Kimi Räikkönen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec le biathlète finlandais Ville Räikkönen, né le 14 février 1972 à Tuusula.

Kimi Räikkönen

{{{alternative}}}

Kimi Räikkönen en 2008 dans sa première époque Ferrari

Nom complet Kimi Matias Räikkönen
Surnom Iceman
Date de naissance 17 octobre 1979 (35 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la Finlande Espoo
Nationalité Drapeau de la Finlande Finlandais
Années d'activité 2001-2009
Depuis 2012
Qualité Pilote automobile
Numéro 7 (depuis 2014)
Équipe Drapeau : Suisse Sauber (2001)
Drapeau : Royaume-Uni McLaren (2002-2006)
Drapeau : Italie Ferrari (2007-2009)
Drapeau : Royaume-Uni Lotus (2012-2013)
Drapeau : Italie Ferrari (Depuis 2014)
Nombre de courses 212
Pole positions 16
Meilleurs tours en course 40
Podiums 77
Victoires 20
Champion du monde 2007
Site web www.kimiraikkonen.com

Kimi Matias Räikkönen (né le 17 octobre 1979 à Espoo, en Finlande) est un pilote automobile finlandais, champion du monde de Formule 1 en 2007. Les médias l'ont surnommé « Iceman » en raison de sa capacité à conserver son sang-froid en toutes circonstances ainsi que son tempérament assez réservé.

Il fait ses débuts en Formule 1 en 2001 avec l'écurie suisse Sauber. En 2002, il rejoint l'écurie McLaren-Mercedes avec laquelle il termine deux fois vice-champion du monde, en 2003 et 2005. Après cinq saisons sans parvenir à remporter le titre, il rejoint la Scuderia Ferrari. Dès sa première saison au sein de sa nouvelle équipe, il devient champion du monde en devançant sur le fil Lewis Hamilton et Fernando Alonso à l'issue de l'ultime Grand Prix de la saison au Brésil sur le circuit de l'Autodromo José Carlos Pace.

Fin 2009 Ferrari met un terme au contrat le liant à Räikkönen, ce qui l'incite à quitter la Formule 1 pour se reconvertir dans le Championnat du monde des rallyes au sein du Citroën Junior Team et du Ice One Racing, où il termine dixième du championnat en 2010 et 2011, en effectuant au passage une petite pige de deux courses en NASCAR. En 2012, Kimi Räikkönen fait son retour en Formule 1 avec Lotus F1 Team et termine troisième du championnat, après avoir renoué avec la victoire lors du Grand Prix d'Abou Dabi. Du Grand Prix de Bahreïn 2012 à celui de Hongrie 2013, Kimi Räikkönen établit un nouveau record de vingt-sept courses terminées consécutivement dans les points.

En septembre 2013, il signe un contrat de pilote-titulaire chez Ferrari pour les saisons 2014 et 2015[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen est né de parents aux origines modestes : son père Matti, était conducteur d'engins de construction de routes et sa mère Paula, était employée administrative. Son frère aîné Rami, est un ancien pilote de rallye en Finlande. Kimi s'est toujours passionné pour tous les sports, notamment les sports mécaniques et le hockey qu'il pratique. Il admire tout particulièrement des personnalités comme Tommi Mäkinen, quadruple champion du monde des rallyes, et Marcus Grönholm, double champion du monde des rallyes.

Carrière avant la Formule 1[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen va s'intéresser au sport automobile par l'intermédiaire du karting. Vers l'âge de sept ans, alors qu'il pratique du hockey sur glace, son père le conduit avec son frère chez un ami dont le fils pratique le kart  : les deux frères sont conquis. Dès ses dix ans, il connaît une longue série de succès. Sa première course en dehors de son pays d'origine a lieu pour ses quinze ans à Monaco.[réf. nécessaire]

En 1999, il participe pour la première fois à des courses de monoplaces et se fait remarquer en remportant les quatre courses auxquelles il participe en Formule Renault. En 2000, il remporte le championnat britannique en s'imposant à sept reprises sur les dix courses figurant au calendrier.

  • 1987-1990 : karting, victoires en classes A, B et C dès 1988.
  • 1991 : karting national en classe Mini.
  • 1992 : karting national en classe Raket Junior.
  • 1993-1994 : karting national en Classe Raket et Coupe de Finlande (9e en 1993, 2e en 1994).
  • 1995 : karting en Formule A (première course et première victoire, le 23 avril).
  • 1996 : karting GP Séries Européennes. Courses des Championnats Mondial et Nordique. 4e en Formule A.
  • 1997 : Champion de Finlande en Classe A intercontinentale, 4e en Championnat Nordique Classe A intercontinentale, Karting Grand Prix et championnat mondiaux.
  • 1998 : Champion de Finlande et Champion Nordique de Formule A, vainqueur du « Karting Grand Prix » européen, 2e en Formule Intercontinentale Super A, 3e de la coupe de Monaco Super A, Championnats Mondiaux, en Formule Super A.
  • 1999 : 2e des Championnats Finlandais de Formule A, 10e des Championnats Mondiaux de Super A, Première course en Formule Renault avec Haywood Racing (3e place), Champion de Formule Renault Winter Series, avec Manor Motorsport (4 victoires en 4 courses).
  • 2000 : Champion de Formule Renault britannique avec Manor Motorsport (7 victoires, 6 pole positions, 7 meilleurs tours, sur le podium pour les dix courses auxquelles il participe). Trois courses de Formule Renault européenne (2 victoires, 2 pole positions, 2 meilleurs tours). Essais en Formule 1 pour Sauber sur le circuit du Mugello.

Carrière en Formule 1[modifier | modifier le code]

2001 : débuts prometteurs chez Sauber[modifier | modifier le code]

Une telle performance attire l'attention des responsables des écuries de Formule 1 et, après des essais au cours desquels il étonne les ingénieurs de l'écurie suisse Sauber, Peter Sauber l'engage pour la saison 2001. La FIA hésite à accorder la super licence, sésame indispensable pour pouvoir piloter en Formule 1, à un si jeune pilote qui parait totalement inexpérimenté, ayant seulement disputé dix-sept courses en monoplace (13 victoires, 3 podiums et 1 abandon).

Après avoir finalement obtenu sa « super licence », d'abord à titre provisoire, le pilote finlandais dispute la saison 2001 chez Sauber-Petronas, aux côtés de l'Allemand Nick Heidfeld, protégé de McLaren Racing, saison au cours de laquelle il termine deux fois à la quatrième place. Une performance qui paraît suffisante à McLaren pour l'engager au détriment de son coéquipier, à qui la place semblait promise, pour remplacer un autre Finlandais, Mika Häkkinen, parti à la retraite.

2002-2006 : cinq saisons sans titre chez McLaren[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen lors du Grand Prix des États-Unis 2002.

En 2002, la McLaren MP4-17 n'est pas la voiture la plus fiable du plateau mais cela n'empêche pas Kimi Räikkönen de prendre rapidement la mesure de son expérimenté équipier David Coulthard qui dispute sa septième saison chez McLaren et de terminer sixième du classement final du championnat, avec quatre podiums et un meilleur tour en course. Il passe proche de sa première victoire à l'occasion du Grand Prix de France où, piégé par une traînée d'huile, il cède le commandement de l'épreuve à Michael Schumacher à quelques boucles de l'arrivée, permettant à l'Allemand de s'imposer et de remporter son cinquième titre mondial.

