Sebastian Vettel

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Sebastian Vettel

Sebastian Vettel en 2012.

Sebastian Vettel en 2012.

Surnom Baby Schumi
Date de naissance 3 juillet 1987 (1987-07-03) (26 ans)
Lieu de naissance Drapeau de l'Allemagne Heppenheim
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Années d'activité Depuis 2007
Qualité Pilote automobile
Numéro 1 (tenant du titre)
5 (depuis 2014)
Équipe Drapeau : Suisse BMW Sauber (2007)
Drapeau : Italie Toro Rosso (2007-2008)
Drapeau : Autriche Red Bull (Depuis 2009)
Nombre de courses 123
Pole positions 45
Podiums 63
Victoires 39
Champion du monde 2010, 2011, 2012, 2013
Site web www.sebastianvettel.de

Sebastian Vettel (né le 3 juillet 1987 à Heppenheim en Allemagne) est un pilote automobile allemand vainqueur quatre fois consécutivement du championnat du monde de Formule 1, en 2010, 2011, 2012 et 2013 comme seuls avant lui l'avaient été Juan Manuel Fangio et Michael Schumacher.

Après avoir été pilote-essayeur pour BMW Sauber F1 Team et fait ses débuts en Formule 1 à l'occasion du Grand Prix des États-Unis 2007, il est engagé comme pilote titulaire de la Scuderia Toro Rosso avant de rejoindre pour la saison 2009 l'écurie Red Bull Racing[1] aux côtés de l'Australien Mark Webber.

Lors du Grand Prix du Japon 2007, il devient le plus jeune pilote de Formule 1 à mener une course. La saison suivante, il confirme sa précocité en devenant à Monza le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix. Il est vice-champion du monde en 2009 puis devient le plus jeune champion du monde de la discipline l'année suivante. Il bat également les records de précocité à chacun de ses trois titres mondiaux suivants, obtenant le quatrième le 27 octobre 2013 à 26 ans, 3 mois et 24 jours. Cette même saison, il établit un nouveau record de neuf victoires consécutives sur une année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts en sport automobile[modifier | modifier le code]

Sebastian Vettel (ASM) sur Dallara F305 en 2006 (F3).

Soutenu d'abord par sa famille et des petits sponsors, Sebastian Vettel, qui pratique assidûment le karting depuis 1995, accroche notamment à son palmarès une victoire à la Coupe de Monaco de karting et la course junior 1 des Masters de karting de Paris-Bercy en 2001. Il termine également sixième du championnat européen de Karting ICA l'année suivante. En 2003, il fait ses débuts en sport automobile en championnat d'Allemagne de Formule BMW. Il fait d'emblée forte impression en terminant second de la discipline. La saison suivante, il poursuit sur sa lancée avec l'écurie Mücke Motorsport et remporte haut la main le titre avec 388 points sur 400 possibles. 2004 avec le soutien de Red Bull marque un tournant financier pour la famille Vettel[2].

En 2005, il passe à l'échelon supérieur en Formule 3 Euroseries et se classe cinquième et meilleur débutant d'une saison dominée par les pilotes de l'écurie ASM, Lewis Hamilton et Adrian Sutil. Toujours présent en Formule 3 Euroseries en 2006, il s'affirme comme l'un des candidats au titre mais, à l'issue d'un long duel, s'incline face à son coéquipier chez ASM Paul di Resta et termine vice-champion. Il fait également sensation à l'occasion d'un meeting de World Series by Renault à Misano en juillet 2006 en remplacement de Colin Fleming où, pour ses débuts dans la discipline, il se classe deuxième de la première course du week-end, avant de s'imposer dans la seconde après avoir signé la pole position.

2006-2007 : premiers pas en Formule 1[modifier | modifier le code]

Vettel lors des essais libres du Grand Prix du Brésil 2006 sur la BMW Sauber F1.06.

Sous contrat avec BMW depuis 2005, Sebastian Vettel effectue un premier test en Formule 1 en septembre, pour le compte de l'écurie Williams-BMW, puis un second en juillet 2006 chez BMW Sauber. En août, à partir du Grand Prix de Turquie, il est promu troisième pilote BMW Sauber après la titularisation de Robert Kubica en remplacement de Jacques Villeneuve. Ses performances sont rapidement impressionnantes compte tenu de son jeune âge (19 ans et deux mois) : il réalise le meilleur temps de la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Italie.

