Givonne

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Givonne
Mairie de Givonne
Mairie de Givonne
Blason de Givonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Sedan
Canton Canton de Sedan-Nord
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.
Maire
Mandat
Raymonde Mahut
2008-2014
Code postal 08200
Code commune 08191
Démographie
Gentilé Givonnais, Givonnaises
Population
municipale
1 127 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 16″ N 4° 59′ 20″ E / 49.7211111111, 4.98888888889 ()49° 43′ 16″ Nord 4° 59′ 20″ Est / 49.7211111111, 4.98888888889 ()  
Altitude 196 m (min. : 176 m) (max. : 370 m)
Superficie 14,04 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel du village de Givonne

Givonne est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne. Ses habitants sont les Givonnais et les Givonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Givonne est située dans la région Champagne-Ardenne à la lisière du massif ardennais. La forêt domaniale de Sedan couvre une bonne partie du territoire de la commune. La ville de Sedan se trouve à 4 km de Givonne. Le bourg est situé sur les bords de la rivière qui porte le même nom, la Givonne.

Accès[modifier | modifier le code]

La nationale 58 passe à l'est de la commune.

La route départementale 129 traverse la commune sur un axe nord-sud, se lie à la route départementale 977 qui elle traverse sur un axe sud-ouest/nord-est et distribue le bourg à l'ouest. Enfin, la route départementale 4a rejoint la RD977 au nord est du bourg.

Le GR14 passe sur la commune.

La gare la plus proche est la gare ferroviaire de Sedan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes se situent toutes dans le département des Ardennes. Elles sont au nombre de sept. À l'est de Givonne se trouvent les communes de Balan, Daigny, La Moncelle et Villers-Cernay tandis qu'au nord se situent les communes de La Chapelle et Illy. Sedan, également commune limitrophe, se trouve au nord ouest de Givonne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Givonne, tributaire de la Meuse, traverse la commune sur un axe allant du nord-est au sud-est. Elle est rejointe en bordure du village, vers l'amont, par le court bras commun où confluent deux ruisselets: l'Oudar et le Claynes. On lui compte également deux autres affluents dans la commune : le ruisseau des Fraichis et le ruisseau de Mohimont.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d'influence du climat continental doux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village remonte à la protohistoire. Le village est un lieu de passage pour les Celtes, les Gaulois, et autres peuples.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Givonne en 1900

De 1560 à 1642, Givonne fait partie de la principauté de Sedan. Vers le milieu du XVIe siècle, Henri-Robert de La Marck crée à Givonne des fabriques de faux, dont l'activité dure jusqu’au début du XXe siècle. Au début du XVIIe siècle, le village de Givonne vit des moulins à farine et des forges. En 1672, le prince de Condé, lorsqu’il traverse les Ardennes pour aller faire la guerre en Hollande, séjourne à la Viré, une ancienne ferme située à l'entrée du village et qui appartient alors à Daniel de Guillon, seigneur de Réal.

Le 1er septembre 1870, alors que les troupes françaises du général Wolf se sont installées dans le village, dans une tranchée, plus tard appelée « la tranchée de Givonne », Wolf est tué dans le combat entre sa division et la division allemande de Von Pape. Après une longue résistance, les troupes françaises doivent se rendre. Le général allemand, pour honorer leur courage, permet aux officiers de garder leurs sabres.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1910, un chemin de fer traversant la commune est inauguré. Il fonctionna jusqu’en 1914, puis reprend après la Première Guerre mondiale de 1920 à 1932. Le village est partiellement détruit pendant cette guerre.

Lors de la bataille de France, Givonne est prise le dimanche par les Allemands de la Panzer-Auflklärung-Abteilung 90, unité de reconnaissance de la 10e Panzerdivision[1] (de Ferdinand Schaal) qui s'apprête à franchir la Meuse le lendemain. Le 13 mai 1940 l'artillerie française tire ainsi sur les concentrations de troupes allemandes à Givonne[2] pour gêner leurs préparatifs, sans réussir à les empêcher.

Article connexe : Percée de Sedan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Givonne est la forme celtique d’éléments plus anciens. Le suffixe pré-celtique -onna, réemployé par les Gaulois, désigne un cours d'eau[3].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason Givonne.svg Givonne
  • Description : D’argent au chevron de gueules accompagné de trois hures de sanglier de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélue mars 2008 Raymonde Mahut[4] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 127 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
820 897 882 901 1 174 1 233 1 301 1 476 1 458
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 329 1 408 1 388 1 434 1 421 1 350 1 314 1 183 1 121
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 054 548 671 665 647 517 643 786 748
1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011 -
924 1 004 926 992 1 093 1 124 1 134 1 127 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le bourg est environné de bois, de champs et de pâtures. On trouve à Givonne plusieurs éleveurs, principalement de bovins et de chevaux ainsi qu'un apiculteur.

