Vrigne-aux-Bois

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Vrigne-aux-Bois
Ancienne Mairie
Ancienne Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-Ouest
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.
Maire
Mandat
Patrick Dutertre
2014-2020
Code postal 08330
Code commune 08491
Démographie
Population
municipale
3 406 hab. (2011)
Densité 424 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 44′ 18″ N 4° 51′ 24″ E / 49.7383333333, 4.85666666667 ()49° 44′ 18″ Nord 4° 51′ 24″ Est / 49.7383333333, 4.85666666667 ()  
Altitude Min. 152 m – Max. 248 m
Superficie 8,04 km2
Localisation

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Vrigne-aux-Bois

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Vrigne-aux-Bois
Ancienne fontaine
Médaillon sur fontaine

Vrigne-aux-Bois est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Vrigne-aux-Bois se situe à 14 km de Sedan, ses habitants au nombre de 3.699 (en 1999) s'appellent des Vrignois. Son altitude avoisine les 160 m et sa superficie 804 ha. Elle compte plusieurs hameaux, dont Tendrecourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les années 1250, Vrigne-aux-Bois était une paroisse et dans les années 1630 comptait 160 feux[1].

La ville a connu un rapide développement au début XIXe siècle grâce à l'industrie (Il n'y avait que 700 habitants en 1800).

Dans la Grande-Rue, on trouve une forge qui a été établie sur un schéma traditionnel, attestée ailleurs dès le XVIe siècle. L'usine métallurgique, construite pour Jean-Nicolas Gendarme en 1822 - 1823, innove cependant sur plusieurs points, et témoigne des expériences menées par ce grand maître des forges avec l'aide de ses gendres dans les Ardennes depuis la période impériale. Trois bâtiments sont alignés sous un grand étang, ici fractionné pour fournir à chacun des ateliers une force spécifique : peut-être une application des recherches menées dans le domaine de l'hydraulique par les professeurs de l'école du Génie de Mézières à la fin du XVIIIe siècle.

La forge et la fonderie-laminoir ont été regroupées en seul corps, dans lequel feux et machines ont été répartis rationnellement : l'élément essentiel y était le four à puddler fonctionnant au coke au lieu du charbon de bois traditionnel. Il y a là une adaptation partielle des méthodes développées en Angleterre dès 1709 et expérimentées au Creusot en 1782 -1787. Ici, cependant, le haut fourneau fonctionne encore au charbon de bois, stocké dans deux grands halles à charbon, pourvues de leurs pignons coupe-feu intermédiaires.

Une caserne, construite en 1825, abrite plusieurs logements ouvriers individuels pourvus d'un confort correct. Des ateliers annexes sont répartis aux alentours. À la différence de la plupart des bâtiments de forge qui sont proches de l'architecture rurale, les trois principaux bâtiments ont des façades ordonnancées, témoins des goûts ostentatoires de Jean Nicolas Gendarme que l'on retrouve à Vendresse.

Un château, situé à l'extrémité de la rue principale, a été construit au début du XIXe siècle. siècle pour Jean Nicolas Gendarme, le propriétaire de la forge.

Le 20 juillet 1873 la Compagnie des chemins de fer de l'Est ouvre à l'exploitation la ligne de Vrigne-Meuse à Vrigne-aux-Bois qu'elle exploite pour le compte du département des Ardennes. Sur la commune se trouve la gare terminus[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vrigne-aux-Bois Blason D'argent à l'arbre arraché de sinople, chaussé ployé d'azur aux deux étoiles d'or ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois besants d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean Stevenin PRG
(ex-PS)
Conseiller général
mars 2008[3] en cours
(au 10 avril 2014)
Patrick Dutertre DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[4]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 406 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
661 872 719 884 1 115 1 428 1 477 1 477 1 542
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 205 2 216 2 386 2 568 2 742 2 882 2 889 3 075 3 398
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 571 3 230 3 490 3 363 3 219 2 660 2 989 3 397 3 691
1975 1982 1990 1999 2006 2011 - - -
3 763 3 897 3 771 3 668 3 506 3 406 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Famille à Vrigne-aux-Bois

  • Étudiants : 8,94 %
  • Familles Monoparentales : 11,11 %

Immobilier à Vrigne-aux-Bois

Usine, logments[7] regroupés en une même cour.
  • Propriétaires de leur résidence principale : 56,99 % (moyenne nationale : 73,56 %)
  • Résidence principale de type maisons/fermes : 68,32 % (moyenne nationale : 82,39 %)
  • Résidences principales en immeuble : 28,94 % (moyenne nationale : 6,3 %)

Emploi à Vrigne-aux-Bois

  • Taux d'activité : 79,5 % (moyenne nationale : 10,49 %)
  • Taux de chômage : 16,9 % (moyenne nationale : 10,49 %)
  • Croissance démographique sur dix ans : -0,31 % (moyenne 0,41 %)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église moderne et statue de saint Pierre (XVIIIe siècle). L'ancienne église paroissiale fut construite sur une parcelle de terrain du parc du château grâce à la générosité de Madame Gendarme. Endommagée durant la seconde guerre mondiale, elle fut laissée à l'abandon et détruite en 1950. Seule subsiste une chapelle, de nos jours, accolée à l'église moderne. Cette chapelle est ornée de vitraux réalisés par Claudius Lavergne[8].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dom Albert Noël, Notice historique sur le canton de Monthermé,p. 46 et 113, Res Universis, Chaulnes, 1991
  2. Pascal Dumont, Olivier Geerinck, « Les voies ferrées d'intérêt local : Vrigne-Meuse - Vivier au Court », dans Sur les rails d'Ardennes et de Gaume, éditions de Borée, 2004 (ISBN 9782844942692), pp. 152 et 153-155, extrait (consulté le 27 mars 2014).
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  4. Orianne Roger, « Le conseil élit maire Patrick Dutertre », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ 10 avril 2014, p. 15
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Notice no IA08000638 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Voir le site La Tribune de l'Art:Pour la restauration d'un vitrail de Claudius Lavergne
  9. « Notice no PA00078562 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no IA08000637 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA08000636 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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