Renault
Renault
Logo de Renault
| Création | 1er octobre 1898 (officieuse) 25 février 1899 (officielle) |
|---|---|
| Dates clés | 1945 : Renault devient régie nationale 1994 : ouverture du capital 1996 : privatisation 1999 : Renault s'allie à Nissan[2] |
| Fondateurs | Fernand et Marcel Renault[1] |
| Personnages clés | Louis Renault |
| Forme juridique | Société anonyme |
|---|---|
| Action | Euronext : RNO |
| Slogan | « Changeons de vie, changeons l'automobile[3] » « Les voitures à vivre » « Créateur d'automobile » « La France avance, Renault accélère » « Drive the Change » |
| Siège social | |
| Direction | Carlos Ghosn Carlos Tavares |
| Actionnaires | État français : 15,01 % Nissan : 15 % Axa via Alliance Bernstein : 8,18 % Norges Bank : 5,01 % The Capital Group Companies : 5,01 %[5] Salariés : 3,11 % Daimler : 3,10 % Autocontrôle : 2,7 %[6] |
| Activité | Généraliste |
| Produits | Véhicules particuliers Véhicules utilitaires légers |
| Société mère | Renault-Nissan |
| Sociétés sœurs | Nissan |
| Filiales | Lada-AvtoVAZ Dacia Renault Sport Samsung Motors |
| Effectif | 127 086 (2012)[4] |
| Site web | www.renault.com |
| Capitalisation | 12,30 milliards € (14 septembre 2012)[7] |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | |
| Résultat net |
Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié au constructeur japonais Nissan[9] depuis 1999 à travers l'alliance Renault-Nissan qui devient en 2011, le troisième groupe automobile mondial[10],[11]. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondé par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, il se distingue rapidement par ses innovations, en profitant de l'engouement pour la voiture des "années folles". Il est nationalisé au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en grande partie à cause de la collaboration, présumée, de ses dirigeants avec l'occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, il est privatisé durant les années 1990. Il utilise la course automobile pour assurer la promotion de ses produits et se diversifie dans de nombreux secteurs. Son histoire est marquée par de nombreux conflits de travail qui vont marquer l'histoire des relations sociales en France.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Fondation (1898-1918) [modifier]
En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d'automobile. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle De Dion-Bouton en Voiturette de 1 ch à quatre roues Renault type A. L'originalité de celle-ci est que Renault l'équipe d'une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes[12].
Après que Louis-Paul eut breveté la prise directe, les frères fondent officiellement le 25 février 1899, à Boulogne-Billancourt, la Société Renault Frères avec deux amis de Louis, Thomas Evert et Julian Wyer, pour capitaliser sur ce nouveau moyen de transport. Louis est chargé du développement et de la production alors que ses frères se chargent de l’administration.
Les premières automobiles sont vendues à de riches particuliers qui peuvent se permettre de dépenser les 3 000 francs qu’elles coûtent (dix ans de salaire d'un ouvrier[12]). Devant ce marché limité, Renault se diversifie dans la production de taxis et de camions avant la Première Guerre mondiale. Ils reconnaissent très tôt la publicité que la société peut tirer de la participation aux courses automobiles, et engagent leurs véhicules dans des courses sur route où ils remportent plusieurs succès. Parmi ceux-ci citons : Paris-Trouville (1899), Paris-Ostende (1899), Paris-Rambouillet (1899), Toulouse-Paris (1899), Paris-Toulouse-Paris - en catégorie voiturettes de moins de 400 kg - lors des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 (sur 1 448 km et hors cadre olympique proprement dit), Paris-Vienne (Isère) (1902)… jusqu'au Grand Prix de l'Automobile Club de Dieppe (1913).
En 1914, lorsque la guerre éclate, la compagnie se lance dans la production de munitions, d’avions militaires et plus tard dans les tanks avec son Renault FT-17. En 1918, Renault est devenu le premier manufacturier privé de France et il est honoré par les Alliés pour sa contribution à l’effort de guerre[12].
Entre-deux guerres (1919-1938) [modifier]
Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés. Renault doit également former un réseau de distribution et en 1920, la compagnie s’associe avec Gustave Gueudet, un entrepreneur du nord de la France, pour fonder les premiers concessionnaires. La gamme des modèles Renault s'étend désormais des petites automobiles aux poids lourds.
Renault ne se limite pas à la France et vend dans plusieurs pays. Le marché anglais est particulièrement intéressant, car il ouvre la porte aux colonies de ce pays. Un grand nombre de véhicules modifiés avec des suspensions surélevées, de plus puissants systèmes de refroidissement et des carrosseries spéciales partent par bateau vers les quatre coins de l’Empire britannique.
De cette période, les Grand Luxe se distinguent avec leur empattement de 3,68 mètres et de six à huit cylindres pouvant leur faire atteindre 150 km/h. La suspension est améliorée pour permettre ces vitesses et on utilise l’aluminium dans le moteur, les freins, la transmission, et plusieurs parties de la carrosserie. Toutes les Grand Luxe à partir de 1923 sont considérées comme des classiques et leurs carrosseries sont signées par des ateliers célèbres dont Kellner, Labourdette et J. Rothschild et Fils.
En sport, la marque remporte le rallye de Monte-Carlo en 1925 (sur Renault 40CV), puis 10 ans plus tard sur Renault Nervasport (1935).
De la Seconde Guerre mondiale à 1968 [modifier]
Selon le Journal officiel du 17 janvier 1945, « les livraisons fournies par la Société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre »[13],[14].
Durant le second conflit mondial, la France est occupée par l'armée allemande et les usines Renault produisent en très grande quantité de camions pour les Allemands (quelques camions livrés pendant le conflit), alors que la production d'automobiles est interdite. Les livraisons sont freinées par les bombardements de l'aviation alliée sur les usines du Mans et de Billancourt. Après le bombardement du 3 mars 1942, le Gauleiter Sauckel exprime « son admiration pour l’effort exceptionnel fourni par l'entreprise Renault ».
À la Libération en 1944, Louis Renault est arrêté comme collaborateur et meurt en prison avant son procès. Une autopsie révèle que sa nuque a été brisée[15], laissant supposer un meurtre. Ses usines sont saisies par le gouvernement provisoire et nationalisées le 15 janvier 1945 sous le nom de Régie Nationale des Usines Renault[13],[14]. Pierre Lefaucheux qui était jusqu’ici l'administrateur provisoire, devient le premier directeur général.
