Véhicule électrique

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La Renault Zoé, une citadine avec une borne de recharge

Le terme véhicule-électrique désigne ceux autonomes dont l'énergie consommée provient de ressources embarquées par opposition aux véhicules à traction-électrique qui utilisent l'énergie d'un réseau (énergie non-embarqué). Ces derniers sont prisonniers (on dit souvent captif) d'un parcours équipé d'un moyen de liaison électrique à un réseau terrestre. Exemple : rails ou caténaires pour les trains, les trams, trolleys.

Ces véhicules-électriques ont une propulsion assurée exclusivement par un moteur électrique. De vraies synergies énergétiques sont en œuvre dans les véhicules hybrides qui disposent d'au moins deux moyens de production d'énergie mécanique. Le plus souvent le dispositif complémentaire est électrique.

L'énergie embarquée provient donc très souvent de batteries rechargeables et parfois de piles à combustible. Les piles-à-combustible nécessitent un réservoir dont l'énergie primaire peut-être de l'hydrogène (300 bars minimum), du méthanol, un gaz (méthane, etc). Ces batteries très pondérales représentent parfois la moitié de la masse du véhicule.

Parmi ces véhicules électriques, il faut distinguer ceux rudimentaires qui n'ont pas la possibilité de récupérer l'énergie cinétique (freinages et ralentissement du véhicule en descente) des autres plus complexes, plus élaborés capables de réversibilité, produisant une énergie-électrique rechargeant les batteries.

Sommaire

Ferroviaires [modifier]

Articles détaillés : Locomotive électrique, Métro et Tramway.

Le transport ferroviaire fait surtout appel à la traction-électrique. Très peu de transports ferroviaires sont autonomes. Quasi tous utilisent l'énergie d'un réseau terrestre. Cette technologie a supplanté les motrices ferroviaires vapeur et diesel.

Routiers [modifier]

Chariot transporteur électrique “Elwell Parker electric truck”, utilisé durant la première guerre mondiale (photo : Archives médicales militaires des États-Unis)

Les véhicules routiers électriques ont vu le jour au début du XXe siècle. La Jamais contente fut ainsi la première voiture à franchir les 100 km/h. De nombreux petits véhicules de livraison électriques furent également utilisés dans le passé. Cependant, les progrès du moteur à combustion interne furent plus rapides que ceux touchant les accumulateurs, et le véhicule routier électrique tomba vite en désuétude. Le transport automobile commencera à se préoccuper de rechercher dans la voiture électrique un moyen de transport ne polluant pas l'air durant son fonctionnement, avec l'avènement des questions de pollutions atmosphérique (gaz à effet de serre et particules) et sonore.

EDF, qui possède encore 1 500 véhicules électriques, a annoncé le 5 septembre 2007 un partenariat technologique avec Toyota, portant sur l'évaluation et le développement des véhicules hybrides rechargeables et des bornes de recharges, dans les parkings et sur le réseau routier[1].

Les propulsions électriques ont un meilleur rendement que celles à combustion (diesel, essence, hydrogène) ; dans une vision globale du véhicule, l'énergie embarquée dans les batteries très lourdes grève l'efficacité et le rendement pour une charge utile donnée.
La charge d'une batterie peut atteindre un rendement de 98 %[réf. insuffisante], idem pour la décharge[réf. insuffisante]. L'utilisation de l'énergie dans un moteur électrique est de 97 %[réf. insuffisante], d'où un rendement de la prise à la roue de 83 %[réf. insuffisante]. Rappelons que le rendement d'un moteur thermique conventionnel est d'environ 30 %, 70 % de l'énergie consommée est perdue.

Une batterie moderne permet d'effectuer plus de 1 000 cycles (soit plus de 200 000 km dans le cas d'une batterie offrant une autonomie de 200 km) pour un coût moyen de 2 centimes d'euros par kilomètre et de 0,25 centime par kilomètre pour l'électricité.

Les véhicules-électriques modernes ont une autonomie maximale de 300 km. Mais rapidement, la recherche d'une augmentation de l'autonomie grève la charge utile pour frôler la surcharge pondérale. Un poids à vide élevé est le lot des véhicules électriques. Par comparaison l'énergie spécifique d'une batterie moderne est 80 fois moins élevée que celle d'un carburant carboné traditionnel (KJ/Kg ou KWh/Kg).

