Montselgues

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Montselgues
Clocher de l'église, centre de la commune.
Clocher de l'église, centre de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Les Vans
Intercommunalité Communauté de communes Pays des Vans en Cévennes
Maire
Mandat
Joël Fournier
2014-2020
Code postal 07140
Code commune 07163
Démographie
Gentilé Montselguois, Montselguoises
Population
municipale
90 hab. (2014)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 27″ nord, 4° 00′ 20″ est
Altitude Min. 355 m – Max. 1 229 m
Superficie 35,87 km2
Localisation

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Montselgues est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Montselguois et les Montselguoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Placé à l'extrême sud de la montagne ardéchoise et en bordure des vallées cévenoles, le village de Montselgues est sis sur le plateau de Montselgues situé à 1 020 mètres d'altitude.

Formant la limite ouest de communes, la rivière Borne a taillé une vallée profonde de 500 mètres. Son affluent le Chamier a lui aussi taillé sa vallée coupant la commune d'une vallée presque aussi profonde dans le sens nord-sud.

L'est de la commune est occupé par la corniche du Vivarais cévenol, qui s'étend dans une direction nord - sud et domine de la même hauteur les vallées de la Drobie au nord-est et de la Thines au sud-est.

La localité fait partie de la zone périphérique du parc national des Cévennes et du parc naturel régional des Monts d'Ardèche, au sein d'une zone très faiblement artificialisée. On y accède par une route longeant la corniche du Vivarais cévenol, route présentant un fort intérêt paysager.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Montselgues est entourée de huit communes[2], dont six sont situées dans le département de l'Ardèche et deux dans le département de la Lozère :

Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Laval-d'Aurelle Saint-Laurent-les-Bains Borne Rose des vents
Prévenchères (Lozère)
Pied-de-Borne (Lozère)
N Sablières
O    Montselgues    E
S
Sainte-Marguerite-Lafigère Malarce-sur-la-Thines Malarce-sur-la-Thines

Cantons et communautés de communes :

La localité présente une particularité par rapport au canton de Valgorge à laquelle elle est rattachée, puisque Montselgues n'est limitrophe d'aucune autre commune du canton.

Géologie[modifier | modifier le code]

Comme une grande partie du Tanargue voisin, le territoire communal de Montselgues est majoritairement granitique, en présentant parfois des chaos. La localité comprend également sur certains affleurements des schistes.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Ardèche.

Placé au sud du Tanargue, Montselgues bénéficie d'un climat aux influences méditerranéennes tout en étant à plus de 1 000 mètres d'altitude. Les hivers sont toutefois rigoureux. Le village de Loubaresse, situé à neuf kilomètres de distance, possède des relevés climatiques sur une longue période, relevés reproduits ci-dessous :

Nuvola apps kweather.png Températures moyennes et précipitations à Montselgues sur la période 1971 - 2000 :
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures minimales moyennes (°C) -1,3 -1,2 0,4 2 6,2 9,3 12,3 12,5 9,5 6,1 1,7 0 4,7
Températures moyennes (°C) 1,7 1,9 3,8 5,8 10,1 13,6 17,1 17 13,5 9,3 4,7 2,9 8,4
Températures maximales moyennes (°C) 4,6 4,9 7,2 9,5 14 17,9 21,8 21,5 17,1 12,5 7,7 5,7 12
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 209 135 112 180 183 106 60 93 214 307 254 216 2069
Source : Archives climatologiques mensuelles - Loubaresse (1971-2000) avec application d'un gradient d'augmentation de température de 0,6°C pour une variation d'altitude de 100 mètres

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Thines[3], affluent du Chassezac et longue de environ 15 km, prend source sur la commune au nord-est du village et coule vers le sud. Sur la commune, elle ne s'appelle pas encore la Thines ; elle porte d'abord le nom de ruisseau de Chaptines puis ruisseau du Petit Paris, d'après les noms de deux hameaux qu'elle arrose dans les débuts de son parcours. Sa source, près du hameau des Bessèdes, a été aménagée de façon à former 27 petits étangs en terrasses successives.

Le ruisseau de Montselgues, affluent de la Thines, prend source à 500 m au nord-est du hameau de Teste Rouge. Il coule d'abord vers le sud et vers Montselgues sur environ 1,7 km, suivant le haut du plateau. Immédiatement au sud du village il rencontre le mont de la Planasse, qui le détourne vers l'est et vers la Thines avec laquelle il conflue sur la commune voisine Thines.

La Borne, on l'a vu, sert de limite de communes avec Pied-de-Borne. Son affluent le Chamier, nommé ruisseau de la Camargue puis Chaillassouse dans l'amont de son parcours, prend source dans la pointe nord de la commune sur le flanc sud de la Serre de Montgros.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama sur les gorges du Chassezac depuis la route menant à Montselgues.
Chaos granitique typique sur la commune de Montselgues.

Deux versions se valent quant à l'origine du nom « Montselgues » :

  • dans la première, Montselgues voudrait dire « le mont au seigle » puisque c'est l'une des rares céréales qui prospère dans cette région montagneuse. La population se serait longtemps nourrie presque exclusivement de seigle et, bien que de nos jours on ne puisse le voir, la plupart des terrains étaient employés à en faire pousser ;
  • dans la seconde version, qui se repose sur une bulle du pape Clément IV datant de 1262, Montselgues voudrait dire « le mont des cieux » en hommage à l'église implantée là au XIIe siècle par les moines de Saint-Chaffre en Velay ;
  • il est remarquable que sur la carte du « Gouvernement Général de Languedoc », datant de 1742, Montselgues soit écrit « Montciagle ».