En 2007, tout en participant au championnat de World Series by Renault, il poursuit son rôle de troisième pilote chez BMW Sauber. Présent en piste lors des essais du vendredi à l'occasion des Grand Prix d'Australie et Grand Prix de Bahreïn, il voit son activité réduite lors des semaines suivantes, mais l'indisponibilité du pilote polonais Robert Kubica laissé au repos par les médecins suite à son accident au Canada, lui permet d'effectuer ses débuts en course à l'occasion du Grand Prix des États-Unis à Indianapolis. Il se classe huitième, décroche son premier point en Formule 1 pour sa première course et devient à 19 ans, 11 mois et 14 jours le plus jeune pilote de l'histoire de la Formule 1 à inscrire un point (record battu en 2014 par Daniil Kvyat).

2007-2008 : titulaire au sein de la Scuderia Toro Rosso[modifier | modifier le code]

Vettel lors des essais libres du Grand Prix du Brésil 2007.

Le 31 juillet 2007, la Scuderia Toro Rosso annonce que Sebastian Vettel remplace Scott Speed jusqu'à la fin de la saison. Vettel effectue alors ses débuts de pilote titulaire à l'occasion du Grand Prix de Hongrie qu'il termine à la seizième place. Déterminé à faire tout son possible avec sa monoplace qui n'est pas particulièrement performante bien qu'elle dispose d'une mécanique Ferrari, il décroche une méritoire huitième place sur la grille lors du Grand Prix du Japon ; c'est la première fois qu'une Toro Rosso participe à la session finale de qualification depuis ses débuts en Grand Prix.

En course, il a l'occasion de parcourir ses premiers tours en tête mais, lors d'une neutralisation sous voiture de sécurité, il est surpris par une manœuvre de Lewis Hamilton et accroche Mark Webber alors troisième, les condamnant tous les deux à l'abandon. La FIA, le jugeant responsable de l'accrochage, décide alors de le sanctionner d'un recul de dix places sur la grille pour l'épreuve suivante. Quelques jours avant le Grand Prix de Chine, Vettel se voit dédouané de toute responsabilité dans l'incident avec Webber et la FIA retire sa sanction. Il se qualifie en douzième position mais est pénalisé de cinq places pour avoir gêné un autre pilote pendant son tour lancé. Grâce à un seul arrêt au stand et bénéficiant de nombreux abandons suite à de mauvaises conditions météorologiques, il finit la course à une brillante quatrième place, son équipier Vitantonio Liuzzi terminant sixième. Il termine le championnat à la quatorzième place avec six points et conserve son baquet chez Toro Rosso pour 2008 où il fait équipe avec Sébastien Bourdais, quadruple champion de Champ Car.

Vettel devant Bourdais lors des essais du Grand Prix du Japon 2008.

Auteur d'un début de saison 2008 discret et marqué par plusieurs accidents, il confirme sa bonne réputation en prenant progressivement l'ascendant sur Bourdais à partir du Grand Prix de Monaco qu'il termine en cinquième position, inscrivant ses quatre premiers points de la saison. Huitième lors du Grand Prix du Canada et auteur par ailleurs de belles prestations en qualifications compte tenu du matériel dont il dispose, son recrutement pour la saison 2009 est annoncé par Red Bull Racing où il remplacera le vétéran écossais David Coulthard, qui a annoncé son retrait de la compétition pour la fin de la saison. Le , Sebastian Vettel signe la pole position du Grand Prix d'Italie sous une pluie battante. Le lendemain, la pluie tombe toujours, ce qui n'empêche pas Vettel de prendre un bon envol. À 21 ans, Vettel devient ainsi le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1, détrônant Fernando Alonso, qui avait remporté le Grand Prix de Hongrie 2003 à 22 ans. Avec 35 points, Sebastian Vettel termine la saison au huitième rang du championnat, le meilleur résultat d'un pilote Toro Rosso.

2009-2014 : les années Red Bull Racing[modifier | modifier le code]

2009 : vice-champion du monde[modifier | modifier le code]

Vettel au Grand Prix d'Espagne en 2009.
Vettel remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne en 2009.