Les véhicules électriques présentent d'autres avantages :

  • Un « carburant » moins cher que l'essence (calculé sur la base du prix du litre d'essence à 1,50 euro), à partir d'un certain kilométrage annuel permettant d'amortir le surcoût initial de la batterie par les pleins d'électricité peu couteux[2].
  • Ils sont très simples d'entretien, demandant très peu de changements de pièce, et le moteur peut effectuer jusqu'à 1 million de kilomètres pour les voitures.

En revanche, l'origine de l'électricité qu'ils nécessitent, d'origine nucléaire pour près de 80 % en France, peut être vue comme un inconvénient à la mesure des inconvénients de l'énergie nucléaire. Par ailleurs, les véhicules électriques ont aujourd'hui une faible autonomie (pouvant atteindre de 200 à 480 km à une vitesse de 110 km/h). Leur prix d'achat est élevé, notamment pour les batteries qui sont généralement proposées en location par les constructeurs, un service après vente inadapté (tant au niveau du savoir-faire que de la répartition géographique) et un prix de revente totalement dépendant de l'état des batteries. L'économie du véhicule électrique fait que son prix de revient kilométrique (« prk »), intégrant l'ensemble des coûts et produits (coût d'acquisition, aides de l'état, produit de revente), est largement supérieur à celui d'un véhicule Diesel.

Voitures [modifier]

Article détaillé : Voiture électrique.

Bus [modifier]

Articles détaillés : Bus électrique et camion électrique.

Le segment des transports en commun est occupé majoritairement par ceux raccordés à un réseau électrique (tram, trolley, etc). Quelques lignes de bus avec accumulateurs existent mais ils sont en général cantonnés à des circuits à faible vitesse, distances courtes, en centre-ville.

Ces autobus électriques sont généralement de petits véhicules équipés de dispositifs de remplacement rapide des accumulateurs d'énergie. L'avantage est la limitation de l'indisponibilité du véhicule pendant les recharges classiques. Ces "racks" interchangeables de batteries (généralement au plomb), sont souvent calculés pour de petites autonomies pour faciliter leur remplacement (très courtes distances). Ils sont employés à Rome et à Arcachon pour transporter les passagers dans les petites rues du centre ville fermées à la circulation. L'autonomie, point sensible, les rend captifs d'une infrastructure importante (changement très régulier des batteries, hangar sur la zone d'exploitation). En 2003, plus de 500 bus électriques étaient en service en Europe, dont plus de soixante-dix en France[3]. Cependant, une nouvelle génération de batterie lithium a permis de fortement améliorer l'autonomie de ces véhicules (de 100 à 200 km d'autonomie avec une charge). Bien que cette technologie soit encore peu répandue, des villes comme Coulommiers ou encore Provins exploitent déjà des bus 100 % électriques avec des batteries lithium construits par la société PVI (ou Power Vehicle Innovation).

On trouve aussi des véhicules hybrides semi-captifs d'un réseau extérieur. C'est la voie choisie pour le nouveau tramway de Strasbourg. Le mode "autobus électrique" en centre ville permet alors de s'affranchir du réseau souvent aérien. Ce second mode permet, à la fois, l'alimentation du système de propulsion et la recharge des batteries. Cette approche permet de s'affranchir du problème de changement de batterie pour recharge évoqué précédemment. La voie technique choisie à Bordeaux a conduit à inventer un dispositif d'alimentation électrique par le sol (tout nouveau brevet).

Camions [modifier]

La problématique est la même pour les transports en commun. Un fabricant américain s'est spécialisé dans ces applications Smith Electric Vehicles. Les véhicules de voirie, notamment les bennes à ordures, connaissent aussi des versions électriques. Ces véhicules peuvent bénéficier d'une propulsion bimodale, électrique en ville et thermique vers l'usine de retraitement, ou encore 100 % électrique.

La mobilité individuelle [modifier]

Scooters [modifier]

scooter électrique en train de charger devant un magasin de Suzhou en Chine

Le scooter électrique est une application intéressante car la limitation légale à 45km/h, en France, imposée aux deux roues de moins de 50 cm³ permet des performances proches. Ces scooters électriques se rechargent en quelques heures sur une simple prise de courant 220 V, 16 A.

Les scooters n'ont pas de batterie amovible comme les VAE (vélos à assistance électrique). Rien ne semble s'opposer au fractionnement du poids, car les éléments qui sont en série (ne pas dépasser 15 Kg par élément, 150 Wh/kg en Li-ion, 50 Wh/kg en NI-MH). Plusieurs jeux de batteries permettraient d'augmenter l'autonomie journalière (exemple pour une flotte de scooters de livreurs de pizza).

