Abbaye de Saint-Seine

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Abbaye de Saint-Seine
Image illustrative de l'article Abbaye de Saint-Seine
Présentation
Culte catholique romain
Type abbaye
Rattachement bénédictins (jusqu'à la Révolution)
Début de la construction 1225
Fin des travaux XVe siècle
Style dominant gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862, église)
Site web www.staatsbibliothek-bamberg.de
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Ville Saint-Seine-l'Abbaye
Coordonnées 47° 26′ 24″ Nord 4° 47′ 23″ Est / 47.439958, 4.789856

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Abbaye de Saint-Seine

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Abbaye de Saint-Seine

L'abbaye de Saint-Seine est une ancienne abbaye de moines bénédictins. Ce monastère bourguignon, sis à Saint-Seine-l'Abbaye (Côte-d'Or), a connu une importance durant le Moyen Âge.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye tient son nom d'un moine de l'abbaye Saint-Jean-de-Réome à Moutiers-Saint-Jean, Sigo, fils du comte de Mesmont, venu se retirer vers 534 au cœur de la forêt de Cestres, sur le territoire de la commune.

Après sa mort en 581, son nom a été transformé en « Soigne », puis « Seigne », avant de devenir « saint Seine » par référence aux sources proches de la Seine. L'abbaye fut d'abord appelée Sainte-Marie de Cestres.

Au VIIIe siècle, le grand réformateur saint Benoît d'Aniane choisit de faire profession monastique à l'abbaye et devient l'un des moines de Saint-Seine. Il y fait preuve d'un ascétisme rigoureux et étudie les nombreuses règles en usage : la règle de saint Pacôme et celle de saint Basile, mais aussi la règle de saint Colomban. Il devint le cellérier de l'abbaye. Vers 780, sa communauté choisit de l'élire comme abbé mais il s'enfuit à Aniane, près de Montpellier, vers son pays natal[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale[modifier | modifier le code]

La construction de l'église abbatiale débuta en 1225, sous le ministère de l'abbé Olivier. Un incendie en 1255 détruisit les bâtiments qui ne furent reconstruits qu'aux XIVe siècle et XVe siècle par les abbés Jean de Blaisy et Pierre de Fontette.

Il ne subsiste plus de l'abbaye que l'église abbatiale, de style gothique. La nef est à quatre travées avec des collatéraux. La façade, comportant un porche enserré entre deux tours, est du XVe siècle. Le chœur renferme de remarquables fresques du début du XVe siècle, figurant la vie de Saint-Seine, et des stalles du XVIIIe siècle.

L'église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1862[2].

Le cloître[modifier | modifier le code]

Un nouveau cloître est construit vers 1745 sous l'abbatiat de Pierre de Fontenette pour être en harmonie avec les bâtiments monastiques[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Abbés[modifier | modifier le code]

  • 534-581 : saint Seine (Sigo de Mesmont) devient abbé de 1204 à 1206 de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon[4]. Dans une charte de 1249, il confirme la possession de biens que son père avaient donnés aux Templiers à Uncey ;
  • 1225 : Olivier ;
  • 1419 : Jean de Blaisy ;
  • vers 1475 : Pierre de Fontette. Vers cette date, il fit rebâtir un nouveau cloître pour l'harmoniser aux autres bâtiments ;
  • vers 1500 : Pierre II de Fontette, neveu du précédent[5] ;
  • XIVe siècle : Guillaume de Vienne ;
  • XVe siècle : Jean de Chaudenay-Blaisy ;
  • 1709-1721 : Jean-François de Vissac. Il fit reconstruire les bâtiments en ruines ;
  • 1721-1770 : Louis de Corberon. Il acheva la reconstruction des bâtiments conventuels. Il échange un lot lui appartenant contre 5000 livres, plus 720 mesures de froment (mesure de Dijon), et invite ses moines à reboiser ;
  • 1770-1792 : François de Luzines. C'est ce dernier abbé qui s'était fait construire un hôtel particulier à proximité de l'abbaye, mais en dehors des murs. Il est élu du clergé aux États de Bourgogne et eu un grand projet (1781-1784) de construction de canaux pour joindre le Rhin, la Loire, Dijon et la Saône.

Religieux et hôtes illustres[modifier | modifier le code]

Cartulaire[modifier | modifier le code]

  • Charte LIII : « Garnier de Blaisy, chevalier, fils aîné de Guy, et neveu de Garnier de Fontaines, parent de saint Bernard, ayant eu quelques différents avec les religieux de l'abbaye de Saint-Seine, aux sujets de quelques pâtures et des bois de Panges et de la Baume, termina ces différents par un accord fait en présence d'Alix de Vergy, duchesse de Bourgogne, au mois de septembre 1224[6]. La duchesse y mit son sceau et en donna ses lettres testimoniales. »
  • Charte CXIII : « Garnier de Blaisy reprend de fief d'Eudes ou Odon, abbé de Saint-Seine, et lui fait hommage à lui et à sa communauté pour tout ce qu'il possède et tient de lui au finage de Chevannay, au mois de mai 1229, et le fait en présence de Hugues IV, duc de Bourgogne, qui en donne ses lettres testimoniales scellées de son sceau. »
  • Charte CXIV : « Hugues IV de Bourgogne, donne de semblables lettres pour autoriser une donation que le même Garnier de Blaisy fit en 1230 du consentement de sa femme Alix, et de ses filles : Pétronille et Agnès à l'abbaye de Saint-Seine. »
  • Charte CCI : « Alix et Garnier de Blaisy son mari approuvent et ratifient la donation d'un moulin situé à Blaisy, faite à l'abbaye de Saint-Seine, par Gertrude femme de Henri de Salive en 1239, et de sses deux filles Pétronille femme de Guy de Chaudenay, et de d'Agnès, femme de Garnier de Montollot, parce que la chose donnée relevait d'eux en fief. »

Terriers, dépendances et revenus[modifier | modifier le code]

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Moulin[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Blaisy (1239)[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Marilier, Histoire de l'Église en Bourgogne, Les Éditions du Bien Public, Dijon, 1991. p. 47.
  2. « Notice no PA00112640 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Charles-Joseph Lejolivet, Inventaire général du patrimoine sur l'ancienne abbaye actuellement maison d'enfants à Saint-Seine-l'Abbaye.
  4. Abbé L. Chomton, Histoire de l'église Saint-Bénigne de Dijon, Dijon, 1900.
  5. François-Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Dictionnaire de la Noblesse…, chez la Veuve Duchesne, 2e édition, 1784, p. 225.
  6. Tutrice de son fils de 1218 à 1228.
  7. Abbé Jacques Denizot, Encyclopédie de la Côte-d'Or, manuscrit conservé à la bibliothèque municipale de Dijon, 18 tirages sur papier : Usuel, cote:L.944.42. DEN. Microfilm MIC 132 du manuscrit 1732.
  8. Cartulaire, charte CCI.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives nationales, Inventaire des titres 1774-1779, cote : S 3239 (1) et S 3239 (2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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