Briey (Meurthe-et-Moselle)
| Briey | |
|---|---|
Reste des fortifications |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Meurthe-et-Moselle |
| Arrondissement | Briey (chef-lieu) |
| Canton | Briey (chef-lieu) |
| Code commune | 54099 |
| Code postal | 54150 |
| Maire Mandat en cours |
Guy Vattier 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Briey |
| Démographie | |
| Population | 5 464 hab. (2009) |
| Densité | 201 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 200 m — maxi. 300 m |
| Superficie | 27,13 km2 |
Briey est une commune française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine. Les habitants de Briey sont les Briotins.
Briey a donné son nom au bassin ferrifère le plus puissant d'Europe au début du XXe siècle : le Bassin de Briey.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située en Meurthe-et-Moselle, dans une zone minière fortement industrialisée (nord-ouest de Metz), elle est une des villes importantes d'une vaste agglomération, incluant notamment Jœuf, Homécourt en Meurthe-et-Moselle, et, dans le département de la Moselle, Hagondange, Amnéville, Rombas.
Cette agglomération, nommée Hagondange-Briey, qui comptait plus de 130 000 habitants dans les années 1970, n'en comprenait plus que 112 000 en 1990. Désormais, elle ne fait plus qu'un avec l'agglomération de Metz (cette dernière est distante de 30 km). La ville qui s'organise en quatre quartiers majeurs est traversée par le Woigot. Briey-Haut, cité médiévale dont le centre historique était autrefois lourdement fortifié, s'étend vers Mance et Moutiers s'arrête aux abords de la forêt domaniale de Moyeuvre-Grande. Elle surplombe Briey-Bas, "la ville basse", établie sur les deux rives du Woigot et sur les flancs du plateau briotin ; la "grand-rue", artère médiévale pentue et pavée, la relie à la "ville haute", entre des jardins en cascade.
De l'autre côté, Briey-les-Hauts, touchant à Lantéfontaine, s'étend en direction de Valleroy et les Baroches. Enfin, Briey-en-Forêt qui a été créée dans les années 1960 autour de la Cité radieuse de Le Corbusier, dominant le plan d'eau de la Sangsue (lac artificiel creusé depuis le cours d'eau originel du Woigot à la même époque), dans la direction du village de Mance. Aujourd'hui se rajoute le quartier grandissant de la Cartoucherie (dont le nom rappelle le dépot d'explosifs utilisé lors de l'exploitation des mines), maintenant appelé les Petits-Hauts.
Briey est aussi une des villes contenant la plus grande superficie de la forêt de Moyeuvre sur son territoire.
Briey est un carrefour routier conduisant vers Metz, Jarny, Longwy et Longuyon, Verdun, Thionville, le Luxembourg et les Ardennes (Sedan, Charleville-Mézières).
Cette ville donne aussi son nom à un canton ainsi qu'à un arrondissement, un des quatre de Meurthe-et-Moselle avec Lunéville, Toul et Nancy, ainsi qu'à un plateau sur lequel Briey se situe.
De nos jours à également lieu chaque année la grande foire de la pentecôte qui dure quatre jours et attire un grand nombre de forains et de visiteurs. Briey propose aussi un marché (tous les mercredis), un marché de Noël et une grande fête médiévale.
[modifier] Histoire
L'origine du nom de la ville viendrait du mot celte « briga » qui signifie forteresse. On peut noter la présence du château des comtes de Bar, mentionnée en 1076. Elle est alors propriété de la Maison de Landres dite Maison de Briey.
Une charte d'affranchissement fut accordée aux habitants de Briey en 1263.
Au cours du XVe siècle, la prévôté de Briey, alors l'une des plus puissante citadelle du Duché de Lorraine est confiée par les ducs à la lMaison de Ficquelmont, l'une des principales familles de l'antique noblesse lorraine (Chevaux de Lorraine).
Briey fut incendiée par les Messins en 1369, prise par Charles le Téméraire en 1475, ravagée par les protestants en 1591, puis par les Suédois en 1635. Sa forteresse fut démantelée par les Français en 1660. Enfin, la ville fut occupée par les troupes Russes en 1815, Allemandes en 1870 puis de 1914 à 1918 et de 1940 à 1944...
En 1790, Briey est rattaché au nouveau département de la Moselle dont Metz est le chef-lieu.
