CAC 40

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CAC40
Image illustrative de l'article CAC 40
Évolution du CAC40 entre 1964 et 2012
Place boursière Drapeau : France NYSE Euronext, Paris
Type Indice représentatif de l'économie nationale
Opérateur Euronext
Pondération Proportionnelle aux capitalisations boursières, à la liquidité et au flottant
Données chiffrées
Création 31 décembre 1987
Nombre de
valeurs cotées
40
Capitalisation 1 048 milliards d'euros environ (21 mai 2013[1])
Nombre de points
à la création
1000
ISIN / Mnémo FR0003500008 / PX1

Le CAC 40 (Cotation Assistée en Continu) est le principal indice boursier de la place de Paris. Son code ISIN est FR0003500008 et son code mnémonique est PX1.

Créé avec 1 000 points de base au par la Compagnie des agents de change, l'indice CAC 40 est déterminé à partir des cours de quarante actions cotées en continu sur le premier marché parmi les cent sociétés dont les échanges sont les plus abondants sur Euronext Paris qui fait partie de Euronext, la première Bourse européenne. Ces sociétés, représentatives des différentes branches d'activités, reflètent en principe la tendance globale de l'économie des grandes entreprises françaises et leur liste est revue régulièrement pour maintenir cette représentativité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1988[modifier | modifier le code]

Principale mesure de la santé boursière en France, le CAC 40 est très récent. Pour mesurer les performances avant 1988, il existe un indice Insee de la Bourse de Paris, qui a connu un quintuplement dans les années 1920 puis un nouveau quintuplement dans les années 1950, malgré les incertitudes géopolitiques lors de ces deux époques de forte croissance économique.

Principales évolutions[modifier | modifier le code]

Le CAC 40 de 1979 à août 2011

CAC, qui signifiait « Compagnie des agents de change », est aujourd'hui l’acronyme de « Cotation assistée en continu » : l'indice donne donc, en continu, une idée de l'évolution du marché. Défini avec la valeur de 1 000 points le , le CAC 40 voit officiellement le jour le . Sa création fait suite au krach de 1987 qui a modifié le monopole des transactions boursières. Celles-ci étaient auparavant directement gérées par des officiers ministériels, les agents de change. À la suite de la loi no 88-70 du 22 janvier 1988, ce sont les sociétés de bourse qui ont pris le relais.

Record historique de septembre 2000[modifier | modifier le code]

Porté par la bulle spéculative sur les valeurs télécoms média et technologie, le CAC 40 a atteint son plus haut historique le à 6 944,77 points en séance, puis s'est effondré jusqu'à 2 401,15 points le , son plus bas niveau en séance depuis 1997, en raison de surcapacités de production en Europe et aux États-Unis. Depuis le , à l'instar des principaux indices mondiaux, il prend en compte non seulement la capitalisation boursière des sociétés mais aussi le flottant, c'est-à-dire la partie disponible sur le marché. Sa valeur a varié fortement au cours de la dernière décennie (voir graphique).

Évolution depuis 2005[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des bourses de valeurs.
Le CAC 40 de 2005 à août 2011

Le CAC 40 a repassé à la hausse les 6 000 points le 2 mai 2007, après une hausse de 150 % en quatre ans environ puis atteint le 1er juin 2007 6 168,15 points. Mi-juillet 2007, l'indice représentait environ 70 % de la capitalisation totale de la Place de Paris, soit 1 300 milliards d'euros. Au début 2008, la capitalisation est d'un peu moins de 1 000 milliards d'euros.

Le lundi , le CAC 40 chute fortement et il revient sous les 4 200 en juillet puis sous les 3 200 au 10 octobre. On peut parler d'une crise boursière puisque le CAC 40 a cédé plus de 43,5 % depuis début janvier 2008 et près de 22 % dans la seule semaine du 6 au .

Le lundi l'indice progressait de 11,18 % à 3 531,50 points, la plus forte progression quotidienne depuis sa création. Ce record survenait peu après le record inverse de la plus forte chute : le lundi , le CAC 40 clôturait en baisse de 9,04 % à 3 711,98 points. Le 24 novembre 2008, le CAC 40 enregistre la deuxième meilleure progression de son histoire (+ 10,09 %) à 3 172,11 points[2]. Cependant, avec une chute de 42,68 % sur l'ensemble de l'année 2008, le CAC 40 a connu la pire année de son histoire[3]. Sa capitalisation boursière au est de 873 milliards d'euros[4].

