Monthermé

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Monthermé
La boucle de la Meuse de Monthermé.
La boucle de la Meuse de Monthermé.
Blason de Monthermé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Monthermé
Intercommunalité Communauté de communes Meuse et Semoy
Maire
Mandat
Alain Bernard
2008-2014
Code postal 08800
Code commune 08302
Démographie
Gentilé Baraquins
Population
municipale
2 445 hab. (2011)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ N 4° 43′ 56″ E / 49.8863888889, 4.73222222222 ()49° 53′ 11″ Nord 4° 43′ 56″ Est / 49.8863888889, 4.73222222222 ()  
Superficie 32,33 km2
Localisation

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Monthermé est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Les habitants de la ville de Monthermé sont appelés les Baraquins et non les Monthermésiens. Ce nom a pour origine les baraques en bois où vivaient les premiers habitants à une époque très ancienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans le massif de l'Ardenne, la commune de Monthermé s'est développée de part et d'autre d'un méandre de la Meuse et d'un de ses principaux affluents, la Semoy. Au plan géologique, Monthermé se situe en limite du Cambrien et du Dévonien, marqué dans cette partie de l'Ardenne par un conglomérat, relique d'un cordon littoral appelé le poudingue de Fépin. On peut observer celui-ci au lieu-dit de la Roche aux Corpias.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Monthermé
Revin Hargnies Thilay
Laifour Monthermé Thilay
Deville Bogny-sur-Meuse Tournavaux

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Monthermé

Les armes de Monthermé se blasonnent ainsi :

de gueules à la bordure engrêlée d'argent.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention écrite connue à ce jour date de 1141 dans le Cartulaire de Laval Dieu.

L'origine du nom de Monthermé, comme nous pouvons le lire en latin dans les anciennes chartes de l'abbaye de Laval Dieu est composé des mots mons et hermerius qui a pour origine un mot celtique hermes qui signifie « un lieu boisé qui n'appartient à personne ». Le mont hermes situé sur la rive gauche de la Meuse, ainsi nommé par les premiers habitants. Certains ont suggéré pour origine le Mont Ermel, nom emprunté au saint vénéré à Vireux. Mais le mot latin hermelius nous éloigne de hermerius qui se trouve dans tous les anciens écrits.

Au XIIe siècle, Ithier dit le Dévot, fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ainsi, il fonda en 1128, à Monthermé l'abbaye de Laval Dieu destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi au lieu-dit la Bouche de Semoy. Laval Dieu vient du latin Vallis Dei, la Vallée de Dieu. C'est également de cette époque que sont datés les éléments les plus anciens de l'église Saint-Léger, paroisse du bourg. Monthermé, qui fait partie de la châtellenie de Château Regnault, entre successivement dans la maison de Flandre, la maison de Bourgogne, de Guise puis de Conti laquelle la cède à Louis XIII en 1629.

Monthermé vit de l'exploitation de la forêt ainsi que de plusieurs ardoisières. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval Dieu et, en 1865, on construit les premiers fours à puddler pour affiner la fonte. C'est sur ce secteur, situé entre la Meuse et la Semoy que se concentrent, encore aujourd'hui les principales industries de la commune.

De 1905 à 1914, Monthermé a été le siège de l' Union des syndicats ouvriers des Ardennes symbolisée encore aujourd'hui par la Maison du Peuple.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Objectif Monthermé[modifier | modifier le code]

