Madonna

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Madonna (homonymie) et Ciccone.
Madonna
Description de cette image, également commentée ci-après

Madonna interprétant La Vie en rose au ukulélé pendant sa tournée Rebel Heart Tour en septembre 2015.

Informations générales
Surnom The Queen of Pop, The Material Girl, La Madone, La Ciccone, Madge, M
Nom de naissance Madonna Louise Ciccone
Naissance (57 ans)
Bay City, Michigan, États-Unis
Activité principale Auteur-compositrice-interprète, danseuse, productrice de musique
Activités annexes Actrice, productrice de cinéma, réalisatrice
Genre musical Dance-pop, RnB, electro, jazz-rock, new wave
Instruments Voix, guitare, batterie
Années actives Depuis 1979
Labels Sire, Maverick, Warner, Live Nation, Interscope
Influences David Bowie, Marilyn Monroe, Prince, Blondie
Site officiel madonna.com
logo de Madonna

Logo de Madonna.

Madonna, née Madonna Louise Ciccone[1],[2] (prononcé tʃɪˈkoʊneɪ) le à Bay City dans le Michigan, est une auteur-compositrice-interprète, danseuse, actrice, réalisatrice et femme d'affaires américaine.

Personnage incontournable de la musique populaire depuis 35 ans[3], Madonna a marqué son époque par son immense succès mondial sur la scène musicale et ses provocations[4]. Surnommée The Queen of Pop[5] (« La Reine de la Pop » en français[6]), elle s'inscrit dans le courant musical pop, mais a fait aussi des incursions dans d'autres styles comme la dance, le disco, le RnB, l'electro, le rock et le jazz. Connue pour constamment réinventer son image et sa musique au fil des années[7], elle utilise ses clips, ses concerts et ses interviews pour s'exprimer notamment sur la religion, la sexualité et la politique.

Arrivée à New York en 1977 pour poursuivre une carrière de danseuse, Madonna est signée chez Sire Records (une filiale de Warner) en 1982 et sort son premier album du même nom l'année suivante, suivi par une série de disques acclamés par la critique et au succès commercial important, en particulier les albums Ray of Light (1998) et Confessions on a Dance Floor (2005), tous deux lauréats d'un ou plusieurs Grammy Awards[8]. Co-auteure et co-productrice de la majorité de ses chansons[9], la plupart de ses singles ont atteint le top des classements musicaux tels que Like a Virgin, Into the Groove, Papa Don't Preach, Who's That Girl, Like a Prayer, Vogue, Frozen, Music, Hung Up et 4 Minutes[10]. Femme d'affaires accomplie, elle a fondé en 1992 la société Maverick en collaboration avec Time Warner, incluant le label Maverick Records[11], et en 2007, elle a signé un contrat avec le promoteur de concerts Live Nation pour un montant de 120 millions de dollars[12].

Pendant une certaine partie de sa carrière, Madonna a également embrassé le métier d'actrice : malgré les critiques positives pour son premier film, Recherche Susan désespérément (1985), et son Golden Globe de la meilleure actrice pour son interprétation de l'ancienne Première dame argentine Eva Perón dans la comédie musicale Evita en 1996, la plupart de ses films ont reçu un accueil mitigé voire glacial, lui rapportant neuf Razzie Awards[13]. Échaudée par les critiques négatives que ses films ont suscité au fil des années, elle préfère se tourner vers la réalisation à partir de 2008[14],[15].

Désignée par le Livre Guinness des records comme étant la chanteuse ayant vendu le plus de disques de tous les temps avec plus de 305,6 millions de disques vendus à la date d'octobre 2013[16],[17],[18], Madonna a été intronisée au Rock and Roll Hall of Fame lors de sa première année d'éligibilité[19]. Elle a été pendant longtemps et est encore aujourd'hui considérée comme une des femmes à l'origine du courant pop féminin moderne, dont la culture (musique, vidéoclips, documentaires, concerts) influence toujours de nombreuses artistes féminines de pop.

Madonna est la célébrité la mieux payée en 2009 et en 2013[20] et une des chanteuses les plus riches du monde avec une fortune estimée à 560 millions de dollars en mai 2016[21]. Elle est une des six artistes dont les tournées ont rapporté plus d'1 milliard de dollars de recettes[22] et son Sticky and Sweet Tour (2008-2009) est la tournée la plus lucrative de tous les temps par une artiste solo, avec des revenus de 408 millions de dollars[23].

Biographie[modifier | modifier le code]

Généalogie, enfance et adolescence (1958–1978)[modifier | modifier le code]

Née Madonna Louise Ciccone, elle ajoute le prénom « Veronica » à l'occasion de sa confirmation[24]. Elle est élevée dans une famille de six enfants, dont elle est la première fille et le troisième enfant du ménage. Son père, Silvio Tony Ciccone (né le ), ingénieur chez Chrysler, est le fils d'immigrants italiens, venant de Pacentro (Abruzzes) arrivés aux États-Unis en 1919, et sa mère, Madonna Louise Fortin (née le et décédée le ), était d'origine québécoise. Par sa mère, Madonna est apparentée aux chanteuses québécoises Céline Dion et Diane Tell et à la duchesse de Cornouailles Camilla Parker Bowles[25]. Les frères aînés de Madonna se prénomment Martin et Anthony[26], son frère cadet Christopher, et ses deux jeunes sœurs Mélanie (mariée au musicien Joe Henry) et Paula Mae.

Son grand-père paternel, n'ayant aucun diplôme, dut exercer le métier de carrier pour un petit salaire, et élevait ses enfants sévèrement afin de leur apprendre la discipline, le respect et, surtout, à subsister par leur seule persévérance. Le père de Madonna appliquera la même méthode à ses enfants pour leur assurer un avenir préférable au sien[27]. À l'âge de cinq ans, Madonna perd sa mère des suites d'un cancer du sein. La mort de celle-ci sera un sujet récurrent dans ses œuvres musicales comme Oh Father , Promise to try, Mer Girl, et Mother & Father. C'est depuis cet événement que Madonna décréta qu'elle ne dépendrait jamais besoin de personne ("I made a vow that I would never need another person ever", paroles de Mother & Father) et qu'elle n'eut aucun scrupule à se battre et à défendre sa place dans la société[28].

Madonna resta très proche de sa grand-mère, Elise Fortin (décédée le à l'âge de 99 ans)[29]. La famille déménagea ensuite dans l'agglomération de Détroit, à Rochester Hills, où Madonna poursuivit avec succès ses études secondaires à la Rochester Adams High School. Son père se remaria trois ans après la mort de sa femme avec Joan Gustavson, une de ses aide-domestiques, avec qui il aura deux enfants, Jennifer et Mario.

Christopher sera, de toute la fratrie, le plus proche de Madonna ; il dirigera deux de ses tournées[30] et apparaîtra dans ses premiers clips. La chanteuse est en revanche plus distante avec ses demi-frère et sœur, leur mère ne s'entendant pas bien avec Madonna qui, visiblement, n'avait pas apprécié que son père ait eu des enfants avec une autre femme[31] (elle semble cependant, à ce jour, réconciliée avec son père et sa belle-mère).

Très jeune, elle prend des cours de piano mais, assez vite, convainc son père de lui laisser suivre à la place des cours de danse classique. Sa belle-mère l'inscrit dans une école catholique au sein de laquelle elle participe activement aux activités artistiques. Elle est l'élève du professeur de danse Christopher Flynn. Souffrant alors d'une faible estime d'elle-même, il aurait été le premier à lui souligner qu'elle était belle, talentueuse et charismatique, et aurait fait naître chez Madonna l'idée d'une carrière de danseuse à New York. Ses capacités intellectuelles lui facilitent l'accès à la prestigieuse université du Michigan. Elle y reçoit une bourse d'études de danse et y sera aussi pendant un temps pom-pom girl. Malgré d'excellents résultats, elle quitte l'établissement après deux années, suscitant la déception de son père qui, s'inquiétant pour l'avenir de sa fille, prend des mesures extrêmes et décide de lui couper les vivres. Elle quitte le Michigan et s'installe alors à New York, rêvant de devenir danseuse.

Ses débuts dans la musique (1978–1984)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Madonna (album).

En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, à Times Square, en espérant y trouver la gloire[32]. Elle devient rapidement étudiante de la très respectée danseuse classique Pearl Lang, et vit d'emplois occasionnels dans une grande précarité[33], esseulée et avec le peu d'argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu[34]. Madonna incarnera par conséquent l'image du rêve américain : réussir à partir de rien par sa seule détermination. Elle part ensuite à Durham[35] pour décrocher une audition et suivre les cours de danse de Martha Graham[36] et Alvin Ailey[37] au American Dance Center de New York.

En 1979, elle fait la connaissance de Dan Gilroy, qui lui apprend la guitare. Lassée de ses relations tumultueuses avec Pearl Lang, elle laisse de côté sa carrière de danseuse pour faire de la musique et devient ainsi batteuse puis chanteuse du groupe Breakfast Club[38]. Après bon nombre d'auditions (notamment pour Footloose et Fame)[39], des producteurs la remarquent lors d'une audition pour Patrick Hernandez[40] et veulent lui faire tenter sa chance en France[41],[42] ; elle vit alors pendant cinq mois entre Lille, Paris et Marseille[43], enchaînant les contrats dérisoires, mais gagnant en expérience. À nouveau lassée, elle rentre aux États-Unis en août et reprend les auditions. En octobre, elle finit par tourner dans un film à petit budget[44], A Certain Sacrifice de Stephen Jon Lewicki. Durant l'été 1980, elle produit son propre groupe « Emmy & The Emmys »[45] dans le quartier de Manhattan au Music Building, avec Stephen Bray et Gary Burke, pour lequel elle écrit 14 chansons. Le groupe se produit dans les clubs, interprétant les compositions de la chanteuse.

Début 1981, le groupe se disloque et Madonna fait écouter une cassette à Camille Barbone[46], la coprésidente de Gotham Management, qui lui promet alors une carrière rock du style Pat Benatar, et produit dix titres. Selon Barbone, le talent de Madonna n'est perceptible que lorsqu'elle est sur scène, et elle persuade Bill Lomuscio, un organisateur de concert, de la faire jouer dans les clubs. Très vite, son style et sa façon de s'habiller vont faire des émules et ses démos intéressent alors Atlantic Records, Geffen Records et Columbia. Mais, voulant faire du Funk, elle laisse tomber Gotham et retourne voir Bray. Ensemble, ils produisent une maquette de titres inspirés de la rue : Everybody, Ain't No Big Deal, Burning Up et Stay[47], que Madonna tente de faire jouer au club new-yorkais Danceteria (en). Mark Kamins, le DJ du club, est séduit et la présente à Seymour Stein, le PDG de Sire Records[48].

