469 452 455
2013 - - - - - - - -
445 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Germain-de-Calberte en 2004 en pourcentage[21].
Hommes Classe d’âge Femmes
38 
60 et +
33,8 
26 
40-59
30,1 
17,6 
20-39
19,2 
14,6 
0-19
16,9 

La population de Saint-Germain est assez âgée : avec plus d'un tiers de la population, la tranche d'âge des plus de soixante ans est la plus nombreuse. Près des deux tiers de la population a plus de quarante ans et moins d'un cinquième a moins de vingt. La faiblesse de la tranche d'âge 20-39 ans s'explique par l'impossibilité de faire des études supérieures à proximité et surtout par la difficulté d'y trouver un emploi étant donné la faiblesse du tissu économique local. Elle conditionne la moindre présence des moins de vingt ans, leurs enfants.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2004, les 511 logements de la commune étaient à 54 % des résidences secondaires. Les 221 résidences principales (+23 depuis 1999) étaient essentiellement composées de maisons (87,3 %) ; les appartements n'en représentaient que 12,2 % (7,1 % en 1999) et les autres types de logements 0,5 %. Il y n'avait que 12 logements vacants, soit un de moins qu'en 1999. Plus des deux tiers des habitants (68,8 %) étaient propriétaires de leur logement tandis que 22,6 % étaient locataires et 8,6 % logés à titre gratuit. Entre 1999 et 2004, 16 logements ont été construits ou rendus à nouveau habitables (+3,2 %). Si en 1999 54,5 % des résidences principales dataient d'avant 1949, en 2004 elles en représentaient 60,6 % et les logements neufs (moins de 5 ans) 5 %[21]. Il existe six logements sociaux sur la commune[24].

Économie[modifier | modifier le code]

deux pélardons
Pélardon de Moissac

Le bassin de vie de la commune est celui d'Alès[25].

D'un important passé agricole, il ne reste que quelques agriculteurs. Ce sont essentiellement des éleveurs caprins fournissant pour la plupart leur lait de chèvre à la coopérative laitière de Moissac-Vallée-Française qui produit des pélardons labélisés AOC, des petits producteurs en polyculture (légumes, volailles, châtaignes) ou des apiculteurs, un centre équestre. Ainsi en 2000, il y avait 35 agriculteurs mais seulement 11 dont c'était l'activité principale. Ils utilisaient 443 ha de terres[26].

Le tourisme est aujourd'hui le principal vecteur d'activité. Le village accueille en été de nombreux touristes que ce soit dans des résidences secondaires, son village de vacances, son camping, ses hôtels, de nombreuxs gîtes, des chambres d'hôte ou en accueil à la ferme. Le village est le point de départ de la dernière étape des randonneurs du GR 70 qui refont le voyage de Stevenson. Certains Calbertois essaient de promouvoir un tourisme « différent » : stages de constructions en pierre sèche, d'élevage de vers à soie, de photographie, de dessin etc[27].

Ceci permet le maintien d'un certain nombre de services (La Poste, médecin, infirmière, coiffeur etc.), de quelques commerces de bouche, de deux bars-restaurants, d'un garage automobile et ainsi que d'artisans du bâtiment. Une carrière de schiste extrait, entre autres, des lauzes.
Au 1er janvier 2007, on dénombrait 9 commerces, 20 entreprises de services, 8 dans la construction et 6 de nature plus industrielle. Sur les 57 salariés employés sur la commune, 11 relèvent du secteur public et 46 du secteur privé[26].

