Chastellux-sur-Cure

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Chastellux-sur-Cure
Chastellux-sur-Cure
Vue de Chastellux-sur-Cure.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Avallon
Intercommunalité communauté de communes Avallon - Vézelay - Morvan
Maire
Mandat
Gérard Paillard
2014-2020
Code postal 89630
Code commune 89089
Démographie
Population
municipale
139 hab. (2015 en diminution de 9,74 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 13″ nord, 3° 53′ 18″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 397 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Chastellux-sur-Cure

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Chastellux-sur-Cure

Chastellux-sur-Cure est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Chastellux-sur-Cure est située dans le massif du Morvan, à proximité de l'ancienne frontière entre la Bourgogne-Franche-Comté et la France. Elle est à 15 km au sud d'Avallon et à 13 km à l'ouest de Quarré-les-Tombes.

Lieux-dits[1][modifier | modifier le code]

  • Champ renard ;
  • la Garenne des Couées ;
  • la Garenne du Pavé ;
  • les Garennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-des-Champs Rose des vents
Saint-André-en-Morvan
(Nièvre)
N
O    Chastellux-sur-Cure    E
S
Saint-Martin-du-Puy (Nièvre) Marigny-l'Église
(Nièvre)

Géologie[modifier | modifier le code]

« Le sol de la commune de Chastellux est composé de granite et de gneiss. Ce granite est de couleur grisâtre, quelquefois rose, presque toujours mélangé de parties noires dues à des paillettes très semées de mica. Il constitue, la plupart, des roches abruptes qui bordent la Cure et imprime à toute la contrée l'aspect sauvage et pittoresque qui la caractérise. Le gneiss se montre également sur plusieurs points autour du village, notamment sur la colline qui s'élève au sud de Chastellux ; il se décompose facilement et donne une terre sèche à mica bronzé. Les bords de la Cure offrent, près de Chastellux, sur une étendue de plus de quatre cents mètres, des escarpements de porphyre ; la roche est grise et renferme en abondance du quartz et du mica »[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom vient du latin Castrum Lucii.

Le site de Caylus (Aveyron) était aussi décrit ainsi en termes latins. Comme pour Chastellux, il s'agit d'un site naturellement « fort » utilisé dès avant les Romains et « renforcé » par les Gaulois, les Romains, les Burgondes puis les Francs et enfin les Français au cours des siècles.

Au siècle dernier, certains traduisaient « Castrum Lucii » par « château de la lumière » (« lux, lucis » = lumière).

Nous savons aujourd'hui que Luc était le nom gaulois désignant un bois sacré.

Chastellux (Yonne) et Caylus (Tarn-et-Garonne) procèdent de la même étymologie.

Il s'agirait donc d'un camp retranché (castrum) situé dans un bois sacré.

Dans les deux cas, au XIe siècle, le lieu fut fondateur d'une famille féodale éponyme très puissante.

Le village de Chastellux ne fut érigé en paroisse qu'en 1677 et eut Lazare-André Bocquillot pour premier curé[3].

Au cours de la Révolution française, la commune, qui portait le nom de Chastellux, fut renommée Pont-sur-Cure[4].

Le comte César Laurent de Chastellux (1780-1854) fit construire[5] près du pont un ensemble de bâtiments manufacturiers : un moulin à blé, une féculerie, un moulin à tan, une scierie mécanique et une tuilerie. « Le mauvais vouloir, la routine, la paresse et la défiance tarirent bientôt une source réelle de richesse, ou au moins de bien-être pour la contrée »[2]. Le 13 décembre 1850, tout est détruit dans un violent incendie.

En 1892, la commune de Chastellux se voit renommée Chastellux-sur-Cure[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1929 1953 Olivier de Chastellux    
1953 1965 Gaston Rappeneau    
1965 1995 Jean Paillard    
1995 2008 Claude Thiéblot    
2008 en cours Gérard Paillard[6] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 139 habitants[Note 1], en diminution de 9,74 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
485486497568648664712749726
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706617626626622580561552572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
519528457389383655341308242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
214187159171159141159149139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les ressources sont la culture des terres, l'élevage et l'exploitation des bois.

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Chastellux, XIe - XIIIe - XVe et XIXe siècle, propriété privée ouverte à la visite ;
  • église Saint-Germain (XIVe), ancienne chapelle castrale, sise dans la cour du château ;
  • mairie, au lieu-dit la Rue Chenot ;
  • Monuments aux morts (XXe), rue de la Croix-Blanche ;
  • pont (XIXe), au lieu-dit le Pont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuelle Campagnac, Les lieux-dits du canton de Quarré-les-Tombes
  2. a et b Victor Petit, Description des villes et de campagnes du département de l'Yonne, Auxerre , 1870.
  3. Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, Tours, impr. Bousrez, 1895, note de bas de page 58.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Chastellux-sur-Cure », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 27 novembre 2012)
  5. Avant 1850.
  6. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier de Chastellux, Monographie du château de Chastellux, 1952.
  • Victor Petit, Description des Villes et Campagnes du département de l'Yonne, Auxerre, 1870.
  • Jacques-François Baudiau, Le Morvand, tome III, 3e édition, Guénégaud, Paris, 1965, p. 143-179.
  • Victor Petit, Description des villes et villages de l'Avallonnais, 1867. Réédition Voillot, Avallon, 2001.
  • Claude Courtépée et Edme Beguillet, Description générale et particulière du Duché de Bourgogne , 1re édition : L.N. Frantin, 1775 ; 2e édition, V. Lagier, 1847 ; 3e édition, Guénégaud à Paris, 1967, 824 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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