En vue de la bataille de France qu'ils s'apprêtent à déclencher le 10 mai 1940, les Allemands prévoient dans leur plan (Fall Gelb) que la zone de Monthermé soit l'un des trois points de passage de leurs Panzer-Divisionen sur la Meuse[1],[Note 1] sur laquelle repose la ligne principale de résistance prévue par le généralissime Maurice Gamelin ; c'est le XLI. Armee-Korps (mot.) de Georg-Hans Reinhardt qui doit passer dans le secteur de Monthermé. L'isthme de Monthermé constitue un point faible dans la défense française du secteur, affecté au II/42e demi-brigade de mitrailleurs coloniaux[Note 2] (II/42e DBMC) du commandant Verdier : le haut commandement a en effet tenu à ce que la défense s'appuie le long du cours d'eau, refusant, comme le voudrait Verdier, d'abandonner l'isthme en ne défendant que sa base[2]. La défense de l'isthme (essentiellement 5e compagnie (lieutenant Barbaste) du II/42e DBMC[2]) a donc du s'étaler tout le long de la Meuse (soit 9 000 m[2]) au lieu d'être concentrée sur une portion réduite (1 200 m[2]), ce qui avec le manque d'effectifs et de moyens, donne une défense légère dont ses sept blocs[Note 3] et deux tourelles mitrailleuses blindés ne peuvent se couvrir les uns les autres[3],[4]. Le 12 mai 1940 à 7h, après le repli des éléments de cavalerie situés sur la rive droite, le pont de Monthermé est détruit par les Français, cependant ses superstructures métalliques émergent de la Meuse[5].

Les Allemands passent la Meuse et prennent Monthermé le 13 mai 1940[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Monthermé.

Les Allemands de l'une des deux Panzer-Divisionen du XLI. Armee-Korps (mot.), la 6e Panzerdivision[Note 4] de Werner Kempf, arrivent sur la rive droite du fleuve à Monthermé le et ils investissent immédiatement les habitations de la rive droite[4]. Les mitrailleuses françaises réagissent et les empêchent de s'approcher plus du fleuve, ainsi que l'artillerie de 155 mm, celle ci ne tirant que légèrement, ignorant l'importance des forces allemandes qui s'approchent et de l'attaque qu'ils préparent[4]. Les chars de la 6e Panzerdivision arrivent à leur tour : les Panzer IV s'installent sur les hauteurs pour soutenir l'attaque tandis que les Panzer II et III, plus légèrement armés, attaqueront avec les fusiliers allemands[4]. L'aviation allemande intervient également, succédant bombardements d'interdictions et de destructions[4],[Note 5].

Après une préparation d'artillerie sur la presqu'île « qui ressemble maintenant à une chaudière »[6], les fusiliers Allemands du III./Schützen-Regiment 4 entament la traversée vers 15h, en canots pneumatiques, de part et d'autre du pont détruit la veille[7]. Les Allemands remarquent rapidement que les superstructures du pont, qui dépassent des eaux, peuvent permettre l'établissement d'une passerelle de fortune à l'abri des tirs français qui les gênaient jusque là considérablement[7] et fait échouer, dans le sang, leurs premières tentatives d'approche depuis les pentes de l'« enveloppe »[8]. Devenus ainsi nombreux à être passés sur la rive gauche, les Allemands isolent et prennent à revers les positions françaises qui tombent les unes après les autres, les blocs étant orientés pour faire feu sur le fleuve, ils ne peuvent se défendre d'une attaque par la terre[3]. Le lieutenant Barbaste communique alors à son supérieur « Situation désespérée. Décide de contre-attaquer avec éléments disponibles en direction de l'observatoire. PA 1, 2 et 3[Note 6] doivent être tombés. Tiendrai jusqu'au bout »[9]. Il trouve la mort au cours de cette action qui échoue[7]. À 19h, l'isthme est entièrement aux mains des Allemands[10]. Dans le même temps, les Allemands se sont dirigés vers la base de l'isthme, où se trouve la ligne intermédiaire, initialement défendue par la 4e compagnie du II/42e DBMC[2]. Ils l'attaquent au soir mais sans succès[8]. Dans la nuit du 13 au 14, un coup au but de l'artillerie française touche finalement la passerelle mais elle sera remise en état[11].

14 mai : les Allemands tenus en échec sur la ligne d'arrêt[modifier | modifier le code]

Le 14 au matin, les combats reprennent sans résultats pour les Allemands mais les défenseurs sont également épuisés et à court de ravitaillement[11]. Le III/248e régiment d'infanterie (III/248e RI, commandant Le Coroller) arrive en renfort mais ne peut monter en première ligne à cause du jour, les hommes de ce bataillon reçoivent finalement l'ordre de contre-attaquer mais « le combat en sous-bois les déroute [...] ils sont pris de panique et fuient »[12] ; les artilleurs envoyés en renforts se replient intempestivement et également le II/248e RI dont « les hommes, les officiers même, refluent »[12]. Les malgaches du II/42e DBMC sont « démoralisés d'avoir vu leurs camarades du 248 refuser de les aider, de les soutenirs »[12]. Cependant, au soir du 14, les Allemands n'ont pas réussi à percer la défense française grâce à l'artillerie qui empêche toute traversée[8].