Néanmoins l'activité économique reste faible : en 2004 la commune comptait 9,6 % de chômeurs et 33,98 % de retraités[21]. Aussi un tiers des 188 actifs travaille en dehors de la commune souvent sur Alès et moins de la moitié étaient des salariés. En 2006, la moitié des ménages déclarait un revenu imposable supérieur à 12 615 €, ce qui est moins que la moyenne nationale (15 273 €). Aussi 31,5 % seulement des ménages était imposable sur le revenu[28].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Germain-de-Calberte[29],[30]
Période Identité Étiquette Qualité
  1822 Jean-Daniel Verdelhan des Molles[31]    
1823   Anne-Germain-Xavier Verdelhan des Molles    
mai 1900 novembre 1916 Louis Maurin SFIO  
novembre 1916 décembre 1919 Léon Séquier    
décembre 1919 octobre 1922 Adolphe Chaptal    
octobre 1922 novembre 1922 Alfred Lachaud    
novembre 1922 août 1931 Auguste Maranda   ingénieur retraité
septembre 1931 août 1944 Élie Folcher    
août 1944 novembre 1947 Roger Pellet    
novembre 1947 mars 1959 Marcel Privat    
mars 1959 avril 1961 Léon Théron    
avril 1961 juin 1961 Roger Deleuze    
juin 1961  ? Étienne Lauriol    
         
mars 2001 mars 2014 Jean-Louis Chapelle PCF  
mars 2014 en cours Gérard Lamy PCF  

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-de-Calberte est l'une des 11 communes du canton de Saint-Germain-de-Calberte. Elle est la troisième commune du canton en termes de population.
Le conseiller général du canton, élu depuis 1992, est Robert Aigoin (PCF) également maire de Saint-Julien-des-Points (2001-2008).

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte plaçant St-Germain dans la communauté de commune
Situation de Saint-Germain dans la communauté de communes.

La commune est l'une des communes fondatrices, en 2001, de la Communauté de communes de la Vallée Longue et du Calbertois en Cévennes. Celle-ci regroupe huit des onze communes du canton. À ce titre, elle intègre le Pays Cévennes qui regroupe autour d'Alès, onze intercommunalités (deux du sud-est de la Lozère et neuf du Gard)[32].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Terre de culture protestante, les Cévennes ont été favorables à la Révolution qui accordait la liberté de culte, l'égalité civile et hostile à la monarchie assimilée à l'oppression royale et catholique du XVIIe et XVIIIe siècles. C'est une région de tradition républicaine qui s'est opposée au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, et a accueilli proscrits et maquis de résistants pendant la Seconde Guerre mondiale.

C'est donc une terre fortement ancrée à gauche, tendance confortée par les liens familiaux avec la population ouvrière partie travailler dans les mines et les industries d'Alès et par l'arrivée depuis les années 1970 de néo-ruraux soixante-huitards. Elle s'oppose en cela à la Lozère du nord, catholique et traditionnellement plus conservatrice[33]. Le combat contre le barrage de la Borie a également un temps favorisé un vote écologiste[34].

L'analyse du résultat des élections présidentielle de 2007 laisse apparaître une très forte inclinaison des électeurs vers la gauche : totalisant 74,15 % des suffrages, la candidate du PS Ségolène Royal obtient ainsi des résultats sensiblement supérieurs à la moyenne départementale (44,25 %)[35], régionale (45,90 %)[36], ou nationale (46,94 %)[37].

Après avoir obtenu 38,05 % des suffrages lors du premier tour des élections le 22 avril 2007, loin devant ses adversaires du MoDem François Bayrou (13,52 %),de l'UMP Nicolas Sarkozy (11,95 %) et du PCF Marie-George Buffet 8,81 % , elle double son score au second tour, obtenant 74,15 % des suffrages exprimés, soit un total de 218 voix sur 314 votants. Parallèlement, Nicolas Sarkozy totalisait 76 bulletins en sa faveur, tandis que 20 bulletins étaient décomptés comme blanc ou nuls[38].

