Pélagie d'Antioche

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Deux saintes sont désignées comme Pélagie d'Antioche :

Pélagie la Vierge d'Antioche. (Fête le 9 juin)[modifier | modifier le code]

Martyre à Antioche, actuellement Antakya, en Syrie. En 304, à 15 ans, selon la légende, se jeta du haut de sa maison alors qu'on venait l'arrêter comme chrétienne ou pour échapper à un magistrat libidineux.

Cette sainte est probablement le doublet d'une sainte Marguerite d'Antioche[1].

Pélagie la pénitente d'Antioche (Fête le 8 octobre)[modifier | modifier le code]

Sainte Pélagie parmi ses courtisans, Nonnus priant pour elle (manuscrit du XIVe siècle).

Née dans une famille d'Antioche vers 430, Pélagée surnommée Marguerite (du latin margarita, « perle », soit à cause de sa grande beauté, d'où son surnom de la « perle d'Antioche », soit parce qu'elle était toujours couverte de perles) s'engagea dans une troupe de comédiennes à Antioche. Dotée d'une beauté extraordinaire, fière et vaine dans sa manière d'être, elle était suivie partout où elle allait d'une foule de jeunes filles et de jeunes garçons revêtus également d'habits somptueux et tout à sa dévotion[2].

Selon La Légende dorée, elle était donc aussi belle et frivole. Entrée par hasard en 453 dans une église, pour s'en moquer, elle entendit un sermon du prêtre Nonnus (assimilé à Nonnus, évêque d'Edesse) décrire la grande pécheresse Babylone ; elle se reconnut dans cette description et en fut bouleversée. Aussitôt elle demanda le baptême. Trois jours après, elle distribua ses biens aux pauvres et partit vivre en solitaire dans un couvent de moines basiliens, sur le mont des Oliviers. Là, afin de pouvoir accomplir sa mission, elle se fit passer pour un dénommé Pélage. Elle accueillait les visiteurs et leur parlait de Dieu afin de les convertir. Elle obtint ainsi de multiples conversions de jeunes bédouins et de voyageurs. Espérant racheter sa vie passée, elle avait donc pris l'habit d'ermite et habitait une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence. Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l'appelait frère Pélage. Un jour, le 8e jour d'octobre vers 457, un diacre vint frapper à sa porte. Mais comme personne ne lui répondait, il passa par la fenêtre et vit que Pélage était morte. Il courut annoncer cela à son évêque, Nonnus qui vint, en plein désert, avec le clergé et les moines pour rendre les derniers devoirs à un si saint homme. Le voyage avait pris des semaines, mais quand on eut sorti le cadavre de la cellule, un corps si décharné mais si merveilleusement conservé, on s'aperçut que c'était une femme. Tous furent remplis d'admiration et rendirent grâces à Dieu ; ensuite ils ensevelirent le corps avec tous les honneurs[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Réau, Iconographie de l'art chrétien, Presses universitaires de France, , p. 1058
  2. Jacques de Voragine, La Légende Dorée, E. Rouveyre, , p. 169
  3. Tiré de La vie des Premiers Saints, Anonyme.