En 2003, au volant d'une monoplace qui n'est qu'une évolution de celle de la saison précédente, il s'octroie sa première victoire en début de saison lors du Grand Prix de Malaisie. Il est également déclaré vainqueur dans la confusion de l'épreuve suivante au Brésil avant que, quelques jours plus tard, la FIA ne reconnaisse une erreur et accorde finalement la victoire à la Jordan de Giancarlo Fisichella.

D'une grande régularité tout au long de l'année, il se positionne comme un candidat au titre mondial que sont également en mesure de briguer Michael Schumacher (Ferrari) et le Colombien Juan Pablo Montoya (Williams-BMW). Au Grand Prix du Japon, dernière manche du championnat, il est le seul pilote encore en mesure de ravir le titre à Schumacher qui compte neuf points d'avance sur lui. Sa deuxième place, la septième de la saison, est toutefois insuffisante pour devancer le pilote allemand et l'oblige à se contenter du titre de vice-champion du monde.

Kimi Räikkönen lors du Grand Prix de France 2003.

Ses espoirs de bien figurer au championnat 2004 sont rapidement douchés par le manque de compétitivité de la nouvelle McLaren, la MP4-19, qui s'avère en outre peu fiable. La première moitié de saison est catastrophique avec seulement deux arrivées et un point inscrit en sept courses, ce qui le place en seizième et dernière place du championnat. Au Grand Prix de France, McLaren sort une profonde évolution de sa monoplace, la McLaren MP4-19B, qui permet enfin à Räikkönen de se battre avec les meilleurs. À Silverstone, après avoir réalisé la pole position, il termine deuxième derrière la Ferrari F2004 de Michael Schumacher, signant le premier podium d'une McLaren cette saison.

Puis au Grand Prix de Belgique, malgré une qualification ratée où il se classe seulement dixième, il se hisse rapidement en première place et, après une course à rebondissements au cours de laquelle la voiture de sécurité dut intervenir à trois reprises, il décroche la deuxième victoire de sa carrière en contenant les assauts de Michael Schumacher, sacré champion du monde pour la septième fois. Deux nouveaux podiums en fin de saison (troisième en Chine puis deuxième au Brésil où il s'est battu pour la victoire avec Juan Pablo Montoya) lui permettent de se classer septième du championnat avec 45 points.

En 2005, Kimi connaît encore un début de saison difficile. Relativement performantes en course comme le prouvent son meilleur tour en Malaisie et celui de son coéquipier d'un jour Pedro de la Rosa à Bahreïn, les McLaren sont handicapées par des qualifications ratées où elles peinent à faire monter leurs pneus en température.

Kimi Räikkönen lors des essais du Grand Prix des États-Unis 2005.

Une modification du train avant et de la répartition des masses permettent de rectifier le tir à partir du Grand Prix de Saint-Marin, où Kimi réalise la pole position, avant d'être contraint à l'abandon sur un souci de transmission. Fiabilité et performances se combinent enfin lors des Grand Prix d'Espagne et de Monaco qu'il domine mais au terme desquels il reste à distance respectable du leader du championnat du monde Fernando Alonso, auteur quant à lui d'un début de saison quasiment sans faute sur sa Renault. Un troisième succès consécutif lui semble promis lors du Grand Prix d'Europe, organisé sur le Nürburgring, mais les vibrations causées par un « plat » sur son pneu provoquent une spectaculaire casse de sa suspension à l'entame du dernier tour et offrent la victoire à Fernando Alonso.

Räikkönen renoue avec la victoire au Grand Prix du Canada et reprend dix points à Alonso mais est ensuite victime d'ennuis techniques à répétition, notamment du moteur Mercedes : en France et en Grande-Bretagne, pénalisé de dix places sur la grille en raison de casses moteurs lors des essais, il est contraint à de spectaculaires remontées dans le peloton, qu'il achève à chaque fois derrière Alonso. En Allemagne, la casse moteur intervient en course alors qu'il dominait et permet à Alonso de creuser encore un peu plus l'écart au championnat.

La supériorité du duo Räikkönen/McLaren se concrétise à nouveau en Hongrie et en Turquie. En Italie , à nouveau pénalisé à l'issue des qualifications alors qu'il avait réalisé la pole, il termine quatrième mais s'impose en Belgique et conserve un infime espoir de titre mondial. Ses chances d'être titré s'envolent définitivement au Grand Prix du Brésil, antépénultième manche de la saison, qu'il termine deuxième devant Fernando Alonso, lequel décroche son premier titre de champion du monde. Pour l'honneur, Räikkönen s'impose lors de la manche suivante au Japon : parti de l'avant-dernière ligne, à la dix-septième place, il fournit un effort tout au long du Grand Prix pour se rapprocher de la tête de course. Dans les derniers tours, il se lance à l'assaut de la première place détenue par Giancarlo Fisichella qu'il dépasse à l'entame de l'ultime boucle. Il termine second de la dernière manche en Chine, remportée par Fernando Alonso. Il termine second du championnat avec 112 points, 21 de moins qu'Alonso.

Kimi Räikkönen lors du Grand Prix du Turquie 2006.

La saison 2006 est une nouvelle année blanche pour Kimi, dont les performances sont handicapées par un matériel qui ne peut lutter à armes égales avec celui des pilotes Renault et Ferrari. Le climat dans l'écurie McLaren s'est détérioré après l'annonce dès le mois de décembre 2005 du recrutement du champion du monde Fernando Alonso pour la saison 2007.

Dans l'impossibilité de se battre pour la victoire, le coéquipier de Kimi Juan Pablo Montoya, jette l'éponge en milieu de saison et annonce son départ pour la NASCAR en 2007. Il est remplacé, à partir du Grand Prix de France par le pilote d'essais Pedro de la Rosa. Kimi n'obtient aucune victoire et doit se contenter de quelques coups d'éclat gâchés par ces défaillances techniques (six abandons) et le moindre niveau de performance de la McLaren MP4-21, il termine cinquième du championnat avec 65 points.

Sollicité par les trois écuries de pointe pour la saison 2007, Kimi fait attendre sa décision. Échaudé par cette saison catastrophique, il décide de quitter au bout de cinq saisons McLaren-Mercedes, où il n'est pas parvenu à obtenir le titre de champion du monde qu'il espérait. N'ayant pas confiance dans l'avenir de Renault F1 Team, malgré les deux titres que cette écurie vient de remporter, il donne finalement sa préférence à la Scuderia Ferrari, qui annonce le 10 septembre 2006 son recrutement pour remplacer Michael Schumacher qui vient d'annoncer son retrait de la compétition à la fin de la saison.

2007 : une succession risquée mais conquérante chez Ferrari[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen en Malaisie en 2007.

À peine installé dans sa nouvelle écurie, Kimi Räikkönen débute la saison 2007 en fanfare. Lors du premier Grand Prix, en Australie, il devient le premier pilote Ferrari depuis Juan Manuel Fangio en 1956 à réussir un « hat-trick » (pole position, meilleur tour en course, victoire) dès sa première course en rouge. Ces débuts laissent bien augurer de la manière dont Räikkönen va assumer la succession du septuple champion du monde Michael Schumacher. Mais lors des deux courses suivantes, il est dominé par le champion du monde en titre Fernando Alonso (McLaren-Mercedes) au Grand Prix de Malaisie, puis par son coéquipier Felipe Massa au Grand Prix de Bahreïn et termine à chaque fois sur la troisième marche du podium, devancé également par le débutant Lewis Hamilton.