On peut attendre d'un scooter électrique une vitesse de 45 km/h pour une autonomie de 40 à 70 km. Les prochaines générations de scooters électriques devraient avoir des performances comparables aux scooters de 125 cm³ : vitesse jusqu'à 110 km/h et une autonomie de 100 km (l'autonomie d'un scooter X9 125 cm³ est comprise entre 280 et 300 km pour une vitesse atteignant 120 km/h).

Quads [modifier]

Des quads électriques sont testés par La Poste française pour la distribution du courrier car l'engin est à mi-chemin entre le deux-roue motorisé et la voiture. Si l'expérience est concluante, La Poste pourrait se doter de 3 000 de ces modèles d'ici à 2012[4].


Vélos assistés [modifier]

Article détaillé : Vélo à assistance électrique.

Pour l'ensemble véhicule + passager, le V.A.E (vélo à assistance électrique) est :

  • le plus léger (moins de 120 kg contre 1 200 kg en moyenne pour une voiture) ;
  • le plus lent (assisté jusqu'à 25 km/h contre alimenté jusqu'à 120+ km/h pour une voiture électrique) ;
  • la moitié de l'énergie nécessaire au roulement est fournie par le passager.

Nota : 25km/h est la vitesse maximale légale, dans l'Union Européenne, au-delà de laquelle l’assistance électrique se coupe. Ainsi, un cycliste roulant en V.A.E. à plus de 25 km/h ne consomme plus d'électricité.

Le V.A.E est le véhicule électrique qui nécessite le moins d'apport d'énergie externe pour son déplacement, et donc le plus faible stockage d'énergie, réduisant ainsi l'importance des problèmes posés par les batteries. Ceci s’explique par un poids et une vitesse plus faibles qui contribuent à réduire fortement l’énergie embarquée. Sont ainsi réduites : l'énergie cinétique (proportionnelle au carré de la vitesse), l’énergie requise pour vaincre la résistance au roulement (proportionnelle au poids) et l’énergie requise pour vaincre la résistance de l'air (proportionnelle à la surface frontale et au carré de la vitesse).

Diagramme représentant la puissance que le cycliste doit fournir pour mouvoir sa machine sur une route plate en fonction de la vitesse.

Par ailleurs, une batterie fournissant une autonomie de 60 km est généralement suffisante pour un VAE destiné à un usage urbain ou péri-urbain. À l'opposé, on attend une autonomie supérieure d’une voiture, ainsi, beaucoup de voitures à propulsion thermique ont une autonomie, par plein, atteignant 1 000 km. Une voiture électrique a une autonomie courante de 120 km.

Le graphe ci-contre donne la puissance musculaire nécessaire pour mouvoir un vélo.

Graphiquement, à 25km/h (la vitesse maximale d'assistance des V.A.E. dans l'U.E.), les frottements au sol semblent intervenir pour 1/3, et les frottements de l'air pour 2/3. Une autre façon, plus simple, d'estimer la charge énergétique à embarquer dans un V.A.E et dans une voiture, est de comparer l’énergie réellement embarquée dans les batteries des modèles commercialisés. Ainsi, on trouve fréquemment, dans les V.A.E, une capacité de batteries de 0,24 à 0,26 kWh, et, pour les voitures citadines, des capacités de 12 à 24 kWh, soit un ratio énergétique entre 50 et 100 fois moindre pour un VAE que pour une voiture électrique.

Déplacement des personnes à mobilité réduite [modifier]

Ces fauteuils-roulants-autonomes, parfois très sophistiqués, atteignent des tarifs aussi élevés qu'une voiture courante.

Trotinette-patinette électrique [modifier]

Deux familles se distingues celles ou l'énergie électrique ne sert que d'assistance de celle entièrement mut par la batterie. Les petits modèles légers atteignent environ 10Kg avec une autonomie de 10km en NI-MH et 20km en Li-ion. Il existe beaucoup de versions avec pleins d'option qui finissent par ressembler à des mini-vélos-assisté ou mini-mobylettes.

Gyropode [modifier]

C'est un procédé très étonnant dépendant entièrement pour sa stabilité de moyens modernes intelligents de stabilisation dynamique. Les roues sont côte à côte, au lieu de l'une derrière l'autre. Ils sont très amusants et utilisé dans les lieux très étendues comme: - Les très grand halls d'exposition. - Les très grands parcs et jardins. Ils donnent une sensation de sécurité étonnante.