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il s'accroche à trois tours du terme avec Robert Kubica alors qu'il est second de l'épreuve. Il poursuit pourtant sa course sur trois roues et détruit sa monoplace dans un virage. Cette conduite dangereuse lui vaut une pénalité de dix places sur la grille de départ du Grand Prix de Malaisie où il abandonne sur sortie de piste. En Chine, il décroche la pole position et remporte la seconde victoire de sa carrière, la première de Red Bull Racing qui signe son premier doublé grâce à la seconde place de Mark Webber. À Bahreïn, il est troisième sur la grille de départ et termine second de la course derrière la Brawn GP de Jenson Button. En Espagne, il ne tire pas partie de sa qualification en première ligne et échoue à la quatrième place, derrière les pilotes Brawn et son coéquipier. En principauté, après avoir perdu beaucoup de temps dans le premier relais à cause d'un mauvais choix de pneus, il commet une faute et tape le mur à Sainte-Dévote. Ce troisième abandon de l'année le handicape dans sa lutte puisque Button, le leader du championnat, signe une nouvelle victoire, portant son avantage sur Vettel à vingt-huit points.

En Turquie, Vettel décroche la troisième pole position de sa carrière devant Button et Barrichello mais se fait déborder rapidement par le pilote anglais qui remporte l'épreuve tandis que Vettel se classe troisième de la course derrière son coéquipier. Après cette septième manche de la saison, Vettel est troisième et pointe à trente-deux points de Button. À Silverstone, il signe la pole position, décroche son premier meilleur tour en course et remporte l'épreuve, signant ainsi son premier hat-trick. En Allemagne, Vettel termine second derrière son coéquipier qui signe son premier succès mais abandonne ensuite en Hongrie et en Europe. Il se reprend lors du Grand Prix de Belgique où il se hisse sur la troisième marche du podium après être parti huitième. En Italie, Vettel termine à la huitième place et voit ses chances de titre se réduire puisque Button termine deuxième. Toutefois, il termine quatrième à Singapour puis s'impose au Japon, à deux Grand Prix de la fin, il ne compte plus que seize points de retard sur Button. Au Brésil, tandis que son coéquipier remporte la course, il termine quatrième, juste devant Button qui est sacré champion du monde. Cependant, il prend le meilleur sur Rubens Barrichello, huitième de l'épreuve, au championnat. Il remporte son quatrième succès de la saison lors de la dernière course à Abou Dabi et conserve sa deuxième place au championnat, devenant le plus jeune vice-champion du monde de l'histoire.

2010 : premier titre de champion du monde[modifier | modifier le code]

Vettel remportant le Grand Prix de Malaisie 2010.
Heppenheim, ville natale de Sebastian Vettel, fête son champion du monde.

À Bahreïn, il décroche la pole position mais termine seulement quatrième suite à un problème d'échappement. Il décroche à nouveau la pole position en Australie mais abandonne à cause d'un écrou de roue. En Malaisie, Vettel remporte son premier Grand Prix de la saison après s'être élancé de la troisième place sur la grille de départ. Il signe une nouvelle pole position en Chine où il se classe seulement sixième. Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, il se hisse sur la première ligne de la grille de départ et termine troisième d'une course remportée par son coéquipier. Il se classe second à Monaco, à nouveau derrière Webber, avant de s'accrocher avec lui en Turquie. Il termine quatrième du Grand Prix du Canada. Après avoir décroché la pole position au Grand Prix d'Europe à Valence, il signe une autre victoire. Après neuf manches, Vettel est troisième du championnat du monde avec 115 points, pointant à douze points du leader, Lewis Hamilton.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel partage la première ligne avec son coéquipier Mark Webber, avant de le toucher au premier virage et subir une crevaison. Sa course est compromise mais il remonte jusqu'à la septième place et échange sa place de troisième avec Webber. En Allemagne, il réalise à nouveau la pole position (pour deux millièmes face à Alonso !) mais perd toute occasion de victoire en tassant l'Espagnol dès le départ. En Hongrie, il signe une quatrième pole consécutive, domine sans problème le début de course avant d'être pénalisé et de terminer troisième. En Belgique, il se qualifie quatrième mais percute Button au seizième tour, abîmant son aileron avant et causant l'abandon du britannique. Il ne terminera que quinzième. Le 12 septembre, lors du Grand Prix d'Italie, Vettel se classe quatrième devant son coéquipier Mark Webber, sixième. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel est second derrière Alonso. Il remporte le Grand Prix du Japon en partant en pole position.