La petite 4CV à moteur arrière relance la Régie dès 1946. Elle tira son épingle du jeu, mais seulement en France, face aux Fiat 600 italiennes, Coccinelle allemandes et Morris Minor anglaises. Renault en produit plus d’un demi million jusqu'à sa retraite en 1961 alors que ses concurrentes ont toutes dépassé les 2 millions d'exemplaires.
En 1951, un modèle haut de gamme, la Frégate, est lancé sur le marché. Après quelques problèmes techniques dus à une mise sur le marché trop rapide, la Frégate devient une automobile sûre, dotée d'une excellente tenue de route et d'un excellent freinage. Elle est déclinée en plusieurs versions (affaire, amiral, grand pavois) et carrosseries (berline, cabriolet et break). Elle tire sa révérence en 1960 fortement concurrencée depuis 1955 par la Citroën DS.
À partir de 1961, la R4 petit tout terrain a traction avant qui devient la voiture de la campagne, telle une 2CV moderne.
En 1962 suit la Renault 8, grande sœur de la 4CV avec son moteur à l’arrière, qui aura un certain succès en rallye avec la Renault 8 - Gordini.
En 1965 sort la Renault 10, une « grosse » Renault 8, assez délicate à conduire.
À partir de 1965, suite au succès de la R4, Renault abandonne le moteur arrière pour passer à la traction avant et au hayon arrière. Celui-ci est aussi adopté pour la première fois sur une grande voiture avec la R16.
La grève de 1968 et ses conséquences [modifier]
Cette grève historique est la suite logique d'une montée des luttes sans précédent en 1967.
La grève de 1968 commence le 15 mai aux usines Cléon puis le 16 mai à Billancourt. Renault est alors occupé par ses ouvriers dont de nombreux immigrés OS. La lutte dépasse le cadre strictement économique : on parle de « gouvernement populaire » et d'« autogestion ».
À Billancourt, malgré des tentatives de débordement par des militants d'extrême gauche, la CGT parvient à mener la grève pendant un mois (33 jours, (34 nuits) en évitant les multiples provocations et dans la « dignité » avec, comme premier secrétaire du syndicat, Halbeher Aimé âgé alors de (32 ans. Les militants CGT qui animent cette grève sont pour la plupart des ouvriers qualifiés issus de l'école d'apprentissage de la Régie Renault d'après guerre et politiquement proches ou membres du PCF.
Le 17 juin, à Billancourt comme dans les autres usines du groupe, à l'appel de la CGT et de la CFDT, les ouvriers votent majoritairement la reprise du travail[16].
Les acquis sociaux et les droits syndicaux conquis en 1968 et dans les années qui suivirent sont importants et resteront une référence pour le mouvement social. La force de ce mouvement, avec les grands meetings de l'île Seguin réunissant des milliers de travailleurs, attirera pendant quelques années des groupes d'extrême gauche espérant y trouver un terrain propice pour développer leurs idées et leurs actions.
Années 1970-1980 [modifier]
Les militants maoïstes de la Gauche Prolétarienne s'installent aux usines de Flins et Billancourt et le début des années 1970 voit l'agitation continuer. Les affrontements entre la Gauche Prolétarienne et les vigiles de Renault se multiplient. En 1972, un militant maoïste, Pierre Overney, est tué par un des vigiles de l'entreprise, Jean-Antoine Tramoni. Le vigile sera jugé en 1973 et abattu par les NAPAP, réseau maoïste clandestin de la Gauche prolétarienne, le 23 mars 1977[17].
Dans les années 1980, un groupe issu de la Gauche Prolétarienne participe à la création d'Action Directe, qui assassinera le 17 novembre 1986 le président de Renault, Georges Besse, à la fois parce qu'il avait procédé à d'importants licenciements lors du désastre financier du début des années 1980 et en tant que représailles pour l'assassinat de Pierre Overney.
La privatisation [modifier]
En 1986, Raymond Lévy, après la mort de Georges Besse, assume la direction de Renault et prépare sa privatisation.
En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d'État par l'adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20 % après de tumultueux échanges. Le 17 novembre[18] 1994, Renault est effectivement mis en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12 % du capital et l'État diminue sa part de 80 % à 53 %. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d'une cession par le gouvernement de 6 % du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d'assurance français, par le biais d'une vente de gré à gré.
Consolidation de l'industrie [modifier]
Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme, gage d'une rentabilité plus constante. Renault a déjà une bonne assise en Europe et en Amérique latine mais l'Asie, qui commence à peine à dévoiler son important potentiel de croissance, reste son point faible. Renault et Nissan scellent un accord, socle d'une coopération profonde mêlant échange de participation et collaboration industrielle. En mars 1999, naît officiellement l'Alliance Renault-Nissan.
L'Adam, association de défense des actionnaires minoritaires, présidée par Colette Neuville, est alors intervenue pour critiquer les modalités de la fusion entre le constructeur français et Nissan, trop favorables au japonais selon elle[19].
Expansion des années 2000 [modifier]
Dans sa conquête des pays en fort développement économique, Renault a également investi dans Avtoframos et dans le coréen Samsung Motors qui donnera naissance à Renault Samsung Motors. Pour accroître sa présence dans les marchés émergents considérés comme porteurs, Renault envisage la construction d’usines en Iran, en Colombie et au Maroc. En 2004, la filiale de Renault en Roumanie, Dacia, présente sa « berline à 5 000 euros », la Logan, que le groupe voudrait produire à un million d'exemplaires par an à l'horizon 2010. Cette même voiture est commercialisée en France à 7 600 euros. En novembre 2004, le PDG de Renault a annoncé son intention de faire de l'implantation du groupe en Corée du Sud un point d'appui pour son expansion en Asie, notamment en Chine[20].
Début juillet 2006, des discussions pour envisager une nouvelle alliance entre Renault-Nissan et General Motors sont engagées mais le projet est rapidement abandonné.