En avril 1982, elle signe avec Sire Records, filiale de Warner, qui permet la sortie de son premier 45 tours, Everybody, qui connaît un certain succès dans les discothèques[49] aux États-Unis. Viendront ensuite Burning Up et Physical Attraction qui seront, encore une fois, connus majoritairement aux États-Unis. En juillet 1983, sort son premier album, Madonna, composé de chansons dance, pour la plupart produites par Reggie Lucas et écrites par la chanteuse elle-même. Devant le succès progressif de l'album, 3 autres singles sortent, rencontrant également le succès : Holiday, Borderline, et Lucky Star. Depuis, l'album s'est vendu à plus de 10 millions d'exemplaires, dont la moitié aux États-Unis.

De Like a Virgin à Like a Prayer (1984–1990)[modifier | modifier le code]

Nile Rodgers et Madonna sur scène lors du Live Aid en juillet 1985.

En 1984, son deuxième album la fait réellement connaître à l'échelle internationale. Like a Virgin se vend à 21 millions d'exemplaires, dont 10 millions[50] aux États-Unis, grâce aux singles Like a Virgin, très controversé (mélangeant sous-entendus érotiques et références religieuses), Material Girl, également controversé, Angel et Dress You Up. Cette fois, Madonna ne participe à l'écriture que de la moitié de l'album. Le phénomène pop se répand : les jeunes filles d'Europe et des États-Unis adoptent sa coiffure et son style vestimentaire ; les sous-vêtements par-dessus et les bracelets en caoutchouc font alors des « wanabees » les premières groupies de popstar féminine[51].

En 1985, Like a Virgin est réédité avec un titre supplémentaire, Into the Groove[52], bande originale du film Recherche Susan désespérément, dans lequel Madonna tient l'un des rôles principaux. La même année, elle se marie sur une plage privée de Malibu avec l'acteur Sean Penn[53], dont elle divorcera quatre ans plus tard[54]. Alors que sa 1re tournée, The Virgin Tour, visite les plus grandes villes des États-Unis et du Canada, elle participe au Live Aid avec les plus grands noms de la musique. À 26 ans, Madonna a une fortune de 50 millions de $[55], ce qui en fait l'une des plus jeunes multi-millionnaires au monde.

Madonna à Rotterdam en 1987 lors du Who's That Girl Tour

En 1986, alors que tout le monde s'attend à ce qu'elle quitte la scène, elle revient avec True Blue, album pour lequel elle s'implique davantage (elle est désormais coauteur et coproductrice de l'intégralité de l'album). Plus mature, ce disque est un nouveau succès et reste son album le plus vendu, avec plus de 30 millions d'exemplaires. Les cinq extraits, Live to Tell, Papa Don't Preach, True Blue, Open Your Heart et La Isla Bonita, deviennent des tubes internationaux, se classant no 1 dans la plupart des pays. Elle crée une nouvelle fois la polémique, notamment avec le clip de Open Your Heart où elle s'affiche en strip-teaseuse, et le texte de Papa Don't Preach, interprété par certains comme une chanson anti-avortement[56] (la chanteuse dira plus tard être favorable à l'IVG). Elle coécrit ensuite avec Stephen Bray Each Time You Break My Heart, qu'elle prévoyait de chanter en solo, avant de l'offrir à Nick Kamen, en étant toutefois présente dans les chœurs.

En 1987, elle tient le rôle principal de la comédie Who's That Girl, enregistre quatre chansons pour la BO du film (dont les singles Who's That Girl, Causing a Commotion et The Look of Love) et se lance dans une 1re tournée mondiale, le Who's That Girl Tour, traversant le Japon, les États-Unis et l'Europe. Le 29 août, devant 130 000 spectateurs (un record à l’époque pour ce type de spectacle[57]) au Parc de Sceaux, elle fait sensation en jetant sa culotte dans le public[58]. Les recettes de ce gigantesque spectacle sont reversées à l’association de Line Renaud pour la lutte contre le Sida[59]. L'année suivante, elle joue à Broadway dans la pièce de théâtre Speed the Plow de David Mamet, aux côtés de Joe Mantegna et Ron Silver.

En mars 1989, l'album Like a Prayer marque une rupture par rapport aux précédents opus : Madonna s'implique plus largement dans la production, opte pour un son plus acoustique, et se dévoile davantage dans ses textes. Le premier single, Like a Prayer, est un nouveau succès, mais le clip fait scandale auprès des rassemblements catholiques : certains groupes extrémistes n'hésitent pas à la qualifier de satanique, et l'Église catholique interdit le clip en Italie. Cette polémique n'empêche pas l'album Like a Prayer d'être no 1 dans le monde pendant plusieurs semaines, porté par les singles Express Yourself (dont le clip, réalisé par David Fincher, rend hommage à Metropolis, et est à l'époque le clip le plus cher de l'histoire), Cherish et Oh Father[60]. Récemment, Rolling Stone a sélectionné l'album comme un des 50 plus grands albums sortis par des artistes féminins, Like a Prayer pointant à la 18e position[61].

De Dick Tracy à Bedtime Stories (1990–1995)[modifier | modifier le code]

Like a Virgin pendant le Blond Ambition Tour en 1990.

En 1990, elle joue aux côtés de Warren Beatty dans Dick Tracy et sort l'album I'm Breathless, inspiré du film et rendant hommage au jazz et au blues des années 1930. Le premier single, Vogue, qui fait référence au voguing (danse pratiquée dans les clubs gay new-yorkais), reste l'un de ses plus grands succès, et est considéré comme l'une des chansons les plus marquantes des années 1990. Madonna, au sommet de sa gloire, se lance au printemps dans une deuxième tournée mondiale, le Blond Ambition Tour, qui sera très controversée : pour avoir simulé un acte de masturbation durant Like a Virgin, elle doit faire face à l'annulation d'une date en Italie par le Vatican et à une tentative d'arrestation par la police de Toronto. En fin d'année, elle sort son premier Greatest Hits, The Immaculate Collection qui bat tous les records de vente (plus de 30 millions de copies, record absolu de ventes pour un Best of). Le clip du single Justify My Love fait scandale, et est interdit de diffusion sur MTV ; sorti en VHS, il sera l'une des vidéos musicales les plus vendues de la décennie.

En 1991, elle crée l'évènement avec la sortie du documentaire Truth or Dare: In Bed with Madonna, retraçant les coulisses et les scandales de la tournée Blond Ambition Tour. Il sera projeté hors-compétition au festival de Cannes en présence de Madonna et du réalisateur Alek Keshishian.

Madonna avec ses choristes Niki Harris et Donna De Lory en 1993 pendant le Girlie Show World Tour

En 1992, elle fonde sa propre société de production, Maverick Records. Le premier produit lancé est SEX, un recueil de photos érotiques mettant en scène la chanteuse. La presse accueille très mal l’ouvrage, mais les ventes du livre (dont le tirage est limité) explosent[62]. En octobre, paraît son cinquième album, Erotica. Jazzy, sombre et volontairement froid, il est soutenu par les singles Erotica (dont le clip hot choquera le public et sera censuré dans de nombreux pays), Deeper and Deeper, Bad Girl, Fever, Rain et Bye Bye Baby. Dès sa sortie, le disque est descendu par les médias qui ne retiennent que le caractère sexuel de certaines chansons. La sortie en salles peu après du thriller érotique Body, dans lequel elle joue, ne fait qu'accentuer la lassitude du public qui juge que Madonna en fait trop dans le genre érotique. Elle enregistre également en 1992 le single This Used to Be My Playground pour le film Une équipe hors du commun dans lequel elle joue. Ce sera son dixième numéro 1 au Billboard Hot 100.

En 1993, consciente de sa mauvaise image (certains critiques la voient s'enfermer dans un climat « porno-soft »), elle part à la reconquête de son public avec The Girlie Show World Tour, un spectacle parodique et sexy dans lequel elle rend hommage à ses idoles et revisite ses tubes. La tournée est un gros succès mondial et Madonna se produit pour la 1re fois sur les cinq continents. À la fin de l'année, elle joue dans Snake Eyes d'Abel Ferrara, qui sera un échec commercial. En 1994, elle décide de concocter un album sur la tendance musicale du moment, et convoque les producteurs américains les plus en vue (Nelle Hooper, Babyface, Dallas Austin) et Björk. Sur ce disque, Bedtime Stories, Madonna chante l’amour et en profite pour revenir sur les polémiques de l'époque SEX (dans Human Nature, elle déclare n’avoir « absolument aucun regret »). Malgré ce nouveau visage et des sonorités R&B très à la mode, Bedtime Stories ne convainc pas vraiment. Les ventes de l'album, bien que correctes, ne sont pas celles espérées, et seuls deux singles rencontrent le succès : Secret et Take a Bow, qui restera sept semaines no 1 aux États-Unis. Cet album lui ouvrira toutefois les portes du monde electro et lui donnera l’élan nécessaire pour l’écriture de Ray of Light, quatre ans plus tard.

De Something to Remember au Drowned World Tour (1995–2001)[modifier | modifier le code]

En 1995, Madonna collabore à la campagne publicitaire pour Versace et sort Something to Remember, une compilation de ses ballades agrémentée de trois inédits : I Want You (reprise de Marvin Gaye, en collaboration avec Massive Attack), You'll See et One More Chance.

En 1996, alors qu'elle entame sa première grossesse et après des négociations avec le peuple argentin[63], elle incarne Eva Perón, célèbre épouse du président Juan Perón, dans le film Evita, adaptation de la comédie musicale du même nom. Les trois singles extraits de la bande originale, Don't Cry for Me Argentina (reprise du classique de Julie Convington), You Must Love Me et Another Suitcase in Another Hall, seront très bien accueillis. Si le film ne connaît pas le succès attendu, il permet à Madonna de remporter un Golden Globe (meilleure actrice protagoniste). Le 14 octobre, elle donne naissance à son premier enfant, Lourdes Maria Ciccone Leon avec son petit ami de l'époque Carlos Leon, qui était également son coach sportif.