" La roue-électrique-autonome " [modifier]

Un petit groupe de travail à inventé un concept novateur. L'idée technique demande un effort d'attention pour comprendre. L'idée audacieuse a été d'imaginer loger dans le moyeux et la roue tout les éléments techniques de la propulsion électrique autonome: batterie, moteur, transmission, système de contrôle (charge, vitesse, freinage, réversibilité). Cette roue motrice est adaptable à tout type de véhicule lent. L'apport majeur du procédé réside dans la proximité entre forces d'appuis et centres de gravité des éléments de propulsion très pondéraux. La problématique de l'amortissement des masses s'en trouve bouleversée: la bande de roulement reçoit directement la charge de la motorisation autonome, alors que le châssis n'a plus à amortir celle-ci. Ce châssis devient alors un élément de rigidité supportant presque uniquement la charge utile.

Aérien [modifier]

French Electric Aircraft Electra
Avion électrique BL1E Electra

Le transport aérien est pour l'instant incompatible avec cette technologie. L'énergie massique du stockage électrique est pour l'instant trop faible. Toutefois dans certains domaines la charge-utile peut-être très abaissée: - Domaine du loisir et de la recherche. - Domaines des drones. Des hybrides récupérant de l'énergie solaire, cinétique et pondérale potentiel ont été expérimentés avec réussites. De nombreux projets à long termes existent.

Les applications actuelles avec pilote [modifier]

La masse des nouvelles batteries permet des développements tels que les motoplaneurs ultra-légers. Le vol se poursuit après le décollage en mode planeur, après rétraction de l'hélice dans le fuselage. (finesse d'un bon planeur, finesse 40 typiquement). Plusieurs modèles sont disponibles sur le marché :

French Electric Aircraft MC15E Cri-Cri
MC15E Cri-Cri électrique

Modélisme [modifier]

Depuis quelques années et la démocratisation de l'utilisation des accumulateurs Lithium-Polymère (LiPo), le monde du modélisme radio-commandé s'est considérablement transformé.

Le poids de ces accumulateurs est nettement moins important que les générations précédentes (NiMh ou NiCd), à pouvoir de décharge équivalent, et associé à des moteurs à haut rendement (« brushless »), permet une utilisation dans bon nombre d'applications.

Ainsi le vol en salle (« indoor »), initialement réservé à des appareils ultra légers (catégorie « cacahuète ») à propulsion moteur à caoutchouc, est désormais quasi acquit à la cause électrique, de la maquette à l'avion de voltige et les hélicoptères de quasi de toutes tailles (selon la taille de l'indoor)

On retrouve l'utilisation de l'électrique dans tous les domaines du radio-modélisme : naval, sur roues, aérien (avion, planeur, jet, hélicoptère)

À titre d'indication, le record du monde de durée d'un vol sans couper le moteur a été établi en France le 30 juillet 2008 à la Selles-Saint-Denis par l'équipe Vincent Labrouve et Daniel Lentin avec un appareil Volenbulle XXL, avec un temps de 12 h 36 min 46 s[5][réf. insuffisante].

La technologie LiPo est la plus répandue, mais des nouvelles générations d'accumulateurs sont désormais disponibles proposant un pouvoir de décharge encore supérieur (légèrement plus lourds, ils sont utiles uniquement dans certains domaines d'applications), comme les LiFePo4 (batteries nanophosphate).

Les projets novateurs devant aboutir dans les cinq ans [modifier]

Des développements se poursuivent pour améliorer les performances de l'ensemble propulsif et font l'objet de multiples projets, tant dans les universités que chez les industriels. Bien évidemment, l’idéal serait de recharger en vol les batteries, ce qui est envisageable par des panneaux solaires ou par l'utilisation du moteur en générateur électrique à l'occasion d'une descente prolongée, hélice en moulinet. Cette conception permettrait alors d'imaginer un vol diurne au gré du soleil. L'évolution des performances des panneaux solaires photovoltaïques, en performance et coûts, laisse à penser que cette idée n'est plus une utopie (voir à ce sujet le prototype Icare 2). Il y a eu le vol d'un appareil électrique modèle réduit, appelé SoLong UAV, (avec batteries et panneaux solaires), d'une durée de plus de 24 heures, puis plus de 48 heures en Californie en 2005[6].

