Bouygues

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48° 52′ 34″ N 2° 18′ 02″ E / 48.876109, 2.300422

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Bouygues

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Logo Bouygues

Création 1952
Dates clés 1987 : achat de TF1
1996 : lancement de Bouygues Telecom
2006 : prise de participation dans Alstom, suivie d'un accord de coopération
Fondateurs Francis Bouygues
Forme juridique Société anonyme avec Direction générale et Conseil d'administration
Action Bourse de Paris, Euronext : EN (compartiment A), indice CAC 40
Slogan Construire notre avenir, c’est notre plus belle aventure
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Martin Bouygues
Actionnaires Groupe SCDM: 21,1 %
Salariés : 23,3 %
Autres actionnaires : 55,6 % (2011)
Activité BTP, énergie, immobilier, routes, média et télécommunications
Filiales Bouygues Construction, Bouygues Immobilier, Colas, Groupe TF1, Bouygues Telecom
Effectif 130 927 (31 décembre 2011)
Site web www.bouygues.com
Capitalisation 6,68 milliards d'euros (14 septembre 2012)
Dette 3 861 millions d'euros (2011)
Chiffre d’affaires en augmentation32 706 millions d'euros (2011)
Résultat net 1 070 millions d'euros (2011)

Bouygues est un groupe industriel diversifié français fondé par Francis Bouygues (centralien, 1946) et dirigé par son fils Martin Bouygues. Fin 2011, le groupe Bouygues était implanté dans plus de 80 pays et comptait environ 131 000 collaborateurs.

Sommaire

Histoire [modifier]

La reconstruction [modifier]

En 1952, Francis Bouygues profite du contexte de reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale pour fonder en région parisienne la société Bouygues (anciennement E.F.B.), spécialisée dans la construction de bâtiments. En 1955, Bouygues se lance dans la construction de cités HLM dans le cadre de programmes largement financés par l'État français, lancés pour subvenir aux besoins grandissants de logements (en partie dans la continuité de l'appel de l'abbé Pierre pendant l'hiver 1954). En 1959 l'entreprise développe la préfabrication industrielle et continue ensuite de profiter des grands projets de l'État, tout d'abord avec le programme autoroutier français des années 1960 qui permet à Bouygues en 1965 de développer un secteur travaux publics et génie civil, puis grâce à l'obtention de marchés prestigieux comme le Parc des Princes, le palais des congrès de Paris (Porte Maillot) ou encore l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy).

L’internationalisation [modifier]

En 1970 la société est introduite en Bourse. Les années suivantes, Bouygues construit des plateformes pétrolières off-shore, prémices de son internationalisation qui débute réellement dans les années 1980, au moment où la société commence aussi à se diversifier. Cette diversification passe d'abord par la prise de contrôle en 1984 de SAUR, un des principaux groupe de distribution d'eau, et en 1987 de TF1, dont la privatisation a été décidée par le gouvernement. Bouygues procède également, en parallèle, à une intégration horizontale, c'est-à-dire au rachat d'entreprises concurrentes dans le domaine du bâtiment (croissance externe).

La diversification [modifier]

La diversification s'accélère dans les années 1990 avec la création de LCI en 1994, le lancement du troisième opérateur français de téléphonie mobile, Bouygues Telecom, en 1996, et du bouquet numérique TPS pour concurrencer Canal+.

Cependant, malgré la diversification, le BTP reste, dans les années 1990, responsable de la moitié du chiffre d'affaires de Bouygues, qui a notamment profité de la politique de grands travaux, initiée durant les années Mitterrand (grande arche de la Défense, Bibliothèque nationale de France, pont de Normandie, stade de France…) ainsi que de grandes commandes à l'étranger (Mosquée Hassan II à Casablanca, palais des congrès de Hong Kong, rénovation de La Mecque, Turkménistan …).

Métiers [modifier]

Les activités du groupe sont historiquement liées au BTP et à l’immobilier. Un positionnement industriel renforcé dans les années 80 avec le rachat de Colas (construction de routes) ou encore avec la participation en 2006 dans Alstom (énergie & transport). En parallèle, le groupe s’est diversifié dans les médias avec le rachat de TF1 ou les télécoms avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile[1].

Construction [modifier]

Une réalisation du groupe à Montpellier

Bouygues Construction [modifier]

Article détaillé : Bouygues Construction.

