Saint-Pierre-des-Tripiers

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Saint-Pierre-des-Tripiers
Saint-Pierre-des-Tripiers
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Florac
Intercommunalité CC Gorges Causses Cévennes
Maire
Mandat
Emmanuel Adely
2018-2020
Code postal 48150
Code commune 48176
Démographie
Gentilé Saint-Pierriers, Saint-Pierrières
Population
municipale
84 hab. (2016 en augmentation de 9,09 % par rapport à 2011)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 14′ 00″ nord, 3° 17′ 00″ est
Altitude Min. 392 m
Max. 1 065 m
Superficie 34,74 km2
Localisation

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Liens
Site web stpierredestripiers.wixsite.com

Saint-Pierre-des-Tripiers est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Pierre-des-Tripiers
Les Vignes Les Vignes Hures-la-Parade
Le Rozier Saint-Pierre-des-Tripiers Hures-la-Parade
Peyreleau Veyreau Veyreau

La commune de Saint-Pierre-des-Tripiers occupe la majeure partie de l'extrémité sud-ouest du causse Méjean. Sur trois de ses côtés, elle est délimitée par des phénomènes naturels : les gorges du Tarn à l'ouest, les gorges de la Jonte au sud, et le ravin des Bastides à l'est.

Elle abrite un certain nombre de curiosités naturelles d'exception, ainsi sur les gorges de la Jonte : le balcon du Vertige, le vase de Sèvres et le vase de Chine, notamment ; et sur le causse : les Arcs de Saint-Pierre, magnifiques rochers ruiniformes, la Grotte de l'Homme mort, etc.

La commune compte de multiples hameaux :

  • sur le causse Méjean on trouve :
    • Cassagnes,
    • la Viale,
    • la Volpilière,
    • le Courby,
    • les Bastides,
    • Saint-Pierre-des-Tripiers,
    • Volcégur.
  • sur les gorges de la Jonte :
    • la Caze,
    • le Truel.
  • et sur les gorges du Tarn :
    • la Sablière,
    • Plaisance.

La mairie présente la particularité de se trouver non pas dans le village, mais au Truel, dans les gorges de la Jonte.

Le hameau du Truel, sur les gorges de la Jonte.


Histoire[modifier | modifier le code]

Au sommet du mont Buisson (1 065 m, point culminant de la commune), au nord-ouest de Saint-Pierre, à 1,5 km à vol d’oiseau, subsiste une enceinte protohistorique d'origine celte (VIe siècle av. J.-C.), vestige d'un oppidum. Elle aurait été un lieu de culte, et le siège d’un temple rustique.

Le village est né au Moyen Âge autour d'un prieuré roman dont subsiste la belle église Saint-Pierre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dans les actes antérieurs au XVIe siècle, Saint-Pierre-des-Tripiers est connu sous le nom de Sanctus Petrus de Stirpetis, c'est-à-dire Saint-Pierre des Défriches.

Lorsque le français fut substitué au latin dans les actes publics, de stirpetis devint d'Extrepieds, Destrepiers, d'Estripiers, des Tripiés, et on traduisait ces dénominations par trois pieds, pieds droits, trois pierres, ce qui n'est conforme ni à l'étymologie, ni à la réalité.

Une meilleure traduction serait donc Saint-Pierre-des-Défriches ou Saint-Pierre-des-Essarts (essart : du latin exaratus, participe de exaro - enlever, déterrer en labourant).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Pierre-des-Tripiers
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1945 Victorin Brunel    
1945 1950 Léon Agrinier    
1950 1959 Casimir Lapeyre    
1959 1965 Armand Costecalde    
1965 1989 Brigitte Boudillon-Chabanier    
1989 1995 Josette Gal    
1995 2014 André Vernhet    
2014 2018 Pierre Granat    
2018 En cours Emmanuel Adely    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2].

En 2016, la commune comptait 84 habitants[Note 1], en augmentation de 9,09 % par rapport à 2011 (Lozère : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
349408371461441441405401369
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
436397389379356356405395391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342407304255270256187146130
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1208073696379767676
2016 - - - - - - - -
84--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre.
  • La Sablière : remarquable ensemble de onze bâtisses du XIe siècle, accroché sur le versant nord du causse Méjean sous le rocher de Cinglegros, dominant le Tarn, et auquel on accède en barque.
  • Les vases de Chine et de Sèvres, hauts lieux d'escalade, sur les gorges de la Jonte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Édouard-Alfred Martel, fondateur de la spéléologie moderne, a logé régulièrement à la Sablière, hameau à partir duquel il a régulièrement exploré le causse Méjean, avec Louis Armand, forgeron au Rozier, et notamment découvert l'exceptionnel aven Armand.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Arcs de Saint-Pierre, Gil Jouanard, Tertium Éditions 2001
  • Avec Bastien, Mathieu Riboulet, Éditions Verdier, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]