Lors du premier Grand Prix de Corée du Sud de l'histoire, il est victime de la casse de son moteur alors qu'il menait la course. Il se ressaisit à Interlagos où il gagne en partant deuxième derrière son compatriote Nico Hülkenberg. Avant l'ultime Grand Prix, il est troisième du championnat, derrière Fernando Alonso et son équipier Mark Webber. Lors du Grand Prix, Vettel profite des erreurs de Webber (parti à la faute, il touche un rail de sécurité et est contraint à changer de pneumatiques plus tôt que prévu) et d'Alonso (qui change son train de pneus juste après Webber). Il bénéficie de l'aide inattendue de Vitaly Petrov, sixième, qui contient Alonso et Webber derrière lui durant toute la course. Vettel remporte ainsi le Grand Prix d'Abou Dabi et devient le plus jeune champion du monde de l'histoire à 23 ans 4 mois et 11 jours. Il termine sa saison avec le plus grand nombre de pole positions (10), de victoires (5, égalité avec Alonso), de podiums (10, égalité avec Alonso et Webber) et de tours en tête (382) en 2010.

2011 : double champion du monde[modifier | modifier le code]

Sebastian Vettel fêtant sa victoire au Grand Prix de Malaisie 2011.
Sebastian Vettel s'impose au Grand Prix d'Italie 2011.
Sebastian Vettel fêtant son second titre mondial, lors du Grand Prix du Japon 2011

Dès le Grand Prix d'Australie inaugural à Melbourne, Sebastian Vettel confirme son titre de champion du monde de la saison précédente, en signant la pole position, la seizième de sa carrière, et en décrochant la onzième victoire de sa carrière[3]. Deux semaines après, il réussit à nouveau le doublé pole position/victoire en Malaisie[4]. Cette victoire est sa quatrième consécutive. Au Grand Prix de Chine, Vettel signe sa troisième pole position de la saison avant de terminer deuxième en course derrière Lewis Hamilton. En Turquie, il signe sa cinquième pole consécutive (la quatrième de la saison en autant de courses) et remporte la treizième victoire de sa carrière. Il enchaîne avec une quatrième victoire en s'imposant sur le circuit de Catalunya lors du Grand Prix d'Espagne, après être parti deuxième derrière son coéquipier Mark Webber ; une semaine après, il signe la pole position et la victoire au Grand Prix de Monaco, aidé par un drapeau rouge à six tours de la fin, lui permettant de changer ses pneumatiques sans perdre de temps au stand[5]. Après la manche monégasque, Vettel mène avec 58 points d'avance sur son plus proche rival, Lewis Hamilton. Au Grand Prix du Canada, il signe la pole position puis mène toute la course avant d'être poussé à la faute dans le dernier tour par Jenson Button qui remporte l'épreuve devant Vettel et Webber, cette deuxième défaite n'empêche pas Vettel d'augmenter son avance de deux points. Lors du Grand Prix d'Europe, il signe le deuxième hat-trick de sa carrière. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel part en deuxième position sur la grille derrière son coéquipier Mark Webber et termine second de la course derrière Fernando Alonso.

Pour son Grand Prix national, Vettel est en difficulté tout au long du week-end et doit se contenter de la troisième place en qualifications, ce qui met fin à sa série de quatorze premières lignes consécutives. Le lendemain, il ne peut pas faire mieux que la quatrième place : c'est la première fois de la saison qu'il ne monte pas sur le podium. Une semaine plus tard, au Grand Prix de Hongrie, il se classe deuxième après être parti de la pole position. Au Grand Prix de Belgique, après la pause estivale, Vettel signe la pole position et décroche la première victoire de sa carrière sur le circuit des Ardennes. À Monza, après s'être élancé de la pole position, Vettel signe sa huitième victoire de la saison ce qui lui permet d'avoir plus de cent points d'avance sur son second. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel décroche sa quatrième pole consécutive, la onzième de la saison, et gagne pour la première fois sur le circuit de Marina Bay devant son seul rival désormais pour le titre mondial, Jenson Button. Malgré la victoire de ce dernier au Japon, Vettel se classe troisième et devient le plus jeune double champion du monde de l'histoire de la discipline, détrônant ainsi Fernando Alonso (2005 et 2006) à 24 ans et 98 jours[6]. Pour la deuxième édition du Grand Prix de Corée du Sud, Vettel part en première ligne aux côtés de Lewis Hamilton, en pole position. Il prend la tête des les premiers virages de la course et remporte sa dixième victoire de la saison. Grâce à la troisième place de son coéquipier Mark Webber, Red Bull Racing remporte un second titre de champion du monde des constructeurs consécutif. Au premier Grand Prix d'Inde de l'histoire, il réalise son premier grand chelem (victoire, pole position, meilleur tour et course menée de bout en bout), remportant sa onzième et dernière victoire de la saison. Il détient désormais les records du plus grand nombre de tours et de kilomètres en tête d'une course dans une saison. Sur le circuit de Yas Marina, Sebastian Vettel, après être parti de la première place sur la grille, enregistre son unique abandon de la saison dès le premier tour de course à cause d'une crevaison, mettant ainsi fin à une série de dix-neuf courses consécutives dans les points. Lors de la dernière course, Vettel décroche sa quinzième pole position de la saison et bat le record de quatorze pole positions réalisé par Nigel Mansell qui datait de 1992. En course, il termine deuxième derrière son coéquipier Mark Webber, terminant pour la dix-septième fois de la saison sur le podium, égalant ainsi le record de Michael Schumacher qui date de 2002.