Contraint à l'abandon dès le début de la course en raison de problèmes électriques lors du Grand Prix d'Espagne, remporté à nouveau par son coéquipier qui le domine également en qualification, Räikkönen, qualifié en seizième position à Monaco, où la place sur la grille a une importance primordiale en raison de la quasi-impossibilité de dépasser, parvient péniblement à entrer dans les points en terminant huitième à un tour du vainqueur Fernando Alonso au terme d'une course anonyme. Au terme de la campagne nord-américaine, qui voit les deux premières victoires de Lewis Hamilton. Räikkönen termine cinquième au Canada et quatrième à Indianapolis pour le Grand Prix des États-Unis. Il se retrouve distancé de 26 points au championnat.

Kimi Räikkönen en Grande-Bretagne en 2007.

Il réagit en remportant le Grand Prix de France ainsi que celui de Grande-Bretagne grâce à des arrêts aux stands décalés et en effectuant en fin de deuxième relais une série de tours très rapides avant le second ravitaillement. Cette tactique lui permet par deux fois de ressortir des stands en tête. Il connaît la malchance au Nürburgring lorsque après une avoir réalisé la pole position, il abandonne sur panne mécanique. En Hongrie, si les Ferrari sont dominées en qualifications par les McLaren, il parvient néanmoins à réduire l'écart en course et finit dans les échappements d'Hamilton, reprenant ainsi huit points à son coéquipier Felipe Massa. En Turquie, il ne se qualifie que troisième sur la grille, malgré une voiture moins chargée en essence que l'auteur de la pole position, Massa. Cette performance mitigée plombe sa course puisque, contraint à des arrêts aux stands précoces, il ne peut inquiéter son coéquipier et doit se contenter de la deuxième place, non sans avoir réalisé le meilleur tour en course dans l'ultime boucle.

À Monza, il joue de malchance pendant les essais où il percute violemment les rails puis la barrière de pneus avant la troisième chicane. Ferrari attribue ce problème à une bosse, mais Kimi Räikkönen s'en tire avec une blessure à la nuque qui le handicape tout le week-end. Il signe le cinquième temps des qualifications, qui cache des problèmes de performance mais surtout une voiture lourde en essence. Auteur d'un bon départ, puis profitant de l'abandon de Massa, il se hisse rapidement en troisième position mais sur un rythme sensiblement plus lent que les McLaren. Sa stratégie à un seul arrêt lui permet de ressortir des stands devant Hamilton mais il n'est pas en mesure de lui résister et doit se contenter de la troisième marche du podium.

Kimi Räikkönen en Belgique en 2007.

À Spa-Francorchamps le Finlandais s'impose pour la troisième fois consécutive. Il a en effet remporté les deux dernières éditions en 2004 et 2005, le circuit de Spa n'ayant pas été présent au calendrier 2006. Les deux Ferrari ont dominé les deux McLaren pendant la totalité de la course et Kimi franchit la ligne d'arrivée en vainqueur de son Grand Prix fétiche. Il ne manque pas de saluer le quinzième titre des constructeurs de l'équipe Ferrari, à la suite de l'exclusion de Mclaren, par un « donut » (360° en dérapage). Au Grand Prix du Japon disputé sur le circuit du Mont-Fuji qui fait son retour en championnat du monde, sous une pluie battante, il termine troisième après être remonté de la dernière place à la suite d'un arrêt au stand forcé : la FIA avait ordonné à l'ensemble des équipes de partir en pneus « maxi-pluie » mais Ferrari n'en a eu connaissance qu'après le départ de la course et a dû faire s'arrêter ses deux voitures sous peine de disqualification. Les chances du Finlandais s'amenuisent au championnat avec 17 points de retard sur le leader Lewis Hamilton qui remporte la course tandis que Räikkönen termine derrière son compatriote Heikki Kovalainen qui décroche sa première deuxième place.

Kimi Räikkönen lors du Grand Prix du Brésil 2007, fêtant sa victoire et son titre.

Sur le circuit de Shanghai, il se replace dans la course au titre en s'imposant après avoir réussi un dépassement sur Hamilton, en difficulté avec ses pneumatiques, pour prendre la tête de la course. Le Britannique abandonne après avoir fait une erreur en rentrant aux stands, ce qui permet à Räikkönen de revenir à sept points de son rival. L'autre pilote McLaren, Fernando Alonso, étant intercalé en deuxième positon du championnat.

Au Brésil, sur le circuit d'Interlagos, Kimi Räikkönen profite d'un incroyable concours de circonstances pour devancer ses deux adversaires Fernando Alonso et Lewis Hamilton et devenir Champion du monde de Formule 1 pour la première fois de sa carrière devant Hamilton et Alonso. Malgré une réclamation portant sur la température du carburant embarqué dans les BMW Sauber et Williams-Toyota et qui pouvait aboutir au déclassement de leurs pilotes et permettre à Lewis Hamilton de récupérer les points qui lui ont manqué pour remporter le championnat, la FIA officialise le résultat du Grand Prix.

McLaren décide de faire appel de cette décision[2] mais le 16 novembre, le tribunal d'appel de la FIA confirme la décision des commissaires, entérinant le titre de Räikkönen qui devient le premier finlandais à s'imposer depuis Mika Häkkinen en 1999.

2008 : défense de son titre[modifier | modifier le code]

Räikkönen obtient son premier succès de la saison lors du Grand Prix de Malaisie 2008.
Kimi Räikkönen lors du Grand Prix d'Allemagne 2008, à Hockenheim.
Kimi Räikkönen lors du GP de Belgique 2008.

Après ses essais hivernaux très prometteurs, « Iceman » commence sa saison timidement en Australie, enchaînant problèmes mécaniques et erreurs de pilotage et ne parvient qu'à glaner un seul point. Mais lors du deuxième Grand Prix, en Malaisie, il dépasse son coéquipier brésilien Felipe Massa après son premier arrêt au stand (le Finlandais s'était qualifié deuxième derrière son coéquipier). Plus personne ne l'empêche de remporter le seizième Grand Prix de sa carrière en Formule 1 et de se rapprocher à trois points de l'Anglais Lewis Hamilton, qui avait remporté le premier Grand Prix de la saison. Au Grand Prix de Bahreïn, Kimi Räikkönen prend la deuxième place de la course derrière Felipe Massa après avoir dépassé avec autorité Robert Kubica au deuxième tour et profité de l'accrochage entre Lewis Hamilton et Fernando Alonso pour prendre la tête du championnat avec 19 points.

Lors du Grand Prix d'Espagne qui marque le début de la saison européenne, il décroche la pole position devant Fernando Alonso et Felipe Massa avant de décrocher la dix-septième victoire de sa carrière devant Felipe Massa et Lewis Hamilton. Räikkönen compte alors 9 points d'avance sur Lewis Hamilton. Au Grand Prix de Turquie, Räikkönen termine à la troisième place derrière son coéquipier Massa, vainqueur de l'épreuve, et Lewis Hamilton. Lors du Grand Prix suivant à Monaco, il termine neuvième après avoir effectué une course difficile : il casse son aileron avant au virage de Sainte-Dévote ce qui l'oblige à repasser par les stands et, en fin de course, il perd le contrôle de sa Ferrari à la sortie du tunnel et percute la Force India d'Adrian Sutil, provoquant un double abandon.