Krach boursier de juillet-août 2011[modifier | modifier le code]

Du 1er juillet au 12 septembre 2011, le CAC 40 chute de 28,8 % (de 4007 à 2855).

Corrélation avec les autres bourses[modifier | modifier le code]

Les performances annuelles du CAC 40 se sont rapprochées de celles du S&P 500 et du Footsie, les grands marchés boursiers étant de plus en plus dépendants les uns des autres depuis une quinzaine d'années.

Mode de calcul[modifier | modifier le code]

La composition du CAC 40 est mise à jour trimestriellement par un comité d'experts : l’indice doit être représentatif du marché financier parisien aussi bien en termes de capitalisation flottante qu'en volumes de transactions. Quand une société n'est plus cotée, elle est remplacée, en principe, par une des valeurs du CAC Next 20[5] répondant aux exigences financières de cotation dans le CAC 40 (liquidité du titre, capitalisation boursière suffisante, échange de titres quotidiens important…).

Chacune des quarante sociétés pondère l'indice en fonction de la valeur de ses titres disponibles sur le marché. Les pondérations varient d'une société à l'autre en fonction de sa capitalisation flottante. Quand une valeur cote à la hausse, le CAC 40 augmente de la pondération de la valeur, toutes choses égales par ailleurs. Le cours d'un des quarante titres peut voir sa cotation suspendue pendant 15 minutes s'il varie de plus de 10 %, puis deux fois 5 % dans le même sens. On dit alors que le titre est réservé à la hausse ou à la baisse.

Le CAC 40 est publié du lundi au vendredi de h 0 à 17 h 30, mis à jour toutes les 15 secondes et publiés en temps réel sur NYSE Euronext[6]. La journée commence d'abord par une phase de pré-ouverture de h 15 à h 0 où les ordres s'accumulent sans qu'aucune transaction ne soit réalisée. Ensuite, de 9 h à 17 h 35, la cotation s'effectue en continu. Le cours de clôture est fixé à 17 h 35 (fixing en jargon boursier) après cinq minutes où le prix d'équilibre est calculé afin de permettre l'échange du plus grand nombre de titres.

Il est calculé en dividendes non réinvestis. La valeur réelle correspondante à cet indice doit s'apprécier en fonction de divers éléments tels que la valorisation prenant en compte les dividendes réinvestis. Euronext publie chaque mois l'évolution de l'indice avec dividendes[7] ou la dépréciation due à l'inflation, mesurée par exemple par l'indice des prix[8].

Au 18 juin 2012, source Euronext, le CAC 40 était calculé ainsi :

1.€€€€€ Multiplication du dernier cours de clôture de chaque action par son nombre d'actions (par Free Float - Capping)

2.€€€€€ Additionner les montants

3.€€€€€ Diviser la somme obtenue par le diviseur de 184,629,565.030481 (correspondant à la capitalisation totale du 31 décembre 1987 (1re cotation), multipliée par un facteur d'ajustement K lié aux changement arrivés depuis (euros, émission de titres))

Naturellement, cela varie en permanence. Le calcul n'est toutefois en soi pas compliqué[9].

Dividendes réinvestis[modifier | modifier le code]

La version du CAC 40 avec dividendes réinvestis (Total Return), publiée également toutes les 15 secondes, existe avec 2 codes ISIN, selon que l’on cherche l’indice avec dividendes Bruts réinvestis : CAC40 GR (Gross total Return : QS0011131834 / Mnémo PX1GR[10]) ou avec dividendes Nets réinvestis : CAC40 NR (Net total Return : QS0011131826 / Mnémo PX1NR[11]).

L'indice avec dividendes Nets réinvestis est calculé après une retenue à la source dont le taux est celui qui serait appliqué aux dividendes versés par les valeurs composant l'indice à un fonds d'investissement basé au Luxembourg[12]. Ce taux est par exemple de 25 % pour les dividendes versés par les sociétés du CAC 40 dont la France est le domicile fiscal[13].

Les taux actuels de retenue à la source sont entrés en vigueur le 1er janvier 2010. Avant cette date, la retenue à la source prise en compte pour les sociétés du CAC40 dont la France est le domicile fiscal était de 0 %. Le niveau des indices antérieurs n'a pas été ajusté[14].

Remarques[modifier | modifier le code]

Il ne faut pas confondre l'évolution à long terme du CAC 40 et celle à long terme de l'ensemble des valeurs cotées sur cette bourse puisque les valeurs qui se comportent mal finissent par être remplacées dans sa liste par d'autres ayant pris l'avantage sur elles.