En 1998, sort Ray of Light, fruit de la collaboration avec le producteur William Orbit. Inspirée par la naissance de sa fille et les recherches de réponses philosophiques qu'elle a entraînées, Madonna se montre moins provocante. L'album, apaisé, oscillant entre pop et electro est un énorme succès commercial et lui permet de gagner le respect de la critique (qui le considère comme un de ses meilleurs albums). Ray of Light remporte de nombreux prix, dont quatre Grammy Awards en 1999. Les titres Frozen, Ray of Light, Drowned World/Substitute for Love, The Power of Good-Bye et Nothing Really Matters en sont extraits.

En 1999, elle enregistre la chanson Beautiful Stranger pour le film Austin Powers 2 : L'Espion qui m'a tirée et commence une relation avec le cinéaste britannique Guy Ritchie. Au printemps 2000, elle est à l'affiche du film Un couple presque parfait, aux côtés de Rupert Everett. Si cette comédie est un échec commercial, le single extrait, American Pie, se classera au premier rang dans plusieurs pays. Le 11 août, elle donne naissance à son deuxième enfant, Rocco. En septembre, elle fait une nouvelle incursion dans la musique électronique et sort l'album Music. Bien qu'elle fasse appel une nouvelle fois à William Orbit, elle se repose davantage sur le producteur Mirwais Stass. Guitares sèches et vocoder caractérisent cet album qui jongle entre ballades acoustiques et morceaux electro. Dès sa sortie, l'album est un succès mondial, et le single Music devient son 12e titre au premier rang aux États-Unis. Deux autres singles seront commercialisés : Don't Tell Me et What It Feels Like for a Girl (dont la vidéo, réalisée par Guy Ritchie, sera jugée trop violente et censurée par plusieurs chaînes de télévision). En décembre, Madonna se marie avec Guy Ritchie et acquiert en l'occurrence la nationalité britannique[64]. À la suite de son mariage, elle déménage à Londres et les tabloïds britanniques lui attribuent le surnom Madge, qu'elle apprécie peu[65].

Madonna pendant son Drowned World Tour, 2001.

En juin 2001, après huit ans d'absence sur scène, Madonna donne à Barcelone le coup d'envoi du Drowned World Tour, un spectacle sophistiqué et plus sombre que les précédents qui fait la part belle aux 2 derniers albums. En fin d'année, paraît son deuxième best-of, GHV2.

En 2002, elle est de retour sur les planches en jouant dans Up for Grabs à Londres, et tente une nouvelle incursion au cinéma sous la direction de son mari dans le film À la dérive, un film qui porte ironiquement bien son nom et qui sera un échec commercial dès sa sortie. Elle fait également une courte apparition dans le 20e James Bond, Meurs un autre jour, pour lequel elle interprète le titre-phare, Die Another Day, dont le clip vidéo, le deuxième plus coûteux de l'histoire, sera censuré.[réf. nécessaire]

De l'album American Life au Confessions Tour (2003-2006)[modifier | modifier le code]

Madonna interprétant Die Another Day lors du Re-Invention Tour en 2004

En 2003, sort American Life. Coproduit par Mirwais Stass, il a été marqué par l'opposition de Madonna à la guerre en Irak et à la politique de George W. Bush : elle apparaît sur la pochette de l’album sous les traits du révolutionnaire Che Guevara devant un drapeau américain déstructuré, et le clip du single American Life la met en scène en sergent-major jetant une grenade à un sosie du président américain. Les radios et les chaînes télévisées pro-Bush (comme la Fox) appellent au boycott de l’album, et le public américain lui tourne le dos. Devant ce retournement de situation, Madonna essaie de calmer le jeu et censure elle-même son clip en le remplaçant par une version édulcorée. Contrairement à Justify My Love ou Erotica, ce clip musical n'a jamais été commercialisé. En outre, l’image marquante de cette période restera sans doute les baisers échangés avec Britney Spears et Christina Aguilera lors des 20e MTV Video Music Awards, vidéo qui a suscitée de nombreuses réactions, aussi bien positives que négatives[66]. Mais ni cet énorme coup de pub, ni sa participation au titre Me Against The Music de Britney Spears, titre pourtant très bien reçu par le Billboard, n'augmenteront les ventes d'American Life dans le reste du monde. C’est en France que l'opus trouvera vraiment son public, aidé par les diffusions radios effrénées des singles Hollywood, Nothing Fails et Love Profusion (dont le clip est réalisé par Luc Besson).

La scène de crucifixion pendant le morceau Live to Tell lors du Confessions Tour à Fresno, juin 2006

En septembre, Madonna présente son premier livre pour enfants, The English Roses (Les Roses Anglaises en français) dont les bénéfices sont reversés une association d'aide aux orphelins, et qui connaît un gros succès en librairie. En revanche, les suivants passeront complètement inaperçus.

En 2004, elle lance sa tournée, le Re-Invention Tour. Les 58 dates sont complètes en quelques heures et c’est durant ce périple qu'est réalisé un nouveau documentaire, I'm Going to Tell You a Secret, réalisé par Jonas Åkerlund, retraçant la conception et les coulisses de la tournée, et donnant l'image d'une Madonna proche de ses danseurs et de ses enfants, plus posée, et surtout plus spirituelle que dans In Bed with Madonna.

Le , elle accepte à nouveau l'invitation de Bob Geldof et participe au concert du Live 8[67], dont le but est d'attirer l'attention sur la situation actuelle en Afrique. En novembre, sort Confessions on a Dance Floor, écrit et composé avec le jeune producteur anglais Stuart Price, dont la mission principale est de faire « bouger les gens ». Caractérisé par un son néo-disco (une sorte de revival des années 1970-80 assaisonné à la sauce pop/dance), l'album est un énorme succès : il se classe no 1 dans 35 pays[68] et remporte plusieurs prix, dont un Grammy Award. Le 1er single, Hung Up (qui contient un sample d’ABBA), connaît le même succès et se retrouve no 1 dans 45 pays (un record), suivi par les singles Sorry, Get Together et Jump.

En 2006, à Los Angeles, débute sa septième tournée mondiale, le Confessions Tour, qui renoue avec la provocation, à la fois religieuse (la scène de crucifixion durant Live to Tell entraînera plusieurs incidents : fausse alerte à la bombe aux Pays-Bas, protestation d'organisations religieuses, manifestation orthodoxe à Moscou…) et politique (associant entre autres Adolf Hitler, Jean-Marie Le Pen et George W. Bush). Ces incidents n’empêcheront pas Madonna d’assurer la totalité des 60 dates. Le DVD du spectacle filmé à Londres remportera le Grammy Award du meilleur long-métrage musical en 2008. En octobre, elle s'envole pour le Malawi pour aider à construire un orphelinat. Elle y entame aussi des démarches pour adopter un bébé, David.

De son départ de Warner Bros. à la compilation Celebration (2007-2009)[modifier | modifier le code]

Madonna interprète Hey You au Live Earth en juillet 2007.

Le 7 juillet 2007, Madonna participe au concert caritatif Live Earth où elle y interprète un morceau spécialement écrit pour l'occasion, Hey You, ainsi que trois autres de ses chansons[69]. Elle participe également au single Sing d'Annie Lennox[70]. En octobre, elle annonce quitter sa maison de disques de 25 ans, Warner Bros., pour un contrat historique avec le promoteur de concerts Live Nation qui inclut notamment l'enregistrement de trois albums, la promotion de ses tournées ainsi que l'exploitation de son nom et de son image pour un montant de 120 millions de dollars[71].

Madonna en concert en 2008.

En février 2008, elle présente à la Berlinale son premier film en tant que réalisatrice, Obscénité et Vertu, qui reçoit un accueil mitigé de la part des critiques[72]. En parallèle, Madonna poursuit son engagement humanitaire pour le Malawi et présente le documentaire I Am Because We Are. Avec ce film, la chanteuse et le réalisateur, Nathan Rissman, cherchent à attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort des orphelins de ce pays africain ravagé par l'épidémie du sida. Le film est projeté hors-compétition au Festival de Cannes[73] et est présenté au grand public en mars 2009[74].

En mars 2008, Madonna est intronisée au Rock & Roll Hall of Fame vingt-cinq ans après la sortie de son premier album[19]. Le mois suivant sort Hard Candy, son 11e album studio. Pour le composer, Madonna s'est cette fois-ci entourée de Justin Timberlake, Timbaland et Pharrell Williams, des producteurs déjà établis sur la scène musicale. Les critiques reprocheront à la chanteuse d'avoir choisi la facilité en faisant appel à des producteurs déjà très connus[75],[76]. L'album se classe no 1 dans 37 pays[77] et se vend à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde[78], tandis que 4 Minutes (enregistré avec Timberlake et Timbaland) devient son 37e single à se classer dans le top 10 du Billboard Hot 100, battant le record précédemment détenu par Elvis Presley[79]. Les singles Give It 2 Me et Miles Away seront également exploités[80].

Madonna s'embarque ensuite dans sa septième tournée mondiale, le Sticky and Sweet Tour : divisée en deux étapes, d'août à décembre 2008 puis de juillet à septembre 2009, elle compte 85 dates et rapporte plus de 408 millions de dollars de recettes. Le Sticky and Sweet Tour est ainsi la tournée la plus lucrative de tous les temps pour une artiste solo[81]. Sur un plan plus personnel, Madonna fait l'actualité malgré elle en raison de la publication d'une biographie non-autorisée par son frère Christopher, Ma sœur, la plus grande star du monde[82]. Elle annonce également son divorce d'avec Guy Ritchie, après plusieurs mois de spéculation[83]. En juin 2009, la Cour suprême du Malawi l'autorise à adopter une petite fille, Mercy James, alors que la demande avait été rejetée en première instance[84].

En septembre 2009, Madonna propose une compilation, Celebration, qui revisite sa carrière sur 25 ans, allant d'Everybody (1982) à 4 Minutes (2008), et scelle son contrat avec Warner Bros.[85]. L'album comporte également deux titres inédits, la chanson éponyme et Revolver (en duo avec le rappeur Lil' Wayne), et est accompagné d'un DVD rassemblant plusieurs de ses clips[85]. Elle ouvre également la cérémonie des MTV Video Music Awards pour prononcer un discours à la mémoire de Michael Jackson, pendant lequel elle décrit sa relation avec l'artiste et l'impact qu'il a eu sur la scène musicale[86].