Le 8 décembre 2007 a été annoncé un accord entre Renault et le constructeur russe Lada-AvtoVAZ visant à la prise de participation de Renault à hauteur de 25 % + 1 action (via une holding commune avec l'actionnaire russe actuel, Rosoboronexport). Renault, au travers de ce partenariat, s'est engagé :
- d’accélérer la croissance d’AvtoVAZ et de renouveler et élargir sa gamme de véhicules ;
- de développer Lada dans le respect de son identité, l'objectif étant de renforcer sa position sur le marché russe ;
- d’échanger leur expertise et savoir faire technologique.
En outre, l'outil industriel basé à Togliatti d'une capacité d'un million de véhicules par an devrait servir à produire des Logan. La Russie devient ainsi le premier marché de Renault en nombre de véhicules, les ventes du groupe Avtovaz (720 000 unités en 2006) étant, selon l'accord, consolidées dans celles du groupe Renault.
Acteur international [modifier]
En 2010, Renault est classé 10e constructeur automobile mondial (en nombre total de véhicules produits), selon l'OICA 2010[21].
En 2011, la marque Renault reste la plus vendue en France[22].
Les difficultés [modifier]
Alors que Renault semble être une entreprise prospère, qui a réussi ses accords avec Nissan, des difficultés apparaissent à partir des années 2000 dues à plusieurs raisons :
- tout d'abord, on trouve une saturation du marché automobile en Europe, alors que Renault réalise la grande majorité de ses ventes sur le vieux continent ;
- une gamme vieillissante, avec un manque dans le renouvellement de ses modèles. En effet, en 2005, elle ne sortira que la Clio III, qui fut cependant un vrai succès, mais aucun modèle en 2006 ;
- trois de ses modèles conçus en vue d'un élargissement de la gamme furent un échec commercial :
- La première est l'Avantime, un coupé monospace haut de gamme - encore appelé coupé-space par la presse - commercialisé au début des années 2000 avec plus d'un an de retard ;
- La seconde est la Vel Satis en 2002, une berline luxueuse trop décalée pour ce marché,
- enfin la Modus en 2004, un micro monospace citadin parfois accusé de cannibalisme avec la Clio qui est en dessous de ses objectifs sans toutefois être un échec de l'ampleur des deux précédents.
Résultat, ses ventes ne cessent de chuter partout en Europe de plus de 8 % en moyenne par an sur les trois dernières années. Renault ne fait que perdre des parts de marché sur le continent passant de 11,1 % des ventes automobiles en 2003 à 7,2 % en 2007 soit une baisse de près de 4 points en moins de quatre ans[23].
En effet, la Twingo II marque une étape stratégique pour le constructeur. Elle est le premier maillon du plan Renault contrat 2009 de son nouveau patron, Carlos Ghosn, qui prévoit de vendre 800 000 véhicules de plus en 2009 qu'en 2005. La petite citadine est commercialisée le 15 juin 2007, accompagnée d'une grande campagne de publicité. Malgré un look banal par rapport à la précédente au look original, Carlos Ghosn mise sur un succès européen, et non seulement français comme sur le modèle précédent. Sa rentabilité, sur le papier, est meilleure, ce qui ne peut être que bon pour la marque au losange, mais les chiffres de vente de la Twingo II ne cadrent pas avec les prévisions et les objectifs. La concurrence de la nouvelle Fiat 500 est très féroce. En quatre mois Renault a enregistré 100 000 commandes, et Fiat 80 000.
À Francfort en septembre 2007, sur le stand Renault, on découvre la nouvelle Laguna III. Alors que le modèle précédent s'était fait remarquer par un manque de fiabilité et des pannes à répétition et avait sérieusement terni l'image de marque Renault, Carlos Ghosn promet une fiabilité exemplaire pour ce nouvel opus. Mais comme la Twingo, la presse critique son manque d'originalité et son manque de progrès technique par rapport à la version précédente. Cela s'explique par le fait que Renault, pour pouvoir redémarrer sans trop de soucis, a décidé d'éviter l'originalité qui ne l'a pas récompensé autrefois lorsqu'elle était sans fondement. Par ailleurs, Renault modernise son logo, dessiné en 1972 par l'artiste peintre hongrois Victor Vasarely, afin de se donner une meilleure image.
En 2007, deux nouveaux modèles de Renault voient le jour. En 2008, Renault dévoile plusieurs nouveautés. En effet, la Modus a été restylée et rallongée (Grand Modus) en janvier, pour essayer de doper ses ventes, qui n'avaient pas atteint les objectifs de la marque. On trouve aussi, le même mois, la sortie de la Laguna III Break et la Clio Estate, qui bénéficie déjà de commentaires très élogieux dans la presse automobile, et qui vient concurrencer directement la Peugeot 207 SW, précurseur dans cette gamme de véhicules. Ainsi, pas moins de trois nouveaux modèles sortent durant un même mois, ce qui est assez rare. En juin 2008, le 4×4 Koleos sera commercialisé.
Aussi, les chiffres de ventes de 2007 montrent une amélioration avec une meilleure part de marché en France par rapport à 2006, mais les efforts restent toujours importants pour redonner à la marque une image de succès et de fiabilité.
À la mi-mars 2008, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime) est en chômage technique suite aux mauvais résultats enregistrés par la Laguna III. La direction justifie ces résultats par le fardeau des défauts de qualité de son aînée et le malus sur les émissions de CO2, mais la presse spécialisée parle plutôt d'un design peu innovant et d'un style vieillissant.
Bref, en cette année 2008, la situation devient plus compliquée que prévu pour Carlos Ghosn. La Twingo II et la Laguna III, au design trop timide mais avec une fiabilité qui n'a pas fait défaut, se vendent mal. Par ailleurs, le Koleos arrive dans un marché saturé et surtout en déclin depuis la mise en place d'un malus. En 2009, la courbe des ventes a cessé de baisser et a montré des signes positifs. En effet, la marque au losange a remplacé la Mégane (fin 2008) et le Scénic (juin 2009). Ces deux modèles, de la gamme Mégane, représentent la plus grande partie des ventes de Renault.
En 2009 toujours, Renault a restylé la famille Clio (break, berline) et a annoncé la fin de la production de la Vel Satis qui malgré d'indéniables qualités ne rencontra pas un grand succès commercial, sans doute à cause de son style "décalé".
En avril 2010, un échange de 3,1 % des capitaux est effectué entre Renault-Nissan et Daimler (Mercedes-Benz) suite à un accord de coopération.