15 mai 1940 : les Allemands percent[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 14 au 15, le Pionier-Bataillon 57 met en service un pont, les chars peuvent ainsi passer sur l'autre rive et dès l'aube la 1./Panzer-Regiment 11 peut lancer une attaque avec le II./Schützen-Regiment 4[13]. Manquant d'armes antichars et d'hommes (10 000 soldats de la 102e DIF ayant battu en retraite, la 61e DI connaissant un destin similaire[14]), la défense cède enfin, la Kampfgruppe Esebeck fonce alors vers Montcornet qu'elle atteint dans l'après-midi, faisant de très nombreux prisonniers[15]. Le plan Dyle qui prévoyait de livrer la bataille décisive qui aurait dû stopper l'invasion allemande en Belgique ne sera ainsi jamais mis en œuvre.

Témoignage[modifier | modifier le code]

« La Meuse serpente lentement au milieu de vallées calmes et fertiles qu'entrecoupent des rangées de peupliers et de saules ; ailleurs elle réfléchit les vertes ombres des collines. plus loin, elle se rétrécit et s'enfonce brusquement dans une gorge étroite, et en passant, entoure comme une presqu'ile ce mont arrondi qui domine Monthermé. La Meuse est à la fois pour ce bourg si pittoresquement situé, un chemin rapide et laborieux qui l'enrichit, et un spectacle animé qui le distrait de la vue un peu monotone d'une chaine de hauts rochers dressés entre lui et l'horizon comme un rempart infranchissable ; elle transporte les ardoises et les écorces de chêne, fortune du pays ; elle baigne les jolies maisonnettes, les vergers, les jardins, les champs du bourg. Du sommet de la montagne on n'aperçoit d'abord qu'un gouffre aride, silencieux, inanimé ; on se croirait dans un désert si l'on ne voyait quelques lourds bateaux descendre ou remonter la rivière. Les maisons sont construites de fortes pierres rougeatre et violette ; les toitures sont couvertes de belles ardoises et un pont suspendu en fer unit les deux rives. la population se compose de 1800 habitants actifs et laborieux. C'est seulement dans la saison où l'on récolte l'écorce de chêne que Monthermé ressemble à ces petits bourgs muets et endormis. À cette époque de l'année, hommes, femmes, enfants abandonnent leurs habitations, gravissent les flancs des rochers, fourmillent dans les taillis et dépouillent à l'envi les arbres de leur rude vêtement. De hardis bucherons suspendus à une corde frappent de la hache les chênes isolés... Les habitants de Monthermé se nourrissent de pommes de terre, de pain de seigle et surtout de café au lait. On évalue que chaque travailleur en consomme près de deux litres par jour en trois repas... »

— Article paru sur le Magasin pittoresque de 1852

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Monthermé est le chef-lieu d'un canton qui comprend 8 communes :

Au niveau intercommunal, Monthermé est membre de la Communauté de communes Meuse et Semoy.

Monthermé a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[16].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie et le bord de Meuse.

{but=1919|Fin=1925|Identité=Polydor Golinval|Parti=SFIO|Qualité=Journalier puis cultivateur}} |- style="vertical-align: top" | mars 1977 | mars 1983 | André Gilquin | style="text-align: center" |   |   |- style="vertical-align: top" | mars 1983 | mars 1989 | Serge Gatier | style="text-align: center" |   |   |- style="vertical-align: top" | mars 1989 | mars 2001 | Louis Keller | style="text-align: center" |   |   |- style="vertical-align: top" | mars 2001 | en cours | Alain Bernard[17] | style="text-align: center" | DVG |   |- | colspan="5" align="center" | Les données manquantes sont à compléter.

|}

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 445 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 396 1 425 1 379 1 660 1 620 1 976 2 126 2 299
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 550 2 599 3 024 3 383 3 699 3 870 4 150 4 272 4 170
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
4 456 3 621 3 842 3 889 3 705 3 018 3 468 3 589 3 212
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
3 299 3 103 2 866 2 791 2 588 2 573 2 459 2 445 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Port fluvial en cours d'achèvement

Au Moyen Âge se pratique l'« essartage », défrichement pour mise en culture.

