Bassurels

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Bassurels
Bassurels
Blason de Bassurels
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Florac
Canton Le Collet-de-Dèze
Intercommunalité Communauté de communes des Cévennes au Mont Lozère
Maire
Mandat
Josette Gaillac
2014-2020
Code postal 48400
Code commune 48020
Démographie
Gentilé Bassurelois
Population
municipale
61 hab. (2016 en augmentation de 41,86 % par rapport à 2011)
Densité 1,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 49″ nord, 3° 37′ 33″ est
Altitude Min. 553 m
Max. 1 562 m
Superficie 46,34 km2
Localisation

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Bassurels est une commune française située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bassurels est la commune la moins densément peuplée (0,93 hab/km2) du département de la Lozère, département le moins peuplé de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la commune s'appelait Saint-Martin-de-Campselade[1],[2], Bassurels est le nom révolutionnaire qui lui a été attribué.

La paroisse de Saint-Martin de Campselade (San Martin de Campselado) est mentionnée régulièrement au moment de la fin de la guerre de Cent Ans.Des fermiers originaires de Saint André-de-Valborgne et de Saint-Flour du Pompidou y cultivaient les terres appartenant aux châtelains du Folhaquier et de l'Hom. Au XVIe siècle, la paroisse passe entièrement à la Réforme; des levées d'hommes ont lieu pour participer aux sièges de Montpellier et de Mende (1562-1563). Les consuls soutiennent à partir de 1573 le fameux Mathieu Merle qui remplace en Gévaudan le baron Astorg de Peyre, assassiné lors de la Saint Barthélemy (1572). Après l'édit de Nantes (1598), des miliciens participent au service de garde à Florac. Les guerres du duc de Rohan (1620-1629) drainent vers Florac, Mende et Alès plusieurs miliciens réformes (familles Bourgade, Bourrely, Chabal et Caulet). Au moment de la Révocation (1685 : édit de Fontainebleau) la population abjure en l'église de Saint-Flour du Pompidou. Mais au moment de la guerre des Camisards, la population rejoint massivement les insurgés et participe aux victoires du plan de Fontmort et de Saumane. Les derniers Camisards rejoignent leurs habitations en 1705. Bénéficiaire de l'édit de Tolérance de 1787, la population participe avec enthousiasme à la Révolution de 1789 et constitue,en mobilisant presque tous les hommes, une compagnie de garde nationale qui perd cinq hommes dans les campagnes de 1792-1797. Sous l'Empire, la désertion se développe, les fugitifs se réfugiant sur les pentes du mont Aigoual. Lors de la Restauration, quatre paysans licenciés de l'armée en 1814 tuent pour le compte de nobles locaux deux bourgeois acquéreurs de biens nationaux qui avaient profité de la Révolution pour acquérir à vil prix des terres de bonne production. Le premier est acquitté, un deuxième se suicide et les deux autres sont guillotinés en 1826 devant 6000 personnes.

Au XIXe siècle, l'exode rural porte un coup fatal au village. La Grande Guerre lui enlève 16 chefs de famille. Bassurels devient un village de petits hameaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bassurels

Le blasonnement de Bassurels est : coupé : au premier d'azur chapé d'or, au second d'or chaussé d'azur ; au soleil de l'un en l'autre brochant en abîme

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Bassurels
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Josette Gaillac DVG Retraitée de l'enseignement
         
1908 .... Géminard SFIO  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4]. En 2016, la commune comptait 61 habitants[Note 1], en augmentation de 41,86 % par rapport à 2011 (Lozère : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
485423454534498499430474460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426405403381387364348323289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285244205175148130139108123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1038569586547784362
2016 - - - - - - - -
61--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lucien Goillon, Si m'était conté Saint-Etienne en Cévenne, Nîmes, Lacour, coll. « Colporteur », (ISBN 2-9503675-0-X)
  2. Noms révolutionnaires des communes de France, p. 39.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]