Gaston Gradis

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Gaston Gradis

Naissance
Paris (16e)
Décès (à 70 ans)
Paris
Nationalité Française
Profession Président-administrateur de sociétés
Autres activités
Formation
Distinctions
Ascendants
Famille

Gaston Gradis est un industriel et explorateur français né à Paris le et mort à Rabat le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Raoul Gradis et de Suzanne Fould, neveu de Georges Schwob d'Héricourt et cousin germain de la baronne Germaine de Rothschild, il épousa la fille de Henry Deutsch de la Meurthe, puis la fille du général Jean-Léonard Koechlin. Son fils, Henri Gradis, administrateur de sociétés, est marié à Bernadette Servan-Schreiber (sœur de JJSS).

Il suit ses études au Lycée Janson-de-Sailly, puis au Lycée Louis-le-Grand et intègre l'École polytechnique en 1910.

Engagé volontaire en 1910, il intègre l'École militaire d'Artillerie et passe lieutenant en 1914 et capitaine d'artillerie en 1917. Participant à la guerre, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et reçoit la croix de guerre et cinq citations, dont deux à l'ordre de l'armée. Il démissionne de l'armée en 1922, mais se trouve rapidement mobilisé. Il reçoit la Médaille coloniale (agrafe « Sahara ») en 1925.

Il est membre de la commission consultative des fabrications de guerre à la mobilisation de 1922 à 1925.

Il dirige l'expédition de la première traversée en voiture du Sahara du nord au sud (mission Gradis), auquel prit part Henri de Kerillis, le maréchal Louis Franchet d'Espèrey, le commandant Ihler, René et Georges Estienne (fils du général Estienne)[1].

Il reçoit en 1925 la médaille d'or du prix Duveyrier remise par la Société de géographie. Il est admit comme membre d'honneur de la Société de géographie de Marseille la même année.

Il devient président de la société Nieuport-Astra, de la Compagnie générale transaérienne, de la Compagnie générale transsaharienne (qu'il avait fondé en 1923), des Brasseries du Maroc, ainsi qu'administrateur de la SFCO, de Maurel et Prom, etc. Il créa de nombreuses sociétés (Compagnie générale transsaharienne, conserveries Nora, ...).

Il s'occupa également de ses vignobles dans son domaine de Margarance à Saint-Louis-de-Montferrand.

Il était officier de la Légion d'honneur, de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin et de l'ordre du Cambodge, ainsi que décoré du Mérite agricole, de l'ordre du Ouissam alaouite chérifien ...

Publications[modifier | modifier le code]

  • « À la recherche du grand axe : contribution aux études transsahariennes, avec quarante-deux photographies et cinq cartes », Plon-Nourrit et Cie, 1924
  • « Les Ballons dirigeables », R. Hermieu, 1923

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arlette Estienne Mondet, "Le général J.B.E Estienne - père des chars: Des chenilles et des ailes", éditions L'Harmattan, 2011

Sources[modifier | modifier le code]

  • G. Arnaud, "La conquête automobile du Sahara", Annales de Géographie, 1927
  • Jean Guérin, "Des hommes et des activities: autour d'un demi-siecle", éditions B.E.B., 1957

Liens externes[modifier | modifier le code]