Résultats du second tour des élections présidentielles de 2007 et 2002 :

Résultats des élections législatives de 2007 et 2002 :

Résultats des élections régionales de 2004

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Germain-de-Calberte en 2006[43]
Taxe Taux appliqué (part communale) Recettes dégagées en2008 et en €
Taxe d'habitation (TH) 6,34 % 44 000
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 11,92 % 17 000
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 225,31 % 31 000
Taxe professionnelle (TP) 16,22 % 34 000

Le taux de la taxe d'habitation n'a pas varié entre 2003 et 2006. Si le taux de la taxe foncière sur les propriétés non bâties peut sembler important, il est à mettre en relation avec la très faible valeur locative des terrains non bâtis en Lozère qui en constitue l'assiette.

Sauf pour le foncier non bâti, l'imposition par habitant en 2008 s'avérait inférieure ou égale à celle des communes de la strate de Saint-germain-de-Calberte (communes de 250 à 500 habitants)[44].

Budget de la commune[modifier | modifier le code]

En 2008, le budget de la commune s'élevait à 924 000 €[45].
Les variations du montant du budget communal proviennent de celles des investissements car la partie fonctionnement du budget est plutôt stable. Si les recettes de fonctionnement par habitant sont supérieures à la moyenne des communes de sa catégorie, les charges de fonctionnement le sont moins. Cela permet de dégager une capacité d'autofinancement par habitant double de celle des communes similaires. Ceci explique sans doute le fait remarquable que la commune n'ait quasiment pas d'endettement (2 000 € en 2008 soit 4 €/hab) malgré un montant d'investissement en équipement (439 €/hab) toujours supérieur à celui des communes de cette strate[45].

Évolution des dépenses d’équipement (en milliers d’€)[45] :

Vie Locale[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Commune du parc national des Cévennes (seul parc national français habité par l'homme de façon permanente) une partie de son territoire intègre la zone cœur, le reste étant en zone périphérique. Son territoire est aussi classé en zone Natura 2000 comme site d'importance communautaire (SIC)[6]. Cette double protection vise tant à protéger ses habitats naturels (faune, flore et rivière) que son habitat traditionnel et sa culture (architecture, coutumes, ...). Étant donné qu'elle est habitée par l'homme, la zone cœur ne bénéficie pas d'une protection aussi importante que dans les autres parcs nationaux. Néanmoins cette protection renforcée s'applique tant à la chasse, la pêche, au type d'agriculture, aux constructions etc., activités qui bien que n'étant pas interdites sont très règlementées.

Dans le cadre de la communauté de communes, des points d'apport volontaire des déchets pour le tri sélectif sont disposés à différents endroits de la commune. De même, il y a une déchèterie intercommunale à Saint-Privat-de-Vallongue[46]. Du fait de la présence depuis trente ans de néo-ruraux très sensibles à cette thématique, les collectivités territoriales locales se sont depuis longtemps penchées sur ces problèmes.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Il y a un bureau de poste, deux épiceries, une charcuterie, une quincaillerie et une gendarmerie ; assureurs et banquiers effectuent des permanences régulières.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Germain-de-Calberte dépend de l'académie de Montpellier.

Il existe une école primaire comportant plusieurs classes.

Les jeunes du village vont au collège de Saint-Étienne-Vallée-Française grâce à une navette de bus. À la rentrée 2008, celui-ci accueillait 65 élèves[47].

Pour poursuivre leurs études en lycée, les jeunes Calbertois se rendent principalement sur Alès ou sur Mende.

Santé[modifier | modifier le code]

Un médecin généraliste propharmacien et des infirmière résident sur la commune. Les autres services médicaux courants (pharmacie, dentiste, kinésithérapeute, etc.) sont localisés à Saint-Jean-du-Gard ou au Collet-de-Dèze. Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux d'Alès et de Mende.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Sport Animation Calbertoise a pour but de permettre la pratique sportive des jeunes (dont le football dominical) et développe des animations culturelle et festives dont le Festival du Savoir-Faire en août.
  • Le Théâtre Croquemitaine donne des cours de théâtre pour petits et grands.
  • Le Club dou Bel Adge s'adresse aux retraités.
  • Le Tennis de Table Calbertois et le Tennis Club de Saint Germain organisent la pratique de ces sports
  • La Garance Voyageuse a pour objet la découverte et la protection du monde végétal. Elle édite une revue[48].
  • La Gaule Calbertaise et la Vieille Morte sont les associations de pêche et de chasse locales.
  • La Music'ole qui favorise l'éducation musicale des jeunes (3-18 ans) des vallées adjacentes et organise (les années impaires) Le Tout Petit Festival Musical[49].