Le projet à long terme est le véhicule électrique annoncé pour 2011 en France avec une gamme cohérente.
En 2013, Renault-Nissan et Russian Technologies finalisent l'accord de partenariat conclu avec Lada-AvtoVAZ, initié en 2007, en créant un joint-venture.
Organisation [modifier]
Organisation du groupe Renault [modifier]
Aujourd'hui, l'entreprise Renault fait partie de Groupe Renault, qui regroupe également diverses filiales telles que DIAC, Dacia, Renault Sport. Renault détient 80 % de la branche automobile du coréen Samsung, à partir duquel elle a fondé la filiale Renault Samsung Motors (RSM).
Le groupe Renault-Nissan a été créé au début des années 2000 afin de faire face à des géants comme General Motors ou Toyota. Cette alliance a permis aux deux marques de garder leurs identités propres tout en proposant des véhicules basés sur les mêmes plates-formes, comme la Clio III et la Nissan Micra.
Renault figure au onzième rang mondial des plus grands groupes automobiles selon le classement OICA 2008.
L'actuel PDG de Renault est Carlos Ghosn. Le directeur général est Carlos Tavares[24]
Recherche et développement [modifier]
Renault mène des projets de recherche en interne et au travers de contrats de recherche menés en partenariat avec des organismes (laboratoires, établissements…) publics ou privés. Ces principaux axes de recherche sont :
- Le design
- Le confort (acoustique, qualité de l'air, ergonomie, vision)
- La sécurité (prévention, correction, protection)
- Les nouveaux moyens de propulsion
- Le recyclage
- La diminution des émissions de CO2
Dans ce cadre, le groupe Renault a signé le Pacte PME, le 1er décembre 2004, au travers de GIE Regienov pour faciliter ses collaborations avec le monde des PME Innovantes.
Innovations technologiques [modifier]
Renault a été extrêmement actif dans le développement de nouvelles technologies au début de l'automobile, beaucoup moins depuis son passage au statut de régie nationale. Un aperçu des innovations Renault est proposé ci-dessous:
- 1898 : Boîte de vitesses à prise directe[25]
- 1899 : Voiture à conduite intérieure[25]
- 1902 : Louis Renault dépose un brevet sur le principe de suralimentation par ventilateur ou compresseur, qu'il utilise en compétition, mais qui n'est pas encore défini comme un turbocompresseur[26]
- 1904 : La bougie démontable[27]
- 1905 : Le démarreur à air comprimé actionnable de la place du conducteur[27]
- 1917 : Premier char de combat léger[25] FT-17
- 1922 : Les servofreins (sur Renault 40CV)[28]
- 1925 : Premiers locotracteurs à moteur essence et Diesel,
- 1932 : Autorail VH, construction en série d'un automoteur ferroviaire à moteur Diesel,
- 1956 : Record de vitesse des voitures de moins de 1 000 kg - 308 km/h[29]. Le 4 septembre 1956, Renault bouleverse la discipline en établissant un record de vitesse avec l'Étoile Filante ; équipé d'une turbine Turbomeca développant 270 ch à 28 000 tr/min, il atteint, aux mains du français Jean Hebert, 308 km/h, avec 5 kilomètres parcourus en 58 secondes.
- 1983 : Le synthétiseur de parole (Renault 11 Electronic)[30]
- 1997 : Le système anti-encastrement [Quoi ?][27]
- 2001 : La carte « mains libres » (Renault Laguna II)[31]
Comité exécutif [modifier]
Le comité exécutif est composé de neuf membres :
- Carlos Ghosn (président directeur général)
- Carlos Tavares (directeur général délégué aux opérations de Renault)
- Odile Desforges (directeur général adjoint, directeur des Ingénieries et de la Qualité)
- Michel Gornet (directeur général adjoint, directeur des Fabrications et de la Logistique)
- Philippe Klein (directeur général adjoint, Plan, Produit, Programmes)
- Dominique Thormann (directeur général adjoint, directeur financier)
- Katsumi Nakamura (directeur général adjoint, leader du Comité de management de la région Asie Afrique)
- Jérôme Stoll (Directeur général adjoint, directeur commercial. Leader du Comité de management de la région Europe. Président de Renault Retail Group)
- Laurence Dors (secrétaire général du groupe Renault)
Conseil d'administration [modifier]
Le conseil d'administration (au 14 avril 2009) est composé de dix-huit membres :
- Louis Schweitzer (président du conseil d'administration)
- Carlos Ghosn (président directeur général)
- Yves Audvard
- Patrick Biau
- Catherine Bréchignac
- Alain Champigneux
- Charles de Croisset
- Thierry Desmarest
- Jean-Pierre Garnier
- Itaru Koeda
- Marc Ladreit de Lacharrière
- Dominique de La Garanderie
- Philippe Lagayette
- Jean-Claude Paye
- Franck Riboud
- Rémy Rioux
- Hiroto Saikawa
- Georges Sterbatcheff
Le conseil d'administration (au 21 mars 2013) est composé de dix-neuf membres :
- Carlos Ghosn (président directeur général) (rémunérations 2009 : 1 240 809 €)[32]
- David Azéma (Commissaire aux participations de l’État - Agence des participations de l’État, au Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie)
- Alain Belda (Managing Director de Warburg Pincus)
- Charles de Croisset (International Advisor de Goldman Sachs International)
- Bernard Delpit (Directeur Financier Groupe au Crédit Agricole SA)
- Thierry Desmarest (Président d'honneur de Total)
- Pascal Faure (Directeur général de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services au sein du Ministère du Redressement Productif)
- Jean-Pierre Garnier
- Richard Gentil (Administrateur élu par les actionnaires salariés)
- Takeshi Isayama (Senior Advisor The Carlyle Japan L.L.P.)
- Marc Ladreit de Lacharrière (Président-Directeur Général de Fimalac)
- Dominique de La Garanderie (Avocat (Cabinet La Garanderie & Associés))
- Philippe Lagayette (Président de la Fondation de France)
- Benoît Ostertag (Administrateur élu par les actionnaires salariés)
- Eric Personne (Administrateur élu par les salariés)
- Franck Riboud (Président-Directeur Général du groupe Danone)
- Mariette Rih (Administrateur élu par les salariés)
- Hiroto Saikawa (Executive Vice President for Asia Pacific Region, Affiliated companies and purchasing Nissan Motor Co. Ltd.)