Deux semaines plus tard, au Canada, alors que la voiture de sécurité était en piste, il rentre aux stands pour ravitailler. Le feu des stands étant rouge clignotant, il s'arrête et attend que le feu passe au vert lorsque Lewis Hamilton, qui sortait également des stands, arrive trop vite et le percute à l'arrière, provoquant leurs abandons. En France, il obtient la pole position le samedi devant son coéquipier Massa. Cependant, un échappement de sa Ferrari casse vers la mi-course, ce qui entraîne une perte de puissance de son moteur. Il finit néanmoins la course en deuxième position, derrière Massa qui prend la tête du championnat, cinq points devant Räikkönen, qui occupe la troisième place du classement.

Depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne, Ferrari connaît quelques difficultés par rapport notamment à McLaren Racing et Lewis Hamilton qui le repoussent au troisième rang derrière Felipe Massa et Lewis Hamilton. Mais il récolte lors de ce Grand Prix son sixième meilleur tour en course consécutif. Lors du Grand Prix suivant en Allemagne, il est sixième en qualifications comme en course. À nouveau sixième sur la grille en Hongrie, il termine troisième notamment à cause de l'abandon de Massa au 67e tour, alors en tête de la course. Il signe son septième meilleur tour de la saison en onze courses et reprend la seconde place du championnat avec 57 points, 5 points derrière Hamilton et 3 devant Massa.

Räikkönen connaît ensuite une série noire de quatre courses à partir du Grand Prix d'Europe. Sur le nouveau tracé de Valencia, alors qu'il est à nouveau dominé par Massa, il abandonne sur casse moteur tandis que son équipier décroche la victoire. Au Grand Prix de Belgique, il s'empare du commandement et semble parti pour une quatrième victoire consécutive à Spa-Francorchamps mais se fait piéger par une piste humide à quelques tours de l'arrivée et percute un mur après s'être fait dépasser quelques secondes plus tôt par Hamilton. Cet abandon voit ainsi s'anéantir presque définitivement ses espoirs de conserver son titre. Au Grand Prix d'Italie, il est à nouveau piégé par la pluie lors des qualifications et réalise une course anonyme qui le voit terminer neuvième malgré un nouveau meilleur tour en course dans les derniers tours. Au Grand Prix de Singapour, il abandonne une nouvelle fois après avoir percuté un mur alors qu'il essayait de doubler Timo Glock pour le gain de la quatrième place.

Désormais écarté de la lutte pour le championnat, Räikkönen reprend des couleurs à l'occasion du Grand Prix du Japon, où il se qualifie second devant Massa, mais voit sa course ruinée par Hamilton dès le premier virage et doit se contenter d'une troisième place finale. Au Grand Prix de Chine, Räikkönen domine à nouveau Massa mais ne peut rien faire contre Hamilton et est contraint de céder sa deuxième place à son équipier qui a encore une chance d'être titré. Il termine à nouveau troisième. Au Brésil, il décroche une nouvelle troisième place après un duel avec Alonso lors des derniers tours et termine troisième du championnat du monde 2008 tandis que son coéquipier échoue, pour un point, dans sa lutte pour le titre avec Hamilton.

Malgré cette saison en demi-teinte, Räikkönen a prolongé son contrat chez Ferrari à l'occasion du Grand Prix d'Italie.

2009 : saison en demi-teinte chez Ferrari[modifier | modifier le code]

Räikkönen lors du Grand Prix de Turquie 2009.
Räikkönen lors du Grand Prix de Belgique 2009, où il remporte la 18e victoire de sa carrière la dernière avec Ferrari.

Lors de la première course de la saison au Grand Prix d'Australie, Räikkönen se qualifie en neuvième position. Peu après son second arrêt au stand, il part en toupie, manque de taper le muret et doit repasser par les stands avant d'abandonner. La Ferrari se révèle rapidement moins compétitive que celle de l'année précédente : lors des trois premières courses de la saison, aucun des pilotes Ferrari ne marque le moindre point. Il faut attendre Bahreïn pour que Räikkönen inscrive les premiers points de la Scuderia en terminant sixième. Au Grand Prix de Monaco, il décroche le podium derrière les deux pilotes Brawn GP. La Turquie, l'Angleterre et l'Allemagne sont trois courses décevantes pour le Finlandais qui n'inscrit qu'un point. Après la manche allemande, où il a abandonné, Kimi ne pointe qu'au dixième rang du championnat avec seulement dix unités, alors que Massa est cinquième avec 22.

Au Grand Prix de Hongrie, les pilotes Ferrari effectuent de bons temps en essais libres mais, pendant la séance Q2 des qualifications, son coéquipier Felipe Massa est victime d'un terrible accident : un ressort de suspension détaché de la monoplace de Rubens Barrichello le frappe au visage alors qu'il roulait à environ 240 km/h. Räikkönen se classe finalement septième sur la grille de départ. Le lendemain, il termine l'épreuve à la seconde place, lui permettant de gagner une place au championnat.

Lors du Grand Prix d'Europe, Räikkönen, sixième sur la grille, profite de l'avantage de son SREC pour prendre la quatrième place au premier virage. Grâce à une bonne stratégie et un bon rythme de course, il termine sur la troisième marche du podium. La semaine suivante en Belgique, il se qualifie à nouveau en sixième position et gagne quatre places au départ. Après l'intervention de la voiture de sécurité, il ravit la première place à Giancarlo Fisichella pour signer sa seule victoire de la saison, sa quatrième à Spa, qui lui permet de revenir à la cinquième place du championnat.

En Italie, Räikkönen monte sur la troisième marche du podium après l'accident de Lewis Hamilton, alors troisième, dans le dernier tour. Au Grand Prix de Singapour, il se classe dixième mais, dès la course suivante au Japon, alors qu'entre temps le 30 septembre 2009, Ferrari officialise l'arrivée de Fernando Alonso pour le remplacer à partir de 2010[3], il réintègre les points en se classant quatrième, ce qui lui permet de conserver sa cinquième place au championnat, deux points devant Hamilton. Au Grand Prix du Brésil, il se qualifie à la cinquième place sous un déluge de pluie. Le lendemain, il réalise un très bon départ grâce à son SREC et pointe à la troisième place après le deuxième virage mais en tentant un dépassement le long de la ligne droite sur Mark Webber il touche sa roue arrière et perd la moitié de son aileron avant, ce qui l'oblige à passer par les stands. Il en ressort quatorzième et finalement termine la course en sixième position au gré des abandons, perdant sa cinquième place au général en faveur de Lewis Hamilton.

Lors de la dernière manche, le Grand Prix inaugural d'Abou Dabi, il n'est pas en mesure de marquer des points et finit douzième. Néanmoins, il conserve sa sixième place au championnat des pilotes. Peu avant la fin de la saison, Ferrari annonce que Räikkönen ne fera plus partie de l'équipe; alors que son contrat courait jusqu'à fin 2010. Son manager Steve Robertson annonce le 18 novembre 2009 que Räikkönen ne participera pas à la saison 2010 de Formule 1 et que son client envisage de disputer quelques manches en rallyes WRC et que des contacts sont pris avec Citroën Racing.

