Gaston Gradis

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Gaston Gradis

Naissance 7 mai 1889
Paris (16e)
Décès 15 janvier 1968 (à 70 ans)
Paris
Nationalité Française
Profession Homme d'affaires
Autres activités
Formation
Distinctions
Ascendants
Famille

Gaston Gradis est un homme d'affaires et explorateur français né à Paris le 7 mai 1889 et mort à Rabat le 15 janvier 1968.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Fils de Raoul Gradis et de Suzanne Fould, neveu de Georges Schwob d'Héricourt et cousin germain de la baronne Germaine de Rothschild, il épouse la fille de Henry Deutsch de la Meurthe, puis la fille du général Jean-Léonard Koechlin. Son fils, Henri Gradis, administrateur de sociétés, est marié à Bernadette Servan-Schreiber (sœur de JJSS).

Il suit ses études au Lycée Janson-de-Sailly, puis au Lycée Louis-le-Grand et intègre l'École polytechnique en 1910.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire en 1910, il intègre l'École militaire d'Artillerie et passe lieutenant en 1914 et capitaine d'artillerie en 1917. Participant à la guerre, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et reçoit la croix de guerre ainsi que cinq citations, dont deux à l'ordre de l'armée.

Il démissionne de l'armée en 1922, mais se trouve rapidement mobilisé. Il reçoit la Médaille coloniale (agrafe « Sahara ») en 1925.

Il est membre de la commission consultative des fabrications de guerre à la mobilisation de 1922 à 1925.

La traversée du Sahara[modifier | modifier le code]

Il dirige l'expédition de la première traversée en voiture du Sahara du nord au sud (mission Gradis), auquel prit part Henri de Kerillis, le maréchal Louis Franchet d'Espèrey, le commandant Ihler, René et Georges Estienne (fils du général Estienne)[1].

Il reçoit en 1925 la médaille d'or du prix Duveyrier remise par la Société de géographie. Il est admis comme membre d'honneur de la Société de géographie de Marseille la même année.

L'homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Gaston Gradis créé de nombreuses sociétés, dont la Compagnie générale transsaharienne en 1923, les conserveries Nora, ect.

Il devient président de la société Nieuport-Astra, de la Compagnie générale transaérienne, de la Compagnie générale transsaharienne, des Brasseries du Maroc, du Comptoir français du Maroc, de la Société chérifienne de participation (Sochépar), vice-président du Lloyd marocain d'assurances et de la Société des brasseries de la Côte d'Ivoire (BRACODI), ainsi qu'administrateur de la SFCO, de Maurel et Prom, du Crédit marocain, des Société des brasseries de l'Ouest africain (SOBOA), de la Banque de l'Afrique occidentale, de la Compagnie aérienne française, de Diakandapé, des Brasseries du Nord marocain, ect.

Il s'occupa également de ses vignobles dans son domaine de Margarance à Saint-Louis-de-Montferrand.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il était officier de la Légion d'honneur, de l'ordre de l'Étoile noire du Bénin et de l'ordre du Cambodge, ainsi que décoré du Mérite agricole, de l'ordre du Ouissam alaouite chérifien ...

Publications[modifier | modifier le code]

  • « À la recherche du grand axe : contribution aux études transsahariennes, avec quarante-deux photographies et cinq cartes », Plon-Nourrit et Cie, 1924
  • « Les Ballons dirigeables », R. Hermieu, 1923

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arlette Estienne Mondet, "Le général J.B.E Estienne - père des chars: Des chenilles et des ailes", éditions L'Harmattan, 2011

Sources[modifier | modifier le code]

  • G. Arnaud, "La conquête automobile du Sahara", Annales de Géographie, 1927
  • Jean Guérin, "Des hommes et des activities: autour d'un demi-siecle", éditions B.E.B., 1957

Liens externes[modifier | modifier le code]