Bagnols-les-Bains

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Bagnols-les-Bains
Le village.
Le village.
Blason de Bagnols-les-Bains
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Saint-Étienne-du-Valdonnez
Intercommunalité Communauté de communes du Goulet-Mont Lozère
Statut Commune déléguée
Maire délégué Francis Castan
2017-2020
Code postal 48190
Code commune 48014
Démographie
Gentilé Bagnolais
Population 209 hab. (2014 en diminution de 8,73 % par rapport à 2009)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 24″ nord, 3° 39′ 57″ est
Altitude Min. 898 m
Max. 1 145 m
Superficie 2,40 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Mont Lozère et Goulet
Localisation

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Bagnols-les-Bains est une ancienne commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie. Elle a formé le la commune nouvelle de Mont Lozère et Goulet.

Ses habitants sont appelés les Bagnolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur le flanc nord du mont Lozère, la station thermale de Bagnols-les-Bains étage au-dessus du Lot ses solides maisons de caractère, à proximité des gorges du Tarn et du parc national des Cévennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Entre 390 et 230 av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Trois tribus celtiques : les Cadurques, les Rutènes et les Gabales quittant la Franconie et les bords du Main seraient venues se fixer au sud du Massif-Central. Les Gabales s’installèrent dans le pays cévenol. Le mot « Gabales » viendrait d’une racine Celte, signifiant « envahisseurs » ou « conquérants à cheval ».

Dans la haute vallée du Lot, le sol fertile et riche en minerais attirait l’homme et lui permettait de développer l’agriculture, l’élevage, et plus tard, la matière première pour la métallurgie du cuivre, du bronze et du fer.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'établissement thermal.

Depuis 1978, la station thermale moderne répond aux exigences actuelles d’une cure thermale. Les effets d’une source chaude (41,5 °C), sulfurée et bicarbonatée, se conjuguent à ceux d’une source froide (9,5 °C), pour soigner les affections rhumatismales, l’asthme et les allergies respiratoires.

La station bénéficie de cautions très anciennes : elle existe déjà à l’époque romaine, comme dit ci-dessous (des fouilles ont exhumé la source originelle et son bassin carré), et Sidoine, évêque de Clermont, au Ve siècle, vante déjà les vertus curatives des eaux de Bagnols, dans une lettre adressée à un ami. C'est le préfet Thomas Bluget de Valdenuit qui vers 1824 fait redémarrer la station thermale, sur laquelle il écrit une Notice sur des substances trouvées dans le bassin de la source thermale de Bagnols-les-Bains.

La trace formelle du passage des Romains est repérée lors des travaux importants effectués dans les Thermes en 1764 par le comte de Morangiès, seigneur et propriétaire de Bagnols, et en 1837 par M. Marius Richard. On découvre en effet une quantité considérable de briques romaines, de fragments de pierre de taille ornées de feuilles d’acanthe, des urnes sépulcrales, des vases, des monnaies anciennes et les vestiges d’anciennes piscines construites en béton, d’une grande beauté.

Le 23 novembre 1857, la station thermale de Bagnol devient la première en France à être reconnue d’utilité publique par décret impérial.

Un décret, du 10 août 1934, érige la commune de Bagnols-les-Bains en station hydrominérale et climatique, et crée dans cette station une chambre d’industrie thermale et climatique.

La légende de sainte Énimie[modifier | modifier le code]

Sainte Énimie, fille de Clotaire II et sœur du Bon Roy Dagobert[1], vint en Gévaudan chercher la source qui doit la guérir de la lèpre. Selon la légende, arrivé en Gévaudan, le cortège ne parvient pas à trouver Burle, et, en demandant le chemin d'une source pouvant guérir, une femme lui en indique une. Cependant, un ange indique à Énimie que la source dans laquelle elle se baigne n'est pas celle recherchée. Elle se trouve alors à Bagnols-les-Bains, où « Dieu fait là de puissantes choses, pour ceux qui viennent chercher la santé »[2].

En souvenir de son passage, Bagnols a choisi sainte Énimie comme sainte patronne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bagnols-les-Bains

Le blasonnement de Bagnols-les-Bains est : d'azur à la fontaine jaillissante d'argent surmontée de deux étoiles d'or

La fontaine fait bien évidemment référence à la cité thermale.

Le nom de la cité[modifier | modifier le code]

  • Au temps des Romains : ‘Aqua Calida’ ‘Balneum’
  • Au VIIe siècle : ‘Baïols, ’ ‘Balneolum, ’ ‘Baies’
  • En 1219, mentionné comme ‘Baet ’
  • Au XIVe siècle ‘Balnolea’
  • En 1607, mentionné ‘Balnea’
  • En 1607, 1677, 1688, mentionné ‘Bagnols’
  • En 1776, mentionné ‘Balneola’
  • Du XIXe au XXe siècle, ‘Bains de Bagnols’, ‘Bagnols (Lozère)’ et même ‘Bagnols-les-Bains’
  • La commune de Bagnols prend le nom officiel de ‘Bagnols-les-Bains’ par décret du 27 février 1961.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués de Bagnols-les-Bains
Période Identité Étiquette Qualité
2017 en cours Francis Castan DVG Retraité
Liste des maires de Bagnols-les-Bains[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1796 Jean Seguin    
         
1805 1808 Colombet    
1808 1813 Vital Jouanain    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8].

En 2014, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en diminution de 8,73 % par rapport à 2009 (Lozère : -1,04 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380 380 371 402 398 359 386 397 430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
376 390 417 422 416 470 538 461 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
408 370 372 393 369 346 331 320 246
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
232 208 216 240 200 243 245 229 209
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Énimie

Musées[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ou nièce suivant les sources, bien que celle de sœur soit la plus courante : Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p.
  2. vers 391-392 de « la vida de Santa Enimia » par Bertran de Marseille
  3. D'après FranceGenWeb.org
  4. Décédé en cours de mandat.
  5. Invalidation par le tribunal administratif de Nîmes et confirmation de cette décision par le Conseil d'État.
  6. 1er adjoint faisant fonction
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]