- Pascale Sourisse (Directeur genéral du développement international Thales)
Comité de direction au 1er mars 2010 [modifier]
Le comité exécutif est composé de 40 membres :
- Carlos Ghosn (président directeur général)
- Patrick Pélata (Directeur Général Délégué aux opérations de Renault) remplacé par Carlos Tavarès depuis juillet 2011
- Bruno Ancelin (directeur programme M1)
- Michel Balthazard (Directeur de l’Amont, des Projets et des Prestations) mis à pied en janvier 2011 suite à des soupçons d'espionnage industriel[33] puis blanchi.
- Denis Barbier (Leader de la région Amériques)
- Bernard Cambier (Directeur Commercial France)
- Jacques Chauvet (Leader du Comité de Management de la Région Euromed)
- Marie-Francoise Damesin (Directeur de la Communication)
- Christian Deleplace (Expert « fellow »)
- Odile Desforges (Directeur Général Adjoint, Directeur des Ingénieries et de la Qualité)
- Laurence Dors (Secrétaire Général du Groupe Renault)
- Christian Estève (Leader du Comité de Management de la Région Eurasie, Directeur Général d'Avtoframos)
- Michel Faivre-Duboz (Directeur de la Supply Chain Monde)
- Michel Gornet (Directeur Général Adjoint, Directeur des Fabrications et de la Logistique)
- Philippe Klein (Directeur Général Adjoint, Plan, Produit, Programmes)
- Christian Husson (Directeur Juridique, Directeur des Affaires Publiques)
- Jean-Christophe Kugler (Directeur de la Division Utilitaire)
- Nadine Leclair (Directeur de l'Ingénierie Véhicule)
- Gérard Leclercq (Directeur des Ressources Humaines Groupe)
- Christian Mardrus (Managing Director Logistique Globale de l'Alliance)
- Thierry Moulonguet (Directeur Général Adjoint, Directeur Financier)
- Katsumi Nakamura (Directeur Général Adjoint, Leader du Comité de Management de la Région Asie Afrique)
- Jérôme Stoll (Directeur Général Adjoint, Directeur Commercial. Leader du Comité de Management de la Région Europe. Président de Renault Retail Group)
- Eric Nicolas (Directeur du Contrôle de gestion)
- Stephen Norman (Directeur Marketing Monde)
- Jacques Prost (Directeur de l’Ingénierie Mécanique)
- Bernard Rey (Président de Renault Sport et Renault F1 Team)
- Dominique Thormann (Président-Directeur Général de RCI Banque)
- Jean-Pierre Vallaude (Directeur de la qualité)
- Laurens van den Acker (Directeur du Design Industriel)
- Christian Vandenhende (Directeur des Achats et Président de RNPO)
Filiales [modifier]
| Nom | Spécialités |
| Renault S.A.S. | Automobile |
| Renault Sport | Sports automobile |
| RCI Banque et Diac | C'est la filiale financière de Renault. Elle met à disposition des clients de Renault, Nissan, Dacia, Infiniti et Renault Samsung Motors différentes solutions de financement pour les acquisitions de leurs véhicules. |
| Renault Eurodrive | Renault Eurodrive assure la location de voitures et hors taxe aux touristes non résidents de l'Union européenne et aux ressortissants de l'Union européenne n'y résidant pas. Les véhicules sont entièrement loués à prix réduit dans toute l'Europe. |
| SOVAB | SOVAB (SOciété des Véhicules Automobiles de Batilly) est une usine du Groupe Renault située sur la commune de Batilly. Elle fabrique des véhicules utilitaires en cooperation avec la filiale européenne de General Motors, Opel: Renault Master (= Opel/Vauxhall Movano et Nissan NV400) et Renault Mascott.Les autres utilitaires des marques Renault, Opel/Vauxhall et Nissan (Renault Trafic, Opel Vivaro, Nissan Primastar) sont fabriqués dans l'usine de Vauxhall à Luton, en Grande-Bretagne. |
| MCA | MCA (Maubeuge Construction Automobile) est l'usine de production de Kangoo. Elle a produit dans le passé la Fuego, la R19, l'Express. |
| SODICAM2 | SODICAM2 est la force de vente de la division Pièces & Accessoires de Renault en France |
| Renault Med | usine Renault-DACIA installée au port Tanger Med au Maroc, détenue à 52 % par Renault-Nissan |
| RRG | Renault Retail Group (RRG) est le groupe de distribution de Renault, Nissan, Dacia. |
| Renault Tech | Renault Tech, anciennement SOMAC, conçoit, produit et commercialise des transformations de véhicules. Pour personnes à mobilité réduite notamment. |
| Renault Consulting | Renault Consulting, anciennement Institut Renault, propose conseil et formation aux entreprises dans les domaines d'excellence opérationnelle de Renault. |
Renault iDVU [modifier]
La filiale iDVU (ingénierie des véhicules utilitaires) était jusqu'en juillet 2008 le bureau d'études de la Division Véhicules Utilitaires. Le siège de l'activité de cette filiale était situé à Villiers-Saint-Frédéric, dans le département français des Yvelines. Elle était chargée du développement des trois gammes suivantes :
- Fourgonnettes (Kangoo) produites à Maubeuge dans le nord de la France, mais aussi à Cordoba (Argentine), au Maroc, en Malaisie ;
- Fourgons Légers (Trafic) produits avec General Motors en Grande-Bretagne et par Nissan en Espagne, dans son usine de Barcelone ;
- Fourgons Lourds (Master), produits à Batilly dans l'est de la France, mais également à Curitiba (Brésil).
Depuis juillet 2008, la filiale ingénierie Véhicules Utilitaires n'existe plus. L'ingénierie est intégrée à Renault S.A.S. : les différents métiers de conception de l'ex-iDVU sont ventilés dans les directions métiers de l'ingénierie de Renault S.A.S. Les projets véhicules utilitaires, toujours menés sur le site de Villiers St-Frédéric, dépendent de la division véhicules utilitaires de Renault S.A.S. et s'appuient désormais sur l'ingénierie de Renault S.A.S.
