Les Vans

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Les Vans
Vue des Vans.
Vue des Vans.
Blason de Les Vans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Les Vans
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Pays des Vans en Cévennes
Maire
Mandat
Jean-Paul Manifacier
2014-2020
Code postal 07140
Code commune 07334
Démographie
Gentilé Vanséens
Population
municipale
2 667 hab. (2014)
Densité 86 hab./km2
Population
aire urbaine
3 432 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 21″ nord, 4° 07′ 58″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 948 m
Superficie 31,09 km2
Localisation

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Les VansLos Vans en occitan — est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes[1]. Les Vans fait partie d'une structure intercommunale : la Communauté de communes Pays des Vans en Cévennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cévennes.

Bureau centralisateur de canton du sud de l'Ardèche, Les Vans occupe le centre d'un bassin près de la rivière Chassezac. Il est dominé au sud par le serre de Barre, dernier sommet oriental des Cévennes ardéchoises. En 2001, la localité est devenue « ville-porte » du parc naturel régional des Monts d’Ardèche, tout en faisant également partie de la zone périphérique du parc national des Cévennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gravières Chambonas Les Assions Rose des vents
Malons-et-Elze
Bonnevaux
N
O    Les Vans    E
S
Malbosc Banne Berrias-et-Casteljau

Voies d’accès[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Les Vans est accessible par plusieurs lignes d'autocars en provenance de Montélimar et Aubenas (Cars Rhône-Alpes) ainsi que d'Alès (autocars départementaux de l'Ardèche).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom « Vans » viendrait soit d’un terme celtique signifiant « versant »[2], soit plus sûrement du radical oronymique ligure (préceltique) VAN-/VEN- fréquent dans les Alpes (Vence, Vanoise, Venosc, Venanson, Vénéon...).

Les habitants des Vans s'appellent les Vanséens et les Vanséennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La statue de Léopold Ollier.
Les Vans.

Les chanoines de Saint-Ruf, dont l'ordre est établi depuis 1039 à Avignon, fondent une première église romane[2].

En 1208 une bulle d'Innocent III ratifie la donation des Vans à l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard[3]. Du XIVe siècle au XVIIIe siècle inclus, un barri entourait le bourg ; ce « mur de ville » était haut de quelques mètres et large de soixante à quatre-vingts centimètres. Il était doublé d'un fossé ou ruisseau qui longeait occasionnellement les maisons. Il comportait quatorze tours et quatre portes ; une cinquième, très étroite, fut percée au XVIIIe siècle.

Vers le milieu du XVe siècle Charles VII institue deux foires aux Vans : l'une du 21 au 28 août, l'autre les 8 et 9 novembre - cette dernière bientôt remplacée par la foire de la Saint-Thomas le 21 décembre[4].

En 1478 le bourg appartient aux coseigneurs Rochebaron[5], en 1643 aux de La Fare, en 1672 au comte du Roure et de La Garde-Chambonas et en 1762 au duc d’Uzès. La ville passe à la Réforme au XVIe siècle ; en 1629, elle retourne au catholicisme.

En 1790, la région est rattachée au département de l'Ardèche[6].

La place de la Grave fut le théâtre d'exécutions après la révolte des Masques et du massacre de Saillans et de ses compagnons en juillet 1792.

En 1799 (à l’arrivée de Bonaparte) le barri est démantelé, n'ayant plus de raison d'être ; seuls quelques vestiges demeurent[2].

La révolution de 1848 est bien accueillie en Ardèche, et notamment par le maire de Vans, qui collabore activement avec les commissaires du gouvernement en leur indiquant quels sont les bons républicains susceptibles d’occuper les fonctions de maire dans les communes voisines, et quels sont les maires opposés au régime et qu’il juge préférable de révoquer[7].

En 1851 Les Vans est l'une des onze communes dans le Vivarais cévenol où la densité de population dépasse 150 habitants/km2 — plus que dans le Vivarais de la vallée du Rhône. À l'époque les Hautes Cévennes sont plus peuplées que les plaines des Basses Cévennes, peut-être grâce à la présence du châtaignier dans les hauteurs où il se plaît mieux. Dans les plaines plus basses, c'est le développement du mûrier dès le début du XVIIIe siècle qui a accompagné la croissance démographique commencée au XVIIe siècle. Ainsi en 1860 Les Vans abrite quatre filatures de soie sur les 13 existant dans les Cévennes. Ces filatures emploient surtout des femmes ; les hommes, eux, pratiquent l'émigration saisonnière, surtout pendant la période creuse des travaux agricoles. Les revenus sont précaires : vers 1850 50 % des familles du canton des Vans sont endettées[8].