Bouygues Construction regroupe les métiers du BTP[2] et de l’électricité (avec sa filiale ETDE). La société est capable de réaliser des projets de grande ampleur, tel que le Stade de France, le Pont de Normandie, le Tunnel sous la Manche, etc. Cependant, le 30 août 2012, Bouygues a dû annoncer qu'il cessait les études préalables pour le grand projet de Liaison Seine-Escaut[3]. Affecté par les résultats en chute de Bouygues Telecom, par la très forte baisse du cours de l'action à la Bourse de Paris et par des tensions sociales liées à un licenciement collectif de plus de 500 personnes, le groupe dont l'actuel président, Martin Bouygues, vient de mettre en vente le yacht personnel qui lui avait livré fin 2010[4], semble traverser des difficultés financières graves et croissantes.

En 2011 :

  • Part du groupe : 100 %
  • Chiffre d’affaires : 9,8 G€
  • Résultat net (part du groupe) : 226 M€
  • Effectif : 52 018

Bouygues Immobilier [modifier]

Article détaillé : Bouygues Immobilier.

Bouygues Immobilier est la filiale de promotion immobilière du groupe (fondée en 1956). Elle réalise des projets de logements, des bureaux, des zones commerciales ou encore de l’aménagement urbain, tel que l’ecoquartier Ginko à Bordeaux.

En 2011 :

  • Part du groupe : 100 %
  • Chiffre d’affaires : 2,4 G€
  • Résultat net (part du groupe) : 120 M€
  • Effectif : 1 583

Colas [modifier]

Article détaillé : Colas (société).

Colas (fondée en 1929), est une filiale du groupe, depuis son rachat en 1986. Elle est spécialisée dans la construction et l'entretien d'infrastructures de transport, d'aménagements urbains et de loisirs.

En 2011 :

  • Part du groupe : 96,6 %
  • Chiffre d’affaires : 12,4 G€
  • Résultat net (part du groupe) : 336 M€
  • Effectif : 62 886

Médias [modifier]

Groupe TF1 [modifier]

Article détaillé : Groupe TF1.

Le Groupe TF1 s’est construit autour de la privatisation en 1986 de la chaîne éponyme TF1. Le groupe audiovisuel, détient à 100 % les chaînes Eurosport, LCI, NT1, TV Breizh, Stylia, Histoire, 80 % de TMC, 50 % de TF6 et de Série Club, et 100 % de l'édition française de presse gratuite, Métro).

En 2011 :

  • Part du groupe : 43,6 %
  • Chiffre d’affaires : 2,6 G€
  • Résultat net (part du groupe) : 183 M€
  • Effectif : 4 122

Télécoms [modifier]

Bouygues Telecom [modifier]

Article détaillé : Bouygues Telecom.

Bouygues Telecom est fondé en 1994 avec l’obtention de la 3e licence de téléphonie mobile. Avec son offre triple-play, la société est aussi présente dans la téléphonie fixe, la TV et Internet.

En 2011 :

  • Part du groupe : 89,5 %
  • Chiffre d’affaires : 5,7 G€
  • Résultat net (part du groupe) : 370 M€
  • Effectif : 9 870

Énergie - Transport [modifier]

Alstom [modifier]

Article détaillé : Alstom.

En 2006, avec le rachat des 21,03 % de la participation de l’État le Groupe Bouygues est directement devenu l’actionnaire majoritaire d’Alstom. Fondé en 1928, le groupe est spécialisé dans le transport ferroviaire (filiale Alstom Transport), la production électrique (Alstom Power) et la transmission d'électricité (Alstom Grid)

En 2011 :

  • Part du groupe : 30,75 %
  • Chiffre d’affaires : 9 389 M€
  • Résultat net (part du groupe) : 363 M€
  • Effectif : 92 200

Anciennes filiales [modifier]

  • Services  : SAUR (services aux collectivités et aux industriels), cédée en novembre 2004 à PAI partners
  • Construction d'installations pétrolières : Bouygues Offshore (Technologie, fourniture, construction et installations pétrolières), cédée en mai 2002 à Saipem, filiale de l'italien ENI.