Filiales cédées [modifier]
| Nom | Spécialités | Date de vente |
| Renault Bus | Autobus | Après avoir fusionné avec la branche européenne d'Iveco Bus dans Irisbus,
Renault a cédé à Fiat-Iveco toutes ses participations en 2001. |
| Renault Agriculture | Tracteurs | Vendue à Claas en 2005. |
| Renault Trucks, anciennement RVI |
Camions | Vendue à AB Volvo en 2001. |
| Renault Automation | Cette filiale a été créée en 1982 par le regroupement de l'ensemble des sociétés du groupe actives dans le domaine des biens d'équipements (Acma Robotique, SEIV, SOFERMO, SERI, RMO). Elle a développé et déployé pour des usines, des chaînes d'assemblage, incluant des robots. |
Renault a vendu cette société, en 1999, à Comau S.p.A., filiale spécialisée du groupe Fiat et leader mondial dans ce domaine. |
Participations 2013 (En % des actions émises) [modifier]
| Nom[34] | Parts[35] |
| Renault SAS | 100 % |
| RCI Banque[36] | 100 % |
| Dacia | 99,40 % |
| Renault Samsung Motors | 80,10 % |
| Nissan Motor[37] | 43,40 % |
| Lada-AvtoVAZ | 25,00 % plus une action[37] |
| Daimler (entreprise) | 1,50 % |
Compétition et sport automobile [modifier]
Renault possède un palmarès conséquent aussi bien en rallyes (Alpine, Renault Sport) qu'en Formule 1 avec l'écurie Renault F1 Team, et les moteurs Renault construit par l'organisation Renault Sport F1. Les moteurs de F1 Renault sont parmi les plus performants, c'est pour cela que plusieurs équipes de F1 s'associent avec Renault pour bénéficier de leur moteur. Sebastian Vettel fut champion du monde de F1 à plusieurs reprises grâce à un moteur Renault.
Rallyes [modifier]
Une version spéciale de la Clio RS porte le nom de Jean Ragnotti, un pilote qui a fait ses preuves et sa carrière au sein de Renault. Il a notamment remporté le rallye de Monte Carlo en 1981 au volant d'une Renault 5 Turbo et le Rallye du Tour de Corse en 1985 au volant d'une Renault Maxi 5 Turbo.
Formule 1 [modifier]
Après plus de 75 ans de succès glanés sur tous les fronts de la compétition[38], en 1975, Renault s'engage en Formule 1, en choisissant un moteur V6 de 1 500 cm3 suralimenté par un turbocompresseur pour défier les spécialistes de la F1 et leurs moteurs V8 ou V12 atmosphériques de 3 000 cm³. Tout le monde est sceptique, notamment les ingénieurs de Porsche, et pourtant Renault signe quinze victoires entre 1979 et 1983 et impose le turbo en Formule 1.
Bien que le titre échappe de peu à Alain Prost en 1983, de deux points, et que les Lotus Renault remportent cinq Grands Prix au cours des saisons 85 et 86, des difficultés économiques conduisent l'entreprise à suspendre ses activités en Formule 1 à la fin de l'année 1986.
Bernard Dudot, responsable des moteurs, obtient l'autorisation de maintenir une cellule de veille technique qui aboutira à l'élaboration d'un moteur V10 à angle fermé (67°) de 3 500 cm³.
En 1988, Renault Sport signe un accord de partenariat avec Williams pour la fourniture de son moteur V10, cette association Williams-Renault s’avérera couronné de multiples championnats, pilotes et constructeurs, étant donné la supériorité de la combinaison des moteurs Renault et des châssis Williams dessinés entre autres par Adrian Newey.
En 2005, Renault met fin à la suprématie italienne en Formule 1 en remportant à la fois le titre pilotes (avec l'espagnol Fernando Alonso) et le titre constructeurs pour le championnat du monde de Formule 1.
En 2006, Renault remporte, de nouveau, les deux titres du championnat du monde de formule 1.
Après quatre années en demi-teinte, Renault remporte les championnats de Formule 1 2010, 2011 et 2012 avec l'écurie autrichienne Red Bull Racing et son pilote Sebastian Vettel.
Modèles Renault [modifier]
Les sites du constructeur [modifier]
En France [modifier]
- Technocentre de Guyancourt (Yvelines, France) conception des véhicules, et diverses directions centrales
- Renault - Centre Technique de Rueil (Hauts-de-Seine, France) conception GMP
- Centre Technique de Lardy (Essonne, France) essais GMP, et crash tests véhicules
- Centre technique d'Aubevoye (Eure, France) essais véhicules
- Centre Technique de Dieppe (Seine-Maritime, France) fabrication des véhicules de la gamme sport de Renault : Clio V6, RS, Groupe N, Mégane RS (et anciennement des véhicules Alpine-Renault)
- (Villiers-Saint-Frédéric, Yvelines, France) : Le site complète le technocentre de Guyancourt pour l'ingénierie et les projets véhicules utilitaires (Kangoo, Master, Trafic).
- Usine Renault de Choisy (Val-de-Marne, France) fabrication de petites pièces mécaniques (ressorts, leviers de vitesse) rénovation de moteurs et boîtes de vitesses
- Usine Renault de Cléon (Seine-Maritime, France) fabrication de moteurs et boîtes de vitesses
- Usine Renault de Douai (Nord, France) fabrication de Mégane CC et Scénic
- Usine Renault de Flins (Yvelines, France) fabrication de Clio 3 et Twingo 1 (arrêtée)
- Usine Renault ACI du Mans (Sarthe, France) fabrication de pièces de châssis (essieux, freins)
- Usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime, France) fabrication de Vel Satis, Laguna, Espace
- Usine Renault de Maubeuge (Nord, France) filiale MCA, fabrication de Kangoo
- Usine Renault de Batilly (Meurthe-et-Moselle, France) filiale SOVAB, fabrication de Master.
- Usine Renault de Ruitz (Pas-de-Calais, France), filiale STA (80 % Renault, 20 % PSA), fabrication de boîtes de vitesses automatiques
- Usine Renault de Douvrin (Pas-de-Calais, France), filiale FM (50 % Renault, 50 % PSA), fabrication de moteurs
- Usine Renault CKD de Grand-Couronne (Seine-Maritime)
Reste du monde [modifier]
En gras les sites d'assemblages.