À la mort du professeur Ollier (1900) qui habitait près de l’église des Vans, une souscription mondiale permit d'élever deux statues monumentales en bronze, réalisées par Alfred Boucher, l'une aux Vans sur la place Léopold-Ollier, l'autre sur la place Ollier à Lyon. Pendant la seconde guerre mondiale, la ruse des Vanséens préserva la statue des Vans de la convoitise des Allemands, tandis que la statue de Lyon fut fondue pour les besoins de la Wehrmacht en 1941.

Les Vans reçut le président de la République (Nicolas Sarkozy) le [9],[10] ; la précédente visite présidentielle officielle en Ardèche datait de 1961 (Charles de Gaulle).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis les élections départementales de mars 2015, Les Vans est le bureau centralisateur d'un canton agrandi. Le canton des Vans a été réuni notamment à une partie de celui de Joyeuse, de Valgorge et de Largentière (qui perdront leur statut de chef-lieu de canton)[11].

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1946 mars 1959 Ferdinand Nadal PPUS Architecte
Conseiller général
mars 1959 mars 1965 Joseph Thibon    
mars 1965 mars 1979
(démission)
Fernand Aubert DVD
puis UDF-CDS
Directeur de coopérative fruitière
Conseiller général (1965-1979)
mars 1979 mars 2004
(démission)
Jean-Marie Roux RPR puis UMP Maître d'œuvre en bâtiment
Député (1993-1997)
Conseiller général (1985-2004)
mars 2004 29 mars 2014 Bruno Vigier UDI (NC) Libraire
29 mars 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Jean-Paul Manifacier[15] PS Retraité de l'enseignement
Conseiller général (2004-2015)
Vice-président du Conseil général (2008-2015)

En 1973, la commune des Vans fusionne avec celles de Brahic, Chassagnes et Naves.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Vanséens et les Vanséennes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 667 habitants, en diminution de -4,92 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 649 1 514 1 571 1 682 2 169 2 511 2 742 2 916 2 698
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 171 2 811 2 946 2 625 2 747 2 626 2 066 2 513 2 187
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 948 1 934 1 889 1 583 1 626 1 658 1 657 1 632 1 594
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 692 2 034 2 325 2 570 2 668 2 664 2 727 2 805 2 667
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées aux Vans[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Promenade, escalade, spéléologie, équitation, mais aussi canyoning, parapente, randonnée, baignade, pêche et canoë-kayak dans les gorges du Chassezac, Accro-branche le mas de l'ayre,

moulin à huile Froment.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les Vans[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-aux-Liens (XVIIe siècle), beau retable dans le chœur en noyer et en chêne, de style baroque, probablement réalisé par Jean Enghelbert qui vécut aux Vans pendant 6 ans, s'y maria et revint y mourir. La première mention de l’église Saint-Pierre-aux-liens et de son bourg apparaît en 1208 (bulle du Pape Innocent III). Église romane fondée tout d'abord par les chanoines de Saint-Ruf, elle est reprise par les moines de Saint-Gilles au XIIIe siècle ; les Protestants s’y établissent ensuite en 1563, jusqu'au retour des catholiques entre 1658 et 1681. L'église romane est en partie détruite après 1564 alors que Les Vans passe à la Réforme. La nouvelle église est construite à partir de 1664 d'après les plans de l’architecte Brun, sous l’égide de Claude de Roure, abbé de Malons[2]. Le clocher abrite 4 cloches fondues en 1854 par Burdin-Aîné à Lyon. La plus grosse pèse un peu plus d'une tonne.
  • Temple protestant à colonnes, inauguré le 7 mai 1826
  • Centre historique ancien, nombreuses demeures du XVIe siècle au XIXe siècle
  • Gorges du Chassezac
  • Le bois de Païolive
  • Les Vans est le point de départ de nombreuses excursions et randonnées dans le Vivarais cévenol
  • L’espace muséal du pays des Vans : la maison de l'olivier, le musée de France René Evesque (archéologie, géologie, tradition locale) et le musée Léopold Ollier[21]
  • La Réserve naturelle régionale Grads de Naves est sur le territoire de la commune.

Naves[modifier | modifier le code]

L'église romane Saint-Jacques de Naves.

Naves possède le label « village de caractère de l'Ardèche[22] » et connait son heure de gloire au XIXe siècle avec le développement de la sériciculture et de l’élevage du ver à soie, activité qui, déclinant peu à peu, le fait tomber dans l’oubli. Le village, son église et ses vieilles ruelles ont fait l’objet d'importantes rénovations depuis le milieu des années 1980.

