Donchery

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Donchery
Donchery
Donchery
Blason de Donchery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Canton Sedan-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Sedanais
Maire
Mandat
Christian Welter
2014-2020
Code postal 08350
Code commune 08142
Démographie
Population
municipale
2 328 hab. (2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 50″ N 4° 52′ 31″ E / 49.6972222222, 4.87527777778 ()49° 41′ 50″ Nord 4° 52′ 31″ Est / 49.6972222222, 4.87527777778 ()  
Altitude Min. 147 m – Max. 408 m
Superficie 27,360 km2
Localisation

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Donchery

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Donchery

Donchery, nommée aussi parfois Donchery-sur-Meuse, est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Donchery se trouve sur une boucle de la Meuse, à quelques kilomètres à l'ouest de Sedan, dont elle est limitrophe. Le territoire de la commune a une forme de huit, orienté du nord au sud. Le bourg de Donchery se situe au sud, sur le bord de la Meuse. La partie haute du « huit » est largement couverte par la forêt domaniale des Ardennes. La Meuse constitue la limite orientale de la commune, mais celle-ci s'étend un peu de l'autre côté du fleuve au sud.

La commune est desservie par voie ferrée (gare SNCF de Donchery) et par l'autoroute A203 (sortie 5, Donchery) qui traversent le territoire de la commune d'ouest en est.

Communes limitrophes de Donchery (Haut du « Huit »)
Belgique
Bosseval-et-Briancourt Donchery (Haut du « Huit ») Saint-Menges
Donchery (Bas du « Huit »)
Communes limitrophes de Donchery (Bas du « Huit »)
Vrigne-aux-Bois Bosseval-et-Briancourt Donchery (Bas du « Huit »)
Vrigne-Meuse Donchery (Bas du « Huit ») Glaire
Villers-sur-Bar Cheveuges Sedan

Histoire[modifier | modifier le code]

Donchery fut d'abord appelée Castres[1], siège d'un comté de Castres aux Xe-XIe[2].

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Entrevue entre Napoléon III et Bismarck suite à la défaite de Sedan le 2 septembre 1870. Napoléon III, souhaitant rencontrer le roi de Prusse alors à Vendresse pour tenter d'atténuer les conditions de la capitulation française, sort de Sedan par la route impériale menant à Mézières. Pour déjouer ce projet, Bismarck vint à la rencontre de l'empereur à la hauteur d'une maison, appartenant un tisserand, et située à proximité du pont de Donchery. Elle était abandonnée de ses habitants. Suite à une conversation houleuse et vaine, ils se dirigèrent vers le Château de Bellevue, à Frénois, où fut signée l'acte de reddition de l'armée française, en présence de Napoléon III, Guillaume, Roi de Prusse et Bismarck.

Maison du tisserand, située sur le bord de la route nationale, où a eu lieu l'entrevue de Napoléon III et de Bismark pour discuter les préliminaires de la capitulation de Sedan.
Entrevue de Napoléon III avec Bismarck après la défaite de Sedan du 2 septembre 1870 (peinture de 1878).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, en août 1914, la ville est victimes d'atrocités commises par l'armée impériale allemande, qui massacre la population et détruit une grande partie de la ville[3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le dans l'après midi, pendant la bataille de France, Donchery est pris par les Allemands de la 2. Panzer-Division de Rudolf Veiel, qui doit y passer la Meuse[4] sur laquelle repose la ligne principale de résistance de l'armée française. La veille, le pont a été détruit par les Français[5], aussi les Allemands devront traverser à l'aide de canots pneumatiques. Les Français du III/147e régiment d'infanterie de forteresse (chef de bataillon Crousse) situés sur la rive gauche, appuient notamment leur défense sur des casemates, mais les chars allemands, depuis Donchery ou en utilisant le remblai de la voie ferrée pour se mettre en défilement de tourelle[4], « sont si nombreux que tous les blocs peuvent être simultanément pris à partie par quatre chars à la fois. »[6]. Malgré tout, la défense française reste suffisamment intense pour faire faire échouer une première tentative[4],[7]. Une seconde tentative finit par établir une tête de pont et élimine plusieurs casemates[7], mais la traversée reste difficile à cause de l'artillerie française, « les pertes sont nombreuses »[8]. La situation est critique pour les assaillants passés sur la rive gauche, cependant le Schützen-Regiment 1 (de la 1. Panzer-Division) a traversé avec succès à Floing et enfoncé les défenses françaises jusqu'à Cheveuges, provoquant en début de soirée le repli des défenseurs menacés d'être pris à revers[7].

Au soir du 13 mai 1940 le XIX. Armee-Korps (mot.) (dont fait partie la 2. Panzer-Division) de Heinz Guderian vient ainsi d'établir une large tête de pont qui entraînera la percée de Sedan, provoquant elle-même l'effondrement des armées alliés en Belgique et dans le nord de la France dans les jours qui suivent.

Article connexe : Percée de Sedan.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours
(au 10 avril 2014)
Christian Welter UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[9]
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Zone Industrielle Ardennes Azur de la Chambre de commerce et d'industrie des Ardennes.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 328 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 650 1 515 1 483 1 427 1 537 1 784 2 032 1 977 1 817
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 978 1 891 1 970 1 909 1 984 1 921 1 979 1 915 1 946
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 777 1 220 1 618 1 785 1 826 1 405 1 556 1 598 1 963
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
2 346 2 293 2 362 2 393 2 406 2 409 2 328 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11])
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Donchery

Les armes de Donchery se blasonnent ainsi :

de gueules aux deux râteaux démanchés d’or, soutenus de la lettre D capitale du même[12].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Donchery est médiatiquement connue dans le cadre de l'affaire Fourniret car le château du Sautou se trouve sur le territoire de la commune. Ce petit manoir du XIXe siècle, isolé et entouré par 15 hectares de terrain et par la forêt ardennaise a été la propriété du tueur en série présumé. Les restes des corps de Jeanne-Marie Desramault et d'Élisabeth Brichet, deux de ses victimes, disparues respectivement le 18 mars 1989 à Charleville-Mézières et le 20 décembre 1989 à Saint-Servais en Belgique, y ont été retrouvés le 3 juillet 2004. Michel Fourniret avait pu acheter ce château grâce au magot du gang des postiches sur lequel il avait réussi à mettre la main.
Article détaillé : Michel Fourniret.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léo Fontan (1884-1965), artiste-peintre né à Donchery, a entre autres réalisé des fresques décoratives pour des paquebots comme l'"Ile-de-France".
  • Joël Muller, (1952- ), footballeur, puis entraîneur de l'équipe de Metz, puis de Lens.
  • Michel Fourniret (1942- ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir Revue historique des Ardennes, Vol. 5, éd. par Edmond Sénemaud.
  2. Voir Upper Lotharingia, nobility. Ch. 4, Comtes de Castres.
  3. Philippe Nivet, La France occupée 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2011 (ISBN 978-2-200-35094-9), p. 187
  4. a, b et c Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 240 à 242
  5. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 203
  6. Rapport de Crousse (commandant à l'époque le III/147e régiment d'infanterie de forteresse) cité par Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 242
  7. a, b et c Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 250-251
  8. kriegstagebuch (journal de marche) de la 2. Panzer-Division, cité par Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 251
  9. « Christian Welter a été réélu maire », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ 10 avril 2014, p. 15
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. Banque du Blason
  13. « Notice no PA00078429 », base Mérimée, ministère français de la Culture