Espionnage industriel

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L'espionnage industriel ou espionnage économique est l'espionnage qui vise le commerce, par opposition à celui, plus habituel, qui vise la sécurité nationale. Il peut être effectué par un gouvernement ou une entreprise privée. C'est le complément de l'intelligence économique dont les moyens sont légaux, mais le terme espionnage inclut aussi ces méthodes, dans le langage courant. Ses méthodes particulières ainsi qu'illégales incluent les pots-de-vin, le chantage, la surveillance électronique et parfois même la violence. Il peut être avantageux pour un gouvernement d'espionner des entreprises privées et aussi à l'inverse, par exemple afin de pouvoir soumissionner pour un montant plus bas.

Frontière floue entre investigation et espionnage[modifier | modifier le code]

La plupart des grandes entreprises admettent financer d'importants départements dédiés aux aspects légaux de l'« investigation » industrielle.

À l'heure de l'économie de l'immatériel, la frontière entre espionnage industriel et investigation légale est particulièrement floue :

Les entreprises peuvent méconnaître certaines de leurs vulnérabilités.

Exemples[modifier | modifier le code]

  • Les activités du Département 7 soviétique visant à récupérer les blueprints des bombes test du projet Manhattan, afin de combler leur retard dans leur projet atomique à la fin de la guerre, associent l'espionnage industriel à la raison d'État.
  • Le gouvernement des États-Unis a admis avoir employé l'espionnage commercial, par exemple, en surveillant des appels téléphoniques pour déterminer qu'un concurrent français d'une société américaine soudoyait des fonctionnaires brésiliens pour obtenir un contrat de radar de commande de trafic aérien (il a été révélé plus tard que la société américaine soudoyait également des fonctionnaires)[réf. souhaitée]. On croit généralement que la plupart des grands services de renseignements sont impliquées dans la pratique. Une commission du Parlement européen a suspecté que Echelon, un système d'espionnage de communications piloté par la NSA et des agences du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, soit employé pour l'espionnage politique et pour, à l'occasion, aider les compagnies américaines contre les concurrents européens[1].
  • En 1993, un employé de Volkswagen a été accusé d'avoir livré des informations confidentielles de General Motors à sa nouvelle entreprise. Volkswagen a licencié cet employé et a dû verser 60 millions de dollars à General Motors[2].
  • Dans un rapport publié le 18 février 2013, la société américaine de sécurité informatique Mandiant accuse l'unité l'Unité 61398 de l'Armée Chinoise d'être à l'origine depuis 2006 d'une vaste opération de cyber-espionnage visant à s'approprier des volumes considérables de données sensibles au sein de 141 entreprises et organisations principalement anglo-saxonnes[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'autre guerre des États-Unis, économie : les secrets d'une machine de conquête. Éric Denécé et Claude Revel, Robert Lafont, 2005.
  • Rapport du parlement européen A5-02-64/2001 du 11/07/2001 sur l'existence d'un système d'interception mondiale des communications privées et économiques (système Echelon) - Rapporteur : Gerhald Schmid
  • "Renseignement et entreprises, intelligence économique, espionnage industriel et sécurité juridique". Jérôme Dupré, Lavauzelle, 2002.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]