À partir du XIIe siècle, diverses carrières et ardoisières sont exploitées employant une nombreuse main d'œuvre. Bénéficiant du trafic fluvial, exploitées pendant près de huit siècles elles sont fermées dans les années 1930/1940.

Le XVIe siècle voit apparaître les « boutiques » de forgerons, néanmoins l' exploitation forestière reste très active.

Le XIXe siècle, apporte la révolution industrielle et l'apparition de la métallurgie. Le chemin de fer est installé dans la vallée et permet le développement rapide des échanges et l'essor des entreprises. Les « boutiques » sont remplacées par les usines : Fonderie, emboutissage, estampage et tôlerie. Néanmoins, les conditions de travail sont dures et les salaires bas.

À Monthermé, le syndicat de la métallurgie s'organise autour de Théophile Sauvage ; la coopérative ouvrière « La Ménagère » est créée ainsi que « La Maison du Peuple », première bourse du travail des Ardennes, fondée en 1911.

Monthermé a été un important centre industriel de la vallée de la Meuse et de la Semoy durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle : des scieries, des forges et une industrie verrière s'y sont développées en grande partie grâce aux transports fluviaux et ferroviaires, mais son activité a fortement décliné après les années 1970. Il reste aujourd'hui :

  • forge et estampage (SEFAC);
  • transformation des métaux (Plafometal);
  • exploitation forestière ;
  • ébénisterie ;
  • tourisme.
    • Port de Plaisance

Un quai a été réalisé sur la rive gauche de la Meuse. Il permet d'accoster sur 174 m ; labellisé « port exemplaire » il devrait contribuer à l'essor du tourisme fluvial[20].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Monthermé est desservie par la ligne ferroviaire Charleville-Mézières-Givet

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle
  • école primaire
  • Collège

Lycée présent à environ 20  km, Charleville-Mézières et Revin

Santé[modifier | modifier le code]

  • Cabinet médical
  • Cabinet infirmier
  • Masseur kinésithérapeaute
  • 2 pharmacies

Hôpital le plus proche : Hôpital de Manchester à Charleville-Mézières (20 km)

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

  • Salle de sport polyvalente
  • Terrain de foot-ball
  • Terrain de pétanque
  • VTT
  • Culturisme

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les points de vue[modifier | modifier le code]

Vue du site des 4 fils Aymon

La commune de Monthermé offre, par sa position géographique au confluent de la Meuse et de la Semoy et son implantation dans une boucle de la Meuse, un ensemble de points de vues permettant de voir la commune sous différents angles. Certains de ces sites, comme celui de la Roche à 7 heures, permet également au promeneur d'observer des affleurements de schistes dont certains bancs ardoisiers qui ont été exploités dans ce secteur. Depuis ce site, le visiteur pourra également voir cette curiosité géologique, formée de bancs de quartzite évoquant, selon la légende, le passage des quatre fils Aymon dans la région (site situé et à voir sur la commune de Bogny-sur-Meuse).

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

À son origine, Monthermé compte deux bassins de population, établis autour de l'église Saint-Léger et de l'abbaye de Laval Dieu.

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Léger de Monthermé.
Église Saint-Léger

L'église Saint-Léger est l'une des trois églises bâties sur la commune. Les parties les plus anciennes, comprenant le mur nord de la nef, la croisée du transept et le croisillon nord sont datés de la fin du XIIe siècle. L'édifice fut en grande partie détruit en 1445 par une incursion d'une bande de pillards nommés les Écorcheurs à la solde d'un prince de Liège. Reconstruite, elle fut consacrée en 1452 par l'archevêque Jean II Jouvenel des Ursins. L'édifice connut plusieurs modifications, notamment durant les Guerres de religion où il fut fortifié.