Le 23 décembre 2007 a eu lieu le premier vol de l'avion BL1E Electra, immatriculé F-WMDJ, équipé d'un moteur électrique de 26 ch (19 Kw) et de batteries Lithium-Polymère. Le pilote–ingénieur d'essais Christian Vandamme, membre de l'équipe ELECTRAVIA et de l'association APAME (Association pour la Promotion des Aéronefs à Motorisation Electrique), a réalisé ce vol historique de 48 min à partir de l'aérodrome d'Aspres sur Buëch (Alpes du Sud). Le BL1E Electra est le 1er avion électrique au monde[7][8][9].

Des projets associant propulsion électrique, panneaux photovoltaïques et pile à combustible font aussi l'objet d'études en vue de pouvoir réaliser des vols de longue durée à haute altitude.

Un projet de tour du monde en avion solaire est actuellement en développement en Suisse par une équipe réunie auprès d'un célèbre aéronaute : le projet Solar Impulse. Celui-ci a déjà réalisé, du 7 au 8 juillet 2010, un vol de 26 heures et 9 minutes sans interruption incluant une nuit entière.

Le 5 sept 2010, le bimoteur de construction amateur MC15E Cri-Cri a établi un record absolu de vitesse en avion 100 % électrique (moteurs ELECTRAVIA[10], hélices E-PROPS, batteries KOKAM) à 262 km/h lors du meeting de Pontoise, en présence des commissaires de l'Aéro-Club de France[11]. Puis ce même appareil a atteint 283 km/h le 25 juin 2011 lors du Salon Aéronautique du Bourget, record attesté par l'Aéro-Club de France.


Le MC30E en vol, lors de la campagne d'essais d'août 2011.

Le 13 avril 2011 le démonstrateur MC30E de la société luxembourgeoise LSA[12] a établi lors du salon Aero Friedrischafen le premier record FAI impliquant un aéronef à propulsion électrique, en volant à 135 km/h sur un aller retour de deux fois 15 km (catégorie RAL1E ID 16214). Toutefois la FAI n'a pas retenu cette tentative pour des raisons liées à des erreurs lors de la constitution du dossier d'homologation. Ce démonstrateur a depuis subi un chantier de modifications pour installer une motorisation mieux adaptée et plus performante, en vue d'une nouvelle campagne de records FAI à l'horizon de fin 2011. Les trois tentatives suivantes en altitude, vitesse sur circuit et distance sur circuit (ID 16495, 16496 et 16497 du 27 février 2012) ont par contre bien été homologuées par la FAI, (http://www.fai.org/record-microlights), devenant les premières du genre hors aéronef à propulsion solaire et paramoteurs. Un compte rendu technique de la campagne d'essais de début août 2011 peut être consulté sur le site du motoriste ELECTRAVIA[13]. Il faut noter qu'avec une efficacité énergétique équivalente à 3,4 g de carburant fossile dépensé par kilomètre parcouru en ligne droite et à altitude constante (soit 5 kWh à la vitesse de finesse max de 125 km/h), cet aéronef est l'objet volant piloté le plus économique jamais mis en opérations, et ce malgré le fait que son potentiel d'améliorations soit loin d'être épuisé. (l'ambition à court terme étant de descendre sous la barre des 3 g équivalents/km)

Les projets à cinq ans et moins de dix ans [modifier]

Les phases de roulages et de décollages sont très consommatrices d'énergie alors que toutes les deux peuvent-être assistés par des moyens externes à l'avion (Les porte-avions ont d'ailleurs nécessités des développements techniques déjà ancien dans ce sens là). Au moins pour le roulage des projets de robot de roulage sont à l'étude.

Des projets à long terme [modifier]

L'union européenne, EADS et de nombreux industriels et laboratoires se sont associés dans des projets "VoltAir".

Navires [modifier]

Dès 1860 la propulsion électrique des_navires avec pour source de stockage d'énergie embarquée, des batteries fut utilisé pour les sous-marins de guerre car la très grande discrétion acoustique est leur force. Cette discrétion ininterrompu leur impose des vitesses très réduites en opération. Jusqu'en 1970 c'était un moteur diesel aspirant l'air par un schnorchel qui permettait les recharges (Tiers de la journée environ). Mais cette recharge les rendait beaucoup moins discret pendant de longues minutes.