2012 : triple champion du monde[modifier | modifier le code]

Sebastian Vettel au Grand Prix de Malaisie 2012
Sebastian Vettel au Grand Prix de Bahrein 2012

Pour le premier Grand Prix de l'année en Australie, il s'élance en sixième position à plus de sept dixièmes de la McLaren de Lewis Hamilton et termine second, intercalé entre les McLaren de Button et Hamilton. Une semaine plus tard, en Malaisie, Vettel part en cinquième position et se hisse jusqu'en quatrième position mais est percuté par Narain Karthikeyan à dix tours de l'arrivée : une crevaison le fait chuter en onzième position et rétrograder à la sixième place du championnat. À l'occasion du Grand Prix de Chine, il n'atteint pas la dernière phase des qualifications et s'élance en onzième position, sa plus mauvaise performance depuis le Grand Prix du Brésil 2009 où il était parti quinzième; au terme du premier tour de course il est quatorzième et doit se résoudre à une remontée pour finir cinquième juste derrière Lewis Hamilton et Mark Webber. Lors du Grand Prix de Bahreïn, il signe le quatrième hat-trick de sa carrière avec la pole position, le meilleur tour en course et la victoire, les premières de sa saison. En Espagne pour le retour en Europe, il termine sixième après avoir reçu une pénalité pour avoir ignoré un drapeau jaune en début de course. Lors du Grand Prix de Monaco, Vettel termine quatrième grâce à une stratégie décalée tandis que son coéquipier Mark Webber remporte l'épreuve.

Lors du Grand Prix du Canada sur le circuit Gilles-Villeneuve, il part pour la deuxième fois de la saison en pole position. En course, il est contraint d'adopter une stratégie à un seul arrêt pour tenter de contenir Lewis Hamilton. Finalement, il doit changer de pneus une deuxième fois dans les dix derniers tours et se classe quatrième de la course. En Europe il réalise la trente-troisième pole position de sa carrière, égalant ainsi Alain Prost et Jim Clark; en course il prend le meilleur envol et domine avant d'abandonner sur problème technique, juste après que la voiture de sécurité ne libère la piste et alors qu'il menait la course. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel part en quatrième position sur la grille et termine troisième. À Hockenheim, il termine deuxième sous le drapeau à damiers mais reçoit vingt secondes de pénalité pour avoir dépassé Jenson Button hors de la piste : il est ainsi reclassé à la cinquième place. Lors du Grand Prix suivant, une semaine plus tard en Hongrie, il se classe quatrième de la course.

Au Grand Prix de Belgique, après la pause estivale, Vettel s'élance de la dixième place et adopte une course agressive avec de nombreux dépassements pour finir deuxième derrière Jenson Button. En Italie, il se qualifie à la sixième place et, en course après une lutte acharnée contre Fernando Alonso, il est pénalisé pour conduite dangereuse avant d'abandonner à cause d'un problème d'alternateur. Il chute à la quatrième place du championnat. À Singapour qualifié en troisième position, il est deuxième derrière le poleman Lewis Hamilton quand celui-ci abandonne sur panne de boîte de vitesses : il prend alors la tête de la course qu'il remporte devant Button et Alonso, ce qui lui permet de repasser à la deuxième place du championnat.

