Arlette Farge

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Arlette Farge

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Biographie
Naissance 14 septembre 1941
Charleville, aujourd'hui Charleville-Mézières (Ardennes)
Nationalité Drapeau : France Français
Thématique
Formation Université de Cornell (États-Unis)
Approche Histoire sociale du XVIIIe siècle
Identités populaires au XVIIIe siècle
Histoire des femmes
Travaux * Thèse de doctorat, Le vol d'aliment à Paris au XVIIIe siècle (1974)

Arlette Farge, née le 14 septembre 1941[1] à Charleville, est une historienne française spécialisée dans l’étude du XVIIIe siècle, directrice de recherche au CNRS, rattachée au centre de recherches historiques de l'EHESS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arlette Farge est la dernière d'une fratrie de trois enfants issus d'une famille modeste arrivée à Charleville par les besoins de la guerre[2]. Après le lycée Hélène-Boucher à Paris, elle fait des études de droit pour devenir juge des enfants, puis change d'optique et passe un DEA d'histoire du droit et des institutions. N'ayant pas de poste, elle part faire une thèse en 1969 à l'université de Cornell aux États-Unis où elle fut le témoin des luttes des étudiants noirs pour leurs droits et du féminisme américain (en).

Apport à l'histoire sociale du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

De retour en France, elle s'engage dans la préparation d'un doctorat d'histoire moderne sur Le vol d'aliment à Paris au XVIIIe siècle, soutenu en 1974 sous la direction de Robert Mandrou, disciple de Lucien Febvre pionnier de l'histoire des mentalités. Elle se spécialise alors dans l'étude des milieux les plus pauvres de la capitale, travail qui vient appuyer les travaux de la chaire de la Révolution française de la Sorbonne et par l'Institut d'histoire de la Révolution française, dirigé par Albert Soboul[3].

Elle rejoignit par la suite le courant d'histoire révisionniste de la Révolution française, créé à partir de 1975 à l'EHESS par François Furet[2].

Avec son équipe de recherche du « groupe d’histoire des femmes », elle travaille par la suite sur les thèmes des identités populaires au XVIIIe siècle, des relations hommes-femmes et de l'écriture de l’histoire.

Carrière audio-visuelle[modifier | modifier le code]

Après avoir été co-animatrice de l’émission Les Lundis de l'Histoire sur France Culture, elle collabore régulièrement à La Fabrique de l'histoire sur cette même antenne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Indisciplines : La domination masculine », Pierre Bourdieu. L'insoumission en héritage[4], collectif, sous la direction d'Édouard Louis, PUF, 2013, 192 p. (ISBN 978-2-13-061935-2)
  • La déchirure. Souffrance et déliaison sociale au XVIIIe siècle, Bayard, 2013.
  • Un ruban et des larmes, procès en adultère au XVIIIe siècle, éd. des Busclats, 2011 [5].
  • Condamnés au XVIIIe siècle, éditions Thierry Magnier, collection Troisième Culture, 2008, 134 p.
  • Essai pour une histoire des voix au dix-huitième siècle, Bayard, Paris, 2009 (ISBN 978-2-227-47796-4).
  • Le Silence, le souffle, La Pionnière, Paris, 2008
  • avec Laurent Turcot, Flagrants délits sur les Champs-Élysées : Les dossiers de police du gardien Federici (1777-1791), Mercure de France,‎ 2008
  • Effusion et tourment, le récit des corps. Histoire du peuple au XVIIIe siècle, Paris, Odile Jacob,‎ 2007
  • De la nécessité d'adopter l'esclavage en France. Texte anonyme de 1797, présenté par Myriam Cottias et Arlette Farge, Bayard, Paris, 2007.
  • Quel bruit ferons-nous ?, Paris, Les Prairies Ordinaires,‎ 2005
  • Le Bracelet de parchemin. L’écrit sur soi au XVIIIe siècle, Paris, Bayard,‎ 2003
  • La Nuit blanche, Paris, Seuil,‎ 2002
  • avec Cécile Dauphin, Séduction et sociétés : approches historiques, Paris, Seuil,‎ 2001
  • Les Dahlias sont rouge sang, Paris, La Pionnière,‎ 2000
  • avec Jean-François Laé, Fracture sociale, Paris, Desclée de Brouwer,‎ 2000
  • Des lieux pour l’histoire, Paris, Seuil,‎ 1997
  • Le Goût de l'archive, Paris, Seuil,‎ 1997
  • avec Cécile Dauphin, De la violence et des femmes, Paris, Albin Michel,‎ 1997
  • « L’histoire sociale », L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995,‎ 1995, p. 281-300
    sous la direction de François Bédarida, Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme
  • Le cours ordinaire des choses dans la cité du XVIIIe siècle, Paris, Seuil,‎ 1994
  • Dire et mal dire, l’opinion publique au XVIIIe siècle, Paris, Seuil,‎ 1992
  • avec Jacques Revel, Logiques de la foule, l’affaire des enlèvements d’enfants - Paris 1750, Paris, Hachette,‎ 1988
  • La vie fragile : Violence, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Hachette,‎ 1986
  • avec Michel Foucault, Le Désordre des familles, lettres de cachet des Archives de la Bastille, Paris, Gallimard Julliard,‎ 1982
  • « L’espace parisien au XVIIIe siècle d’après les ordonnances de Police », Ethnologie française, vol. vol. XII, no 2,‎ avril-juin 1982, p. 119-126
  • Vivre dans la rue à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Gallimard,‎ 1979
  • avec A. Zysberg, « Les théâtres de la violence à Paris au XVIIIe siècle », Annales. Économies, sociétés, civilisations, no 5,‎ 1979, p. 984-1015
  • Délinquance et criminalité : le vol d’aliments à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Plon,‎ 1974

Articles[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Sur Arlette Farge[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

  • Documentaire de Frédéric Biamonti « Arlette Farge, l'échappée belle », 52 minutes, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Farge, Arlette (1941-....) », notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. a et b Interview d'Arlette Farge par Perrine Kervran, émission À voix nue sur France Culture, 11 novembre 2013
  3. Arlette Farge, article sur Encyclopædia Universalis
  4. L'ouvrage et son sommaire, sur le site de l'éditeur, PUF.
  5. Entretien « Le corps comme événement »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]