Les quelques navires qui ont besoin d'une très grande capacité à changer d'orientation disposent de propulseurs électriques. Avec les systèmes de propulsion secondaires d'aide et d'assistance à l'orientation du navire à très basse vitesse, Pod, voilà les principaux usages de forces motrices électriques pour les navires.

Les nouveaux sous-marin ont maintenant plus souvent une énergie provenant d'une mini-centrale nucléaire (pour leur fonctionnement anaérobique, pour l'avantage acoustique et leur autonomie). Mais dans ce cas, la propulsion a une source d'énergie mécanique qui provient d'une turbine à vapeur (plus d'un moteur électrique). Certains porte-avions fabriquent aussi leur énergie de propulsion grâce à une centrale nucléaire embarquée et eux aussi disposent de turbines à vapeur pour leur propulsion.

PlanetSolar, projet Suisse initié par l'éco-aventurier Raphaël Domjan réalise entre 2010 et 2012 le premier tour du monde en bateau solaire. Il a parcouru plus de 60 000 km uniquement propulsé a l'énergie solaire.

Les avantages de la propulsion électrique sont alors :

  • la simplification de la chaîne cinématique, en séparant physiquement production de l'énergie et motorisation.
  • La vivacité des rotations du bâtiment.

Évolution du segment lié à l'amélioration des batteries [modifier]

Dans le courant de l'année 2005, l'idée de la voiture électrique a refait son apparition. Des projets portés par des industriels étrangers au monde de l'automobile, ont misé sur des technologies de batteries nettement plus performantes que les antiques batteries au plomb. Quelques prototypes ont été produits, dont certains ont été conçus comme des véhicules à part entière et non pas comme des véhicules conventionnels électrifiés.[réf. nécessaire]

L'évolution du marché du pétrole, des autres technologies de véhicules propres et de la sensibilité de l'opinion publique sur les questions de la pollution et des gaz à effet de serre influenceront l'avenir de ces véhicules. Une stimulation de ce segment technique viendra certainement de l'évolution des véhicules semi-captif d'un réseau (énergie non embarquée) (mixte traction-électrique et véhicule électrique).

Les batteries futures devraient être composées de matériaux recyclables et non polluants (c'est-à-dire sans métaux lourds), pour correspondre à cet idéal écologique[14].


Evolution conditionnée à l'amélioration des réseaux électriques (smart grid) [modifier]

La concentration des recharges de véhicules électriques, aux heures de rentrée des bureaux, fait craindre en hiver des pointes de consommation. L'anticipation de cette évolution technique par les fournisseurs d'énergie électrique leur fait préparer de nouveau moyens de délestages spécifiques pour répartir ces charges.

Évolution de la modalité d'usage [modifier]

L’auto-partage de véhicule électrique ce justifie car il s'agit de technologies récentes, chers, spécialisée et c'est la voie choisie par exemple Autolib en île-de-France. En tout, neuf projets se développent en France actuellement si on y rajoute le véhicule hybride de Starsbourg.

Des recherches sur les automatismes et les réseaux intelligents pourraient aboutir avant 2020 à la production de véhicules de type "taxis collectifs", automatiques, ne nécessitant pas de rails, et pouvant aussi être rassemblés en "chenilles" (ex : Taxicol[15]) ; Les prospectives les imaginent éventuellement (type Taxicol) qui pourrait aussi être enterré (au moins localement au profit de la trame verte et bleue urbaine, en supprimant des routes macadamisées et écologiquement fragmentantes).
Ce type de véhicules pourrait bénéficier d'une source d'énergie plus écologique que le nucléaire ou les énergies carbonées. Il pourrait localement remplacer les voitures actuelles et intégrer une stratégie optimisant le "véhicule partagée" et la consommation d'énergies. La recharge par induction[15] est encore source de gaspillage énergétique, mais le véhicule peut jouer le rôle de « batterie » dans une perspective de 3ème révolution industrielle telle que développée par Jeremy Rifkin, de manière à mieux gérer les apports solaires ou éoliens ou l'impact des pointes de mobilité électrique sur la stabilité du réseau électrique[16]. qui au-delà d'un certain seuil devient critique (il faut une planification des recharges répartie sur la nuit et hors pics de la journée, avec problèmes possible en hiver). Jeremy Rifkin propose notamment d'utiliser les véhicules comme des batteries mobiles qui peuvent déplacer de l'énergie électrique stockée dans l'espace-temps.


Notes et références [modifier]

Annexes [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]