D'autres associations a but culturel, éducatifs ou économiques etc. existent[50].

Cultes[modifier | modifier le code]

le porche d'une église
L'église.

Si une certaine rivalité a longtemps opposé la majorité protestante et la minorité catholique du village, aujourd'hui, œcuménisme et baisse de la pratique religieuse aidant, la distinction se fait désormais bien plus entre croyants et non-croyants

Saint-Germain-de-Calberte appartient au diocèse catholique de Mende, lui-même rattaché à la province ecclésiastique de Montpellier[51] depuis 2002. La paroisse de Saint-Germaine-de-Calberte est rattachée à la communauté de paroisses de Florac[52] qui regroupe huit paroisses du sud de la Lozère ainsi qu'au secteur pastoral de Florac.

Pour l'Église réformée, le temple de Saint-Germain-de-Calberte est l'un des lieux de culte de la paroisse Saint-Germain-de-Calberte, Saint-André-de-Lancize qui recouvre ces deux localités et appartient au consistoire Montagne des Cévennes[53] qui rassemble des paroisses cévenoles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Calberte.
statue d'un homme soulevant une dalle de schiste
Statue de L'homme cévenol
Le château Saint-Pierre ou château de Calberte.

Ce château fort date du XIe siècle. Il fut la propriété des seigneurs d'Anduze et du seigneur de Budos, neveu du pape Clément V. Il aurait été abandonné à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe. Depuis 1965, ses nouveaux propriétaires le restaurent fidèlement.

L'église Saint-Germain

Les parties les plus anciennes de l'église paroissiale de Saint-Germain datent du XIVe siècle[54]. Celle-ci était, à son origine, une dépendance du monastère de Sauve. L'église a beaucoup souffert lors des guerres de religions et à la Révolution. Cependant, elle conserve un portail, un vantail et une chaire de prêche et des éléments de décors intérieur qui sont classés. L'abbé du Chayla y est enterré.

Sites mégalithiques 

La pierre du col de la Pierre Plantée est l'un des menhirs visibles sur la commune. Ils datent du néolithique. Plusieurs dolmens et d'autres sépultures néolithiques sont également visibles sur le territoire de la commune.

Autres 
randonneur avec un âne
Randonneur avec un âne sur le chemin de Stevenson.
  • le site des Calquières est un exemple très bien conservé de culture en bancels (terrasses).
  • Le musée des Outils Oubliés retrace la vie quotidienne autrefois dans les Cévennes.
  • La statue du Cévenol, commandée par le parc des Cévennes et la commune pour rendre hommage aux Cévenols, représente un homme soulevant un dalle de schiste. Elle est l'œuvre de l'artiste iranienne Affrooz Cherine.
  • Le GR 70 ou chemin de Stevenson est le principal chemin de grande randonnée qui traverse la commune. Les GR 67, 67A, et la draille du Languedoc et les nombreux chemins permettent d'autres randonnées dont le tour du Galeizon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés sur la commune
Liés à la commune