À l'intérieur, on peut observer une cuve baptismale fin XIIe-début XIIIe. Le maître-autel, en marbre, aurait été réalisé en 1783 par un artiste de Charleville-Mézières, François Feuillat. À voir également, les fresques du XVIe siècle.

L'édifice a été classé au titre des Monuments historiques en 1959[21].

Abbaye de Laval Dieu[modifier | modifier le code]

Abbaye de Laval Dieu
Article détaillé : Abbaye de Laval Dieu.

L'abbaye fut fondée en 1128, à la « Bouche de Semoy » au confluent de la Meuse et de la Semoy par Ithier (Whiter) dit le Dévot. L'église de la communauté de chanoines Prémontrés fut détruite par un incendie volontaire durant la nuit du 16 au . La façade ouest de l'édifice fut réparée trois ans plus tard.

C'est au sein de cette communauté que Étienne Nicolas Méhul s'exercera, sous la direction du chanoine allemand Hanser Guillaume. Seul le buffet de cet orgue (1771) subsiste aujourd'hui. On peut aussi y voir des boiseries du XVIIIe siècle ainsi que plusieurs dalles funéraires.

La communauté est dissoute à la Révolution française, les biens vendus. Les bâtiments sont transformés et détruits, dont une grande partie le 15 mai1940.

L'église, les ruines de la maison canoniale et le sol du jardin jusqu'à la Semoy ont été classés au titre des Monuments historiques en 1963[22].

Église Saint Antoine des Hauts-Buttés[modifier | modifier le code]

Sur les Hauts, l'écart des Haut-Buttés (altitude 500 m) est, depuis le XVIIIe siècle, un lieu de culte, l'église Saint Antoine des Hauts-Buttés dédiée à saint Antoine de Padoue y est située.

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

Dans la rue principale on peut encore voir :

  • Une girouette à la place de la grande cheminée d'une ancienne brasserie.
  • La façade de l'ancienne coopérative ouvrière datant de 1910,
  • La Maison du Peuple (1911),
  • La façade de la coopérative La Ruche (1906),

Événements[modifier | modifier le code]

Un groupe de vikings au Printemps des Légendes de Monthermé

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie photo[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian doit passer la Meuse dans le secteur de Sedan et le XV. Armee-Korps (mot.) de Hermann Hoth au nord de Dinant.
  2. La demi-brigade est endivisionnée à la 102e division d'infanterie de forteresse, elle même incorporée au 41e corps d'armée.
  3. De type Barbeyrac, Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 29
  4. La 8e Panzerdivision, qui devait franchir la Meuse le même jour, est prise dans les itinéraires surchargés et se trouve encore en Allemagne. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 215 et 264
  5. Elle bombarde aussi par erreur la 6e Panzerdivision, faisant plusieurs morts et blessés en plus du matériel détruit.
  6. Le point d'appui 1 (PA 1) « du village » est dans l'ouest de Monthermé, le PA 2 « du confluent » est au niveau du confluent de la Meuse et de la Semois, le PA 3 « du barrage » est au sud du PA 1. Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, carte p. 28 / Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 263
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 21
  2. a, b, c, d et e Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 29
  3. a et b Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 23
  4. a, b, c, d et e Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 229 à 231
  5. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 208
  6. Témoignage de Heinz Maassen publié dans son livre Über die Maas (1943), cité par Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 31.
  7. a, b et c Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 260 à 263
  8. a, b et c Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 32 à 35
  9. Cité par Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 260 à 263
  10. Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 35.
  11. a et b Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 342-343
  12. a, b et c Rapport de De Pinsun, à l'époque lieutenant-colonel commandant la 42e DBMC. Cité par Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 342-343
  13. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 360
  14. (en) Battle of Montherme - May 13-15, 1940, consulté le 2 mai 2013
  15. Hugues Wenkin, Monthermé, mai 1940 in Batailles & Blindés n°33, octobre-novembre 2009, p. 36 à 38.
  16. Création du PNR des Ardennes
  17. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  20. Lettre d'Information Municipale n°30,‎ juin 2013, p. 2
  21. « Notice no PA00078468 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Notice no PA00078467 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Jean Baptiste Joseph Boulliot, Biographie ardennaise, 1830, Ardennes (France)[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]