Le CAC 40 est un indice, il se calcule, on ne peut pas l’échanger en tant que tel. En revanche, un portefeuille d'actions donné peut se fixer comme contrainte d'avoir la composition la plus voisine possible de celle du CAC 40. Ainsi un portefeuille comprenant les quarante valeurs du CAC 40 courant se dégradera progressivement et son évolution ne sera plus celle du CAC 40 trois mois plus tard et ainsi de suite au fil du temps.

Il existe cependant le CAC40 Index Future qui est le dérivé réglementé du CAC 40. C'est le seul instrument qui permet de suivre les performances du CAC 40.

Composition[modifier | modifier le code]

Société[15] Secteur[16] Poids indiciel[15] au 01/07/2013 Rang mondial dans le secteur[16] Chiffre d'affaires 2011[16] (en milliards d'euros) Résultat net 2010[16] (en milliards d'euros) Capitalisation boursière au 31/03/2014, flottant (Index cap)[17],[4] (en milliards d'euros) Entrée dans l'indice
Accor Hôtellerie 0,73 1 6,1 3,6 6,36
Airbus Group Aéronautique et défense 3,52 2 49,1 0,6 30,54 [18]
Air liquide Gaz industriel 3,55 1 15,32 1,59 30,77
Alcatel-Lucent Télécommunications 0,87 nd nd nd 7,59 [19]
Alstom Transport et énergie 0,49 1 (trains) 19,9 1,2 4,28 [20]
ArcelorMittal Acier 1,35 1 93,9 (en $USD) 2,2 11,69 [21]
Axa Assurance 3,94 1 91,80 4,51 34,23 [22]
BNP Paribas Banque 5,80 2 39,072 6,89 52,85 [23]
Bouygues BTP 0,61 2 32,7 1,1 5,32 [24]
Capgemini Services informatiques 0,91 5 9,6 0,3 7,93 [25]
Carrefour Distribution 1,99 2 81,2 0,4 17,29
Crédit agricole Banque 1,32 10 34,2 1,3 11,45 [26]
Danone Agroalimentaire 3,17 6 20,95 1,85 27,53 [27]
EDF Énergie 0,92 1 65,3 1,0 8,01
Essilor International Optique 1,63 1 5,06 0,51 14,14 [28]
GDF Suez Énergie 3,04 2 94,93 5,42 26,36 [29]
Gemalto Nouvelles technologies 0,69 1 2,01 0,16 5,95
Kering Commerce de détail 1,29 2 12,2 1,0 11,21 [30]
Lafarge SA Ciment 1,22 1 15,8 0,8 10,59
Legrand Matériel électrique 1,38 1 4,2 0,4 11,98 [31]
L'Oréal Cosmétique 3,32 1 22,46 2,97 28,74
LVMH Luxe 4,25 1 28,10 3,46 36,84
Michelin Pneumatique 1,94 2 20,7 1,0 16,87
Orange Télécommunications 2,29 6 43,68 3,82 19,88 [32]
Pernod-Ricard Spiritueux 1,94 2 9,80 1,17 16,82 [33]
Publicis Groupe Publicité 1,45 3 5,8 0,5 12,58 [34]
Renault Automobile 1,56 13 42,6 3,4 13,56
Safran Aéronautique 1,45 11,6 0,2 12,58
Saint-Gobain Matériaux de construction, Verre 2,10 1 42,1 1,1 18,26
Sanofi Pharmacie 10,39 4 35,66 5,93 90,20
Schneider Electric Matériel électrique 4,08 1 22,80 1,90 35,41 [35]
Société générale Banque 3,70 8 23,11 2,78 32,14
Solvay Chimie 0,78 1-3 12,7 0,665 6,76
Technip Ingénierie pétrolière 0,88 1-5 6,8 0,4 7,66
Total Pétrole 11,74 6 200,060 12,58 101,86 [36]
Unibail-Rodamco Immobilier 2,11 1,54 1,68 18,34
Vallourec Tubes 0,49 2 5,2 0,4 4,29
Veolia Environnement Services collectifs 0,64 1 29,6 0,6 5,52 [37]
Vinci BTP 3,00 1 35,88 1,91 26,04
Vivendi Média 2,81 2 28,16 3,72 24,38 [38]

Historique de la composition[modifier | modifier le code]

