Cheveuges

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Cheveuges
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Sedan
Canton Canton de Sedan-Ouest
Intercommunalité Communauté d’agglomération de Charleville-Mézières / Sedan.
Maire
Mandat
Thierry Alexandre
2014-2020
Code postal 08350
Code commune 08119
Démographie
Population
municipale
460 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 57″ N 4° 53′ 01″ E / 49.6658, 4.8836 ()49° 39′ 57″ Nord 4° 53′ 01″ Est / 49.6658, 4.8836 ()  
Altitude Min. 153 m – Max. 336 m
Superficie 8,9 km2
Localisation

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Cheveuges

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Cheveuges

Cheveuges est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

La commune de Cheveuges est située à 5 kilomètres de Sedan, sur la route de Châlons en Champagne. Cheveuges fait partie de la communauté de communes du Pays des Sources au Val de Bar. Cheveuges est dominée par les collines de la Marfée, où s'est déroulée la bataille de la Marfée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Cheveuges est situé au cœur de la vallée de la Bar. Cette petite rivière y a largement creusé son lit.

Le village est dominé, d'un côté, par les collines de la Marfée et de l'autre, par la Croix Piot.

Des collines descendent des sources qui alimentent en eau le village.

On accède à la Croix Piot (et, dans la forêt, à la chapelle Saint-Onésime) depuis Cheveuges, par un sentier balisé.

De là, on peut admirer un point de vue à 270 ° : Sedan, Charleville-Mézières et les villages environnants.

On peut s'y repérer grâce à une table d'orientation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cheveuges s'écrivait Cavouges ou encore Cavoges dans les chartes du XVIIe siècle.

Le toponyme remonte peut-être à un type *Capilicas (villa), formation toponymique basée sur le nom de personne gallo-roman Capilius, suivi d'un suffixe -icum[1], d'où le sens global de « propriété de Capilius ».

Une autre hypothèse suggère un emploi substantivé de l'adjectif bas-latin cavosus[2] (c'est-à-dire du gallo-roman CAVOSU), qui signifierait : « (village) encaissé » (dans la vallée de la Bar). Cette explication est difficilement admissible phonétiquement, CAVOSU ne pouvant pas avoir abouti à Cavouges.

En fin de compte, l'origine du nom reste obscure.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'agglomération compte aujourd'hui 419 habitants.

Elle en a groupé jusqu'à 507 pendant la période artisanale du siècle dernier, mais seulement 240 en 1774, à la veille de la Révolution française.

Son histoire est celle d'un village frontalier.

Cheveuges a connu, au long des siècles[2] :

  • l'époque troublée du Haut Moyen Âge dont témoigne encore, parmi ses sœurs de la vallée, son église fortifiée ;
  • la guerre de Cent Ans, puis la Fronde : le passage des Impériaux, appelés par le prince de Sedan, ne laissa derrière lui que ruines dans la région. Lors de la bataille de la Marfée, en 1641 le comte de Soissons battit les troupes royales du maréchal de Châtillon, envoyées par Richelieu) ;
  • la guerre de 1870 : lors de la sanglante bataille de Sedan, les 30, 31 août et 1er septembre 1870, l'état-major allemand était installé dans le bois de la Croix Piot ;
  • la guerre de 1914-1918 : bataille de la Marfée en août 1914 (les troupes françaises ne réoccupèrent Cheveuges que le 11 novembre 1918) ;
  • la guerre de 1940, enfin : placé à la convergence des trois points de franchissement de la Meuse par le XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian, lors de la percée de Sedan, en mai 1940, Cheveuges fut sinistré à 40 %. La Croix-Piot a notamment été fortement touché par le bombardement de la Luftwaffe dans la journée du 13 mai 1940[3] pour appuyer le franchissement en cours de la Meuse par les Allemands. Les Allemands du Schützen-Regiment 1 (infanterie de la 1. Panzer-Division de Friedrich Kirchner) atteignent le nord de Cheveuges vers 19h ce 13 mai, et tombent alors sur la ligne d'arrêt des Français dont fait partie la Croix-Piot[4].

Partiellement reconstruit, son église restaurée, Cheveuges tend actuellement à s'étendre vers Saint-Aignan.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de Cheveuges Blason Écartelé : au premier de gueules au chou d'or, au deuxième d'argent à la coquille de gueules accompagnée de trois flanchis de sable, au troisième de sable au massacre de cerf d'argent, au quatrième de gueules au bar d'or ; sur le tout d'azur à la croix pattée d'or sur un pied perronné d'une marche du même mouvant de la pointe, cantonnée de quatre besants aussi d'or, le tout entouré d'un orle d'argent suivant son pourtour[5].
Détails Au I : le blason des Roucy (le chou) - Au II : le blason des Collesson (la coquille Saint Jacques) Au III : le blason des Mirbrick (les bois du cerf) - Au IV : le symbole de la Bar et au centre : la croix figurant au tympan de l'église.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Annie Hubert[6]    
2014 en cours Thierry Alexandre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 460 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
370 432 447 566 664 653 673 678 686
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
663 687 632 575 542 507 513 445 401
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
355 359 348 298 309 209 225 222 451
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
416 486 391 419 419 406 436 460 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Cheveuges est une église dont la construction remonte au XIe siècle, elle a été classée en 1959 au titre des Monuments historiques[9]. En 1984, la charpente du clocher a été refaite à neuf grâce à une subvention de l'État, de la région et du conseil général.

Article détaillé : Église de Cheveuges.
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Les moulins[modifier | modifier le code]

Cheveuges comptait trois moulins à eau, actuellement, il n'en reste que deux : dans le moulin d'en bas, on peut encore voir la roue.

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La chapelle Saint Onésime[modifier | modifier le code]

En pénétrant dans les bois de la Croix Piot, on découvre la chapelle Saint-Onésime.

Tous les ans, des habitants de Donchery s'y rendent en pèlerinage.

On peut lire dans la chapelle quelques lignes qui font référence à la rencontre d'Onésime avec saint Paul :

La requête est pour mon enfant Onésime que j'ai engendré dans les chaînes.

Je te le renvoie, et lui, c'est comme mon propre cœur.

Reçois-le, non plus comme un esclave, mais bien mieux qu'un esclave, comme ...

Voir à ce sujet l'histoire de saint Onésime, elle explique le sens de ces lignes.

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Les lavoirs[modifier | modifier le code]

Trois lavoirs recueillent l'eau des sources qui descendent des collines.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Seigneurs de Cheveuges : Les Roucy, les Collesson, les Mirbrick.

Jules Achille Cordier a vécu à Cheveuges (Cheveuges : 1866 - Reims : 1906) : il était professeur à l'école de médecine et de pharmacie de Reims et directeur du laboratoire de microbiologie de la Marne.

Activités[modifier | modifier le code]

L'artisanat se développe de plus en plus à Cheveuges. On y compte notamment, outre différents corps de métiers, un charpentier, un ferronnier et une restauratrice de tableaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 187a
  2. a et b D'après un texte publié en 1959 par monsieur l'abbé Parent, curé de Cheveuges
  3. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 239
  4. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 251-252
  5. Banque du Blason
  6. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Notice no PA00078426 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]