- Europe
- Usine Renault de Vilvoorde (Belgique), aujourd'hui fermée. Cette fermeture a fait l'objet d'une fiction : Fermeture de l'usine Renault à Vilvoorde.
- Usine Renault de Palencia (Villamuriel de Cerrato) (Espagne) Fabrication de Méganes
- Usine Renault de Valladolid (Laguna de Duero) (Espagne) fabrication de Modus, Clio et moteurs
- Usine Renault de Aveiro-CACIA (Portugal)
- Usine Renault de Novo Mesto' (Slovénie) filiale Revoz, fabrication de Twingo II et de la Wind (roadster)
- Renault - Usine de Séville (Espagne) filiale Dacia, fabrication de boîtes de vitesses, pompes à huile et de diverses pièces de mécanique
- Usine Dacia de Pitești (Roumanie) filiale Dacia, fabrication de Logan, de moteurs et de boîtes de vitesses et centre de recherche mondial du Renault Technologie Roumanie pour les boîtes de vitesse[39].
- Usine Renault de Moscou (Russie) filiale Avtoframos : récemment acquise, AVTOFRAMOS est une société commerciale et industrielle qui commercialise la gamme Renault en Russie. Son usine à Moscou a débuté une activité d'assemblage de la Clio tri-corps (Renault Thalia) dès la fin de l'année 2002, et fabrique la LOGAN depuis 2005. Renault en Russie
- Asie
- Usine Renault de Bursa (Turquie) fabrication de Clio, Mégane, Fluence, moteurs et boîtes de vitesses
- Usine Renault de Téhéran (Iran) filiale Renault Pars, 2 usines, fabrication de Logan
- Usine Renault Samsung Motors de Busan (Corée du Sud) filiale Renault Samsung Motors, fabrication de SM3 (pour RSM et pour Nissan), SM5 et SM7 et Renault Koleos.
- Renault a annoncé la création d'un centre de recherches en Inde pour étudier un futur véhicule au prix de vente de 3 000 euros.
- Amérique du Sud
- Usine Renault de Córdoba (Santa Isabel) (Argentine) fabrication de Mégane, Clio et Kangoo
- Usine Renault de Envigado (Colombie) filiale Sofasa, fabrication de Twingo, Clio, Mégane et Logan
- Usine Renault de Curitiba (Brésil) fabrication de Clio, Mégane, Logan, Scénic, Master, Nissan Frontier, Nissan Xterra et moteurs
- Usine Renault de Los Andes (Chili) fabrication de boîtes de vitesses
- Afrique
- Usine Renault-Nissan Tanger (Maroc) fabrication de Dacia Lodgy, Dacia Dokker et des nouvelles Logan et Sandero.
- Usine SOMACA Casablanca (Maroc) fabrication de Kangoo, Logan et Sandero.
- Futures implantations
- Inde : Renault a annoncé la création d'un centre de recherches pour étudier un futur véhicule au prix de vente de 3 000 euros.
- Algérie : Renault a annoncé la création d'une unité de montage de voitures à Oran, devant assembler la nouvelle Renault Symbol.
Données chiffrées [modifier]
Chiffres d'affaires du groupe Renault (en millions d'euros) :
Endettement financier net de la branche automobile (en milliards d'euros) :
Répartition géographique du chiffre d'affaires (en %) :
- 1992 : 47,6 (France) 52,4 (Étranger)
...
Production mondiale du groupe Renault (en unités) :
Incluant Dacia et Renault Samsung Motors
Ventes mondiales du groupe Renault (en unités) :
- 2011 : 2 722 062 dont 194 300 au Brésil (de marque Renault) et 24 275 en Chine (importés)
Effectifs du groupe Renault :
- 1992 : 146 604
...
En 2002, la baisse des effectifs correspond principalement à la déconsolidation d'Irisbus (- 3 810 personnes) et à la réduction des effectifs chez Dacia (- 4 663 personnes).
Fiabilité [modifier]
Les véhicules de la marque Renault ne furent pas les plus fiables et ce fut en particulier leur talon d'Achille lors de leur expérience en Amérique du Nord[40]. En 2006, en France, le constructeur était classé à la 20e place[41] sur 29 dans le classement des constructeurs effectué selon le nombre des contre-visites nécessaires lors des contrôles techniques. Il est derrière PSA mais devant Opel et Volkswagen.
En 2006, Renault a progressé de deux places dans l'enquête de satisfaction effectuée en France par le cabinet JD Power et publiée par L'Automobile Magazine[42].,[43] En 2008, la firme se situe légèrement au-dessus de la moyenne, elle occupe toujours la 9e place entre les marques Citroën et Peugeot. Ces sondages sont effectués auprès d'automobilistes utilisant leur véhicule depuis environ deux ans, la qualité et la fiabilité représentent 38 % de la note[44].
En 2012, la fiabilité est bonne. Au classement réputé de l'ADAC pour l'année 2011 (publié en 2012), Renault place ses véhicules dans le Top 10 de chaque catégorie où il est classé. La Twingo II est même 2ème de la catégorie "mini-citadines", derrière la Ford Ka. En "petites voitures", les Sandero et Clio III sont respectivement 4ème et 8ème et en "voitures moyennes", les Scénic III et Mégane III sont respectivement 7ème et 9ème[45]. De son côté, l'UFC Que Choisir classe la marque low-cost de Renault, Dacia, en 1re position, la Sandero et la Twingo II dominant la catégorie des citadines dans le classement des modèles[46].
Controverses [modifier]
- Au printemps 2011, Renault licencie 3 de ses cadres en les accusant d'espionnage industriel au profit d'une filière internationale organisée, sur son projet de voiture électrique. Une lettre anonyme serait à la base des accusations portées par le constructeur. La DCRI se saisit de l'affaire, mais les accusations apparaissent rapidement peu fondées, avec notamment la découverte d'un enregistrement où les dirigeants semblent bien embarrassés de ce "faux scandale". L'entreprise a proposé aux cadres licenciés une réintégration, mais ceux-ci ont déposé plainte[47]. À la suite de cette affaire, Patrick Pélata démissionne de son poste de directeur général.
- Ces dernières années, plusieurs suicides ont eu lieu dans différents sites de l'entreprise, notamment au Technocentre[48].
