Mont-Saint-Jean (Côte-d'Or)

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Mont-Saint-Jean
Le château
Le château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Patrick Mercuzot
2014-2020
Code postal 21320
Code commune 21441
Démographie
Population
municipale
254 hab. (2014)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 36″ nord, 4° 24′ 10″ est
Altitude Min. 355 m
Max. 577 m
Superficie 27,66 km2
Localisation

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Mont-Saint-Jean

Mont-Saint-Jean est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Missery Fontangy Charny Rose des vents
La Motte-Ternant
Thoisy-la-Berchère
N Thorey-sous-Charny
Blancey
Chailly-sur-Armançon
O    Mont-Saint-Jean    E
S
Marcilly-Ogny

Histoire[modifier | modifier le code]

Mont-Saint-Jean fut une seigneurie importante de Bourgogne et la résidence d'une puissante famille sous les ducs de Bourgogne de la race Capétienne.

Le château était déjà important en l'an 924, puisque Flodoard, dans sa chronique, en fait deux fois mentions dans des événements parfaitement circonstanciés et qui ne laissent place à aucun doute. Il apparaît sous le titre de CASTELLUM MONTIS SANCTIS JOHANNIS.

En 924, Rainard de Vergy, vicomte d'Auxerre s'en était emparé, mais sur le conseil de ses neveux, Valon et Gislebert de Vergy, envoyés par Raoul, duc de Bourgogne et roi de France pour en faire le siège, il rendit la forteresse à ce prince après avoir livré son fils en otage. La chronique ajoute que le roi Raoul passa quatre semaines à Saint-Remy de Reims, se rendit de là à Soissons, puis en Bourgogne et qu'il ne rentra en France qu'après avoir reçu et pris possession de Mont-Saint-Jean des mains de Rainard.

À cette époque, les descendants de l'antique famille de Vergy , issus eux-mêmes des premiers comtes d'Auxois, occupaient une partie des places fortes du pays et les principales situations féodales de la contrée. Ses multiples et puissants rameaux s'étendaient depuis le Maconnais jusqu'aux extrêmes limites de l'Avallonais. Les sires de Mont-Saint-Jean en étaient assurément issus. La terre de Mont-Saint-Jean était une baronnie, et ses seigneurs prenaient le titre de sires.

La famille de Mont-Saint-Jean s'éteignit au XIVe siècle. Hugues III dernier seigneur n'eut point d'héritier mâle, sa fille aînée, Jeanne, fit passer les immenses biens de cette puissante famille dans celle de Thil par son mariage avec Pierre de Thil seigneur de Saint-Beury.

En 1413, la terre de Mont-Saint-Jean passe dans la maison d'Anglure en la personne de Ogier d'Anglure par son mariage avec Alixe de Toucy, fille de Guye de Mont-Saint-Jean, sœur de Jeanne.

En 1427,le 9 novembre, Claude de Beauvoir, seigneur de Chastellux rachète cette terre à Jean d'Anglure, fils de Ogier pour la somme de 16 625 livres.

En 1442, il vend Mont-Saint-Jean à Pierre de Bauffremont, seigneur de Charny et de Molinot, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, sénéchal et maréchal de Bourgogne, chevalier de la Toison d'Or. En 1443, Pierre de Bauffremont épouse Marie de Bourgogne, fille naturelle du duc de Bourgogne Philippe le Bon.

En 1456, le 9 juillet, Philippe le Bon, duc de Bourgogne érige en comté les terres de Charny, Mont-Saint-Jean, Montfort, Villaines-les-Prévôtes, Arnay-le-Duc, et Pouilly au profit de Pierre de Bauffremont. Faute d'héritier mâle, cette terre passe successivement dans les maisons de Luxembourg, et de Chalon.

En 1534, le 29 mai, Philiberte de Luxembourg, veuve de Jean de Chalon, fit donation entre-vifs à Dijon de Mont-Saint-Jean et de tout le comté de Charny à l'amiral Chabot. Son fils Léonor, reprit le fief de Mont-Saint-Jean et fit construire vers 1570, le manoir de Gincey.

La baronnie de Mont-Saint-Jean reste dans cette famille jusqu'en 1656, date à laquelle elle passe, à la suite d'un procès dans la maison de Lorraine.

En 1761, le 28 juin, Louis-Charles de Lorraine décède, tué à la chasse. Sa veuve, Marie-Louise-Julie-Constance de Rohan appelée Madame la comtesse de Brionne hérite avec ses enfants de la baronnie de Mont-Saint-Jean.

En 1778, elle vend le comté de Charny (Mont-Saint-Jean, Charny, Arnay et Pouilly) à la maison royale de saint Louis établie à Saint-Cyr, mais se réserve le titre de comtesse de Charny qui appartient aujourd'hui à la famille royale d'Italie.

La Révolution approche à grands pas, les Dames de Saint-Cyr ne jouirent pas longtemps de ces immenses propriétés. Le comté de Charny fut démembré, Mont-Saint-Jean transformé en commune.

A la veille de la Révolution, la paroisse dépendait du diocèse d'Autun, de la généralité ou intendance de Dijon, de la subdélégation de Saulieu, du bailliage de Saulieu, de la recette et des impositions de Semur-en-Auxois. La population est de 1188 habitants.

De par son importance, Mont-Saint-Jean fut érigé en chef lieu de canton. Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795) la commune portera le nom de Mont Serein[1].

Tout ce système mis en place sous la terreur disparaît avec elle. Le Directoire supprime les districts et rétablit une hiérarchie administrative. Mont-Saint-Jean redevient commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours M. Patrick Mercuzot SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 254 habitants, en augmentation de 3,67 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 153 1 007 1 196 1 211 1 277 1 216 1 129 1 080 1 004
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 012 1 043 970 975 958 965 861 816 805
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
797 682 554 506 500 445 407 376 352
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014 -
335 283 271 270 262 255 254 254 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Mont Saint-Jean dont il est encore possible d'admirer le remarquable donjon (Coordonnées : 47° 17′ 26″ N, 4° 23′ 59″ E).
  • L'église Saint-Jean-Baptiste.
  • Le vieil hôpital, restauré par Les Amis de Mont Saint Jean
  • Le prieuré Saint-Pierre de Glanot
  • Le site archéologique "La Grange du Mont"
  • Le manoir de Gincey
  • Le pigeonnier
  • Les croix de pierre
  • Le lavoir
  • Le musée de la vie rurale

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Mont-Saint-Jean », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 1er août 2012)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]