Renault 14
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| Renault 14 | |||||
| Constructeur : Renault | |||||
| Production totale | environs 999.100 exemplaires | ||||
| Classe | Compacte | ||||
| Carrosseries | Bicorps 5 portes | ||||
| Performances | |||||
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| Motorisations | Essence : 1218 et 1360 cm3 | ||||
| Transmission | Traction avant, BV4 et BV5 | ||||
| Dimensions | |||||
| Longueur | 4 020 mm | ||||
| Largeur | 1 620 mm | ||||
| Hauteur | 1 400 mm | ||||
| Poids | 865 kg | ||||
| Chronologie des modèles (1976 à 1983) | |||||
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La Renault 14 est une automobile du constructeur Renault vendue à près d'un million d'exemplaires, et fabriquée à Douai (France) et Haren (Belgique). Développée afin de concurrencer la Golf de Volkswagen, sa production a débuté en 1976. Son moteur à arbre à cames en tête tout aluminium est de type transversal incliné à 72° vers l'AR, avec 4 cylindres en ligne, et boîte de vitesses placée sous le bloc, formant carter. La lubrification moteur-boîte est commune, à l'instar de l'Austin Mini. Le modèle TS a été équipé du moteur PSA 1218 de la TL poussé à 69 chevaux DIN (au lieu de 57), des Peugeot 104 GL6 et SL, puis du PSA 1360 de 70 ch DIN de la Peugeot 104 S. Ces blocs, à la sonorité typique (transmission moteur-boîte par train d'engrenages dit « triplette »), ont également été montés sur la Citroën BX 14 RE, la Talbot Samba et sur les premières Peugeot 205. Ils avaient été étudiés par Peugeot dans le cadre d'un programme commun avec Renault au sein de la « Française de Mécanique », créée à cet effet. Cette "hybridation" avec le principal concurrent d'alors aurait été assez mal perçue par le réseau d'entretien Renault de l'époque.
La gamme comprenait à ses débuts une version L très dépouillée qui sera supprimée dès 1978, remplacée par une GTL à finition de TS sans le compte-tours et un moteur de TL, afin de séduire un peu plus, après la malencontreuse publicité de la poire.
Elle était confortable, avec une suspension à roues indépendantes, mais sensible à la charge et au vent latéral. L'espace, la modularité permise par le coffre à hayon, la convivialité intérieurs et la sécurité passive étaient les principaux arguments de ce modèle. En 1979, fut présenté le modèle plus puissant et surtout avec un meilleur couple, la TS [1]. C'était la première fois qu'une voiture de cette catégorie possédait des vitres électriques et une fermeture centralisée. Extérieurement, on notait la bande adhésive noire dégradée sur l'aile avant, destinée à alléger la silhouette.
Cette voiture ne s'est jamais imposée parmi les voitures de la petite bourgeoisie, excepté en France et en Espagne, bien que ses qualités aient été incontestables. Sa ligne démarquée de la production contemporaine et les problèmes de qualité rencontrés par de nombreux acheteurs ont été avancés pour expliquer ce semi-échec. La production a été arrêtée en 1983.
[modifier] L'échec de la publicité sur la forme de poire
En 1977, dans l'espoir de relancer les ventes, une campagne de publicité créée par Publicis associe la forme de la R14 à celle d'une poire. Cette publicité semble avoir desservi la R14 et reste comme un modèle de publicité ratée, au souvenir toujours présent chez les Français de plus de 35 ans. Pourtant cette forme de poire sera reprise par la Peugeot 205 dans un style plus heureux, et servira tout au long des années 1980 et 1990 comme référence pour les berlines types compactes, moyenne comme bas de gamme. De 3/4 arrière, une forte parenté de style avec la Peugeot 306 est aussi parfois évoquée.
À noter que le modèle qui lui succéda au sein de la gamme Renault, le couple Renault 9/Renault 11, revint à un dessin et à une motorisation nettement plus conservateurs (Renault réemploya l'antique bloc fonte de la Renault 5).