Éléments remarquables :

  • l’église romane Saint-Jacques des XIIe et XIIIe siècles restaurée vers 2009 ;
  • les vieilles rues pavées faites de calades et de passages voûtes ;
  • les ruines de l’ancien château et des remparts ;
  • Naves est le point de départ de randonnées.

Chassagnes[modifier | modifier le code]

Village situé à quelques kilomètres des Vans.

Le château fut la propriété de la famille Barthélémy de Laforest (Juge-mage de Joyeuse) au XVIIIème siècle.

Le Chassezac[modifier | modifier le code]

L'ermitage Saint-Eugène.

Le Chassezac, remarquable par ses plages de sable et de galets, et Chassagnes sont surplombés par l’ermitage Saint-Eugène bâti sur une falaise calcaire. L’ermitage, a fait l’objet d’une restauration en 1956 [23] qui lui a permis de retrouver, après plus de deux siècles d’abandon, sa destination originelle[24].

Brahic[modifier | modifier le code]

Brahic est niché sur le flanc sud du serre de Barre.

Éléments remarquables :

  • le vieux village de Brahic et ses maisons rustiques en pierre ;
  • le panorama surplombant toute la vallée ;
  • l’église romane de Notre Dame de l'Assomption et son clocher à arcades (XIIe siècle) ;
  • les chemins de grande randonnée aux alentours du village ;
  • les hameaux pittoresques de Murjas et Perriès.
Eglise de Brahic

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

  • Marché le samedi matin
  • Marché artisanal nocturne le mardi en été
  • Fête foraine du 1er au 15 avril
  • Fête de l'olivier le 3e dimanche de juillet
  • « Castagnade », fête de la châtaigne, le dernier samedi d'octobre
  • « Marché des potiers » et « marché cuir-bois » en juillet
  • Fête de la randonnée le lundi de Pentecôte
  • Festival Ard'Afrique en août : culture africaine, jazz, animations culturelles, concerts, expositions, danses. Il est à noter que l'édition 2015 a été la dernière à être organisée du fait des difficultés rencontrées par les organisateurs.
  • Stage international de judo des Vans

Les Vans au cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films ont été tournés sur la commune :

Héraldique logotype et devise[modifier | modifier le code]

moderne

Les armes des Vans se blasonnent ainsi :

« D’azur au soleil d'or, à la bordure cousue de sinople chargée de neuf fleurs de lys aussi d’or. »

La bordure cousue est une augmentation de l'ancien « d'azur au soleil d'or » (blason de droite).

ancien

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.medarus.org/Ardeche/07commun/07comTex/vans.htm
  2. a, b, c et d Les Vans sur le site Patrimoine d'Ardèche, société de sauvegarde des monuments anciens d'Ardèche. Plan de l'ancienne bourgade.
  3. L’ordre de Saint Ruf en Cévennes et en Vivarais, de 1197 à 1774. Marie-Lucy Dumas, avec la collaboration d’André Claveirole. Sur le site Histoire et Patrimoine des Hautes Cévennes.
  4. Ardèche, terre de châteaux. Michel Riou, 2002.
  5. http://www.rochebaron.org/
  6. Annuaire du département de l'Ardèche pour l'année 1866
  7. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  8. Bozon Pierre. La population de la Cévenne vivaroise. Dans Revue de géographie alpine. 1958, Tome 46 No 4. p. 683-715. doi : 10.3406/rga.1958.1848. Accessed on 28 janvier 2015.
  9. « Sarkozy, des Vans à Joyeuse », Le Dauphiné libéré, .
  10. « Visite de Sarkozy: les Vans sous très haute protection », Le Dauphiné libéré, .
  11. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028621829
  12. MairesGenWeb: http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=4005
  13. Henry Strohl, L'histoire d'une Famille des Vans, p. ?
  14. Éric Darrieux, « de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
  15. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 août 2015).
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. http://patbdm.over-blog.com/article-13486404.html
  21. Le musée sur le site du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche.
  22. http://www.villagesdefrance.free.fr/dept/page07_ardechemeridionale.htm.
  23. http://rflexionssurtroispoints.blogspot.fr/2012/06/ja-visite-pour-vous-lermitage-saint.html
  24. Voir sur Commons des reproductions des fresques de style byzantin réalisées dans la chapelle par un peintre iconographe.
  25. Tournage du film, journal Le Dauphiné, du 11/11/2013.