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. La question délicate de l'appartenance de Saint-Germain à l'une ou l'autre vallée est l'objet de controverses infinies et passionnées
  2. Distances données à titre indicatif, d'après le site Viamichelin
  3. Autrefois tout le territoire était pâturé. Lors d'un incendie les pommes de pins vertes « explosent » et peuvent être projetées à plusieurs dizaines de mètres
  4. En 1107, le cartulaire de l'abbaye de Saint-Guilhem mentionne Petrus Geraldi Prieur de St Germain
  5. Un document de 1092 le mentionne
  6. Une faune sauvage variée, incluant loups et ours.
  7. L'article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale en 1998 cite entre autres : la persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste comme crimes contre l'humanité
  8. Il sera reconstruit au début du XXe siècle.
  9. Seuls une chaire à prêcher sculptée et un lustre en cristal en réchappèrent. Ils sont aujourd'hui, comme l'église, classés à l'inventaire des monuments historiques
  10. Pour plus de détail, voir l'article Otto Kühne

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du P.N.C.
  2. Site du Conseil général
  3. a et b (fr) Site INSEE
  4. Prim.net Portail de la prévention des risques majeurs
  5. Station Météo de la cité scolaire André CHAMSON du Vigan
  6. a, b et c (fr) Site du réseau Natura 2000
  7. Fiche de la rivière Gard sur le site du SANDRE
  8. Station hydrologique de La Bastide
  9. Site du Syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion Équilibrée des Gardons consulté le 02 avril 2009
  10. a, b et c Lucien Goillon, Si m'était conté Saint-Etienne en Cévenne : Notes d'histoire sur Saint-Étienne-Vallée-Française, Nîmes, Lacour, coll. « Colporteur », (ISBN 2-9503675-0-x)
  11. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, pp. 392-393
  12. a, b, c et d Historique de Saint-Germain-de-Calberte sur un site local
  13. selon Théodore de Bèze dans le livre III année 1560 de son Histoire Ecclésiastique.
  14. 90 % selon cevennes.com
  15. D'après les documents du musée du Désert à Mialet
  16. Histoire de Saint Germain sur causse-cevennes.com
  17. Dictionnaire Occitan
  18. Pierre Laurence, Du paysage et des temps la mémoire orale en Cévennes Vallée Française et Pays de Calberte, PNC, (ISBN 2-913757-06-5)
  19. Site france-cévennes
  20. Article de l'ethnologue P. Laurence
  21. a, b, c et d Chiffres clef des communes INSEE 2004
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  24. Union Régionale des organismes d'Habitat Social Languedoc-Roussillon
  25. Zonage d'étude de l'insee
  26. a et b Statistiques locales INSEE
  27. Site de l'office de tourisme
  28. résumé statistique de l'INSEE
  29. Francegenweb
  30. Conseil Général de la Lozère
  31. Cf. Une famille noble Cévenole au XIXme siècle : les Verdelhan des Molles, Revue du Gévaudan des Causses et des Cévennes, Robert Tinthoin, 1959
  32. Site du Pays Cevennes
  33. Cf. Les Droites en France de René Rémond (1954)
  34. Archives du monde 20 juin 1989
  35. Résultats départementaux de l'élection présidentielle de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  36. Résultats régionaux de l'élection présidentielle de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  37. Résultats nationaux de l'élection présidentielle de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  38. a et b Résultat des élections présidentielles de 2007 à Saint-gremain-de-Calberte, site du ministère de l'Intérieur
  39. Résultats des élections présidentielles de 2002, site du ministère de l'Intérieur
  40. Résultats des élections législatives de 2007, site du ministère de l'Intérieur
  41. Résultats des élections législatives de 2002, site du ministère de l'Intérieur
  42. Résultats des élections régionales de 2004, site du ministère de l'Intérieur
  43. Taxe.com
  44. Les comptes des communes sur le site dédié du ministère des Finances
  45. a, b et c les comptes des communes sur le dédié du Ministère des Finances
  46. Liste des déchèteries pour professionnels, Lozère
  47. Site du collège
  48. Site de la Garance Voyageuse
  49. Le Tout Petit Festival Musical
  50. Déclarations à la sous préfecture de Florac
  51. « Diocèses de France »
  52. Site du diocèse/
  53. Église réformée de France site régional Cévennes Languedoc Roussillon
  54. Site de la paroisse