Sebastian Vettel au Grand Prix du Japon 2012

Au Grand Prix du Japon, Vettel réalise la trente-quatrième pole position de sa carrière et devient ainsi le troisième pilote de l'histoire au classement des pilotes de Formule 1 par nombre de pole positions, derrière Michael Schumacher et Ayrton Senna. Le lendemain il mène l'ensemble de l'épreuve et en fin de Grand Prix, réalise le meilleur tour en course ce qui lui permet de signer le cinquième hat trick de sa carrière et son deuxième grand chelem depuis ses débuts en Formule 1. Il revient alors à quatre points de Fernando Alonso au championnat. La semaine suivante en Corée du Sud, il se qualifie en première ligne derrière son coéquipier Mark Webber et en course, il prend la tête dès les premiers hectomètres pour s'imposer devant son coéquipier et Fernando Alonso : il prend la tête du championnat avec 6 points d'avance sur Alonso. Lors du dernier Grand Prix asiatique de la saison en Inde, il augmente son avance sur son poursuivant au championnat grâce à une quatrième victoire consécutive.

À Abou Dabi, il signe le troisième temps de la séance de qualification et reçoit l'ordre de son écurie d'abandonner sa monoplace en piste afin d'économiser son essence : la monoplace doit contenir au minimum 1 litre d'essence pour satisfaire aux contrôle de la FIA. Les commissaires de la FIA établissent que la voiture de Vettel n'est pas parvenue à entrer aux stands par ses propres moyens comme requis par l'article 6.6.2 de la règlementation technique et qu'elle ne contenait que 0,850 litre de carburant : Vettel est donc exclu des qualifications et prend le départ de la course depuis la dernière place de la grille. Il se classe finalement troisième, juste derrière Alonso qui ne lui reprend donc que trois points au classement du championnat. Pour son centième Grand Prix aux États-Unis, Vettel réalise une nouvelle pole position mais doit se contenter de la deuxième place derrière Lewis Hamilton ; ce résultat lui permet de récupérer les trois points qu'il avait perdu au profit de Alonso. Lors du dernier Grand Prix de la saison au Brésil, il est percuté par Bruno Senna en début de course et repart dernier. Il effectue une remontée jusqu'à se retrouver juste derrière son unique rival pour le titre Alonso, au bout de vingt tours. Si Alonso termine deuxième de la course, sa sixième position lui permet toutefois de devenir le plus jeune triple champion du monde de l'histoire, et également le seul avec Juan Manuel Fangio (de 1954 à 1957) et Michael Schumacher (de 2000 à 2004) à avoir réussi à remporter ces trois titres consécutivement.

2013 : quadruple champion du monde[modifier | modifier le code]

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il réalise la pole position et se classe troisième de la course derrière Kimi Räikkönen et Fernando Alonso. Une semaine plus tard au Grand Prix de Malaisie, il réalise la pole position et s'impose devant Mark Webber (en outrepassant les consignes de son équipe) en dépassant son coéquipier australien qui préservait sa monoplace et ses pneus lors de son dernier relais. Il prend ainsi la tête du championnat alors que de fortes tensions naissent dans l'écurie[7],[8]. En Chine, Vettel se qualifie en neuvième position après un problème technique survenu lors de son ultime tentative en qualification, et se classe quatrième d'une course remportée par Fernando Alonso. Il conserve la tête du championnat avec trois points d'avance sur Kimi Räikkönen. Une semaine plus tard à Bahreïn, il s'élance en première ligne aux côtés de Nico Rosberg, le double dès le second tour et remporte la vingt-huitième victoire de sa carrière.

En Espagne pour le retour en Europe, il termine au pied du podium mais parvient tout de même à garder la tête du championnat. Lors du Grand Prix de Monaco, Vettel obtient le cinquantième podium de sa carrière grâce à une deuxième place. Deux semaines plus tard, il gagne pour la première fois de sa carrière le Grand Prix du Canada. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, il abandonne pour la première fois de la saison alors qu'il est en tête de l'épreuve, ce qui permet à Alonso, troisième de la course, de réduire son écart au championnat à 21 points.

Vettel, lors du Grand Prix de Belgique 2013

. Pour son Grand Prix national, Vettel second sur la grille, double Lewis Hamilton au premier virage pour prendre la tête, et, après trois arrêts aux stands conserve la première position jusqu'à l'arrivée avec une seconde d'avance sur Kimi Räikkönen. Vettel remporte alors sa quatrième victoire de la saison, la trentième de sa carrière et, pour la première fois, son Grand Prix national. Il conserve la tête du championnat avec 157 points, suivi par Fernando Alonso (123 points). Troisième en Hongrie, il termine néanmoins devant son principal rival au championnat puisqu'Alonso se classe cinquième. Il remporte ensuite les Grands Prix de Belgique, d'Italie et de Singapour (où il réalise le troisième chelem de sa carrière), qu'Alonso termine à chaque fois à la seconde place, ce qui lui permet d'accroître régulièrement son avance au championnat du monde. Il remporte le Grand Prix de Corée du Sud où il réalise un nouveau chelem quand Alonso termine seulement sixième : Vettel possède ainsi 77 points d'avance sur son rival à cinq courses du terme de la saison. Le 13 octobre, le triple champion du monde allemand remporte sa cinquième victoire consécutive en s'imposant à l'arrivée du Grand Prix du Japon, repoussant Alonso à quatre-vingt-dix points.