Du film W.E. à la tournée The MDNA Tour (2010-2012)[modifier | modifier le code]

Madonna entre en scène lors de la mi-temps du Super Bowl XLVI, février 2012

En janvier 2010, Madonna participe au marathon caritatif Hope for Haiti Now durant lequel elle interprète Like a Prayer au profit des sinistrés du séisme en Haïti[87]. Au mois de mars, l'album live du Sticky and Sweet Tour est publié par Live Nation et Warner Bros.[88]. La série télévisée Glee lui rend hommage dans l'épisode La Puissance de Madonna, après qu'elle a autorisé l'utilisation de ses chansons par la production[89] et l'EP qui en est extrait se classe au sommet du Billboard 200 dès sa sortie[90]. Madonna se fait cependant discrète et se montre peu dans les médias pendant cette période : elle n'apparait que pour présenter sa ligne de vêtements pour adolescentes Material Girl, dessinée en collaboration avec sa fille Lourdes[91], et la chaîne de centres de remise en forme Hard Candy Fitness[92].

La raison de ce silence médiatique est essentiellement due à la préparation et au tournage de son deuxième long métrage en tant que réalisatrice, W./E. : Wallis & Édouard, un film historique qui revient sur l’abdication de la couronne britannique par le Roi Édouard VIII pour l’amour d’une américaine divorcée, Wallis Simpson[93]. Sorti en 2012, le film reçoit un accueil critique mitigé[94] et est un échec commercial[95] mais il permet à Madonna de gagner un Golden Globe pour la chanson Masterpiece écrite pour le film[96].

Madonna interprète Je t'aime… moi non plus pendant son showcase à l'Olympia en juillet 2012.

L'année 2012 marque aussi le retour de Madonna sur la scène musicale : son 12e album studio, MDNA, sort le 26 mars. Pour la production de ce disque, la chanteuse a une nouvelle fois fait appel à William Orbit (avec qui elle avait déjà travaillé sur les albums Ray of Light et Music), ainsi qu'au producteur français Martin Solveig et au DJ italien Benny Benassi[97]. Trois singles sont extraits de cet album : Give Me All Your Luvin' (feat. M.I.A. & Nicki Minaj), Girl Gone Wild et Turn Up the Radio[98]. Pour marquer son retour, Madonna interprète Give Me All Your Luvin', ainsi qu'un medley de ses tubes, durant la mi-temps du Super Bowl XLVI, le 5 février 2012 à Indianapolis. La prestation est marquée par l'apparition de nombreux invités : LMFAO, Nicki Minaj, M.I.A., et Cee Lo Green sont de la partie[99]. M.I.A. fera d'ailleurs à cette occasion beaucoup parler d'elle à la suite du doigt d'honneur qu'elle a pointé vers les caméras durant Give Me All Your Luvin'[100]. L'événement est regardé par 114 millions de téléspectateurs, soit trois millions de plus que le Super Bowl dans son ensemble, ce qui constitue un record à l'époque[101] et en fait le troisième show le plus regardé de l'histoire du Super Bowl, derrière ceux de Katy Perry et Bruno Mars[102]. Malgré cette incroyable rampe de lancement, MDNA connait des ventes décevantes[103], qui s'expliquent entre autres par des critiques mitigées et le désir de la chanteuse de ne pas faire de promotion pour ce disque. Seuls quelques événements auront lieu sur les réseaux sociaux.

Afin de promouvoir l'album, Madonna a donné 88 concerts avec The MDNA Tour, sa huitième tournée mondiale[104]. Entre mai et décembre 2012, elle a parcouru l'Amérique, l'Europe et le Moyen-Orient et s'est produite pour la première fois aux Émirats arabes unis, en Ukraine, en Écosse et en Colombie[105]. Décrit par Madonna comme « le voyage d'une âme depuis les ténèbres vers la lumière »[106], la tournée reçoit un accueil critique chaleureux[107],[108],[109],[110] mais est émaillée de polémiques[111]. Madonna est visée par deux plaintes, une en France pour avoir comparé Marine Le Pen à Adolf Hitler lors de son passage au stade de France[112] et une en Russie pour avoir montré son soutien à la cause homosexuelle à Saint-Pétersbourg[113]. Les deux plaintes ont été classées sans suite[114],[115]. D'un point de vue commercial, le succès est au rendez-vous : The MDNA Tour est la tournée la plus rentable de l'année 2012[116]. L'album live tiré de cette tournée, MDNA World Tour, est sorti en France le 9 septembre 2013[117].

De secretprojectrevolution au Rebel Heart Tour (depuis 2013)[modifier | modifier le code]

Madonna au concert Bringing Human Rights Home organisé par Amnesty International en février 2014.

Pendant le MDNA Tour, Madonna a observé de nombreux événements qui l'ont choqué et qu'elle a considéré comme « injustes », comme l'emprisonnement de Ioulia Tymochenko et des Pussy Riot, la violation des droits des homosexuels en Russie ou la tentative d'assassinat contre Malala Yousafzai[118]. En septembre 2013, elle propose un court-métrage, secretprojectrevolution, coréalisé avec son collaborateur de longue date Steven Klein, pour défendre les droits de l'homme[119]. En parallèle, elle lance une initiative, Art for Freedom, qui promeut la liberté d'expression à travers l'art[120]. Madonna assure son suivi et demande régulièrement l’aide d’autres artistes tels que David Blaine et Katy Perry, qui ont accepté d'en être les curateurs invités[121]. Après avoir visité Détroit, sa ville natale, au cours du mois de mai 2014, Madonna a décidé de verser des fonds à trois organisations de la ville qui aident à éliminer la pauvreté locale. La chanteuse a également publié une déclaration disant qu’elle a été inspirée par leur travail, ajoutant « qu’il était évident pour moi de devoir y participer et faire partie de la solution pour aider Détroit à avancer »[122].

Durant cette période, Madonna a fait plusieurs apparitions médiatiques : en mars 2013, elle a remis un prix au journaliste Anderson Cooper lors des GLAAD Media Awards et, habillée en scout, elle a dénoncé l’attitude des Boy Scouts of America qui refusaient d’intégrer des homosexuels dans leurs rangs[123]. En janvier 2014, elle s'est rendue aux Grammy Awards pour interpréter Open Your Heart aux côtés des rappeurs Macklemore et Ryan Lewis ainsi que de la chanteuse Mary Lambert, qui ont interprété leur single Same Love alors qu’une cérémonie, présidée par Queen Latifah, a fait unir trente-trois couples sur la même scène[124]. Quelques jours plus tard, elle a rejoint la chanteuse Miley Cyrus lors d’une représentation spéciale pour MTV Unplugged, en interprétant un mash-up de Don't Tell Me et du single de Cyrus, We Can't Stop (2013)[125]. Elle a également élargi ses entreprises commerciales en présentant MDNA Skin, une gamme de produits de soins de la peau, en février 2014 à Tokyo[126]. Le produit a été développé en collaboration avec MTG, l’un des plus grands développeurs de produits de soins de beauté du Japon[127].

Madonna pendant son Rebel Heart Tour à Paris en décembre 2015

En février 2014, lors d’une interview pour l'ouverture de son centre de remise en forme Hard Candy Fitness à Toronto, Madonna a confirmé qu'elle avait déjà commencé à travailler sur son treizième album studio[128]. Les collaborateurs révélés pour cet album comprennent Avicii, Natalia Kills et Diplo[129]. Après plusieurs séries de fuites sur Internet de nombreuses maquettes en décembre 2014, Madonna décide de dévoiler en pré-commande sur iTunes six chansons de l'album, intitulé Rebel Heart[130], qui est sorti le . Trois singles en sont issus : Living for Love, Ghosttown et Bitch I'm Madonna (feat. Nicki Minaj)[131].

Pour assurer la promotion de l'album, Madonna a notamment interprété Living for Love aux Grammys[132] et aux Brit Awards, où sa chute accidentelle a été très commentée sur Internet[133]. Malgré cette intense campagne promotionnelle, et de bonnes critiques de la part de la presse[134], Rebel Heart connait des ventes décevantes et est l'album le moins vendu de l'histoire de la star.

Madonna part ensuite en tournée avec le Rebel Heart Tour, qui a parcouru l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Océanie ainsi que l'Asie (notamment pour la première fois à Singapour, Taïwan et Hong Kong). Elle a commencé le 9 septembre 2015 à Montréal et s'est terminée le à Sydney en Australie[135]. Comme à l'accoutumée, Madonna profite de ses concerts pour réagir à l'actualité. Elle rend notamment hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015 et dénonce le terrorisme en déclarant que « […] c'est exactement ce qu'ils veulent, ils veulent nous réduire au silence. Nous ne nous laisserons pas faire, nous ne nous laisserons jamais faire ! »[136] En outre, elle propose un spectacle intimiste à ses fans australiens, intitulé Tears of a Clown, qui mêle musique, art et comédie[137].

Hommages et inspirations[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Madonna, dont le nom d'artiste désigne la mère de Jésus en italien, a été influencée par le catholicisme, dont elle a utilisé les symboles. Elle a plusieurs fois mentionné avoir été fascinée durant son enfance par les Sœurs catholiques. Elle désirait elle-même devenir l'une d'entre elles[138]. Elle a souvent utilisé l'image de la Sainte-Croix. Dès ses débuts, les pendentifs et les boucles d'oreilles qu'elle portait ont fait suivre une rumeur selon laquelle elle aurait dit que les croix étaient sensuelles, dû au fait qu'il y ait un homme nu dessus. En 1987, on la voit prier avec un rosaire dans le clip La Isla Bonita. En 1989, dans Like a Prayer, elle porte les stigmates, évolue dans un décor de croix brûlantes et prie dans une église. Lors du Blond Ambition Tour, elle fait le signe de croix avant d'interpréter Oh Father dans une réplique de chapelle. Deux ans après, elle pose nue dans son sex book devant une croix lumineuse. En 2006, elle apparaissait crucifiée lors du Confessions Tour et elle a affirmé croire en Jésus. A contrario, elle chante dans la chanson American Life « I'm not a christian and I'm not a jew » (« Je ne suis ni chrétienne, ni juive »). Le thème du catholicisme revient à nouveau lors de son MDNA Tour, où elle utilise divers symboles de la religion et une prière lors de son entrée en scène. Madonna entretient également un rapport ambigu avec la papauté : pendant l'interprétation de Papa Don't Preach sur scène, l'image du Pape apparaît sur grand écran. En 2015, la chanteuse aborde à nouveau le catholicisme en mêlant ce sujet à celui de la drogue sur le titre Devil Pray. L'imagerie catholique sera par ailleurs présente dans le Rebel Heart Tour lorsqu'elle interprète cette même chanson et Holy Water, qui voit des religieuses catholiques en sous-vêtements faire du pole dance autour de barres en forme de croix.