Date Valeur entrante Valeur sortante
23 décembre 2013 Alcatel-Lucent STMicroelectronics
24 décembre 2012 Gemalto Alcatel-Lucent
24 septembre 2012 Solvay PSA Peugeot Citroën
19 décembre 2011 Legrand Suez Environnement
19 septembre 2011 Safran Natixis
20 septembre 2010 Natixis Dexia
20 septembre 2010 Publicis Lagardère
21 septembre 2009 Technip Air France-KLM
Suez Environnement Aucune[39]
GDF Suez GDF et Suez (fusion)
3 septembre 2007 ArcelorMittal Mittal Steel (fusion)
18 juin 2007 Air France-KLM AGF[40]
18 juin 2007 Unibail-Rodamco Thomson
18 décembre 2006 Vallourec Publicis
18 septembre 2006 Mittal Steel Arcelor (OPA[41])
28 juillet 2006 Alstom Thales
19 décembre 2005 EDF TF1
1er septembre 2005 Gaz de France Casino
3 janvier 2005 Essilor International Sodexho
Publicis Aventis (racheté par Sanofi[42])
21 novembre 2003 Arcelor Orange[43]
11 juillet 2003 Pernod Ricard Crédit lyonnais (OP du Crédit agricole[44])
6 août 2002 Crédit agricole Dassault Systèmes
3 avril 2002 Vinci Alstom
8 août 2001 Vivendi Environnement Valéo
4 mai 2001 Orange Equant
21 décembre 2000 Dassault Systèmes Canal+ (fusion avec Vivendi[45])
11 décembre 2000 Vivendi Universal Vivendi (fusion avec Canal+)
23 août 2000 Thomson Multimédia Crédit commercial de France (OPE de HSBC[46])
10 juillet 2000 EADS Aerospatiale Matra
10 mai 2000 TF1 Legrand
6 décembre 1999 Dexia Dexia France (OPE de Dexia Belgium[47])
5 novembre 1999 Aerospatiale Matra Elf Aquitaine (OPE de TotalFina[48])
5 novembre 1999 Alstom Promodès (OPE de Carrefour[48])
29 octobre 1999 Bouygues Eridania Beghin Say
7 septembre 1999 Crédit lyonnais Paribas (OPE de la Société générale puis BNP[49])
20 septembre 1999 Equant Bic
25 mai 1999 Sanofi Synthélabo Sanofi (fusion avec Synthélabo)
3 mars 1999 Casino Usinor
26 mai 1998 Paribas Compagnie financière de Paribas (fusion avec Banque Paribas)
22 mai 1998 Sodexho Havas
13 février 1998 Cap Gémini Compagnie bancaire (OPE de Paribas[50])
12 novembre 1997 France Télécom Bouygues
12 novembre 1997 SGS Thomson Microelectronics Pernod Ricard
25 juillet 1997 Usinor Compagnie de Suez (fusion avec Lyonnaise des eaux)
24 février 1997 Valéo Saint Louis
24 février 1997 Bic Eurotunnel
24 février 1997 AGF UAP (rachat par Axa[51])
14 novembre 1995 Eridania Beghin Say Crédit foncier de France
9 février 1995 Renault Euro Disney
9 février 1995 Pinault-Printemps-Redoute Casino
9 février 1995 Eurotunnel CGIP
20 avril 1994 Groupe Lagardère Matra-Hachette (fusion[52])
17 novembre 1993 Promodès Club Méditerranée
17 novembre 1993 Crédit local de France Chargeurs
17 novembre 1993 BNP Cap Gémini
22 février 1993 Rhône-Poulenc Matra (fusion avec Hachette[53])
19 mars 1992 Eurodisney Source Perrier (OPA de Nestlé)
2 décembre 1991 Total Arjomari-Prioux (OPA de Saint Louis)
10 décembre 1990 Schneider SA Merlin Gerin (rachat)
10 décembre 1990 Source Perrier Dumez (rachat par la Lyonnaise des eaux)
5 février 1990 Canal+ Essilor
5 février 1990 Matra Navigation mixte (fusion avec Allianz)
5 février 1990 UAP Pechelbronn
1er août 1989 CCF Alcatel
3 août 1988 Cap Gémini Darty (OPA interne)
27 mai 1988 Suez Générale Occidentale (OPA de la CGE)
27 mai 1988 Merlin Gérin Télémécanique (OPA de Schneider)

Chiffre d'affaires et résultat net cumulé[modifier | modifier le code]