Répartition du capital [modifier]
| Nom |
|
|
| 31 décembre 2005 | 30 avril 2010 | |
| Public | 62,72 % | 58,25 % |
| État français | 15,01 % | 15,01 % |
| Nissan Finance | 15 % | 15 % |
| Norges Bank | 4,57 % | |
| Daimler | 3,1 % | |
| Salariés | 3,6 % | 3,09 % |
| Autodétention | 3,35 % | 0,98 % |
Notes et références [modifier]
- Dates-clés, sur le site officiel Renault
- L'alliance Renault-Nissan, sur le site renault.com, consulté le 26 avril 2013
- Renault change sa signature Les Échos du 15 septembre 2009
- Chiffres-clés
- Renault: The Capital Group détient 5% du capital, sur le site lexpress.fr
- Renault, sur le site boursier.com
- Renault SA, sur le site google.com
- [PDF] Renault : Rapport annuel 2011, sur le site renault.com
- Avec Lada, l'Alliance Renault-Nissan vise 10 % du marché mondial, Le Point, 12 décembre 2012
- Turbo - Alliance Renault-Nissan : troisième constructeur mondial - Simon Potée-Gallini - 1er février 2012 : 8.029.222 véhicules en 2011 soit 10,3 % de plus qu'en 2010, l'année qui vient de se terminer a décidément été très bonne pour l'Alliance Renault-Nissan. Mieux encore, les deux alliés viennent de chiper à Toyota et ses 7,94 millions de voitures vendues, la place de troisième constructeur mondial. Ils terminent derrière General Motors (9,02 millions) et Volkswagen (8,16 millions).
- La Tribune - Renault-Nissan sur le podium des constructeurs mondiaux - Alain-Gabriel Verdevoye - 1er février 2012 : Les deux alliés ont vendu un record de 8.029.222 voitures l'an dernier, doublant Toyota, à 7,94 millions d'unités. Ils talonnent Volkswagen. L'alliance devient le troisième constructeur auto mondial.
- Histoire de Renault, Groupe Renault
- Les héritiers des collabos se réveillent : c’est un signe des temps, Robert Créange, Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes, non daté
- Appel pour la fidélité à l’œuvre de la Libération, Pierre Pranchère et Marc Lacroix, Association Esprit de Résistance, 6 décembre 2011
- Alain Decaux, La tragédie de Louis Renault, INA, 16 juillet 1986
- archives CGT Renault (RNUR) ; mai 1968 Renault Billancourt - Michel Certano
- Les fantômes de la Gauche Prolétarienne revisités, sur rue89.com
- http://www.renault.com/RCW_Binaries/guide-actionnaire/fr/l_action_renault/caracteristiques.html
- La fusion Renault-Nissan vue par une actionnaire française Renault-Nissan : l'Adam conteste le montage capitalistique devant le CMF, sur le site archives.lesechos.fr
- Agence France-Presse, « Expansion en Chine de Renault », sur Korea-is-one.org
- [PDF](en) World motor vehicule production, sur le site oica.net
- Ventes mondiales en 2011 Sur le site renault.com
- Chiffres OICA
- Comité Exécutif Groupe, sur renault.com, Site officiel de Renault
- Modèles Renault, sur le site histomobile.com
- Martin (Joseph) & Wauters (Pierre), Installations thermiques motrices, Chapitre 5, les moteurs à combustion interne, p. 189., Presses Universitaires de Louvain, 2009. (ISBN 978-2-87463-161-0)
- Saga Renault, sur le site prodimarques.com
- Renault 40CV des records - deuxième paragraphe par Gilles Bonnafous sur Motorlegend.com
- Records de vitesse
- Sur le vague Renault - Chapitre L'option "Electronic", sur le site autosrenault.canalblog.com
- [PDF] La carte mains libres Sur le site renault.com
- Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nomméesref1. - Soupçons d'espionnage chez Renault : le directeur des projets mis à pied, sur le site lemonde.fr du 5 janvier 2011
- Structure simplifiée du groupe Renault - Renault actu N°61
- [PDF] Comptes consolidés 2011, sur le site renault.com
- Renault Crédit International Banque
- Entreprise associée
- Chapitre Formule 1 Sur le site lecomparateurauto
- Le RTR est l’un des 5 centres d’ingénierie du groupe (France, Brésil, Corée et Inde) principalement axé sur le programme Logan. Investissement low-cost pour la production de la Sandero, Autoactu.com (site payant), 6 juin 2008. Consulté le 7 juin 2008
- (en) Endgame: Renault and Jeep, AMX Files
- Source Constructeurs, fiabilité et coût d'entretien, Entretien-auto.com, 2006
- « Les voitures françaises gagnent du crédit dans l'Hexagone », Les Échos, 22 juin 2005
- « Qualité des véhicules : Renault et Citroën en progrès sur le marché français », Les Échos, 22 juin 2006
- Indice de satisfaction de la clientèle française sur le site de JD Power, 12 juin 2008
- La tribune Auto : L’ADAC publie son classement fiabilité des véhicules pour l’année 2011
- Dacia, marque la plus fiable en 2011
- Espionnage: l’enregistrement qui accable Renault sur le site de France Info, 29 mars 2011
- Suicide d'un salarié de Renault: la «faute inexcusable» reconnue en appel sur le site de Libération, 19 mai 2011
- Répartition du capital sur Boursorama
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Boulogne Jean, La vie de Louis Renault, Éditions du Moulin d'Argent, 1931
- Dingli Laurent, Louis Renault, Flammarion, 2000
- Fridenson Patrick, Histoire des usines Renault, Seuil, 2001
- Hatry Gilbert, Louis Renault, Patron absolu, Éditions Lafourcade, 1981
- Loubet Jean-Louis, Renaut Histoire d'une entreprise, Etai, 2000
- Picard Fernand, L'épopée de Renault, Albin Michel, 1976
- Saint-Loup, Renault de Billancourt, Amiot-Dumont, 1955
- Toussaint Didier, Renault ou l'inconscient d'une entreprise, L'Harmattan, 2004
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site institutionnel de Renault
- Site de passionnés consacré à Renault
- El Carro Colombiano (La Voiture Colombienne)
- Site de vente de collaborateurs Renault
- Auto Show Paris