Cependant, à partir de la fin des années 1990, Madonna se rapproche de la kabbale, un courant mystique minoritaire du Judaïsme [139].

Cet engouement pour la religion s'explique par la foi très importante à la fois de ses ancêtres paternels italiens et de celle, inébranlable, de sa mère, qui avait, par exemple affirmé sur son lit de mort qu'elle mourrait par la "volonté divine"[140].

Influences artistiques[modifier | modifier le code]

Madonna dispose d'œuvres de Pablo Picasso, Fernand Léger, Salvador Dalí, Man Ray et, étant une grande admiratrice de l'œuvre de Tamara de Lempicka, détient quelques peintures de cette artiste. En 1986, dans le clip Open Your Heart, la façade du peep-show est une reproduction de Andromède enchaînée (œuvre de style art déco), où les tétons d'Andromède sont remplacés par des ampoules lumineuses (contrariant les descendants de la famille). Par ailleurs, on verra d'autres œuvres issues de sa collection personnelle dans le clip Vogue et lors du Who's That Girl Tour. En 1993, le Girlie Show est directement inspiré de l'œuvre d'Edward Hopper. Le clip Bedtime Story a été fortement inspiré par les artistes surréalistes Frida Kahlo, Leonora Carrington et Remedios Varo Uranga[141]. Encore dans ce domaine, on remarque aussi des similitudes avec Andy Warhol dans le clip Deeper and Deeper et un hommage à Guy Bourdin dans Hollywood, qui fit d'ailleurs l'objet d'une plainte pour utilisation illicite[142]. Enfin, après la mort du chanteur le 10 janvier 2016, Madonna a affirmé, "dévastée", que David Bowie a "changé le cours de sa vie" et qu'elle "lui devait beaucoup". Le caractère "ré-inventif" de Madonna a en effet été inspiré par le chanteur, elle se dit "inspirée par la façon avec laquelle il jouait avec la notion de genre, à la fois masculin et féminin" et par "la façon avec laquelle il créait des personnages"[143].

Septième art[modifier | modifier le code]

Madonna révèle souvent un intérêt profond pour le cinéma, comme le révèle le titre Vogue, où elle affirme sa passion pour Carole Lombard, Rita Hayworth, Bette Davis, Martha Graham, Veronica Lake et surtout pour Marlène Dietrich qui avait une image semblable à la star (elle était d'ailleurs une des premières femmes à porter des vêtements masculins). Madonna empruntera l'attitude de l'actrice lors du clip Vogue et du Girlie Show : Like a Virgin est remaniée sur l'air de Falling in Love Again (Can't Help It) qu'elle interprète avec un léger accent allemand. La chanteuse reprendra également le look androgyne arboré par l'actrice dans Cœurs brûlés lors d'une conférence de presse en 2013. Elle s'inspire également d'autres œuvres comme Cabaret pour le clip Open Your Heart, Metropolis pour Express Yourself, Le Patient anglais et Un thé au Sahara pour Frozen, Koyaanisqatsi pour Ray of Light[144], Humoresque pour The Power of Goodbye, Moonraker et Goldfinger pour Die Another Day, La Fièvre du samedi soir pour Hung Up et Sorry, et Les hommes préfèrent les blondes pour Material Girl. On peut également citer l'acteur James Cagney pour la chanson White Heat et Dita Parlo pour Erotica[145]. Elle a en outre révélé avoir été inspirée par Quentin Tarantino lors de l'écriture du titre Gang Bang sur MDNA. La chanteuse aurait par ailleurs souhaité qu'il réalise un clip pour cette chanson.

Sommités féminines[modifier | modifier le code]

Madonna a longtemps été comparée à l'actrice Marilyn Monroe.

Le stéréotype « Blonde ambition » concerne ces femmes souvent blondes au teint pâle et aux lèvres rouges. Ces personnages dont Madonna s'inspire sont en outre Marilyn Monroe, la geisha (voir apparence d'une Geisha) ou encore Marie-Antoinette (voir Le maquillage à la cour de Versailles), notamment lors de sa prestation de Vogue aux MTV Video Music Awards 1990 : Madonna fait une performance vêtue d'une robe du XVIIIe siècle, coiffée d'une perruque telle que Marie-Antoinette en portait autrefois. Plus tard, pour le Re-Invention Tour, elle pose pour Steven Klein lors d'une séance photo instiguée par la reine et, toujours dans le même registre, Julien d'Ys coiffera la star pour la 1re partie du concert et Christian Lacroix lui fera un corset. Quant à la Geisha, Madonna endossera ce rôle pour le spot publicitaire Takara Jun[146] au Japon en 1993, pour Paradise (not for me) et pour Nothing Really Matters. À cette époque, elle a d'ailleurs émis le souhait d'interpréter Hatsumomo dans le film Mémoires d’une geisha.

Dans un tout autre genre, Madonna a été grandement fascinée par les similitudes entre sa vie et celle d'Eva Peron, première dame argentine de 1946 à 1952, qui est partie de rien pour finir la femme la plus aimée et puissante d'Argentine, comme Madonna qui a quitté sa petite ville pour finir la chanteuse la plus connue du monde. Eva, a, à l'instar de l'artiste, utilisé son pouvoir de séduction et ses aventures avec les hommes comme moyen d'accéder au pouvoir. Elle a justement interprété son rôle dans la comédie musicale Evita d'Alan Parker.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Madonna.

Albums studios[modifier | modifier le code]

Albums Live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Tournées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des performances de Madonna.
Année(s) Nom Dates Tournée internationale Photos Album(s) soutenu(s) Commentaire
1985 The Virgin Tour 40 Non
Madonna avec son groupe.
Madonna
Like a Virgin
La tournée se déroule uniquement aux États-Unis et au Canada et permet à Madonna de découvrir son public. Elle y a interprétée des chansons de ses deux premiers albums ainsi que Crazy for You, Gambler et Into the Groove.
1987 Who's That Girl Tour 37 Oui
Madonna interprétant Into The Groove à Sceaux le 29/08/1987.
True Blue
Who's That Girl
En pleine « folie Madonna », après l'album True Blue, les succès de La Isla Bonita, de Who's That Girl et du film du même nom. Cette tournée est remarquée en France par son concert au Parc de Sceaux réunissant 130 000 personnes.
1990 Blond Ambition Tour 57 Oui
Vogue, le final.
Like a Prayer
I'm Breathless
Le 1er vrai spectacle (plus que concert) de Madonna. C'est à partir de cette tournée que l'on a qualifié Madonna d'inventrice du type de concert que l'on connaît aujourd'hui.
1993 The Girlie Show World Tour 39 Oui Erotica Après l'album Erotica, qui a été un échec relatif, la tournée, elle, est un succès. Il s'agit d'un mélange de références au disco, à Marlène Dietrich, à My Fair Lady, ainsi qu'aux danses et costumes d'Indonésie.
2001 Drowned World Tour 46 Oui
Pendant Frozen
Ray of Light
Music
Marquant son retour sur scène après 8 années d'absence, la nouvelle tournée de Madonna débute à Barcelone et rassemble un million d'admirateurs en Europe et aux États-Unis. Mis à part La Isla Bonita et Holiday, elle ne chante que des tubes récents, comme Ray of Light, Frozen, Human Nature, Secret et Music. Le spectacle sombre, parfois inquiétant et froid, est toutefois jugé un peu court (1h40). Ce fut (jusqu'au Re-Invention Tour) la tournée la plus coûteuse de toute l'histoire de la musique, mais pas la plus rentable.
2004 Re-Invention Tour 56 Oui
Durant Nobody Knows Me
American Life Moins provocante que ses précédentes, cette tournée débute à Los Angeles. Madonna lit l'Apocalypse (sur la bête intérieure) en guise d'introduction au spectacle et enchaîne les tubes comme Vogue ou American Life. Elle a chanté une reprise de Imagine de John Lennon et un très spécial Into the Groove avec des cornemuses. Le documentaire I'm Going to Tell You a Secret livre les secrets de cette tournée.
2006 Confessions Tour 60 Oui
Pendant le final sur Hung Up
Confessions on a Dance Floor Le Confessions Tour est passé par l'Amérique du Nord (New York, Montréal, Chicago, Los Angeles, etc.), l'Europe (Rome, Amsterdam, Paris, Moscou…) et le Japon. Elle y chante Live to Tell sur une croix décorée de cristaux Swarovski, jouant la crucifixion, ce qui lui vaut de virulentes critiques dans certains pays, en particulier en Russie de la part des chrétiens orthodoxes. Cependant, une quinzaine de pays diffuseront le concert (censuré ou non) à la télévision. Costumes de Jean-Paul Gaultier encore une fois, inspirés des costumes d'ABBA entre autres.
2008 et 2009 Sticky & Sweet Tour 85 Oui
Pendant Miles Away
Hard Candy Tournée en 2 parties, programmée dans 17 pays (c'est la 1re fois qu'elle a visité autant de pays), le tout dans 39 villes différentes. Outre les pays habituels (France, Grande-Bretagne, États-Unis…), elle passe également par d'autres endroits plus insolites, tels que la Grèce, le Monténégro, la Serbie, Israël… Pour la 1re fois, après une tentative il y a une vingtaine d'années, Madonna a donné un concert en Suisse. Le Sticky & Sweet Tour reste la tournée la plus rentable pour un artiste solo dans l'histoire de la musique.
2012 The MDNA Tour 88 Oui
Durant I Don't Give A
MDNA The MDNA Tour est la neuvième tournée de Madonna. Elle fait la promotion de son douzième album studio, MDNA et comporte quatre tableaux différents : Transgression, Prophecy, Masculine/Feminine et Redemption. Lors de cette tournée, Madonna provoque l'ire de Marine Le Pen, présidente du Front national, qui apparait affublée d'une croix gammée nazie (en réalité un simple svastika[148]) pendant l'interlude vidéo Nobody Knows Me, aux côtés de personnalités politiques controversées. Pour ne pas alimenter la polémique, la chanteuse a remplacé la svastika par un point d'interrogation à son concert de Nice. Finalement, The MDNA Tour a été vu par 2 212 345 spectateurs et a rapporté 305 158 363 $[149], ce qui en fait la tournée la plus lucrative de 2012 et la 9e la plus lucrative de l'Histoire.
2015 à 2016 Rebel Heart Tour 82 Oui
Pendant Iconic le titre d'ouverture
Rebel Heart Rebel Heart Tour est la dixième tournée de Madonna. Elle fait la promotion de son treizième album studio, Rebel Heart et passera par l'Océanie pour la première fois depuis The Girlie Show World Tour et par l'Asie, où elle ne s'était pas produite depuis le Confessions Tour, notamment avec un passage à Singapour, 2 concerts à Hong-Kong, 2 à Macao, 2 à Bangkok, 2 à Taipei ainsi que la Nouvelle-Zélande où Madonna ne s'était jamais produite. Le Rebel Heart Tour marque une rupture par rapport à ses 2 tournées précédentes, puisqu'elle est clairement celle où Madonna se montre la plus proche de ses fans. En effet, elle décidé de laisser de côté les gigantesques concerts de stades pour tenter une approche plus intimiste de ses concerts ("concert d'arena"). Elle reprend, par exemple, La Vie En Rose d'Edith Piaf au ukulélé placé dans le cœur de l'avant-scène, proche de son public. Elle a aussi pour habitude de faire monter un fan ou une personnalité sur scène à la fin du concert. D'après le magazine américain spécialisé Billboard, Madonna est l'artiste solo ayant rapporté le plus d'argent grâce à ses tournées de toute l'Histoire de la musique : 1.31 milliard de dollars. Au mercredi 23 mars 2016, elle se place ainsi devant Bruce Springsteen (1.25 milliard), Elton John (1.05 milliard) et Bon Jovi (1.03 milliard). Seuls les groupes The Rolling Stones (1.84 milliard) et U2 (1.67 milliard) font mieux qu'elle. Après s'être fait « piquer » le titre par Springsteen en 2014, la chanteuse revient au sommet grâce à sa dernière tournée en date, le Rebel Heart Tour, qui a débuté le 9 septembre 2015 et s'est achevée le 20 mars 2016. Les 82 concerts de la material girl ont engrangé un total de 169.8 millions de dollars.