Exercice résultat net (milliards d'euros) chiffre d'affaires (milliards d'euros) marge nette dividendes distribués (milliards d'euros)
2013 47 1268 3,7%
2012 53,2[54] 1270 4,1% 40,9[55]
2011[56] 73,8 1324 5,57 % 37,4[57]
2010[58] 82,3 1272 6,45 % 39,7[59]
2009[58] 44,7 1151 3,88 % 35,1 [59]
2008[60] 65 36,7 [59]
2007[61] 95 38,7 [59]
2006[62] 97 31 [63]
2005[64] 86
2004[64] 57
2003[65] 37
2002[66] 20

Salariat[modifier | modifier le code]

Entre 2006 et 2011, les salaires de l’ensemble des entreprises du CAC 40 ont augmenté de 13 %, les effectifs de 10 % pour une croissance de 25 % de la masse salariale. Cependant, plus d’un tiers sont des emplois précaires : contrats à durée déterminée et stages, temps partiels subis, emplois en dessous du niveau de qualification[67]. En 2006, les entreprises du CAC 40 emploient 4,1 millions de salariés. 41 % d'entre eux travaillent en France.

Revenus des dirigeants[modifier | modifier le code]

En 2010, les dirigeants des entreprises du CAC 40 ont touché en moyenne 4,11 millions d’euros, en augmentation de 34 % par rapport à 2009[68].

Cumul des dirigeants[modifier | modifier le code]

Les sociétés du CAC 40 sont dirigées par un nombre réduit d'administrateurs. En effet, 39 de ces sociétés ont au moins un dirigeant commun. En 2010, Total, GDF-Suez et BNP Paribas sont les plus connectées avec chacune 19 liens avec d'autres entreprises du CAC 40 puis viennent Saint-Gobain avec 18 liens, et AXA avec 17 tandis que Lafarge et Sanofi-Aventis ont chacune 15 liens avec d'autres sociétés[69].

Historique des performances annuelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des bourses de valeurs.

Les performances annuelles du CAC 40 se sont rapprochées de celles du Dow Jones, les grands marchés boursiers étant de plus en plus dépendants les uns des autres depuis une quinzaine d'années.

Performances annuelles calculées au 31 décembre de chaque année[6].

CAC 40  : calculé hors dividendes
CAC 40 GR : calculé dividendes bruts réinvestis
CAC 40 NR : calculé dividendes nets réinvestis
Depuis le 1er janvier 2010, le taux de retenue à la source pris en compte pour le calcul de l'indice CAC40 NR (dividendes Nets réinvestis) a changé. Par exemple, pour les sociétés du CAC40 fiscalement domiciliées en France, le taux pris en compte est passé de 0 % à 25 %. Le niveau des indices antérieurs n'a pas été ajusté[14].