En 1817, Briey, village de l'ancien duché de Bar sur le Woigot avait pour annexes, les fermes de la Folie, de la Madeleine et de la Solle, et les moulins de Deltzain et de la Caulre. À cette époque il y avait 1161 habitants répartis dans 296 maisons.
De 1801 à 1871, Briey fut le siège d'une sous-préfecture du département de la Moselle. En 1871, l'arrondissement de Briey - moins quelques villages : Sainte-Marie-aux-Chênes, Saint-Privat-la-Montagne, Roncourt, où se déroulèrent d'importantes batailles - demeura français après que la plus grande partie du département de la Moselle eut été annexée à l'Empire Allemand par le traité de Francfort. Ce même traité amputait le département voisin de la Meurthe des arrondissements de Sarrebourg et de Château-Salins. L'arrondissement de Briey, associé aux arrondissements du département de la Meurthe qui n'avaient pas été annexés constitua avec eux le nouveau département de Meurthe-et-Moselle.
Il fut un temps pensé rattacher Briey à la Meuse, puis de créer un nouveau département qui prendrait comme ses voisins le nom de la rivière qui le traversait. La rivière s'appelant la Chiers, l'idée fut abandonnée.
Lors de l'invasion allemande en août 1914, le pharmacien Léon Winsbach fut - comme plusieurs personnalités des régions envahies - fusillé par l'ennemi sans raison avouable. Occupée pendant toute la durée de la guerre par l'armée allemande, Briey se retrouva de 1914 à 1918 au nord de la ligne de front. Ses mines et son industrie furent réquisitionnées au profit de la machine de guerre allemande. D'aucuns prétendirent que les de Wendel, propriétaires des installations sidérurgiques, profita de ses relations parisiennes pour empêcher le bombardement du bassin de Briey par les forces Françaises.
[modifier] Maison de Briey
L'histoire de cette famille noble - toujours existante - se trouve plus en détails à l'article Landres, nom qu'elle a porté également depuis 1248 suite à un échange avec Thiébaut, comte de Bar. Voir aussi Renaud de Briey
[modifier] Maison de Ficquelmont
Cette famille de la haute noblesse lorraine, issue du lieu-dit éponyme et toujours existante[1], se voit confié la prévôté de Briey au début du XVe siècle, les comtes de Ficquelmont exerceront ainsi la charge de prévôt-capitaine pendant trois générations[2]. La famille continue ensuite son essor à la cour ducal, devenant l'un des principaux pilier de la noblesse du Duché (Chevaux de Lorraine), accéda au XVIIIe siècle à la dignité de comtes du Saint-Empire (Reischgraf) et s'illustra à travers toute l'Europe.
[modifier] Blasonnement
La ville porte d'or à trois pals au pied fiché de gueules. ![]()
Jacques Bretel en 1285, dans le Tournoi de Chauvency, décrit également les blasons de Henri et Ourri de Briey qui s'illustrent dans les joutes ou lors de la mêlée finale.
[modifier] Économie
Briey est un centre administratif : tribunal de grande instance, sous-préfecture, ONF, DDE, centre des Impôts, ainsi qu'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle.
L'agriculture y tient une place importante, la ville comptant de nombreuses exploitations.
L'hôpital Maillot est le troisième hôpital régional (environ 500 lits, 900 employés).
La ville compte 4 écoles, dont 2 maternelles, 3 collèges et 2 lycées.
Du fait de son administration, de ses structures d'enseignement (3500 élèves au total), et de l'importance des secteurs médicaux et judiciaires, Briey offre la particularité de doubler sa population de la nuit au jour.
[modifier] Sidérurgie
Nous avons relevé l'existence d'un haut-fourneau à Briey situé à La Caulre dont la durée de vie aurait été limitée.
[modifier] Administration
En 2010, la commune de Briey a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »[3].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1884 | 1889 | Henry Bertrand | ||
| 1889 | 1895 | Amédée Lebrun | ||
| 1895 | 1904 | Alfred Laurent | ||
| 1904 | 1907 | Louis Simon | ||
| 1907 | 1909 | Henri Munier | ||
| 1909 | 1919 | Ferdinand Watrin | ||
| 1919 | 1935 | Marie Henri Lorentz | ||
| 1935 | 1940 | Alexis Giry | ||
| 1940 | 1941 | Cuny | ||
| 1941 | 1944 | Félix Navel | ||
| 1944 | 1947 | Alexis Giry | ||
| 1947 | 1947 | Marcel Vainker | ||
| 1947 | 1959 | Pierre Giry | ||
| 1959 | 1984 | Hubert Martin | ||
| 1984 | en cours | Guy Vattier | DVD | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Graphique de l'évolution de la population 1794-1820, 1836-1841 & 1861-1999
[modifier] Personnalités
- Mathilde de Toscane, comtesse de Briey à la fin du XIe siècle
- Comtes de Ficquelmont, grande famille de l'ancienne noblesse lorraine ayant dirigés la ville aux XVè et XVIè siècles
- Camille de Briey, industriel, homme politique et diplomate belge (XIXe siècle)
- François de Wendel, industriel et homme politique français (XXe siècle)
- Adrien Duquesnoy, député sous la Révolution française.