Records, classements et volume de ventes[modifier | modifier le code]

Icône de Madonna de 1990

En 1997, Madonna entre dans le Livre Guinness des Records à la suite du tournage du film Evita, la chanteuse porte pas moins de 85 tenues, 39 chapeaux, 45 paires de chaussures et 56 paires de boucles d'oreilles, détrônant ainsi Elizabeth Taylor pour le rôle de Cléopâtre[150].

En 2005, le Livre Guinness des records a mentionné Madonna comme l'artiste féminine la plus populaire encore en activité (toutes catégories de musique confondues), et la femme ayant écoulé le plus de disques dans toute l'histoire de la musique[151]. Depuis l'invention de la photographie en 1826, Madonna a su faire honneur à cette technique et demeure probablement la personne ayant été la plus photographiée au monde. On ne dénombre plus les milliers de clichés existants, pour un seul individu. Selon le New York Daily News, la fortune de Madonna est estimée à 1,1 milliard de dollars (soit environ 875,5 millions d'euros), capital réparti en propriétés immobilières, actions boursières et tableaux.

D'après la Recording Industry Association of America (RIAA)[152] :

  • Madonna détient 17 albums Disque d'or Or et 12 albums Disque de platine Platine[153]
  • Madonna détient 25 singles Disque d'or Or[154] et 4 singles Disque de platine Platine[155]
  • Madonna aurait vendu 80 millions d'albums rien qu'aux États-Unis[156] pour un total de plus de 200 millions dans le monde. Avec les singles, ses ventes de disques dépassent les 300 millions[157].

En 2005, selon le Livre Guinness des records[151], les albums de Madonna ont passé un total de 1 032 semaines, soit 19,8 années dans les classements du Royaume-Uni dans son ensemble ; plus longtemps qu’aucune autre artiste féminine. En outre, Madonna est à la 5e place des records de longévité de présence dans les classements britanniques. Madonna est la chanteuse qui a vendu le plus de disques de tous les temps[156], et occupe la quatrième place au classement général.

Records de longévité dans les classements
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Artiste Temps passé dans les classements
Queen 1 422 semaines / 27 ans
The Beatles 1 293 semaines / 24,8 ans
Elvis Presley 1 280 semaines / 24,6 ans
Madonna 1 193 semaines / 22,7 ans
U2 1 150 semaines / 22 ans
Dire Straits 1 136 semaines / 21,8 ans
Simon et Garfunkel 1 114 semaines / 21,4 ans
David Bowie 1 005 semaines / 19,3 ans
Elton John 989 semaines / 19 ans
Michael Jackson 966 semaines / 18,6 ans
Records de longévité dans les classements
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Artiste Temps passé dans les classements
Elvis Presley 2 074 semaines / 39,9 ans
Cliff Richard 1 982 semaines / 38 ans
Queen 1 755 semaines / 33,7 ans
The Beatles 1 749 semaines / 33,6 ans
Madonna 1 660 semaines / 31,9 ans
Elton John 1 626 semaines / 31,2 ans

D'après le magazine américain spécialisé Billboard, Madonna est l'artiste solo ayant rapporté le plus d'argent grâce à ses tournées de toute l'Histoire de la musique : 1.31 milliard de dollars. Au mercredi 23 mars 2016, elle se place ainsi devant Bruce Springsteen (1.25 milliard), Elton John (1.05 milliard) et Bon Jovi (1.03 milliard). Seuls les groupes The Rolling Stones (1.84 milliard) et U2 (1.67 milliard) font mieux qu'elle.

Billboard Hot 100 singles[modifier | modifier le code]

En tant que chanteuse, Madonna détient douze singles no 1 (Like a Virgin, Crazy for You, Live To Tell, Papa Don't Preach, Open Your Heart, Who's That Girl, Like a Prayer, Vogue, Justify My Love, This Used to Be My Playground, Take a Bow et Music) au classement du Billboard's Hot 100 Singles, comme The Supremes, et derrière Mariah Carey qui en a classé 18. Madonna détient le record de l'album le plus vendu de l'histoire d'iTunes en un jour, avec l'album MDNA, alors que celui-ci n'était qu'en pré-vente. MDNA a aussi été no 1 sur iTunes dans 50 pays. Avec sept chansons, Madonna partage le record du plus grand nombre de singles vendus dans les années 1980 par une artiste féminine avec Whitney Houston.

En 2008, elle obtient son 37e Top 10 au classement du Billboard's Hot 100 avec le single 4 Minutes et bat ainsi le record du nombre de Top 10 US, détenu alors par Elvis Presley[158]. En 2012, elle bat son record et obtient son 38e Top 10 au classement du Billboard's Hot 100 avec cette fois-ci le single Give Me All Your Luvin' devançant ainsi Elvis Presley et les Beatles qui avaient classés respectivement 36 et 34 titres.

Madonna détient aussi les records suivants :

  • 28 singles ayant été classés au top 5 par une artiste féminine
  • 38 singles ayant été classés au top 10 par une artiste féminine
  • 43 singles ayant été classés au top 20 par une artiste féminine
  • 45 singles ayant été classés au top 30 par une artiste féminine
  • 48 singles ayant été classés au top 40 par une artiste féminine

Récompenses[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Mode[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie de Madonna.

Comme actrice[modifier | modifier le code]

Malgré ses multiples tentatives de devenir une actrice reconnue, Madonna n'a pas connu au cinéma un succès à la mesure de celui qu'elle a rencontré dans la musique. Le film Recherche Susan désespérément, en 1985, lui permit d'accéder momentanément au succès en tant qu'actrice. Mais depuis, la plupart de ses films ont été boudés par le public et mal accueillis par la critique. Cependant, Une équipe hors du commun (1992) rencontre les faveurs du public, mais elle n'y tient qu’un rôle secondaire. En 1996, elle tient le rôle-titre d'Evita, qui lui permet de renouer avec les cinéphiles et d'emporter un Golden Globe. Néanmoins, le succès commercial de cette comédie musicale reste mitigé. Un de ses derniers films, À la dérive, mis en scène par son mari Guy Ritchie, lui a valu en 2003 le Razzie Award de la pire actrice et s'est révélé l'un de ses plus grands échecs. Il n'est d'ailleurs sorti qu'en DVD dans de nombreux pays. À la fin des années 2000, Madonna décide de mettre un terme à sa carrière d'actrice[14] et se tourne vers la réalisation[15].

À la télévision[modifier | modifier le code]

  • 1985 : Saturday Night Live : elle-même / Diana Spencer / Marilyn Monroe (saison 11, épisode 1 : Madonna/Simple Minds)
  • 1986 : Saturday Night Live : elle-même (saison 12, épisode 1 : Sigourney Weaver/Buster Poindexter)
  • 1991 : Saturday Night Live : elle-même (saison 16, épisode 19 : Delta Burke/Chris Isaak)
  • 1992 : Saturday Night Live : Liz Rosenberg (saison 17, épisode 14 : Roseanne & Tom Arnold/Red Hot Chili Peppers)
  • 1993 : Saturday Night Live : elle-même (invitée musicale) (saison 18, épisode 11 : Harvey Keitel/Madonna)
  • 2003 : Will et Grace (Will & Grace) : Liz (saison 5, épisode 21 : Une question d'habitudes)
  • 2009 : Saturday Night Live : elle-même (saison 35, épisode 2 : Ryan Reynolds/Lady Gaga)
  • 2013 : Saturday Night Live : elle-même (saison 39, épisode 10 : Jimmy Fallon/Justin Timberlake)

Au théâtre[modifier | modifier le code]

En août 1986, Madonna et Sean Penn font leurs débuts au théâtre dans la pièce Goose and Tom-Tom écrite par David Rabe[161]. Le couple interprète deux gangsters devant un public uniquement composé de célébrités comme Warren Beatty, Andy Warhol, Cher ou Liza Minnelli[162]. Les critiques sont mauvaises pour le couple[162].