Kimi Räikkönen décide finalement de se tourner vers le rallye au sein du Citroën Junior Team engagé en championnat du monde des rallyes aux côtés de Kaj Lindström[4].

2012 : retour convaincant en Formule 1 avec Lotus F1 Team[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen durant les tests à Jerez en février 2012.

Le 29 novembre 2011, Lotus F1 Team annonce que Kimi Räikkönen a signé un contrat d'un an avec l'écurie pour la saison 2012 plus une option pour 2013[5]. Le 23 et 24 janvier 2012, à l'occasion de deux séances d'essais à Valence pour retrouver ses marques, il pilote une monoplace de Formule 1 pour la première fois depuis le Grand Prix d'Abou Dabi 2009.

Après des essais prometteurs durant l'hiver, Kimi Räikkönen aborde la saison avec enthousiasme. Au Grand Prix inaugural en Australie, il prend le départ en dix-septième position à cause d'une erreur en qualification mais se classe septième en course en gagnant trois places dans le dernier tour. En Malaisie, il obtient le cinquième temps des qualifications mais démarre la course en dixième position à cause d'une pénalité pour avoir changé sa boîte de vitesses. Au terme d'une course mouvementée et animée par la pluie, il termine cinquième et signe le meilleur tour en course.

Lors du Grand Prix de Chine, Räikkönen prend le départ en quatrième position sur la grille. Il se bat longtemps pour défendre sa deuxième place acquise au quarante-et-unième tour, mais à neuf tours du terme, ses pneus complètement dégradés lui font lâcher prise et il termine quatorzième, à plus de cinquante secondes du vainqueur Nico Rosberg. Une semaine plus tard à Bahreïn, il réalise son premier podium depuis son retour en Formule 1 en terminant deuxième derrière Sebastian Vettel. En Espagne, il signe le quatrième temps des qualifications juste derrière son coéquipier, et se classe troisième de la course, à moins de quatre secondes du vainqueur Pastor Maldonado. Lors du Grand Prix de Monaco, malgré des difficultés avec ses pneumatiques pendant tout le week-end, Kimi Räikkönen parvient à entrer dans les points en terminant neuvième de la course.

Kimi Räikkönen au GP du Canada 2012.

Au Grand Prix du Canada, après une qualification en douzième position, il adopte une stratégie à un seul arrêt en course qui lui permet de terminer huitième. Avec le cinquième temps des qualifications en Europe, Räikkönen prend un bon départ mais perd des places dans les premiers virages. Au cours de l'épreuve, il augmente son rythme pour remonter et double Lewis Hamilton dans les derniers tours, obtenant le soixante-cinquième podium de sa carrière avec la deuxième place finale. Lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, il se qualifie en sixième position et termine cinquième devant son équipier Romain Grosjean. À l'occasion du Grand Prix d'Allemagne à Hockenheim, il est classé troisième à la suite de la pénalité de vingt secondes de Sebastian Vettel alors qu'il a franchi la ligne d'arrivée en quatrième position. En Hongrie, Räikkönen se qualifie cinquième et après un début de course derrière Fernando Alonso, passe quelques tours en tête puis ressort deuxième après son dernier arrêt au stand et garde cette position jusqu'à l'arrivée.

Kimi Räikkönen, vainqueur à Abou Dabi.

Au Grand Prix de Belgique après la pause estivale, il obtient son sixième podium de la saison grâce à une troisième place. En Italie, Räikkönen termine cinquième de la course et, profitant des abandons de Sebastian Vettel et Mark Webber, prend la troisième place du championnat du monde derrière Fernando Alonso et Lewis Hamilton. Lors du Grand Prix de Singapour, il conserve sa troisième place au championnat malgré un week-end difficile ou il finit sixième comme au Japon. Une semaine plus tard en Corée, il se qualifie en cinquième position et conserve cette place jusqu'au drapeau à damier. Pour son premier Grand Prix d'Inde, il se classe septième et prolonge son contrat d'un an avec Lotus. À Abou Dabi, il se qualifie à la cinquième place mais s'élance de la quatrième après le déclassement de Sebastian Vettel. Auteur d'un excellent départ, il pointe en deuxième position derrière le poleman Lewis Hamilton dès le premier virage. Il profite de l'abandon de l'Anglais pour récupérer la première place de l'épreuve et remporte sa première victoire depuis son retour dans la discipline.

Au Grand Prix des États-Unis, quatrième sur la grille de départ, il termine sixième devant son équipier Romain Grosjean. Lors du dernier Grand Prix de l'année au Brésil, il termine dixième mais grâce à l'abandon d'Hamilton, conserve sa troisième place au championnat du monde. Il est le seul pilote à avoir parcouru tous les tours de course de la saison (1 191 tours), et devient le pilote de Formule 1 ayant parcouru le plus grand nombre de tours en une seule saison.

2013 : deuxième et dernière saison avec Lotus F1 Team[modifier | modifier le code]

Räikkönen au Grand Prix de Malaisie 2013.

Au Grand Prix inaugural en Australie, Kimi Räikkönen s'élance en septième position pour se retrouver très rapidement quatrième. Grâce à une stratégie à deux arrêts et un rythme de course élevé (il réalise le meilleur tour en course), il remporte la vingtième victoire de sa carrière et égale ainsi son compatriote Mika Häkkinen. En Malaisie, septième des qualifications, il écope d'une pénalité de trois places pour avoir gêné Nico Rosberg pendant la séance qualificative et démarre dixième; en course il termine septième derrière son coéquipier Romain Grosjean. Lors du Grand Prix de Chine, Räikkonen se qualifie en première ligne; le lendemain en début de course, il s'accroche avec Sergio Pérez et poursuit l'épreuve avec le museau de sa monoplace endommagé. Second de la course derrière Fernando Alonso, il revient à trois points de Sebastian Vettel au championnat. Une semaine plus tard à Bahreïn, il termine une nouvelle fois second après s'être élancé huitième.

En Espagne pour le retour de la compétition en Europe, il obtient, en terminant deuxième entre les deux pilotes Ferrari, son quatrième podium de la saison. Lors du Grand Prix de Monaco, Räikkönen alors cinquième, s'accroche avec Sergio Pérez en fin d'épreuve et termine dixième. Au Canada, il connaît un week-end difficile et doit se contenter de la neuvième place. En terminant cinquième du Grand Prix de Grande-Bretagne, il devient le nouveau recordman du nombre d'arrivées consécutives dans les points en Formule 1. En Allemagne, alors qu'il est troisième derrière son coéquipier Romain Grosjean, il bénéficie d'une consigne d'équipe et revient à une seconde du leader Sebastian Vettel lors des derniers kilomètres de course; il ne parvient pas à le doubler et se classe deuxième, comme en Hongrie.

Räikkönen au Grand Prix d'Italie 2013.