Le 27 octobre, à l'arrivée du Grand Prix d'Inde où il reste invaincu, Sebastian Vettel obtient sa sixième victoire consécutive et son quatrième titre consécutif de champion du monde en portant son avance sur Fernando Alonso, onzième de la course, à 115 points à trois Grands Prix de la fin. Il gratifie le public d'une série de donuts en plein milieu de la ligne droite des stands pour fêter l'événement. Quadruple champion du monde à 26 ans, il rejoint Alain Prost au palmarès et égale les séries de Juan Manuel Fangio de 1954 à 1957 et de Michael Schumacher entre 2000 et 2004. Il est le plus jeune pilote à atteindre ce total.

En remportant le Grand Prix d'Abou Dabi, Sebastian Vettel égale le record de sept victoires consécutives de Michael Schumacher (entre Grand Prix automobile d'Europe 2004 et le Grand Prix automobile de Hongrie 2004)[9]. En remportant ensuite le Grand Prix des États-Unis, il devient ainsi le premier pilote de l'histoire à remporter huit Grands Prix consécutifs sur une saison[10]. Pendant qu'il effectue une nouvelle série de donuts au milieu de son tour d'honneur sur le bitume texan, Vettel s'adresse à son stand par radio : « Je reste sans voix. Nous devons absolument nous rappeler de ces journées, car nous n'avons aucune garantie que cela durera pour toujours. Je vous aime les gars »[11]. Enfin, le 24 novembre au Brésil, il conclut sa saison sur un neuvième succès consécutif, égalant la série d'Alberto Ascari à cheval sur 1952 et 1953 et le record de treize victoires sur une saison établi par Michael Schumacher en 2004.

2014[modifier | modifier le code]

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il n'atteint pas la dernière phase des qualifications et, parti douzième, il abandonne après trois tours de course. En Malaisie, qualifié en première ligne derrière Lewis Hamilton, il se classe troisième de la course. Une semaine plus tard, lors du Grand Prix de Bahreïn, Vettel rencontre des problèmes moteur et termine sixième de la course course, derrière son équipier Daniel Ricciardo qui le passe en fin d'épreuve.

Statistiques en championnat du monde[modifier | modifier le code]

Au volant de la Toro Rosso lors du Grand Prix du Canada 2008.
Sebastian Vettel lors du Grand Prix de Chine 2008.

À l'issue du Grand Prix automobile de Bahreïn 2014

  • 7 saisons en Formule 1
  • 4 titres de champion du monde (2010, 2011, 2012, 2013)
  • 123 départs en Grands Prix
  • 1 474 points marqués
  • 45 pole positions
  • 65 départs en première ligne
  • 39 victoires
  • 13 deuxièmes places en Grand Prix
  • 11 troisièmes places en Grand Prix
  • 63 podiums
  • 22 meilleurs tours en course
  • 8 hat tricks
  • 93 arrivées dans les points
  • 2 437 tours en tête
  • 6 595 tours parcourus
  • 12 884 km en tête
  • 33 570 km parcourus
  • 22 abandons

Records de précocité[modifier | modifier le code]

Records[modifier | modifier le code]

  • 15 pole positions en une saison (en 2011).
  • 9 victoires consécutives sur une saison (en 2013).
  • 13 victoires en une saison (en 2013, co-détenu avec Michael Schumacher en 2004).
  • 741 tours en tête en une saison (en 2011).
  • 17 podiums en une saison (en 2011, co-détenu avec Michael Schumacher en 2002).

