Renault Estafette

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Renault Estafette
Renault Estafette

Marque Drapeau : France Renault
Années de production 1959 - 1980
Production 533 209 exemplaires
Classe Utilitaire léger
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) voir détails
Position du moteur Avant
Transmission Traction
Boîte de vitesses 4 + M A
Poids et performances
Poids à vide 975 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Fourgon (à partir de 5,28 m³), pick-up, Alouette et Microcar
Châssis monocoque
Suspensions Avant-Arrière bras oscillants roues indépendantes ressorts hélicoïdaux,
Direction à crémaillière
Freins à tambours
Dimensions
Longueur 4 070 mm
Largeur 1 780 mm
Hauteur 1 930 mm
Chronologie des modèles
Précédent aucun Renault Trafic I Suivant

La Renault Estafette est une camionnette construite par Renault d'octobre 1959 à 1980. Elle fut produite à 533 209 exemplaires. L'Estafette est la première traction lancée par la firme.

Certains détails de sa conception (porte arrière en trois parties, porte latérale coulissante) laissent penser qu'elle fut inspirée par le succès du fourgon Type H de Citroën.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


Les premiers modèles 500/600 kg sont équipés du « moteur Ventoux » à trois paliers de 845 cm3 de la Dauphine, développant 32 ch SAE.

En mai 1962[1], l'Estafette adopte un nouveau « moteur Cléon-Fonte » 1 108 cm3 à cinq paliers de 45 ch SAE. La plaque de police avant qui était sous la calandre passe sur le pare-chocs.

En avril 1965, le fourgon long 1 000 kg à toit surélevé (7,75 m³) est caractérisé par sa portière battante pour accéder à la cabine côté conducteur (elle est coulissante sur les autres versions).

En septembre 1968, l'Estafette est profondément remodelée : nouveau « moteur Cléon-Fonte » 1 289 cm3 d'origine Renault 12) légèrement moins puissant (43 ch SAE) mais délivrant un couple plus important, la différence étant tout de même beaucoup moins marquée qu'entre le 845 cm3 et le 1 108 cm3, nouveau tableau de bord, nouveaux pare-chocs renforcés gris intégrant les marchepieds à l'avant et porte-phares chromés.

L'Estafette après 1972.

Avec quelques légères modifications, nouveaux feux en décembre 1969, nouvelle calandre en tôle pour 1973), elle continuera jusqu'à son remplacement par le Trafic en 1980.

Proposée en plusieurs versions: tôlée, surélevée, rallongée, bâchée et Microcar, elle est déclinée aussi en une variante spécifique, « l'Alouette », entièrement vitrée et disposant de huit places assises qui équipera la Gendarmerie nationale française.

Une version diesel à moteur Indenor fut étudiée, mais jamais produite en série.

La société spécialisée en transformation de véhicules de séries Sinpar a produit un modèle à quatre roues motrices baptisé Castor, utilisant une cabine d'Estafette, mais n'ayant, en dehors de l'emploi de cette partie, que peu de pièces communes.

Le constructeur roumain Dacia a produit sous licence une petite série de Renault Estafette, appelée Dacia D6. Ces voitures étaient réservées à la Poșta Română.

Aux États-Unis, elle ne fut pas commercialisée sous le nom d'Estafette mais sous celui de Petit-Panel dans sa version tôlée et Hi-Boy dans sa version surélevée.

Discographie[modifier | modifier le code]

Le groupe de rock rémois Les Lionceaux a fait plusieurs tournées françaises avec son Estafette bleue à partir de 1965.

En 2006, le groupe Karlit et Kabok chante La Moustafette, allusion à l'Estafette.

On retrouve également l'Estafette dans le titre électro de Sexy Sushi, Estafette.

En 2008, sort Est-ce ta fête de Ricoune.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. La Renault Floride et Caravelle de mon père, par Patrick Lesueur, éditions E.T.A.I.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charge-Utile hors-série n°55.
  • Revue Technique Automobile, Renault Estafette R2132 à 2137 1962-1980.
  • Charge-utile n° 125, mai 2003, « Les Estafette de la Gendarmerie ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]