Sur le circuit de Spa Francorchamps, il abandonne à cause d'une problème de freins qui l'handicapait depuis le départ. Son premier abandon avec Lotus depuis son retour à la compétition en 2012 met fin à sa série d'arrivée consécutive dans les points dont il porte le record à 27 courses. À Monza pour le Grand Prix d'Italie, il teste une nouvelle version de la Lotus E21 à empattement long mais revient à l'ancienne configuration pour les qualifications et la course. Il rate sa qualification, prend le départ depuis la onzième place de la grille et, dès les premiers mètres de l'épreuve, percute Sergio Pérez, casse son aileron avant et après son passage au stand pour réparation se retrouve dernier du classement. Il termine finalement onzième et concède un nouveau résultat vierge en deux courses. Cette contre-performance ne l'empêche pourtant pas de signer, trois jours plus tard, un contrat de pilote-titulaire chez Ferrari pour les saisons 2014 et 2015[6].

Au Grand Prix de Singapour, Räikkönen voit se réveiller un mal de dos lors des essais libres lorsqu'il rebondit durement sur un vibreur. Il explique en avoir souffert lors des qualifications où il ne dépasse pas la deuxième phase et se place en treizième position sur la grille de départ. Le dimanche le Finlandais maîtrise parfaitement sa course, profitant notamment de la sortie de la voiture de sécurité et effectuant plusieurs dépassements, dont un par l'extérieur sur Jenson Button, pour se classer troisième et partager le podium avec deux autres champions du monde, Fernando Alonso et Sebastian Vettel. Deux semaines plus tard au Grand Prix de Corée du Sud, neuvième sur la grille de départ, le Finlandais bénéficie d'une stratégie d'arrêts aux stand décalée et de deux sorties de la voiture de sécurité pour remonter ses concurrents et finir second derrière Sebastian Vettel et devant son coéquipier Romain Grosjean. Avec 167 points, il reprend à Lewis Hamilton la troisième place du classement des pilotes.

Au Grand Prix d'Inde, sixième sur la grille de départ, il est en difficulté en course à cause d'une mauvaise stratégie de pneus. En fin de course, alors que son rythme est largement en deçà de ses rivaux, il rechigne à laisser passer son coéquipier en lutte pour le podium. S'ensuit une conversation « musclée » avec Alan Permane à la radio durant la course (qu'il termine à la septième place) puis après l'épreuve. La semaine suivante, Räikkönen manque la journée dédiée à la presse à Abou Dabi, officiellement pour pouvoir profiter de plus de repos. La situation devient de plus en plus tendue entre le pilote et son équipe; Räikkönen envisage même un temps de ne pas disputer la course, n'ayant toujours pas été payé et étant contrarié par l'attitude du directeur des opérations piste, Alan Permane. Plusieurs discussions se sont tenues entre le management de Lotus et le pilote qui accepte finalement de courir pour ne pas se mettre en position de casser son contrat et ainsi réclamer le salaire qui lui est dû[7]. Lors du week-end de course, Räikkonen, après avoir réalisé le cinquième temps des qualifications, est relégué à la dernière place de la grille pour non-conformité du fond plat de sa Lotus E21; il abandonne après quelques hectomètres à la suite d'un accrochage avec la Caterham de Giedo Van der Garde.

Le 10 novembre 2013, Steve Robertson, manager de Räikkönen annonce que le Finlandais met fin à sa saison afin de se faire opérer du dos (le problème remonte à un accident avec Sauber en 2001) à Strasbourg le jeudi précédent le Grand Prix automobile des États-Unis 2013. Depuis le Grand Prix d'Abou Dabi, il ne pouvait dormir sans de puissants analgésiques. Robertson déclare : « Il est décevant de conclure notre relation avec Lotus de cette manière après deux saisons fructueuses mais Kimi ne peut pas se permettre de repousser cette opération plus longtemps. C'est essentiel de résoudre ce problème de dos définitivement pour commencer la saison prochaine dans les meilleures conditions. » Un certificat médical permet à Räikkönen de préserver son contrat avec Lotus: le Finlandais pourra ainsi être payé normalement lorsque le management de Lotus sera en mesure de réunir la somme correspondant au salaire impayé du Finlandais[8],[9]. Le Finlandais est opéré avec succès à l'hôpital universitaire de Strasbourg par le docteur Afshin Gangi[10]. En fin de saison, il termine cinquième du championnat avec 183 points; devancé par Mark Webber et Lewis Hamilton.

2014 : retour difficile chez Ferrari[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen à Bahreïn en 2014.

Lors du Grand Prix inaugural, à Melbourne, Räikkönen se qualifie en onzième position ; le lendemain, bien qu'en délicatesse avec son système de freinage, il se classe septième du Grand Prix. En Malaisie, il se qualifie à la sixième place quand son coéquipier est quatrième sur la grille de départ. En tout début de course, victime d'une touchette avec Kevin Magnussen qui crève son pneu arrière droit, il est relégué en fond de classement ; il remonte peu à peu au fil des tours et termine l'épreuve à la douzième place, à un tour du vainqueur. Une semaine plus tard lors du Grand Prix de Bahreïn, il bat pour la première fois de la saison son équipier Fernando Alonso en qualification ; il termine dixième de la course juste derrière Alonso.

Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, Räikkönen s'élance de la troisième ligne, aux côtés de Romain Grosjean et termine septième de l'épreuve, à un tour du vainqueur Lewis Hamilton. À Monaco, grâce à un bon départ, il se retrouve rapidement troisième mais est victime d'une crevaison après un contact avec Max Chilton qui le dédoublait sous régime de la voiture de sécurité ; hors des points, il réalise toutefois le meilleur tour en course en fin d'épreuve. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, il enregistre son premier abandon de la saison après une violente sortie de piste dans le premier tour de course ; l'impact a été mesuré à 47 g. Après s'être difficilement extrait de sa monoplace, il est évacué vers le centre médical du circuit où les médecins ne l'autorisent pas à participer aux essais de Silverstone qui se tiennent deux jours plus tard à cause de ses contusions aux genoux et aux chevilles[11].

En Belgique, après la pause estivale, Räikkönen obtient son meilleur résultat de la saison en terminant quatrième, à trente secondes du vainqueur Daniel Ricciardo ; il devient le septième pilote à passer la barre des 1000 points inscrits en Formule 1. Au premier Grand Prix de Formule 1 de Russie, il franchit la ligne d'arrivée neuvième. Le week-end suivant au Grand Prix des États-Unis, il termine à une anonyme treizième place. Au Brésil, parti dixième, il adopte une stratégie à deux arrêts (contre trois pour le reste du plateau) et lutte notamment contre Jenson Button et Fernando Alonso. Longtemps en mesure de se battre pour la quatrième place, un arrêt au stand manqué lui fait perdre six secondes et il termine septième de l'épreuve. Räikkönen se classe douzième du championnat avec 55 points; c'est son pire classement depuis ses débuts en F1 avec Sauber en 2001.