- François Maillot, médecin ayant utilisé la quinine pour soigner le paludisme en Algérie au XIXe siècle.
- Stéphen Liégeard, sous-préfet de Briey, député de Briey sous le Second Empire, écrivain, inventeur du terme « Côte d’Azur » et inoubliable "Sous-Préfet aux Champs".
- Louis Bertrand (20 mars 1866, Spincourt (Meuse) - 6 décembre 1941), romancier et essayiste.
- Francis De Taddeo, ancien entraîneur du FC Metz né à Briey
- Charles-François de Ladoucette, Baron de l'Empire, Entre 1834 et le 24 février 1848, il est député de Briey (alors en Moselle).
- André Rossinot homme politique français
- Alexis Gruss Sr. (1909-1985) né à Briey. Maître-écuyer[7]
- André Tota, ancien footballeur français de 1971 à 1984, né en 1950 à Briey
- Michel Platini, figure notable du football et natif de la commune voisine de Joeuf, y fit ses études secondaires
- Joris Delle, footballeur professionnel (gardien de but), né à Briey en 1990, il évolue actuellement au FC Metz et est international espoir français.
- Tyler Clay, Musique rappeur américain né à Briey en 1991.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Vestiges préhistoriques et antiques
- Oppidum en éperon barré au lieu-dit Bois des Chèvres.
- Vestiges de murs de défense.
- Château fort, époque de construction : XVe siècle ; XVIe siècle ; XVIIe siècle. Château du type " éperon barré ", propriété des comtes de Briey puis de Bar, cité dès 955-960. Réparé et aménagé aux XVe, XVIe, XVIIe siècles, détruit par ordre de Richelieu en 1635. Près de son emplacement a été construit au XVIIIe siècle le couvent des cordeliers, actuelle sous-préfecture. Du château ne subsistent qu'une partie des courtines et la base d'une tour du sud-ouest
- Château de Wendel,parties constituantes : chapelle, époque de construction : 4e quart XIXe siècle. Château construit par l'architecte Albert Jasson pour Henri de Wendel en 1895
- Château de Brouchetière,parties constituantes : parties agricoles ; château d'eau ; parc. Époque de construction : 1er quart XXe siècle. Château construit après son mariage en 1905 pour Maurice de Wendel, dans le parc du château de son père Henri
- Ancien hôpital Saint Charles, parties constituantes : chapelle, époque de construction : 1er quart XVIIe siècle ; XVIIIe siècle ; 4e quart XIXe siècle. Il s'agit peut-être du couvent des capucins de Briey, daté 1601, saisi comme bien national à la Révolution, transformé en service des postes et racheté en 1844 par les sœurs de Saint-Charles qui surélèvent le corps principal d'un étage, transforment l'édifice en bureau de bienfaisance, école, pensionnat puis hôpital civil. Chapelle construite en 1877 par Edouard Sibille architecte à Briey. Ensemble devenu propriété du département, en cours de transformation en logements. Chapelle rasée en 1984
- Beffroi reconstruit en 1722
- Hôtel de Ville époque de construction : XVIIIe siècle. Construit sur l'emplacement de l'ancien donjon du château, l'hôtel de ville se compose de deux corps de bâtiments : l'ancien auditoire de la prévôté et la maison de ville, bâtis avant 1751 ; le bailliage, élevé dès mai 1789 sur les plans de l'architecte briotin Jean-François Henry.
- Gare, XIXe siècle, détruite, aujourd'hui remplacée par un magasin discount.
- Banque de France, époque de construction : 1er quart XXe siècle, actuellement transformée en logement.
- Banque Caisse d'Épargne, époque de construction : 1er quart XXe siècle. Caisse d'Epargne construite en 1914, 1921, 1922 par les architectes Marchal et Toussaint, inaugurée le 24 septembre 1922, date portée.
