Monthermé

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49° 53′ 11″ N 4° 43′ 56″ E / 49.8863888889, 4.73222222222

Monthermé
La boucle de la Meuse de Monthermé.
La boucle de la Meuse de Monthermé.
Armoiries
Administration
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Charleville-Mézières
Canton Monthermé
Code commune 08302
Code postal 08800
Maire
Mandat en cours
Alain Bernard
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Meuse et Semoy
Démographie
Population 2 791 hab. (1999)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ Nord
       4° 43′ 56″ Est
/ 49.8863888889, 4.73222222222
Altitudes mini. m — maxi. m
Superficie 32,33 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Monthermé est une commune française, située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.

Les habitants de la ville de Monthermé sont appelés les Baraquins et non les Monthermois. Ce nom a pour origine les baraques en bois où vivaient les premiers habitants à une époque très ancienne.

Sommaire

[modifier] Géographie

Située dans le massif de l'Ardenne, la commune de Monthermé s'est développée de part et d'autre d'un méandre de la Meuse et d'un de ses principaux affluents, la Semoy. Au plan géologique, Monthermé se situe en limite du Cambrien et du Dévonien, marqué dans cette partie de l'Ardenne par un conglomérat, relique d'un cordon littoral appelé le poudingue de Fépin. On peut observer celui-ci au lieu-dit de la Roche aux Corpias.

[modifier] Héraldique

Armes de Monthermé

Les armes de Monthermé se blasonnent ainsi :

de gueules à la bordure engrêlée d'argent.

[modifier] Histoire

Comme beaucoup de petites communes, l'origine de Monthermé n'est pas connue avec exactitude. Il en va de même pour le nom du bourg. La création de la ville par un évêque du nom de Ermel remonterait au VIe siècle. La cité pris donc le nom de Mons Hermel, Mont Ermel ou encore Mont Hermel lequel pourrait être aussi une déformation d'hermès, nom donné à des amas de pierres gaulois ou tout simplement le mot celtique hermès' un lieu boisé qui n'appartient à personne. Le bourg se situe en limite des biens du prieuré de Prix-lès-Mézières, lequel fut fondé par Arnould IV de Rethel qui apporte la plus ancienne mention écrite connue de son existence (1068).

Au XIIe siècle, Ithier dit le Dévot, fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ainsi, il fonda en 1128, à Monthermé l'abbaye de Laval Dieu destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi. En 1148, il fit construire l'abbaye cistercienne d'Elan, située dans la région des Crêtes préardennaises. C'est également de cette époque que sont datés les éléments les plus anciens de l'église Saint-Léger, paroisse du bourg. Monthermé, qui fait partie de la châtellenie de Château Regnault, entre successivement dans la maison de Flandre, la maison de Bourgogne, de Guise puis de Conti laquelle la cède à Louis XIII en 1629.

Monthermé vit de l'exploitation de la forêt ainsi que de plusieurs ardoisières. L'année 1749 voit apparaître une verrerie à proximité de l'abbaye de Laval Dieu et, en 1865, on construit les premiers fours à puddler pour affiner la fonte. C'est sur ce secteur, situé entre la Meuse et la Semoy que se concentrent, encore aujourd'hui les principales industries de la commune.

De 1905 à 1914, Monthermé a été le siège de l' Union des syndicats ouvriers des Ardennes symbolisée encore aujourd'hui par la Maison du Peuple.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes effectuèrent une percée sur la Meuse le 13 mai 1940.

Témoignage du Magasin pittoresque de 1852 : « La Meuse serpente lentement au milieu de vallées calmes et fertiles qu'entrecoupent des rangées de peupliers et de saules ; ailleurs elle réfléchit les vertes ombres des collines. plus loin, elle se rétrécit et s'enfonce brusquement dans une gorge étroite, et en passant, entoure comme une presqu'ile ce mont arrondi qui domine Monthermé. La Meuse est à la fois pour ce bourg si pittoresquement situé, un chemin rapide et laborieux qui l'enrichit, et un spectacle animé qui le distrait de la vue un peu monotone d'une chaine de hauts rochers dressés entre lui et l'horizon comme un rempart infranchissable ; elle transporte les ardoises et les écorces de chêne, fortune du pays ; elle baigne les jolies maisonnettes, les vergers, les jardins, les champs du bourg. Du sommet de la montagne on n'aperçoit d'abord qu'un gouffre aride, silencieux, inanimé ; on se croirait dans un désert si l'on ne voyait quelques lourds bateaux descendre ou remonter la rivière. Les maisons sont construites de fortes pierres rougeatre et violette ; les toitures sont couvertes de belles ardoises et un pont suspendu en fer unit les deux rives. la population se compose de 1800 habitants actifs et laborieux. C'est seulement dans la saison où l'on récolte l'écorce de chêne que Monthermé ressemble à ces petits bourgs muets et endormis. A cette époque de l'année, hommes, femmes, enfants abandonnent leurs habitations, gravissent les flancs des rochers, fourmillent dans les taillis et dépouillent à l'envi les arbres de leur rude vêtement. De hardis bucherons suspendus à une corde frappent de la hache les chênes isolés... Les habitants de Monthermé se nourrissent de pommes de terre, de pain de seigle et surtout de café au lait. On évalue que chaque travailleur en consomme près de deux litres par jour en trois repas... »

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1983 M. André Gilquin    
mars 1983 mars 1989 M. Serge Gatier    
mars 1989 mars 2001 M. Louis Keller    
mars 2001 En cours M. Alain Bernard[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Monthermé est le chef lieu d'un canton qui comprend 8 communes :

Au niveau intercommunal, Monthermé est membre de la Communauté de communes Meuse et Semoy.