Artisanat[modifier | modifier le code]

On trouve à Givonne :

  • un tatoueur-perceur
  • diverses entreprises du bâtiment.
  • une boulangerie patisserie
  • un bar-restaurant (Ma CAMPAGNE)

Tourisme et loisirs[modifier | modifier le code]

L'association sportive et culturelle du village de Givonne possède une salle des fêtes, la base de loisirs « le Bannet », située près d'un centre équestre qui propose diverses activités : randonnées pédestres, tir à l'arc, randonnées à cheval en été et un domaine skiable. À côté se trouve le restaurant « La Campagne ».

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • L'association FAMILLES RURALES propose de nombreuses activités (tennis de table, gymnastique, danse, peinture, etc.).
  • La bibliothèque municipal propose de nombreux ouvrages.
  • La commune de Givonne possède un bureau de poste ainsi qu'une boulangerie-pâtisserie.
  • Le commerce de proximité « Vival » et le bar « le rallye franco-belge » ont été fermés en avril 2008.
  • La collecte des ordures ménagères se fait le mardi à partir de six heures pour les déchets non-recyclables, et le mercredi matin à partir de six heures également en semaine paire pour les déchets recyclables.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve à Givonne :

  • un infirmier à domicile
  • les ambulances Goedert-Dumont

L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier de Sedan, situé à 4 km de la commune.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Givonne est rattachée à l'Académie de Reims. La commune possède une école (à la fois maternelle et primaire) avec logement de fonction : l'école de Givonne. Elle a retrouvé son aspect normal en 2004, date à laquelle les pré-fabriqués ont été détruits.

Sports[modifier | modifier le code]

Givonne dispose d'infrastructures sportives :

  • La base de Loisirs du Bannet de Givonne offre de superbes balades en forêt, 100 kilomètres de parcours VTT balisés et même, lorsque la neige est de la partie, de belles promenades en ski de fond. Elle possède également une vaste plaine de jeux pour enfant (balançoires, toboggan, petit train en bois, bac à sable, mur d'escalade, mini-terrain de football et de nombreux bancs et tables).
  • un stade municipal, dans la rue du Stade, où s'entraînent les deux équipes senior de l'AS de Givonne ; Équipe senior A, excellence Ardennes, équipe senior B, 2e division Ardennes.
  • Un centre équestre, l'Etrier Ardennais, faisant partie de la base de loisirs du Bannet propose enseignements à tous niveaux et tous âges, balades dans les bois, concours hippique, pension et travail du cheval pour les propriétaires. Ils participent chaque année aux Championnat de France avec leur meilleurs cavaliers.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique, église Saint-Rémy, abbé Guérigen.

Dans les années 1800, se trouvait pas loin du château de Givonne, un temple protestant, qui fut par la suite transformé en ferronneries puis détruit pendant la Première Guerre mondiale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le presbytère de Givonne fut construit dans les années 1790. L’école, quant à elle, date de 1840 et a été bâtie en raison de la loi Guizot.

Le laminoir de Givonne[modifier | modifier le code]

Le laminoir de Givonne, des établissements Jeanlin, fut le premier de France. Situé sur la route de Givonne à Illy en bordure de la forêt de Sedan, il a été construit en 1777. Aucune modification n’a été apportée aux bâtiments. Les installations mécaniques n’ont été, quant à elles, que très peu modernisées après la guerre de 1914-1918. Le laminoir fonctionna jusqu’à son arrêt définitif en 1942 et fut démantelé en 1967, faute de main-d'œuvre qualifiée.

On peut voir exposées au château de Sedan certaines pièces sauvées lors de son démantèlement[7].

Les églises de Givonne[modifier | modifier le code]

L'église du village de Givonne

L’ancienne église se trouvait à l’entrée du village en face du monument aux morts à l’emplacement de l’usine Davenne détruite en 1940. Elle était utilisée par les paroisses de Givonne, Daigny et La Chapelle. En 1827, on a reconnu la nécessité de construire une nouvelle église en raison de l’état de vétusté de l’ancienne. En 1834, les plans préparés par M. Henriot, architecte à Toul, furent acceptés et les travaux entrepris en 1835. À l’intérieur de l’église Saint-Rémy de Givonne se trouvent de très beaux fonts baptismaux romans, hauts de 36 cm, avec des têtes d’angle dont un chien et deux lézards datant du XIIe siècle. Fabriqués en calcaire taillé, ils ont été classés monument historique en 1964[8].

Le château de Givonne[modifier | modifier le code]

C’est sur le pré des Rules qu’était construit l’ancien château de Givonne qui, pendant la Révolution française, servit de « maison commune » et d’hôtellerie, pour les troupes de passage, ou la milice bourgeoise. La tour avait servi de prison. Il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges : les fondations de la tour est et les débris de la tour ouest. Sur l'emplacement du château ont été construites les écoles et la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 204
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 237
  3. Origine et étymologie sur givonne08.free.fr Consulté le 30 juin 2009
  4. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Le pays sedanais, auteurs G. Hubrecht, Jean Brose, Daniel Jacquemin, P Congar, Stéphane Gaber, Alain Oudart, Charles Motch
  8. Ardennes, auteur Jean Hubert, édité en 1855 ; ré-édité en 1991.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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