Gouvernance [modifier]

Le groupe est une Société anonyme avec une direction générale[5] et Conseil d'administration[6]

Dirigeants [modifier]

Direction générale du Groupe

Direction générale Métiers

Conseil d'administration [modifier]

Administrateurs

Censeur

  • Alain Pouyat, Censeur de Bouygues et Directeur général Informatique et Technologies Nouvelles

Chiffres [modifier]

Données financières [modifier]

Données financières en millions d'euros
Années 2001 (NF) 2002 2003 2004 (IFRS) 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'affaires 254646 22 247 21 822 20 815 23 983 26 408 29 588 32 713 31 353 31 225 32 706
EBITDA 1 680 2 260 2 415 2 690 3 505 3 279 3 601 3 827 3 616 3 330 3 242
Résultat net part du groupe 344 666 450 909 832 1 246 1 376 1 501 1 319 1 071 1 070
Dette nette 1 124 3 201 2 786 1 680 2 352 4 176 4 288 4 916 2 704 2 473 3 862
Capacité d'autofinancement 3 151 3 519 3 615 3 430 3 244 3 325
Salariés 126 560 118 892 124 300 113 334 115 441 122 561 136 700 145 150 133 971 133 456 130 827
Source :'OpesC et Bouygues[7]

Données boursières [modifier]

Données boursières au 31 décembre
Années 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Capitalisation boursière en millions d'euros 16 300 19 800 10 400 12 900 11 800 7 666
  • Actions cotées à la bourse de Paris, Euronext Paris (compartiment A)
  • Membre de l'indice CAC 40
  • Code Valeur ISIN = FR0000120503

Répartition du capital (31 décembre 2011) [modifier]

  • SCDM (Martin & Olivier Bouygues) : 21,1 % (29,6 % des droits de vote)
  • Salariés : 23,3 % (28,1 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires français : 19,5 % (16,5 % des droits de vote)
  • Autres actionnaires étrangers : 36,1 % (25,8 % des droits de vote)[8]

En 2006, le journal The Economist rapporta une série de transactions complexes entre 1989 et 1997, qui permirent à Martin et Olivier Bouygues de prendre des participations dans l'entreprise, au détriment d'autres actionnaires[9].

En novembre 2011, le groupe à lancé une OPRA de ses propres actions. Un total de 163 121 437 actions a été présenté à l'OPRA et 41 666 666 (soit 11,69 % de son capital) pour 1,25 milliard d’euros ont été racheté par le groupe[10].

Implantation [modifier]

En 2011, le Groupe (hors Alstom) présent dans plus de 180 pays comptait 130 827 salariés et un chiffre d’affaires de 32 706 M€[11].

Tour First, plus haut gratte ciel en France, construite en 74 et rénovée en 2011

France [modifier]

Avec 76 970 salariés et 69 % du chiffre d’affaires réalisé, la France reste le pays où le groupe est le plus présent, avec ses filiales Colas (38 338 personnes), Bouygues Construction (23 091 pers.), Bouygues Immobilier (1 515 pers.), Bouygues Telecom (9 866 pers.) et TF1 (3 818 pers.). Dans la branche construction, les références sont nombreuses, en logement, en immeubles de bureaux, en centres commerciaux, en ponts, en hôpitaux…

  • Chiffre d’affaires (2011) : 22,6 G€ (69 %)
  • Effectif (2011) : 76 970

Europe (hors France) [modifier]

L’Europe (hors France, mais avec Russie) avec 14 % de son chiffre d’affaires est la 2e zone d’implantation du groupe. Bouygues Construction (6 683 pers.) et Colas (10 046 pers.) en sont les principaux artisans.

  • Chiffre d’affaires (2011) : 4,4 G€ (14 %)
  • Effectif (2011) : 17 081

Amérique du Nord [modifier]

L’Amérique du Nord (hors Amérique centrale) avec 8 % de son chiffre d’affaires est la 3e meilleure implantation du groupe, représentée presque exclusivement par Colas (5 090 pers.).

  • Chiffre d’affaires (2011) : 2,5 G€ (8 %)
  • Effectif (2011) : 5 543
Pont de l’Unité à Monterrey (Mexique), réalisé en 2003

Amérique du Sud [modifier]

Le groupe est peu implanté en Amérique du sud et Amérique centrale avec seulement 145 M€ de chiffre d’affaires, réalisé principalement par Bouygues Construction (135 M€).

  • Chiffre d’affaires (2011) : 0,1 G€ (0 %)
  • Effectif (2011) : 943

Asie-Pacifique [modifier]

La zone Asie-Pacifique représente 5 % du chiffre d’affaires du groupe, réalisé par Bouygues Construction (12 146 pers.) et Colas (943).