Monthermé a adhéré à la charte du Parc naturel régional des Ardennes, à sa création en décembre 2011[2].

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[3] et INSEE[4])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 520 1 396 1 425 1 379 1 660 1 620 1 976 2 126 2 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 550 2 599 3 024 3 383 3 699 3 870 4 150
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 272 4 170 4 456 3 621 3 842 3 889 3 705 3 018 3 468
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008    
3 589 3 212 3 299 3 103 2 866 2 791 2498[5]    

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Économie

Monthermé a été un important centre industriel de la vallée de la Meuse et de la Semoy durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle : des scieries, des forges et une industrie verrière s'y sont développées en grande partie grâce aux transports fluviaux et ferroviaires, mais son activité a fortement décliné après les années 1970. Il reste aujourd'hui :

  • forge et estampage ;
  • transformation des métaux ;
  • exploitation forestière ;
  • ébénisterie ;
  • tourisme.

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Les points de vue

Vue du site des 4 fils Aymon

La commune de Monthermé offre, par sa position géographique au confluent de la Meuse et de la Semoy et son implantation dans une boucle de la Meuse, un ensemble de points de vues permettant de voir la commune sous différents angles. Certains de ces sites, comme celui de la Roche à 7 heures, permet également au promeneur d'observer des affleurements de schistes dont certains bancs ardoisiers qui ont été exploités dans ce secteur. Depuis ce site, le visiteur pourra également voir cette curiosité géologique, formée de bancs de quartzite évoquant, selon la légende, le passage des quatre fils Aymon dans la région (site situé et à voir sur la commune de Bogny-sur-Meuse).

[modifier] Le patrimoine religieux

À son origine, Monthermé compte deux bassins de population, établis autour de l'église Saint-Léger et de l'abbaye de Laval Dieu.

[modifier] Église Saint-Léger

Article détaillé : Église Saint-Léger de Monthermé.
Église Saint-Léger

L'église Saint-Léger est l'une des trois églises bâties sur la commune. Les parties les plus anciennes, comprenant le mur nord de la nef, la croisée du transept et le croisillon nord sont datés de la fin du XIIe siècle. L'édifice fut en grande partie détruit en 1445 par une incursion d'une bande de pillards nommés les Écorcheurs à la solde d'un prince de Liège. Reconstruite, elle fut consacrée en 1452 par l'archevêque Jean II Jouvenel des Ursins. L'édifice connut plusieurs modifications, notamment durant les Guerres de religion où il fut fortifié.

À l'intérieur, on peut observer une cuve baptismale fin XIIe-début XIIIe. Le maître-autel, en marbre, aurait été réalisé en 1783 par un artiste de Charleville-Mézières, François Feuillat. À voir également, les fresques du XVIe siècle.

L'édifice a été classé au titre des Monuments historiques en 1959[6].

[modifier] Abbaye de Laval Dieu

Article détaillé : Abbaye de Laval Dieu.

L'abbaye fut fondée en 1128,à la "Bouche de Semoy" au confluent de la Meuse et de la Semoy par Ithier(Whiter) dit le Dévot. L'église de la communauté de chanoines Prémontrés fut détruite par un incendie volontaire durant la nuit du 16 au 17 août 1696. La façade ouest de l'édifice fut réparée trois ans plus tard.

C'est au sein de cette Communauté que Étienne Nicolas Méhul s'exercera, sous la direction du chanoine allemand Hanser Guillaume. Seul le buffet de cet orgue(1771) subsiste aujourd'hui. On peut aussi y voir des boiseries du XVIIIe siècle ainsi que plusieurs dalles funéraires.

La communauté est dissoute à la Révolution française, les biens vendus. Les bâtiments sont transformés et détruits, dont une grande partie le 15 mai1940.

L'église, les ruines de la maison canoniale et le sol du jardin jusqu'à la Semoy ont été classés au titre des Monuments historiques en 1963[7].

[modifier] Église Saint Antoine des Hauts-Buttés

Sur les Hauts, l'écart des Haut-Buttés (altitude 500 m) est, depuis le XVIIIe siècle, un lieu de culte, l'église Saint Antoine des Hauts-Buttés dédiée à saint Antoine de Padoue y est située.

[modifier] Autres curiosités

Dans la rue principale on peut encore voir :

  • Une girouette à la place de la grande cheminée d'une ancienne brasserie.
  • La façade de l'ancienne coopérative ouvrière datant de 1910.

[modifier] Événements

Un groupe de vikings au Printemps des Légendes de Monthermé

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Galerie photo

[modifier] Notes

[modifier] Notes et références

  1. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  2. Création du PNR des Ardennes
  3. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  4. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  5. Recensement de 2006 des communes des Ardennes
  6. Notice no PA00078468, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  7. Notice no PA00078467, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  8. Jean Baptiste Joseph Boulliot, Biographie ardennaise, 1830, Ardennes (France)[1]

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Liens externes

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