- Maison de Tanneur, située 1 rue Pasteur. Maison de tanneur au bord du Woigot, du début XIXe siècle, à appentis en encorbellement sur la façade postérieure.
- Ancienne brasserie Saint-Antoine, époque de construction : 4e quart XVIIIe siècle (détruit) ; 2e moitié XIXe siècle. Brasserie établie à la fin du 4e quart du XVIIIe siècle (daté par travaux historiques) à l'emplacement de l'hôpital saint Antoine ; hôpital fermé en 1756 puis vendu en 1793 ; bâtiments reconstruits dans la 2e moitié du XIXe siècle ; désaffectée en 1918 à la suite de réparations (matériel détruit) effectuées par les allemands, puis transformée en entrepôt de bière de Maxéville ; actuellement entrepôt de marchandises diverses, et magasin de commerce.
- Maison natale du XVIIIe siècle de François Maillot (1804-1894), médecin spécialisé dans le traitement du paludisme.
- Maison de la 2e moitié du XIXe siècle de l'écrivain et académicien Louis Bertrand (1866-1941).
- Cimetière militaire allemand (1914-1918).
- La Cité Radieuse : unité d'habitation construite en 1960 sur les plans de l'architecte Le Corbusier. Inscrite MH depuis 1993
- Le plan d'eau de la Sangsue.
- La forêt domaniale de Moyeuvre-Grande
[modifier] Édifices religieux
- Église Saint-Gengoult (XIIe siècle) avec le calvaire de Ligier Richier, ensemble sculptural en bois de six personnages à taille humaine : le Christ, saint Jean, sainte Marie-Madeleine, la Vierge et les deux larrons. Un Dit des trois morts et des trois vifs, représentation murale montrant trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.
- Ancien couvent de Cordeliers,destinations successives : manufacture, teinturerie ; sous-préfecture et tribunal, éléments remarquables : porte, époque de construction : XVIIIe siècle ; 4e quart du XXe siècle. Emplacement du château de Briey, propriété des ducs de Lorraine, vendu en 1709 aux cordeliers de La Chapelle-aux-Bois (Meurthe-et-Moselle) qui y transfèrent leur couvent en 1712. Vendu comme bien national en 1794, transformé alors en manufacture de draps et teinturerie, acheté en 1820 par le département de la Moselle pour y loger le tribunal et la sous-préfecture. Restauré et agrandi après 1975, porte en remploi, datée 1598, provenant de l'abbaye de Saint-Pierremont à Avril. Armoiries
- Maison le Galatas. Il s'agit sans doute d'un ancien couvent de femmes avec chapelle des XIVe ou XVe siècles ; transformé en maison au XIXe siècle et conservant des éléments gothiques : porte cochère et porte piétonne, deux baies au second niveau.
- Chapelle Saint-Antoine construite en 1260 servait de chapelle à l'ancien hôpital Saint-Antoine fermé en 1756.
- Chapelle de l'ancien hôpital Saint Charles construite en 1877 (date portée sur le portail) seul vestige restant de la chapelle.
- Chapelle du cimetière construite en 1868 pour remplacer l'oratoire du vieux cimetière autour de l'église et servir de sépulture aux prêtres de la paroisse, elle abritait le calvaire de Ligier Richier, aujourd'hui dans l'église paroissiale.
- Chapelle de l'Assomption du lycée et collège.
[modifier] Jumelages
Niederaußem (Allemagne)
Szczawno-Zdrój (Pologne) depuis 1991
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Alice Lavallée-Becq, Briey à travers les siècles, 2000, publié à Metz par Livre d'histoire.
- Docteur Pierre Mangin, Histoire du Pays de Briey, 1983, Typo-Lorraine, Verdun.
- François Heller, Briey, 2000 ans d'histoire, Briey d'hier et d'aujourd'hui.
- Louis Bertrand, Mademoiselle de Jessincourt, 1935, Plon
- Patrick Pécherot, Les Brouillards de la Butte (Grand Prix de Littérature policière 2002).
[modifier] Liens internes
- Complexe militaro-industriel français (bassin de Briey)
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- Descendance au sein des familles Marie de Ficquelmont, Clary-Aldringen, et, par adoption simple datant de 1991, d'Albis de Ficquelmont.
- Guigard (Joannis) Bibliothèque Héraldique de la France, Paris, Dentu, 1861, p.523
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
- Résultats du recensement de la population - Briey sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Histoire de la dynastie Gruss