L'histoire de la commune a été principalement marquée par les muletiers qui passaient par là pour aller au Puy-en-Velay. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des maquis ont été recensés non loin de Montselgues à Thines et des parachutages d'armes auraient été effectués sur le plateau de Montselgues.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1998 en cours
(au 24 avril 2014)
Joël Fournier[4] DVG Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 90 habitants, en diminution de -2,17 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710 684 637 755 797 774 753 781 731
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650 621 592 576 602 593 565 470 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
400 394 398 328 290 267 261 199 138
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
124 113 73 80 69 76 90 91 90
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIIe siècle construite par les moines de Saint-Chaffre, dépendant de l'abbaye du Monastier ;
  • Église Saint-Martin.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Voie dite "romaine", dont l’authenticité est incertaine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Espaces protégés et gérés[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de trois espaces protégés et gérés[9] :

l'« aire d'adhésion du Parc national des Cévennes »[10] (zone périphérique) ;
la « zone de transition de la Réserve de biosphère des Cévennes »[11] ;
le parc naturel régional des « Monts d'Ardèche »[12].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Montselgues est concerné par neuf zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

La ZNIEFF continentale de type 2 de l'« Ensemble fonctionnel formé par l’Ardèche et ses affluents (Ligne, Baume, Drobie, Chassezac…) »[13], soit 22 630,21 ha, concerne 61 communes dont Montselgues et vise la rivière Ardèche, ses milieux annexes et ses principaux affluents dont la Ligne, la Baume, la Drobie, le Chassezac ;
La ZNIEFF continentale de type 2 du « Plateau de Montselgues et corniche du Vivarais cévenol »[14] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Tourbières du plateau de Montselgues »[15] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Landes et prairies humides du plateau de Montselgues »[16],[17] compte 473 hectares sur les communes de Montselgues et Sablières ;

montselgues le s de la v

La ZNIEFF continentale de type 1 du « Plateau des Chanaux, serre de la Font d'Aoussay »[18] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Escarpement rocheux, bois et landes de Féreyrolles »[19] couvrent 270 hectares du flanc Est de la vallée de la Borne, en rive droite de celle-ci (elle coule du nord au sud), sur les communes de Montselgues au nord et Sainte-Marguerite-Lafigère au sud. Sur le terrain, c'est 3,4 km de versants de plateau aux pentes abruptes et hautes (moyenne de 500 m de dénivelé sur 900 m de distance linéaire environ) sillonnées de nombreux ruisseaux saisonniers. ;
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Corniches de la Cévenne méridionale »[20]
La ZNIEFF continentale de type 1 de la « Vallée de la Thines »[21] ;
La ZNIEFF continentale de type 1 du « Vallon de la Borne »[22] ;

Site d'intérêt communautaire[modifier | modifier le code]

Zones spéciales de conservation[modifier | modifier le code]

La commune est incluse dans deux Zones spéciales de conservation (ZSC) (des sites d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat) :

la ZSC du « Plateau de Montselgues »[23] ;
la ZSC des « Cévennes ardèchoises  »[24].

Tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Albert Clément, En Cévennes avec les bergers : récits de transhumances, Les Presses du Languedoc/Max Chaleil, (ISBN 2-85998-085-7)
  • Pierre-Albert Clément, Les chemins à travers les Âges en Cévennes et bas Languedoc, Les Presses du Languedoc, (ISBN 2-85998-009-1)
  • Chastel Sandra. Mutations économiques et sociales à Montselgues (1850-1914). Mémoire de maîtrise, disponible en consultation aux archives départementales d'Ardèche ou en mairie.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Montselgues sur habitants.fr.
  2. Direction départementale de l'équipement (DDE), « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 21 mars 2011)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Thines (V5040780) ».
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Montselgues - Données sur inpn.mnhn.fr.
  10. « Parc national des Cévennes, aire d'adhésion » - FR3400004. Fiche et cartographie Natura 2000.
  11. « Réserve de biosphère des Cévennes, zone de transition » - FR6500005. Fiche et cartographie Natura 2000.
  12. « Parc naturel régional des Monts d'Ardèche » - FR8000041. Fiche et cartographie Natura 2000.
  13. « Ensemble fonctionnel formé par l’Ardèche et ses affluents (Ligne, Baume, Drobie, Chassezac…) » - 820002843. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  14. « Plateau de Montselgues et corniche du Vivarais cévenol » - 820030104. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  15. « Tourbières du plateau de Montselgues » - 820030108. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  16. « Landes et prairies humides du plateau de Montselgues » - 820030109. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  17. « Portail des données communales: Montselgues », Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement.
  18. « Plateau des Chanaux, serre de la Font d'Aoussay » - 820030906. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  19. « Escarpement rocheux, bois et landes de Féreyrolles » - 820030128. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  20. « Corniches de la Cévenne méridionale » - 820030110. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  21. « Vallée de la Thines » - 820030048. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  22. « Vallon de la Borne » - 820030902. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  23. « Plateau de Montselgues » - FR8201660. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  24. « Cévennes ardèchoises  » - FR8201670. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.