En 1988, Madonna décide se consacrer pleinement à sa carrière d'actrice[163] et d'auditionner pour la nouvelle pièce du dramaturge David Mamet, Speed-the-Plow, lorsqu'elle apprend que la comédienne Elizabeth Perkins s'est désistée à la dernière minute[164]. Pour son deuxième essai à Broadway, Madonna endosse le rôle de Karen, une secrétaire effacée mais faussement naïve qui travaille pour deux magnats du cinéma et essaie de leur vendre un projet de film au succès commercial incertain[165]. Les critiques sont dans l'ensemble négatives : Dennis Cunningham juge que Madonna est « scandaleusement incompétente »[166] et le New York Daily News titre « Non elle ne sait pas jouer ! »[167] mais c'est la star Katharine Hepburn, qui avait assisté à une représentation, qui a le commentaire le plus acerbe en déclarant : « J'ai vu la nouvelle pièce de [David] Mamet avec Madonna interprétant une prétendue actrice qui ne sait pas jouer. Elle était absolument convaincante ! »[166]

En 2002, on la retrouve au théâtre dans la pièce Up For Grabs de David Williamson[168].

  • 1986 : Goose and Tom-Tom
    • Écrite par David Rabe et mise en scène par Gregory Mosher, jouée du 28 au 31 août au Mitzi E. Newhouse Theater (New York)
    • Personnage interprété : Lorraine
  • 1988 : Speed-the-Plow
    • Écrite par David Mamet et mise en scène par Gregory Mosher, jouée du 3 mai au 31 décembre au Royale Theater (New York)
    • Personnage interprété : Karen, secrétaire
  • 2002 : Up for Grabs
    • Écrite par David Williamson et mise en scène par Laurence Boswell, jouée du 9 mai au 13 juillet au Wyndham's Theatre (Londres)
    • Personnage interprété : Loren, marchande d'art

Comme réalisatrice[modifier | modifier le code]

Œuvres écrites[modifier | modifier le code]

Livres pour enfants[modifier | modifier le code]

Chacun des volumes ont été édités aux éditions Gallimard jeunesse[169], Callaway Éditions et Puffin Books (pour les éditions anglaises).

  • 2003 : The English Roses ; Les Roses anglaises, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0141806549)
  • 2003 : Mr Peabody's Apples ; Les Pommes de M. Peabody, illustrations de Loren Long (ISBN 978-0439622790)
  • 2004 : Jakov and the Seven Thieves ; Yakov et les sept voleurs, illustrations de Gennadij Spririn.
  • 2004 : The Adventures of Abdi ; Les Aventures d'Abdi, illustrations d'Olga et Andrej Dugin (ISBN 978-0141380506)
  • 2005 : Lotsa de Casha ; Bôta de Carats, illustrations de Rui Paes (ISBN 978-9750503412)
  • 2006 : The English Roses : Too Good To Be True ; Les Roses anglaises : Trop beau pour être vrai, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0141806549)
  • 2007 : Friends For Life!, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0142411148)
  • 2007 : Goodbye, Grace?, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0142408834)
  • 2007 : The New Girl, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0142408841)
  • 2007 : A Rose By Any Other Name, illustrations de J.-F. Fulvimari (ISBN 978-0142408858)