  • Chiffre d’affaires (2011) : 1,5 G€ (5 %)
  • Effectif (2011): 13 448

Controverse du Turkménistan : En septembre 1996, une émission de TF1, dont Bouygues est l'actionnaire principal, met en scène une interview du dictateur turkmène Saparmyrat Nyýazow par Jean-Claude Narcy où sont présents quatre chefs de grandes entreprises dont Martin Bouygues. Cette émission, révélant la collusion et le mélange des genres entre les hautes sphères médiatiques, économiques et politiques, ne sera jamais diffusée. En effet, le président à vie du Turkménistan y insiste sur ses relations d'amitié avec Martin Bouygues et sur les rencontres fréquentes qu'ils entretiennent. Après son décès en décembre 2006, Saparmyrat Nyýazow est enterré dans le mausolée familial construit par le groupe de BTP Bouygues[12] à Kiptchak.

Afrique / Moyen-Orient [modifier]

Avec un démarrage de l’implantation dès les années 60, l’Afrique est la première terre d’implantation du groupe. La zone Afrique/Moyen-Orient représente 4 % du chiffre d’affaires du groupe, réalisé par Bouygues Construction (8 076 pers.) et Colas (8 128 pers.).

  • Chiffre d’affaires (2011) : 1,5 G€ (4 %)
  • Effectif (2011): 16 842

Divers [modifier]

Mécénat [modifier]

Le Groupe a orienté les efforts de mécénat sur l’éducation, le social et la recherche médicale. Chaque entité a sa fondation d’entreprise[13] :

  • La Fondation d'entreprise Francis Bouygues (2005) (Groupe Bouygues) soutient avec une bourse d’étude les lycéens méritants pour les aider à poursuivre des études supérieures ambitieuses.
  • Terre Plurielle (2008) (Bouygues Construction) a pour objet d’apporter son soutien financier à des projets parrainés par des salariés visant à favoriser l’accès à la santé, l’éducation et l’insertion des populations en difficulté (France et international).
  • La Fondation d’entreprise Bouygues Immobilier (2009) a pour objectif à rendre la ville plus humaine en mettant l’architecture et l’urbanisme au service de l’environnement et de la solidarité.
  • La Fondation Colas (1990) a pour vocation de promouvoir la peinture contemporaine par l’acquisition de toiles. La collection rassemble plus de 300 toiles.
  • La Fondation d’entreprise TF1 cherche à favoriser l’insertion professionnelle des jeunes issus de quartiers fragiles dans les métiers de l’audiovisuel.
  • La Fondation d’entreprise Bouygues Telecom mène des projets destinés à informer ou à créer du lien. Elle intervient dans la protection de l’environnement (Surfrider Foundation Europe), le soutien aux personnes en difficulté médicale ou sociale (association Petits Princes) et la promotion de la langue française (Prix Nouveau Talent).

Compagnonnage [modifier]

Crée en 1963, par Francis Bouygues l’ordre des compagnons du Minorange est une organisation de compagnonnage interne au groupe, qui a pour objectif de fidéliser et récompenser ses meilleurs ouvriers. En 2010, l’ordre du Minorange compte 1 105 membres répartis en 17 ordres[14]. Au sein de Colas, l’ordre des compagnons de la route regroupe 875 membres[15].

Siège Social [modifier]

Le siège social de l'entreprise Bouygues se trouve au 32 avenue Hoche à Paris. Le siège social de Bouygues construction (Challenger) se trouve à Guyancourt dans les Yvelines.

Flotte aérienne [modifier]

Pour transporter ses dirigeants, Bouygues dispose de jets privés : un Hawker 800XP immatriculé LX-GBY et un Bombardier Global Express[16].

Procès en diffamation du Canard enchaîné [modifier]

Dans son édition du 7 décembre 2011, le Canard enchaîné révèle qu'une information judiciaire pour corruption et trafic d'influence était ouverte depuis février 2011 sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution au groupe Bouygues du chantier du futur siège du ministère de la Défense dans le quartier Balard dans le 15e arrondissement de Paris[17]. S'estimant diffamé, le groupe a assigné l'hebdomadaire satirique en diffamation et lui réclame la somme de 9 millions d'euros. La 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris rend sa décision le 14 mars 2012[18]. Si le jugement considère qu'il y a bien des propos "diffamatoires", il considère "le bénéfice de la bonne foi" aux journalistes, le groupe Bouygues devant verser 6 000 euros pour remboursement de frais de justice à l'hebdomadaire satirique[19].

Bibliographie [modifier]

  • David Garcia, Le pays où Bouygues est roi, Éditions Danger Public, 2006. Sur les relations entre l'entreprise et le Turkménistan.
  • A. Barbanel, Bouygues. L'empire moderne, Ramsay, 1987. L'ascension de Francis Bouygues.
  • Elisabeth Campagnac, Citizen Bouygues - L'histoire secrète d'un grand patron, Belfond, 1988

Références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]