Georges Besse

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Georges Besse

Naissance
Clermont-Ferrand
Décès (à 58 ans)
Paris
Nationalité Français
Profession Dirigeant (grand patrons)
Formation

Georges Besse (né le à Clermont-Ferrand et mort le à Paris) fut le dirigeant de plusieurs grandes entreprises françaises contrôlées par l'État. Il fut assassiné par le groupe armé d'extrême gauche Action directe.

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Fils d'un poseur et réparateur de lignes aux PTT, Georges Besse effectue ses études à l'École polytechnique (promotion X1948), puis à l'École des mines.

Directeur général en 1958 de la société USSI travaillant dans le domaine nucléaire, Georges Besse fut chargé par le général de Gaulle de doter la France de l'arme nucléaire, ce qui fut fait à partir de 1960, et de promouvoir le domaine de l'énergie nucléaire civile.

Son assassinat[modifier | modifier le code]

Il est assassiné en bas de son domicile, boulevard Edgar-Quinet dans le 14e arrondissement de Paris, le , par le groupe Action directe (commando Pierre Overney, du nom du militant maoïste tué par un vigile de Renault). Action directe a revendiqué son assassinat en raison de ses fonctions de PDG de la Régie Renault et des dégâts sociaux provoqués par les décisions de licenciements massifs. Les assassins de Georges Besse ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité et seront mis en liberté conditionnelle après plus de 20 ans d'emprisonnement.

Des théories alternatives ont été émises sur les raisons de son assassinat :

  • Ses implications dans les ventes françaises du nucléaire militaire à l'Iran et l'Irak de Saddam Hussein[1] ;
  • Selon la journaliste Dominique Lorentz dans son enquête intitulée Une guerre, publiée en 1997[2], il pourrait exister un lien entre les attentats de l'époque en France et le non-paiement de la dette de la France à l'Iran concernant sa participation à Eurodif. Le même jour en effet, la France remboursa 330 millions de dollars à l'Iran pour Eurodif (fondé par Georges Besse), mais refusa « officiellement » de fournir toute livraison d'uranium enrichi.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Eurodif a donné son nom à son usine d'enrichissement d'uranium du site nucléaire du Tricastin en 1988.
  • Renault a donné son nom à son usine de Douai.
  • En mars 1987 a été créée une fondation portant son nom, la Fondation Georges Besse (sous l'égide de la Fondation de France), chargée « d'aider des élèves ingénieurs particulièrement brillants, mais empêchés par de sérieuses difficultés matérielles, de développer le potentiel intellectuel et humain qui est en eux ».
  • L'entrée principale des visiteurs du Technocentre Renault de Guyancourt se situe place Georges-Besse.
  • Une des allées du boulevard Edgar-Quinet (lieu de son assassinat) porte également son nom.
  • Le collège de Loches porte le nom de Georges Besse.
  • Le parc scientifique de Nîmes porte son nom.
  • Son nom a été donné à une place du quartier Rive de Billancourt, sur les anciens terrains Renault réaménagés à Boulogne-Billancourt.
  • L'usine remplaçant Eurodif porte le nom de Georges-Besse II

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) L’Iran et le nucléaire, France Inter, 5 février 2007
  2. Dominique Lorentz, Une guerre, Les Arènes,‎ 1997, 213 p. (ISBN 2-912485-00-2)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]