Résultats en championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

À l'issue du Grand Prix automobile d'Abou Dabi 2014 :

  • 12 saisons en championnat du monde de Formule 1 ;
  • 1 titre de champion du monde ;
  • 212 départs ;
  • 33 départs en 1re ligne ;
  • 16 pole positions ;
  • 20 victoires ;
  • 77 podiums ;
  • 40 meilleurs tours ;
  • 2 hat tricks ;
  • 1024 points marqués ;
  • 29 deuxièmes places en Grand Prix ;
  • 28 troisièmes places en Grand Prix ;
  • 27 arrivées consécutives dans les points ;
  • 140 arrivées dans les points ;
  • 51 abandons ;
  • 1 156 tours en tête ;
  • 5 879 kilomètres en tête.
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Podiums Meilleurs tours Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2001 Red Bull Sauber Petronas C20 Petronas V10 Bridgestone 17 0 0 0 0 4 7 9 10e
2002 West McLaren Mercedes MP4-17 Mercedes V10 Michelin 17 0 0 4 1 6 11 24 6e
2003 West McLaren Mercedes MP4-17D Mercedes V10 Michelin 16 2 1 10 3 13 3 91 2e
2004 West McLaren Mercedes MP4-19 Mercedes V10 Michelin 18 1 1 4 2 9 8 45 7e
2005 Team McLaren Mercedes MP4-20 Mercedes V10 Michelin 19 5 7 12 10 14 4 112 2e
2006 Team McLaren Mercedes MP4-21 Mercedes V8 Michelin 18 3 0 6 3 12 6 65 5e
2007 Scuderia Ferrari Marlboro F2007 Ferrari V8 Bridgestone 17 3 6 12 6 15 2 110 Champion
2008 Scuderia Ferrari Marlboro F2008 Ferrari V8 Bridgestone 18 2 2 9 10 12 5 75 3e
2009 Scuderia Ferrari Marlboro F60 Ferrari V8 Bridgestone 17 0 1 5 0 9 2 48 6e
2012 Lotus F1 Team E20 Renault V8 Pirelli 20 0 1 7 2 19 0 207 3e
2013 Lotus F1 Team E21 Renault V8 Pirelli 17 0 1 8 2 14 2 183 5e
2014 Scuderia Ferrari F14 T Ferrari V6 Pirelli 19 0 0 0 1 13 1 55 12e

Victoires en Championnat du monde de Formule 1[modifier | modifier le code]

# Année Manche Grand Prix Circuit Position départ Ecurie Voiture
1 2003 02/16 Malaisie Sepang 7e McLaren-Mercedes MP4-17D
2 2004 14/18 Belgique Spa-Francorchamps 10e McLaren-Mercedes MP4-19B
3 2005 05/19 Espagne Catalogne Pole position McLaren-Mercedes MP4-20
4 2005 06/19 Monaco Monaco Pole position McLaren-Mercedes MP4-20
5 2005 08/19 Canada Gilles Villeneuve 7e McLaren-Mercedes MP4-20
6 2005 13/19 Hongrie Hungaroring 4e McLaren-Mercedes MP4-20
7 2005 14/19 Turquie Istanbul Pole position McLaren-Mercedes MP4-20
8 2005 16/19 Belgique Spa-Francorchamps 2e McLaren-Mercedes MP4-20
9 2005 18/19 Japon Suzuka 17e McLaren-Mercedes MP4-20
10 2007 01/17 Australie Albert Park Pole position Ferrari F2007
11 2007 08/17 France Magny-Cours 3e Ferrari F2007
12 2007 09/17 Grande-Bretagne Silverstone 2e Ferrari F2007
13 2007 14/17 Belgique Spa-Francorchamps Pole position Ferrari F2007
14 2007 16/17 Chine Shanghai 2e Ferrari F2007
15 2007 17/17 Brésil Interlagos 3e Ferrari F2007
16 2008 02/18 Malaisie Sepang 2e Ferrari F2008
17 2008 04/18 Espagne Catalogne Pole position Ferrari F2008
18 2009 12/17 Belgique Spa-Francorchamps 6e Ferrari F60
19 2012 18/20 Abou Dabi Yas Marina 4e Lotus E20
20 2013 01/19 Australie Albert Park 7e Lotus E21

Carrière en championnat du monde des rallyes[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen
(WRC)

{{{alternative}}}

Kimi Räikkönen durant le rallye d'Allemagne 2010.

Surnom Iceman
Nationalité Drapeau de la Finlande Finlandais
Années d'activité 2009-2011
Qualité Pilote de rallyes
Équipe Citroën Junior Team
Ice 1 Racing
Nombre de courses 22
Podiums 0
Victoires 0

2010 : débuts en WRC avec Citroën[modifier | modifier le code]

Räikkönen sur sa Citroën C4 WRC au rallye de Bulgarie 2010.
Kimi Räikkönen au rallye de Finlande 2010.

Le 4 décembre 2009[12], Kimi Räikkönen annonce son engagement au sein du Citroën Junior Team en Championnat du monde des rallyes au côté de son copilote Kaj Lindström pour un an. Räikkönen, parrainé par Red Bull, pilote une Citroën C4 WRC et participe à douze des treize rallyes inscrits au calendrier 2010, en faisant l'impasse sur le rallye de Nouvelle-Zélande.

Après avoir participé à l'Arctic Rally fin janvier 2010 où un accident lui coûte près de trente minutes et le relègue à la cinquante-huitième place, Räikkönen entame sa campagne mondiale lors du rallye de Suède 2010 où il se classe vingt-neuvième, là encore après être parti à la faute. Le rallye du Mexique est encore plus compliqué : s'il fait preuve d'un rythme encourageant en étant régulièrement dans les huit premiers, il perd trente minutes à la suite d'un problème électrique avant d'abandonner à la fin de la première journée après être parti en tonneaux. Le rallye de Jordanie lui permet de marquer ses premiers points en championnat grâce à sa huitième place, pour ce qu'il considère alors comme l'épreuve la plus difficile à laquelle il ait participé[13].

En Turquie, il termine cinquième après avoir profité de l'abandon de Dani Sordo et des accidents de Jari-Matti Latvala et Henning Solberg mais en devançant Federico Villagra et Matthew Wilson. Il est sorti six fois de la route sur les sept premières courses de la saison 2010[14].

Il finit septième du rallye d'Allemagne, première manche de la saison disputée sur asphalte. Ces débuts sur cette surface se révèlent prometteurs et, en quête d'un bon résultat au rallye de France, il s'engage au Rallye Vosgien organisé par l'ASAC Vosgien afin de s'entraîner, rallye qu'il remporte ce qui constitue sa première victoire dans la discipline[15]. Räikkönen ne concrétise pas puisqu'il sort de route au rallye de France. Le rallye suivant en Catalogne, s'annonce comme le plus proche de son expérience de pilotage mais il doit renoncer avant le départ, encore une fois à cause d'un accident[16]. Il marque finalement de nouveaux points sur la dernière manche de la saison en Grande-Bretagne, et termine dixième du championnat.

2011 : débuts de l'équipe ICE 1 Racing[modifier | modifier le code]

Après l'abandon du programme Junior Team par Citroën, il monte sa propre équipe, ICE 1 Racing, soutenue techniquement par Citroën[17], et s'inscrit pour la saison 2011 au volant d'une Citroën DS3 WRC[18]. En cours de saison, Räikkönen termine régulièrement dans les points mais, le 8 septembre, Ice 1 Racing est exclue du championnat constructeurs pour non-respect du règlement sportif : l'équipe doit participer aux rallyes qu'elle a désignés en début de saison. Sept épreuves, dont deux hors Europe (Jordanie et Australie) ont été choisies or, en ne prenant pas le départ en Australie, Räikkönen a contrevenu au règlement et l'équipe ne marquera plus de points cette saison et est privée de tous les points qu'elle avait inscrit jusque là. Le Finlandais abandonne lors des trois dernières épreuves et termine comme la saison précédente, dixième du championnat des pilotes.