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Susan Whithall, « Interview: What Madonna misses about Detroit », sur The Detroit News,‎ (consulté le 9 février 2013).
  2. (en) « Fortune de Madonna - Riches & Célèbres », sur Riches & Célèbres.com (consulté le 9 février 2013).
  3. « Madonna : 55 ans pour la star choc et provoc' », sur Puretrend.com,‎ (consulté le 2 novembre 2013).
  4. « Sexe, controverse et provocations… Les 13 plus grands scandales de Madonna », sur MSN Divertissements,‎ (consulté le 31 octobre 2013).
  5. (en) Keith Caulfield, « 'Madonna' Turns 30: A Look Back at the Queen of Pop's Debut Album », sur Billboard,‎ (consulté le 31 octobre 2013)
  6. « Queens of Pop: Madonna élue reine de la pop sur Arte ! », sur Premiere.fr,‎ (consulté le 2 novembre 2013)
  7. « À 50 ans, Madonna se réinvente toujours », sur Le Figaro,‎ (consulté le 2 novembre 2013).
  8. (en) « Grammy Award Winners - Madonna », sur The Grammys (consulté le 31 octobre 2013)
  9. (en) « Songwriters Hall Of Fame 2014 Nominees For Induction Announced », sur SongHall.org,‎ (consulté le 15 novembre 2014)
  10. Jonathan Hamard, « Les 12 titres de Madonna à connaître », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 2 novembre 2013)
  11. (en) Stephen Holden, « Madonna Makes a $60 Million Deal - New York Times », sur New York Times,‎ (consulté le 10 novembre 2013)
  12. « Musique: Madonna signe un contrat record », sur L'EXPRESS.fr,‎ (consulté le 10 novembre 2013)
  13. (en) « All-Time RAZZIE Cham-Peens LIST », sur Razzies.com,‎ (consulté le 8 juillet 2013).
  14. a et b (en) Buck Wolf, « Truth or Dare: Is Madonna's Film Career Finished? », sur ABC News,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  15. a et b (en) Jocelyn Vena, « Has Madonna Given Up Acting For Good? - Music, Celebrity, Artist News », sur MTV.com,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  16. (en) « Guinness World Records - Topselling female recording artist », sur guinnessworldrecords.com (consulté le 2 novembre 2013)
  17. (en) Barry Egan, « U2 strike a chord in the best albums from 2009 - Independent.ie », sur Independent.ie,‎ (consulté le 27 mars 2013)
  18. (en) Dan Lane, « Madonna’s Top 40 most downloaded tracks revealed! », sur officialcharts.com,‎ (consulté le 27 mars 2013)
  19. a et b « Madonna entre au Rock and Roll Hall of Fame », Gala,‎ (lire en ligne)
  20. Morgane Giuliani, « Madonna, célébrité la mieux payée de l'année selon Forbes », sur Le Figaro,‎ (consulté le 2 novembre 2013)
  21. (en) Zack O'Malley Greenburg, « Madonna's Net Worth: $560 Million In 2016 », sur Forbes,‎ (consulté le 2 juillet 2016)
  22. (en) Bob Allen, « Madonna's Rebel Heart Tour Surpasses $100 Million Mark », sur Billboard,‎ (consulté le 20 mars 2016)
  23. (en) Caryn Ganz, « Madonna Wraps Record-Breaking Sticky Sweet Tour in Israel », sur rollingstone.com,‎ (consulté le 27 mars 2013)
  24. (en) « Frequently Asked Questions - What is Madonna's real name? », sur Mad-Eyes.net (consulté le 22 septembre 2012)
  25. (en) Dick Eastman, « Madonna, Celine Dion, and Camilla Parker-Bowles: Related », sur Eastman's Online Genealogy.com,‎ (consulté le 22 septembre 2012)
  26. (en) Composition de la famille Ciccone
  27. Morton 2002.
  28. (en) Barbara Victor, Goddess, HarperCollins, p.93 (édition française)
  29. [1]
  30. Blond Ambition Tour et The Girlie Show World Tour
  31. Propos de la chanteuse dans le documentaire In Bed with Madonna
  32. (fr) Mark Bego, Madonna, Michel Lafon, , 237 p. (ISBN 2-86804-261-9)
  33. (en) Interview de Madonna sur MTV dans l'émission « Madonna Rising »
  34. (en) Madonna nudes 1979, Taschen, 1990.
  35. (en) « Students Take A Walk Through Durham », sur Dukenews (consulté le 30 mars 2013).
  36. Vidéo sur Arte tv
  37. (en) Actress; Madonna, madonna pictures, celebs, madonna lyrics!
  38. (en) Biographie du Breakfast club
  39. YouTube - Madonna - Fame Audiction (1979)
  40. http://fr.elle.be/Fil-info/Madonna-et-les-Vanloo
  41. (en) « Only 70's - Toute la musique des années 1970 - Patrick Hernandez - Born to be alive », sur Only 70's (consulté le 30 mars 2013).
  42. Fiche sur la chanson
  43. Victor 2001
  44. Daniel Ichbiah, Madonna / pop confessions, City Éditions, 2006 (ISBN 978-2-915320-70-1).
  45. MADONNA: MADONNA's Bands » The Breakfast Club » Emmy and The Emmys » Punk-Rock Roots / Attitude) » PUNK ROCK IS A STATE OF MIND »
  46. Madonna Tribe meets George DuBose
  47. CD Baby: MADONNA: Pre Madonna
  48. Propos de Seymour Stein dans le documentaire « The name of the game »
  49. Everybody s'est classé no 3 au US Billboard Hot Dance/Club Play Chart
  50. (en) Ventes de Like a Virgin aux États-Unis
  51. 25 ans de musique pop, ISBN 2-88097-349-X
  52. http://www.speakerphone.fr/archives/2012/08/26/24960295.html "Touched for the very first time"
  53. Madonna And Sean Penn :: Celebrity :: Handbag
  54. http://www.parismatch.com/People-Match/Cinema/Actu/Ete-89-Sean-Penn-Madonna-les-amants-terribles-118693/
  55. Christina Blake, Madonna : Like a virgin, Omnibus Press, 1985 (ISBN 978-0-7119-0745-4)
  56. Anne Bleuzen, Madonna, 2005 (ISBN 978-2-915957-03-7)
  57. (es) Lluís Bassets, « Madonna convocó en París a 130.000 personas », El País,‎ (lire en ligne).
  58. Christine Bard, Ce que soulève la jupe : Identités, transgressions, résistances, Autrement, , 170 p. (ISBN 9782746714083), p. 61.
  59. SIDA: Dialogue entre Line Renaud et Madonna - VIDEO
  60. The Works and Genius of David Fincher: Madonna - "Express Yourself" (1989)
  61. (en) Rob Sheffield, « Women Who Rock: The 50 Greatest Albums of All Time », sur Rolling Stone.com,‎ (consulté le 25 août 2012)
  62. (en) ALA, Sex est classé 18e
  63. Regard en coulisse (Evita)
  64. Madonna - biographie - discographie - écouter - albums - Music Story
  65. (en) « Madonna: please don't call me 'Madge' », sur The Telegraph.co.uk,‎ (consulté le 22 septembre 2012).
  66. Voir la vidéo sur YouTube
  67. Elle y interprète Like a Prayer, Ray of Light et Music
  68. Classements de HU et COADF
  69. « De Tokyo à Rio, les rockers ont chauffé la Terre au Live Earth », sur Europe 1,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  70. Thierry Cadet, « 23 voix de stars s'unissent pour Annie Lennox », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  71. Bruno Lesprit, « Madonna serait sur le point de divorcer d'avec Warner Music », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  72. Gilles Renault, « Maldonne pour la Madone », Libération,‎ (lire en ligne)
  73. Jean-Luc Wachthausen, « Madonna joue de sa notoriété pour défendre les orphelins du Malawi », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  74. Thomas Sotinel, « "I Am Because We Are" : éloge de Madonna Ciccone par elle-même », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  75. Laurent Rigoulet, « Critique de l'album Hard Candy », Télérama, no 3042,‎ (lire en ligne)
  76. Jean-Marc Lalanne, « Critique de l'album Hard Candy », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  77. Jean-Frédéric Tronche, « Madonna : ses 10 commandements pour durer après 50 ans », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  78. (en) James C. McKinley Jr., « Spanish Man Arrested in Leak of Madonna Single », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  79. (en) Silvio Pietroluongo, « Mariah, Madonna Make Billboard Chart History », Billboard,‎ (lire en ligne)
  80. Olivier Palut, « "Miles Away", prochain single de Madonna », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  81. « Madonna a battu un record ! », sur cinetelerevue.be,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  82. Ludmilla Intravaia, « Livre : Le frère de Madonna taille un costard à la star », sur MYTF1NEWS,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  83. Valérie Domain, « Guy Ritchie et Madonna: les 10 raisons de leur divorce », Gala,‎ (lire en ligne)
  84. « Mercy James rejoindra Madonna la semaine prochaine », sur Europe 1,‎ (consulté le 17 juillet 2016)
  85. a et b « Madonna lance Celebration, compilation de ses succès », La Presse,‎ (lire en ligne)
  86. Nekesa Mumbi Moody, « Michael Jackson honoré durant les MTV Video Music Awards », La Presse,‎ (lire en ligne)
  87. (en) Maura Johnston, « Madonna Brings Classic 'Like A Prayer' To 'Hope For Haiti Now' Telethon », sur MTV News,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  88. (en) « Madonna’s ‘Sticky & Sweet’ Concert To Be Released March 30th On DVD, Blu-Ray And CD », sur madonna.com,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  89. (en) Tim Stack, « 'Glee' Exclusive: Madonna is on board! Is Adam Lambert next? », sur Entertainment Weekly,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  90. (en) Keith Caulfield, « Glee's 'Madonna' Powers To No. 1 On Billboard 200 », sur Billboard,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  91. Caroline Lazard, « Madonna et Lourdes pour Macy's », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  92. « Madonna inaugure à Mexico sa première salle de fitness », sur 7s7,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  93. Paola Genone, « Interview exclusive de Madonna pour son film W./E. », sur L'Express,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  94. « Madonna divise la critique avec son film W.E. », sur Musimax,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  95. « Madonna : Le film W.E. ne sort que dans 63 salles », sur France Soir.fr,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  96. Mathilde Cesbron, « Madonna remporte un Golden Globe », sur Le Figaro,‎ (consulté le 11 décembre 2015)
  97. Gilles Médioni, « Critique de MDNA, un album pour fans bienveillants », sur L'Express,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  98. Jonathan Hamard, « Madonna : l'exploitation de son dernier album "MDNA" est terminée », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  99. Damien Gouiffes, « Madonna au Super Bowl 2012 chante Music, Open your heart, Like a prayer », sur L'Express,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  100. « Madonna répond enfin au doigt d'honneur de M.I.A pendant le Super Bowl », sur Purepeople.com,‎ (consulté le 27 juillet 2012)
  101. (en) « Super Bowl, Madonna set new TV audience records », sur Reuters,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  102. Julien Goncalves, « Katy Perry au Super Bowl 2015 : record d'audience historique pour son show », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  103. Mathilde Cesbron, « Madonna sur la pente descendante », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 9 février 2013)
  104. « Madonna, la tournée et la paix », sur Le Huffington Post,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  105. (en) « Madonna Announces World Tour », sur rollingstone.com,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  106. (en) Caryn Ganz, « Act of God: Madonna's MDNA Tour Comes to Yankee Stadium », sur SPIN,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  107. (en) Neil McCormick, « Madonna, Hyde Park, review », sur Telegraph.co.uk,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  108. (en) Glenn Gamboa, « Madonna MDNA tour in Philadelphia is transformative », sur Newsday,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  109. (en) Sarah Rodman, « Madonna does it her way at high-energy Garden show - The Boston Globe », sur BostonGlobe.com,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  110. (es) Ricardo Hernández, « Madonna volvió a cautivar a México », sur El Occidental,‎ (consulté le 30 juin 2013)
  111. Marie Desnos, « Madonna. Sans peur et sans reproche », sur ParisMatch.com,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  112. Mélanie Rostagnat, « Concert de Madonna : le Front National a déposé plainte pour "injure" », sur Ozap,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  113. Hélène Guinhut, « Une ONG russe porte plainte contre Madonna », sur Gala.fr,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  114. Marion Chatelin, « Madonna au Grand Journal: Luz, «Charlie Hebdo», Marine Le Pen et liberté d’expression », sur Yagg,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  115. « Rejet d'une plainte contre Madonna », sur Le Figaro,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  116. (en) Ray Waddell, « Madonna's 'MDNA' Tour Makes Billboard Boxscore's All-Time Top 10 », sur Billboard,‎ (consulté le 2 février 2013)
  117. Jonathan Hamard, « Madonna : le CD/DVD du "MDNA Tour" dans les bacs le 9 septembre », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  118. (en) « VICE meets Madonna: secretprojectrevolution », sur YouTube,‎ (consulté le 26 octobre 2014)
  119. Julien L., « Un film avec Madonna sur BitTorrent, en toute légalité (MàJ) », sur Numerama,‎ (consulté le 26 octobre 2014)
  120. (en) Eriq Gardner, « Madonna's Secret Project Revealed: Pop Superstar to Release Short Film Via BitTorrent to Aid Global 'Artistic Expression' », sur The Hollywood Reporter,‎ (consulté le 26 octobre 2014)
  121. Victoria Houssay, « Art for Freedom : Katy Perry s'associe avec Madonna sur un site », sur Terrafemina,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  122. (en) Madonna, « Madonna's Statement Following Her Detroit Visit », sur madonna.com,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  123. « Madonna, le bisou-scout », sur Gala.fr,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  124. Jonathan Hamard, « Grammy Awards 2014 : Madonna et Macklemore militent pour le mariage homosexuel », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 30 janvier 2014)
  125. « Miley Cyrus, cow-girl délurée avec Madonna : Elle fesse la reine de la pop ! », sur Purepeople.com,‎ (consulté le 30 janvier 2014)
  126. « Madonna : MDNA Skin, mystère autour d'une ligne de cosmétiques », sur Puretrend,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  127. « Des soins pour la peau estampillés Madonna réservés au marché japonais », sur ladepeche.fr,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  128. Antoine Binamé, « Madonna confirme un nouvel album », sur RTBF,‎ (consulté le 2 avril 2014)
  129. Jonathan Hamard, « Madonna en studio avec Diplo pour son nouvel album », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  130. « Le nouvel album de Madonna déjà disponible sur iTunes », sur Gala.fr,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  131. Jonathan Hamard, « Madonna choisit "Bitch I'm Madonna" comme nouveau single, sa "chanson préférée". », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  132. M6 Info, « Grammy Awards : Madonna fait le show », sur Yahoo Actualités France,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  133. « Brit Awards. Des stars, des récompenses et un gros gadin de Madonna ! », sur Ouest-France.fr,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  134. Olivier Nuc, « Rebel Heart : pas si dépassée, Madonna », sur Le Figaro,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  135. Jonathan Hamard, « "Rebel Heart Tour" : Madonna se produira en Australie pour la première fois en 23 ans », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 15 novembre 2015)
  136. Hugo-Pierre Gausserand, « Attentats de Paris : Madonna chante La vie en rose en larmes », sur Le Figaro,‎ (consulté le 20 mars 2016)
  137. Martin Choteau, « Madonna, les larmes du clown », sur Gala.fr,‎ (consulté le 20 mars 2016)
  138. Life with my sister, Madonna by Christopher Ciccone
  139. « Madonna : ambassadrice de la kabbale », sur La presse.ca (consulté le 2 août 2015)
  140. (en) Barbara Victor, Goddess, , p. 106 (édition française
  141. The feminist femme fatales [image]
  142. USATODAY.com - Suit alleges Madonna copied photos
  143. « Madonna - I'm devastated. David Bowie changed the course... | Facebook », sur www.facebook.com (consulté le 3 juillet 2016)
  144. Koyaanisqatsi 1982: Movie and film review from Answers.com
  145. Rolling Stone, août 1991, Interview de Madonna par Carrie Fisher
  146. YouTube - Madonna - Takara Jun Legend - Pure (Japanese Commercial)
  147. « Why Madonna's still a material girl - Times Online »,‎ (consulté le 16 mars 2016)
  148. (fr) « Polémique Madonna: pas une croix nazie mais une croix indienne », sur nicematin.com,‎ (consulté le 25 août 2012)
  149. http://www.billboard.com/news/madonna-s-mdna-tour-makes-billboard-boxscore-1008117012.story#/news/madonna-s-mdna-tour-makes-billboard-boxscore-1008117012.story
  150. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-25861/secrets-tournage/
  151. a et b Livre Guinness des records, Guinness World Records 2005: Special 50th Anniversary Edition (ISBN 978-1-892051-22-6).
  152. (en) RIAA
  153. (en) RIAA, nombre d'albums certifié par artiste
  154. (en) RIAA
  155. RIAA certification
  156. a et b http://www.madonna.com/news/title/madonna-topselling-female-recording-artist
  157. http://www.officialcharts.com/chart-news/madonnas-top-40-most-downloaded-tracks-revealed-1309/
  158. (en) Silvio Pietroluongo, « Mariah, Madonna Make Billboard Chart History », sur Billboard.com, 2 avril 2008.
  159. (en) Liste des nominations et récompenses
  160. (en) « Golden Globes : Site officiel » (consulté en 30 mars2013).
  161. Charles Decant, « Madonna : une carrière en 12 chiffres », sur chartsinfrance.net,‎ (consulté le 19 mai 2013)
  162. a et b Guilbert 2004, p. 31
  163. Morton 2002, p. 187
  164. Andersen 1992, p. 212
  165. Victor 2001, p. 335
  166. a et b Victor 2001, p. 340
  167. Morton 2002, p. 189
  168. (en) « Up for Grabs », sur BBC,‎ (consulté le 22 septembre 2012)
  169. Gallimard jeunesse (bibliographie)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 27 avril 2008 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.