Henry Potez

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Henry Potez

Naissance
Méaulte
Décès (à 90 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Entrepreneur Aéronautique
Formation

Henry Potez, né le à Méaulte dans la Somme et mort le (à 90 ans) à Paris, est l'un des principaux ingénieurs et avionneurs français de l'entre-deux-guerres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry Potez est le fils d'un minotier de Méaulte. Après ses études secondaires, il entra à l' Supaéro, promotion 1911[1], il a fait partie des 5 premières promotions de cette école créée en 1909 d'où sortirent Raoul Badin, Henri Coandă, Marcel Dassault[2].

Inventeur[modifier | modifier le code]

Henry Potez fut avec Marcel Bloch (Dassault), l'inventeur de l'hélice aérienne Potez-Bloch, l' "Hélice Éclair" qui fut produite par des ébénistes du faubourg Saint-Antoine à Paris. L'armée de l'air retint cette hélice avec deux autres parmi 253 prototypes fabriqués en France. A partir de 1917, elle équipa la majorité des avions alliés[3].

Industriel[modifier | modifier le code]

En 1916 il crée avec Marcel Dassault la Société d'études aéronautiques, qui produira des avions. L'armée intéressée après la construction du quatrième exemplaire passe une commande de 1 000 avions. Le le premier avion sort d'usine : seuls 100 seront livrés[4].

En 1919, il créa sa propre société qui, entre les deux guerres, fabriqua de nombreux avions et hydravions. Initialement implantée en Seine-Saint-Denis, la société Aéroplanes Henry Potez s'installa à Méaulte près d'Albert dans la Somme, sur une superficie de 25 000 m2. Il y fit aussi construire un aérodrome. Il racheta l'entreprise d'Alessandro Anzani en 1923 qui fabriquait les moteurs équipant les avions des frères Caudron. Plusieurs appareils connurent un succès important comme les Potez 25, 39, 54, 62, 63. En 20 ans, 7 000 appareils sortirent de ses chaînes de fabrication dont 4 000 Potez 25.

Le un Potez 25 traversa la Cordillère des Andes avec Henri Guillaumet

Le le Front populaire (France) nationalisa l'industrie aéronautique, la société Potez fut intégrée à la SNCAN (Société Nationale de Construction Aéronautique du Nord), dont il devint le directeur.

Avec les sommes perçues grâce à la nationalisation, avec Marcel Dassault et Abel-François Chirac (père de Jacques Chirac) leur banquier, réinvestirent leurs capitaux dans la finance en fondant la Banque Commerciale de Paris[5];[6]. Pendant la seconde guerre mondiale, il s'installa au Domaine du Rayol à Rayol-Canadel-sur-Mer en zone libre[7].

Après la Seconde Guerre mondiale, la société Potez renaît à Argenteuil sous l'appellation Société des Avions et Moteurs Henry Potez mais elle ne joua plus le rôle majeur qu'elle avait joué avant la nationalisation.

En 1955, le prototype d'avion civil court courrier à 4 turbopropulseurs, le Potez 840, fut la dernière réalisation Potez qui ne trouva pas de clients : 10  exemplaires furent construits. Le P-840 était en concurrence avec Sud-Aviation SE 210 Caravelle qui fit son premier vol le . La société dut fermer ses portes[8].

L'entreprise créée par Gaston Fouga à Aire-sur-l'Adour en 1920 avait été reprise par Henry Potez en 1958, devenant Potez Air-Fouga, puis Potez Aéronautique[9]. Elle est la dernière à porter le nom de Potez.

Homme politique[modifier | modifier le code]

Henry Potez fit une carrière politique locale sous l'étiquette radicale :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • À Albert, le stade municipal porte son nom (il y avait fait construire une piscine découverte aujourd'hui désaffectée).
  • À Méaulte (Somme), le Lycée professionnel de l'usine Aerolia porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de la Somme, « Les hommes célèbres de la Somme »,‎ 2008 (consulté le 30 novembre 2008)
  2. SUPAERO, « un peu d'histoire » (consulté le 30 novembre 2008)
  3. Encyclopædia Universalis, « Potez Henry » (consulté le 26 décembre 2010)
  4. Jacques-Marie Vaslin (Maître de conférence IAE Amiens) - Cahier du "Monde" no 20638 du 31/05/2011
  5. Le Ruisseau - recueil de textes, « Quand Marcel Dassault devient riche » (consulté le 15 avril 2012)
  6. Banque Palatine, « Banque Commerciale de Paris » (consulté le 15 avril 2012)
  7. Pascal Marchand, « Le dernier secret de Jacques Chirac » (consulté le 15 avril 2012)
  8. Gaëtan Pichon, « Henry Potez - Biographie » (consulté le 15 avril 2012)
  9. « Un Fouga Magister aux portes de la ville »,‎ 2010 (consulté le 20 aout 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]