Résultats en championnat du monde[modifier | modifier le code]

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Records du tour Podiums Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2007 BMW Sauber F1 Team
Scuderia Toro Rosso
F1.07
STR2
BMW V8
Ferrari V8
Bridgestone 8 0 0 0 0 2 3 6 14e
2008 Scuderia Toro Rosso STR2B
STR3
Ferrari V8 Bridgestone 18 1 1 0 1 9 6 35 8e
2009 Red Bull Racing RB5 Renault V8 Bridgestone 17 4 4 3 8 12 5 84 2e
2010 Red Bull Racing RB6 Renault V8 Bridgestone 19 10 5 3 10 15 3 256 Champion
2011 Red Bull Racing RB7 Renault V8 Pirelli 19 15 11 3 17 18 1 392 Champion
2012 Red Bull Racing RB8 Renault V8 Pirelli 20 6 5 6 10 17 2 281 Champion
2013 Infiniti Red Bull Racing RB9 Renault V8 Pirelli 19 9 13 7 16 18 1 397 Champion
2014 Infiniti Red Bull Racing RB10 Renault V6 Pirelli 3 0 0 0 1 2 1 23 6e

Victoires en championnat du monde[modifier | modifier le code]

# Année Manche Date Grand Prix Circuit Grille Écurie Voiture Résumé
1 2008 14/18 Italie Monza Pole position Toro Rosso-Ferrari STR3 Résumé
2 2009 3/17 Chine Shanghai Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
3 2009 8/17 Grande-Bretagne Silverstone Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
4 2009 15/17 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
5 2009 17/17 Abou Dabi Yas Marina 2e Red Bull-Renault RB5 Résumé
6 2010 3/19 Malaisie Sepang 3e Red Bull-Renault RB6 Résumé
7 2010 9/19 Europe Valence Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
8 2010 16/19 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
9 2010 18/19 Brésil Interlagos 2e Red Bull-Renault RB6 Résumé
10 2010 19/19 Abou Dabi Yas Marina Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
11 2011 1/19 Australie Melbourne Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
12 2011 2/19 Malaisie Sepang Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
13 2011 4/19 Turquie Istanbul Park Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
14 2011 5/19 Espagne Montmélo 2e Red Bull-Renault RB7 Résumé
15 2011 6/19 Monaco Monaco Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
16 2011 8/19 Europe Valence Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
17 2011 12/19 Belgique Spa-Francorchamps Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
18 2011 13/19 Italie Monza Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
19 2011 14/19 Singapour Singapour Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
20 2011 16/19 Corée du Sud Yeongam 2e Red Bull-Renault RB7 Résumé
21 2011 17/19 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
22 2012 4/20 Bahreïn Sakhir Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
23 2012 14/20 Singapour Singapour 3e Red Bull-Renault RB8 Résumé
24 2012 15/20 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
25 2012 16/20 Corée du Sud Yeongam 2e Red Bull-Renault RB8 Résumé
26 2012 17/20 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
27 2013 2/19 Malaisie Sepang Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
28 2013 4/19 Bahreïn Sakhir 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
29 2013 7/19 Canada Montréal Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
30 2013 9/19 Allemagne Nürburgring 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
31 2013 11/19 Belgique Spa-Francorchamps 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
32 2013 12/19 Italie Monza Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
33 2013 13/19 Singapour Singapour Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
34 2013 14/19 Corée du Sud Yeongam Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
35 2013 15/19 Japon Suzuka 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
36 2013 16/19 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
37 2013 17/19 Abou Dabi Yas Marina 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
38 2013 18/19 États-Unis Circuit des Amériques Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
39 2013 19/19 Bresil Interlagos Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé

Autres victoires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Vettel confirmed at Red Bull for 2009 autosport.com, 17 juillet 2008
  2. Interview de Vettel père., Zeit Online, avril 2009
  3. Résultats Formule 1 : Vettel débute fort, Petrov 3e - Le 10 Sport, 27 mars 2011
  4. Résultats Formule 1 : Vettel impérial, Le 10 Sport, 10 avril 2011
  5. GP Monaco - Course : Vettel ajoute un joyau à sa couronne, Fan-F1.com, 29 mai 2011
  6. GP du Japon – Course : Button vainqueur, Vettel champion du monde, AutoMoto365.com, 9 octobre 2011
  7. Vettel : "Webber ne méritait pas de gagner"
  8. Olivier Ferret, « F1 - Horner : Vettel l’a joué perso ! », sur motorsport.nextgen-auto.com,‎ 24 mars 2013 (consulté le 24 mars 2013)
  9. « Statistiques pilotes : victoires consecutives », sur statsf1.com,‎ 3 novembre 2013 (consulté le 3 novembre 2013)
  10. Vettel, 8e victoire d'affilée, L'Equipe, le 17 novembre 2013.
  11. (en) "Formula 1 - Straight eight puts Vettel ahead of Schumacher" Eurosport.uk, consulté le 18/11/2013

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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