Après deux saisons complètes, Kimi Räikkönen décide de faire son retour en championnat du monde de Formule 1 en signant un contrat de deux ans avec l'équipe Lotus F1 Team[19]. En vingt-deux rallyes de championnat WRC, il a marqué 59 points et obtenu la dixième place des deux saisons disputées avec un réel programme. Auteur d'un temps scratch, son meilleur résultat reste une cinquième place décrochée au rallye de Turquie 2010.

Résultats WRC complets[modifier | modifier le code]

Saison Rallye Points Classement final
2009 IRL
Drapeau : Irlande
NOR
Drapeau : Norvège
CYP
Drapeau : Chypre
POR
Drapeau : Portugal
ARG
Drapeau : Argentine
ITA
Drapeau : Italie
GRE
Drapeau : Grèce
POL
Drapeau : Pologne
FIN
Drapeau : Finlande
AUS
Drapeau : Australie
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
0 nc
- - - - - - - - Abd. - - -
2010 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
JOR
Drapeau : Jordanie
TUR
Drapeau : Turquie
NZL
Drapeau : Nouvelle-Zélande
POR
Drapeau : Portugal
BUL
Drapeau : Bulgarie
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
JPN
Drapeau : Japon
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
25 10e
29e Abd. 8e 5e - 10e 11e 25e 7e Abd. Abd. Abd. 8e
2011 SWE
Drapeau : Suède
MEX
Drapeau : Mexique
POR
Drapeau : Portugal
JOR
Drapeau : Jordanie
ITA
Drapeau : Italie
ARG
Drapeau : Argentine
GRE
Drapeau : Grèce
FIN
Drapeau : Finlande
GER
Drapeau : Allemagne
AUS
Drapeau : Australie
FRA
Drapeau : France
ESP
Drapeau : Espagne
GBR
Drapeau : Royaume-Uni
34 10e
8e - 7e 6e - - 7e 9e 6e - Abd. Abd. Abd.

Résultats WRC par saison[modifier | modifier le code]

Saison Équipe Départs Victoires Podiums Abandons Points Classement final
2009 Privé 1 0 0 1 0 Non classé
2010 Citroën Junior Team 12 0 0 4 25 10e
2011 Ice 1 Racing 9 0 0 3 34 10e
Total 22 0 0 8 59

Carrière en NASCAR[modifier | modifier le code]

Le 2 avril 2011, Kimi Räikkönen rejoint l'écurie de NASCAR Kyle Busch Motorsports et débute en course le 20 mai à l'occasion de l'épreuve de Charlotte, en Truck Series où il se classe quinzième. Il dispute également, toujours à Charlotte, une course en catégorie Nationwide la semaine suivante et s'y classe vingt-septième.

Vie privée et personnalité[modifier | modifier le code]

Kimi Räikkönen est connu pour sa détestation des médias (« Sans les médias, la Formule 1 serait un paradis. » a-t-il un jour déclaré[20]) et sa façon de donner des réponses sibyllines, monosyllabiques[20], voire d'observer un parfait mutisme. Cette façon d'être fait sa popularité sur les sites internet de partage vidéo[21]. Parmi les moments fameux liés à son attitude, il y a celui-ci : lors du Grand Prix automobile du Brésil 2006, lorsque Martin Brundle, ancien pilote et présentateur sur la chaîne ITV, lui a demandé de s'expliquer sur son absence remarquée à une cérémonie où Pelé remettait un trophée à Michael Schumacher pour l'ensemble de sa carrière, il s'est fendu d'un : « J'étais en train de chier. »[22],[20],.

Admirateur du pilote James Hunt, champion du monde 1976 sur McLaren, il lui rend hommage en portant un casque à ses couleurs lors du Grand Prix automobile de Monaco 2012.

Après avoir vécu à Wollerau, port près de Zurich où vivent également Felipe Massa et Roger Federer, Kimi Räikkönen vit désormais à Baar, commune du canton de Zoug. Il retourne aussi parfois près d'Espoo en Finlande, sa ville natale. Le 31 juillet 2004 il se marie avec Jenni Dahlman, Miss Scandinavie 2001, rencontrée en 2001 lors de son élection. Le 7 février 2013, les médias finlandais annoncent leur séparation. Depuis l'été 2013, Kimi est en couple avec la Finlandaise, Minttu Virtanen qui annonce, en août 2014, être enceinte[23].

Son père Matti est décédé le 22 décembre 2010 à l'âge de 56 ans[24].

Kimi a un frère prénommé Rami, ancien pilote automobile, qui a évolué en rallye et en Formule 3.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) communiqué officiel Scuderia Ferrari, « Welcome back, Kimi! », sur formula1.ferrari.com,‎ 11 septembre 2013 (consulté le 13 décembre 2013)
  2. GP Brésil: McLaren fait appel - Sports.fr
  3. Alonso signe chez Ferrari, sur ferrari.com, consulté le 30 septembre 2009
  4. Räikkönen s'engage en rallye, sur formula1.com, consulté le 13 décembre 2009]
  5. Räikkönen signe chez Lotus - L'Équipe, 29 novembre 2011
  6. http://formula1.ferrari.com/news/back-kimi
  7. http://motorsport.nextgen-auto.com/Raikkonen-menacait-de-ne-pas-courir-ce-week-end,68677.html
  8. Olivier Ferret, « F1 - Raikkonen arrête sa saison et va se faire opérer », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 10 novembre 2013 (consulté le 10 novembre 2013)
  9. Olivier Ferret, « F1 - Robertson : Raikkonen ne pouvait pas finir la saison », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 10 novembre 2013 (consulté le 10 novembre 2013)
  10. (en) "Successful back surgery for Raikkonen", Formula 1.com, consulté le 15/11/2013
  11. http://motorsport.nextgen-auto.com/Raikkonen-forfait-pour-les-essais-de-Silverstone-video,78953.html
  12. Officiel : Räikkönen en WRC avec Citroën et Red Bull
  13. WRC Pirelli driver blog - Kimi Raikkonen
  14. « Kimi Raïkkönen, une saison dans le décor (inclut des vidéos des sorties de route). », Sportweek.fr,‎ 31 juillet 2010 (consulté le 31 juillet 2010).
  15. Victoire de Räikkönen au rallye du Vosgien
  16. Kimi Räikkönen accidenté au Shakedown : il est forfait
  17. World Rally Championship - Drivers & Teams - Teams - ICE 1 Racing
  18. Kimi Räikkönen a inscrit sa propre équipe auprès de la FIA
  19. Kimi Räikkönen quitte le WRC et fait son retour en F1, sur automoto365.com, mis en lligne le 29 novembre 2011
  20. a, b et c "The words and wisdom of Kimi F1Zone.net, consulté le 03/12/13
  21. recherche avec "Kimi Räikkönen funny moments" Youtube, visionné le 3/12/13
  22. "I was having a shit" Youtube, visionné le 03/12/12
  23. Olivier Ferret, « Kimi Räikkönen bientôt papa », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 6 août 2014 (consulté le 6 août 2014)
  24. Kimi Raikkonen perd son père, sur fr.motorstv.com

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Petri Nevalainen, Jäämies - Kimi Räikkösen henkilökuva. Ajatus Kirjat, Helsinki 2008 (ISBN 978-9-5120-7805-9)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]