CAC 40 CAC 40 GR CAC 40 NR
Année Valeur Performance Valeur Performance Valeur Performance
1987 1 000,00 - 1 000,00 - 1 000,00 -
1988 1 573,94 + 57,4 % 1 623,50 + 62,35 % 1 606,82 + 60,68 %
1989 2 001,08 + 29,5 % 2 124,53 + 30,86 % 2 082,58 + 29,61 %
1990 1 517,93 - 24,06 % 1 657,91 - 21,96 % 1 609,91 - 22,70 %
1991 1 765,66 + 15,5 % 1 996,10 + 20,40 % 1 916,19 + 19,02 %
1992 1 857,78 + 5,2 % 2 169,57 + 8,69 % 2 060,31 + 7,52 %
1993 2 268,22 + 22,1 % 2 735,38 + 26,08 % 2 570,48 + 24,76 %
1994 1 881,15 - 17,5 % 2 340,49 - 14,44 % 2 176,64 - 15,32 %
1995 1 871,97 - 4,30 % 2 406,75 + 2,83 % 2 213,92 + 1,71 %
1996 2 315,73 + 23,24 % 3 070,84 + 27,59 % 2 795,90 + 26,29 %
1997 2 998,91 + 29,34 % 4 082,82 + 32,95 % 3 684,87 + 31,80 %
1998 3 942,66 + 37,31 % 5 473,60 + 34,06 % 4 908,03 + 33,19 %
1999 5 958,32 + 51,12 % 8 437,21 + 54,14 % 7 515,81 + 53,13 %
2000 5 926,42 - 0,54 % 8 517,60 + 0,95 % 7 550,48 + 0,46 %
2001 4 624,58 - 21,97 % 6 786,03 - 20,33 % 5 975,25 - 20,86 %
2002 3 063,91 - 33,75 % 4 619,70 - 31,92 % 4 032,77 - 32,51 %
2003 3 557,90 + 16,12 % 5 537,81 + 19,87 % 4 785,01 + 18,65 %
2004 3 821,16 + 7,40 % 6 168,94 + 11,40 % 5 268,31 + 10,10 %
2005 4 715,23 + 23,40 % 7 809,80 + 26,60 % 6 669,63 + 26,60 %
2006 5 541,76 + 17,53 % 9 440,04 + 20,87 % 8 061,85 + 20,87 %
2007 5 614,08 + 1,31 % 9 832,90 + 4,16 % 8 397,36 + 4,16 %
2008 3 217,97 - 42,68 % 5 866,91 - 40,33 % 5 010,38 - 40,33 %
2009 3 936,33 + 22,32 % 7 484,93 + 27,58 % 6 391,72 + 27,57 %
2010 3 804,78 - 3,34 % 7 526,34 + 0,55 % 6 364,57 - 0,42 %
2011 3 159,81 - 16,95 % 6 518,67 - 13,39 % 5 455,49 - 14,28 %
2012 3 641,07 + 15,23 % 7 846,44 + 20,37 % 6 482,85 + 18,83 %
2013 4 295,95 + 17,99 % 9 589,71 + 22,22 % 7 840,99 + 20,95 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CAC40 : composition et capitalisation, Boursier.com
  2. AFP, « La Bourse de Paris termine sur la seconde plus forte hausse de son histoire », Le Monde,‎ 24 novembre 2008
  3. Sud Ouest, 1er janvier 2009
  4. a et b « CAC 40 : composition des 40 valeurs », boursier.com
  5. « Composition du CAC NEXT 20 », Euronext
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  18. Sous le nom Matra.
  19. Sous le nom Alcatel. Retiré de la côte le 17 juillet 1989. Fusionne avec CGE pour devenir Alcatel-Alsthom le 1er janvier 1991, ensuite renommé Alcatel puis Alcatel-Lucent.
  20. Sous le nom Compagnie générale d'Électricité. Fusionne avec Alcatel pour devenir Alcatel-Alsthom le 1er janvier 1991.
  21. Sous le nom Arcelor.
  22. Sous le nom Compagnie du Midi.
  23. Sous le nom Compagnie financière Paribas, 17 novembre 1993 sous le nom BNP.
  24. Retiré du 12 novembre 1997 au 29 octobre 1999.
  25. Retrait du 17 novembre 1993 au 13 février 1998.
  26. Sous le nom Crédit Lyonnais.
  27. Sous le nom BSN.
  28. Retiré du 2 mai 1990 au 3 janvier 2005.
  29. Sous le nom de Lyonnaise des Eaux.
  30. Sous le nom Pinault-Printemps-Redoute.
  31. Retiré du 10 mai 2000 au 19 décembre 2011.
  32. Sous le nom France Télécom.
  33. Retrait du 12 novembre 1997 au 11 mars 2003.
  34. Retrait du 18 décembre 2006 au 20 septembre 2010.
  35. Sous le nom Merlin Gérin.
  36. Sous le nom Elf Aquitaine.
  37. Sous les noms Générale des Eaux (1987-1998), Vivendi (1998-2000) et Vivendi Environnement (2000-2003).
  38. Sous les noms Compagnie générale des Eaux (1987-1998), Vivendi (1998-2000), Vivendi Universal (2000-2006).
  39. Suite à la fusion du 22 juillet 2008 entre Gaz de France et Suez, l'indice ne comptait plus que 39 valeurs.
  40. Suspendu le 11 avril 2007 suite à un OPE.
  41. Suspendu depuis le 16 juin 2006.
  42. Retiré le 19 juin 2004.
  43. Suspendu le .
  44. Suspendu le 22 mai 2003.
  45. Retiré le 11 décembre 2000.
  46. Retiré le 26 juin 2000.
  47. Retiré le 25 octobre 1999.
  48. a et b Retiré le 24 septembre 1999.
  49. Suspendu le 22 février 1999.
  50. Suspendu le 22 décembre 1997.
  51. Retiré le 9 décembre 1996.
  52. Retiré le 22 mars 1994.
  53. Retiré le 25 janvier 1993.
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  56. Marina Alcaraz, calculs du cabinet Ricol Lasteyrie, « Les groupes du CAC 40 ont engrangé presque 74 milliards d'euros de bénéfices en 2011 », