Chasse, pêche, nature et traditions

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Chasse, pêche, nature et traditions
Image illustrative de l'article Chasse, pêche, nature et traditions
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Présentation
Président Eddie Puyjalon
Fondation 1989
Siège BP 87546 64075 Pau CEDEX
Adhérents 8 500 (2012)[1]
Positionnement Droite
Idéologie Conservatisme, Traditionalisme, Anti-mondialisme
Couleurs vert, bleu
Site web http://www.cpnt.fr/

Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) est un parti politique français, créé en sous la forme d'une association. Son objectif est de défendre un certain nombre de valeurs traditionnelles de la France rurale dont essentiellement la chasse. Ses fondateurs sont André Goustat, Jean Saint-Josse, Jean Seinlary et Pierre Fuziès. Eddie Puyjalon en est le président depuis mars 2016.

Le CPNT obtient jusqu'à plus de 4 % des voix lors des élections nationales et des élus dans un certain nombre de scrutins de 1989 à 2002 avant de connaitre une baisse d'audience. Il est associé depuis 2010 à l'UMP (dorénavant Les Républicains).

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et premières années (1989-1998)[modifier | modifier le code]

Le CPNT est fondé en 1989 afin de combler une déficit de représentation politique des chasseurs[2]. Candidat aux élections européennes de 1989 et de 1994, le mouvement ne remporte aucun siège. Lors des élections régionales de 1992, le parti parvient à faire élire 29 conseiller régionaux, et deux de plus en 1998[3].

Succès relatifs (1999-2002)[modifier | modifier le code]

Il rassemble 6,77 % des suffrages exprimés lors des élections européennes de 1999, et faire élire six députés européens, dont son président Jean Saint-Josse qui est tête de liste[3].

Déclin (2003-2006)[modifier | modifier le code]

Après le premier tour des élections régionales, le , CPNT, sous la présidence de Jean Saint-Josse, qui disposait pourtant d'élus dans les précédents conseils régionaux, a choisi de ne pas fusionner avec d'autres listes dans les 5 régions (sur 8) où le mouvement a franchi la barre des 5 % qui l'y aurait autorisé, et de ne donner aucune consigne de vote à ses électeurs. CPNT ne sera donc plus représenté dans les conseils régionaux (il possédait 32 conseillers régionaux).

Aux élections européennes de 2004, il n'arrive à atteindre 3 %, taux nécessaire au remboursement des frais de campagne, que dans l'une des cinq circonscriptions dans lesquelles il s'était présenté. Ceci représente un déficit de 300 000 euros et la perte de ses six députés européens.

Après ces échecs, plusieurs cadres du parti ont rejoint l'UMP ou le MPF, et six permanents de l'association ont dû être licenciés.

Le , CPNT a désigné Frédéric Nihous comme candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il a recueilli 1,15 % des voix au premier tour, soit 420 645 voix au total[4]. Cette perte importante de voix par rapport à 2002, s'explique en partie par les transferts de voix en faveur de Nicolas Sarkozy dans les fiefs du parti[5]. Au deuxième tour, il a appelé au rejet de « l'écologie punitive inspirée par les Verts », lesquels se sont ralliés à Ségolène Royal et a rappelé à ses électeurs « qu’à l’heure du choix il ne faut pas se tromper »[6]. Aux législatives de 2007, CPNT appelle à voter pour l'UMP au deuxième tour[7].

Le rapprochement avec l'UMP (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, CPNT appelle à voter contre Ségolène Royal. Aux législatives de juin 2007, il appelle à voter pour les candidats de l'UMP au second tour. À la suite des élections européennes de 2009, CPNT répond favorablement au souhait de l’UMP de rejoindre la majorité présidentielle par l’établissement d’un partenariat programmatique et politique. Ce qui est acté par un vote des instances du mouvement dans le courant de cette même année. Dès lors CPNT a fait partie intégrante de la majorité présidentielle durant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Président de CPNT depuis 1998, Jean Saint-Josse a décidé de ne pas se représenter à la tête du mouvement en 2008. Frédéric Nihous lui succède le lors d'une réunion à Orly (Val-de-Marne) où le comité exécutif du mouvement l'a élu[8].

À l'occasion des élections européennes de 2009, CPNT a décidé de faire alliance avec le Mouvement pour la France (droite), présidé par Philippe de Villiers, alliance rejetée par le seul comité héraultais de CPNT dont les dirigeants s’étaient unilatéralement et préalablement déjà engagés avec le président du Conseil régional Languedoc-Roussillon Georges Frêche (divers gauche). Ils ne font depuis plus partie de CPNT.

Lors des élections régionales de 2010, un accord de partenariat avec l’UMP est validé par les instances nationales du mouvement pour toutes les régions. Grâce à cet accord, le CPNT obtient six conseillers régionaux et fait son retour dans ces collectivités.

À l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, CPNT apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, après l'échec de Frédéric Nihous dans sa quête des 500 signatures ; celui-ci devient le « porte-parole ruralité » de Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale. Lors des législatives de 2012, CPNT devient officiellement un mouvement associé à l'UMP[9].

Frédéric Nihous est reconduit à l'unanimité à la présidence du Mouvement lors du Comité directeur du 27 avril 2013 à Rungis.

Positionnement sur l'échiquier politique[modifier | modifier le code]

Si Jean-Saint Josse ou Frédéric Nihous sont issus du RPR[10], CPNT se déclare à l'origine comme mouvement indépendant mais en opposition totale au parti Les Verts[11]. Entre 1999 et 2004, CPNT siège au Parlement européen dans le groupe EDD aux côtés de partis de droite eurosceptiques. En 2004 une alliance avec Philippe de Villiers est envisagée par une partie du mouvement[12]. Elle se concrétise pour les élections européennes de 2009, par un vote à la quasi-unanimité des instances du mouvement.

Scores électoraux[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Année Candidat 1er tour
Voix % Rang
2002 Jean Saint-Josse 1 204 689 4,23 9e
2007 Frédéric Nihous 420 645 1,15 11e

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année 1er tour Sièges
Voix %
1993 CPNT présente quelques candidats dans le ďépartement de la Gironde
1997 pas de candidat
2002 422 448 1,67
0 / 577
2007 213 427 0,82
0 / 577
2012
0 / 577
  • Élections législatives de 2012 : aucun élu. Le CPNT présente seulement 3 candidats sous l'étiquette UMP/CPNT, éliminés dès le premier tour, sur les 577 circonscriptions.

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année  % Sièges Rang Tête de liste Groupe
1989 4,13
0 / 81
7e André Goustat -
1994 3,96
0 / 87
7e André Goustat -
1999 6,77
6 / 87
7e Jean Saint-Josse EDD
2004 1,73
0 / 74
9e - -
2009a  4,80
0 / 74
8e - -
2014 - - - - -

a Au sein de Libertas avec le MPF, qui a obtenu un sièges.

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Année 1er tour Conseillers
Voix %
1992 29
1998 31
2004 397 024 1,64
0 / 1 880
2010 Avec l'UMP 6
2015 Avec LR 5

Élections cantonales[modifier | modifier le code]

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Élus et personnalités[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Conseillers régionaux 2010-2015[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Nihous (Aquitaine)
  • Thierry Joulin (Poitou-Charente)
  • Pascale Guittet (Poitou-Charente)
  • Marie-Christine Git (Rhône-Alpes
  • Jean Pilniak (Picardie)
  • Didier Vergy (Basse-Normandie)

Conseillers régionaux 2015-2021[modifier | modifier le code]

  • Eddie Puyjalon (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), élu en Gironde
  • Frédéric Nihous (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), élu dans le Nord
  • Monique Huon (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), élue dans le Nord
  • Didier Vergy (Normandie), élu dans le Calvados, maire de Landes-sur-Ajon (14310)
  • Pascal Marie (Normandie), élu dans la Manche

Conseillers départementaux[modifier | modifier le code]

Maires[modifier | modifier le code]

  • Jean Saint-Josse, maire de Coarraze (Pyrénées Atlantiques) depuis 1995.
  • Francis Barthes, maire de Saint-Jean-de-Minervois (Hérault) depuis 2001.
  • Didier Vergy, maire de Landes-sur-Ajon (Calvados) de 2008 à 2014.
  • Pascale Guittet, maire de Pouillé (Vienne) de 2001 à 2014.
  • Pierre Roge, maire de Latour-Bas-Elne (Pyrénées orientales) depuis 2001.
  • Frederic Hance, maire de Liffol-le-Grand (Vosges) de 2001 à 2014.
  • Jean-Luc Hallé, maire d'Hamel (Nord) depuis 1977.
  • Christiane Autigeon, maire de Trouley-Labarthe (Hautes-Pyrénées), Présidente de la Communauté de Communes Adour-Rustan-Arros, (2001-2014).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.francetv.fr/2012/partis/chasse-peche-nature-et-traditions
  2. Julian Mischi, « Les militants ouvriers de la chasse », Politix, vol. n° 83,‎ , p. 105–131 (ISSN 0295-2319, lire en ligne)
  3. a et b Joan Taris, « Chasse et chasseurs, un enjeu politique aquitain (1979-2004) », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. n° HS 2,‎ , p. 109–115 (ISSN 1768-6520, lire en ligne)
  4. Liste officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  5. Michel Bussi et Jérôme Fourquet, « Élection présidentielle 2007 », Revue française de science politique, vol. Vol. 57,‎ , p. 411–428 (ISSN 0035-2950, lire en ligne)
  6. Site de campagne de Frédéric Nihous
  7. Le Journal du Médoc
  8. « Jean Saint-Josse quitte la présidence de Chasse, Pêche, Nature et Traditions », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. « CPNT s'associe à l'UMP », Le Figaro, 6 juin 2012.
  10. Frédéric Nihous : « On se prend claque sur claque aux élections. Il faut donc savoir dire stop. En ralliant l'UMP, nous ne renions pas nos convictions », « Le parti des chasseurs prêt à rejoindre la majorité », Le Figaro, 12 août 2009
  11. Site de CPNT
  12. « CPNT, la délicate pêche aux voix », sur L'Humanité,‎ (consulté le 24 avril 2016)
  13. « Le Girondin Eddie Puyjalon prend les commandes de CPNT », sur France Bleu,‎ (consulté le 22 mars 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]