Renault 16

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Renault 16
'70 Renault 16.JPG

Constructeur Drapeau : France Renault
Années de production 1965 - 1980
Production 1 845 959 exemplaires
Classe Routière
Moteur et transmission
Moteur(s) 4 cylindres essence :
- 1 470 cm³, 54 ch
- 1 565 cm³,
55, 66, 67, et 83 ch
- 1 647 cm³, 93 ch
Transmission Traction
Poids et performances
Poids 980 - 1 090 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosseries bicorps à hayon
Dimensions
Longueur 4 260 mm
Largeur 1 630 mm
Hauteur 1 450 mm
Chronologie des modèles
Précédent Renault Rambler Renault 20
Renault 30
Suivant

La Renault 16 est une automobile produite à plus de 1,8 million d'unités dans l'usine de Sandouville ouverte en 1965.

La R16 a été présentée au public pour la première fois au Salon de Genève en mars 1965.

Dessinée par Gaston Juchet et Philippe Charbonneaux, elle possède des gouttières de toit intégrées et est la première voiture française à carrosserie berline-break à hayon[1],[2]. Une version à malle classique et un coupé à la ligne tricorps ont bien été réalisés mais ne seront jamais commercialisés.

La Renault 16 a remporté le trophée européen de la voiture de l'année en 1966[3].

La suspension à quatre roues indépendantes de la R16 est équipée de barres de torsion longitudinales à l'avant et transversales à l'arrière. Cette technologie impose une distance entre le passage de roues arrière et la porte arrière différente entre les côtés droit et gauche. Malgré l'empattement asymétrique et un freinage perfectible, la voiture est confortable et dotée d'une bonne tenue de route. Le bloc moteur en aluminium, monté longitudinalement, avec la boîte de vitesses en porte-à-faux avant, bénéficie d'un circuit de refroidissement scellé et d'un ventilateur à déclenchement automatique.

Le levier de vitesses est au volant, la planche de bord à compteur de vitesses horizontal changera à deux reprises.

Sommaire

Historique [modifier]

Renault 16 TS avant 1970.

Les premières années de commercialisation sont marquées par quelques modifications de la carrosserie : ajout du Losange sur la calandre, trappe d'auvent sous le pare-brise, hauteur des butoirs de pare-chocs augmentée et nouveaux enjoliveurs de roue.

En mars 1968, la 16 TS est animée par un moteur 1 565 cm³ 83 ch avec culasse hémisphérique. Elle se distingue par les deux projecteurs longue portée à iode supplémentaires, les nouvelles jantes et les feux de recul (en option pour les modèles 1968 et de série pour 1969). Le tableau de bord à cadrans ronds comprend un compte-tours et pour 1970, une montre. Les essuie-glaces à deux vitesses et la lunette arrière dégivrante sont de série. Les lève-vitres avant électriques optionnels apparaissent pour la première fois sur une voiture française.

En mars 1969, la première boîte automatique à pilotage électronique par transistors est proposée sur la 16 TA[4]. Celle-ci dispose du moteur de la TS, mais avec la culasse ordinaire, l'ensemble fournit 67 ch.

La Renault 16 après 1970.

Pour 1971[5], les nouvelles versions de base L et TL héritent de ce moteur tandis qu'elles reçoivent des feux arrière agrandis rectangulaires sous un bandeau noir comme toutes les Renault 16. La boîte automatique devient une option disponible sur toutes les motorisations. Un an plus tard, à l'avant, les feux de position latéraux sur les ailes sont supprimés et les clignotants avant sont blancs.

Pour 1974, la Renault 16 TX fait appel à un moteur 1 647 cm³ 93 ch, et à une boîte à cinquième vitesse longue. La 16 TX est la première voiture française à posséder une condamnation électromagnétique centralisée des portes. Il suffit de verrouiller une porte pour que les autres le soient également. L'équipement comprend aussi les lève-vitres électriques à l’avant, le volant façon sport, le pare-brise feuilleté et les ceintures de sécurité avant à enrouleur. À l'extérieur, elle affiche quatre projecteurs carrés à iode encastrés dans la calandre, des roues de style type Gordini, un essuie-vitre/lave-vitre de lunette arrière, un jonc chromé au-dessus des passages de roue arrière et un volet aérodynamique chromé à l'arrière du toit.

À partir des modèles 1975, une calandre en plastique noir remplace la précédente qui était en aluminium. Début juillet 1977, les feux de recul sont généralisés à toutes les versions[6]. Pour 1979, les ceintures de sécurité sont montées à l'arrière et les feux avant sont bicolores. La Renault 16 continuera ainsi pendant encore deux ans avant d'être supprimée du catalogue. Elle sera remplacée par le duo Renault 20 et 30.

La Renault 16 TL gris armée a été le véhicule de grande liaison[7] de l'armée française avant d'être remplacée par la Renault 20 LS.

Dans les années 1990 a été fondée l'Amicale R16 dans un but de préservation de ce véhicule[8].

Rallyes [modifier]

Galerie [modifier]


Notes et références [modifier]

  1. en 1965, la R16 est la seule berline à cinq portes.
  2. « Hayon en première mondiale » titre L'argus automobile du 27 octobre 2005.
  3. palmarès officiel : 1966 - Renault 16 - 98 points sur le site caroftheyear.org - consulté le 27 juin 2012
  4. Renault magazine du centenaire, octobre 1998.
  5. L'argus automobile, 3 septembre 1970.
  6. Renault magazine n°84, septembre 1977.
  7. Un siècle de véhicules de la Gendarmerie nationale, par Pascal Meunier, Laurent Jacquot et Jean-Yves Hardouin, éditions E.T.A.I.
  8. Amicale Renault 16 sur le site de l'amicale - consulté le 27 juin 2012

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • Revue Technique Automobile, Renault 16 (8 CV) 1965 - 1970.
  • Revue Technique Automobile, Renault 16 (9 CV) et TA 1970 - 1980.
  • Revue Technique Automobile, Renault 16 TS et TS automatique 1968 - 1977.
  • Revue Technique Automobile n°339, Renault 16 TX 1974 - 1980.

Liens externes [modifier]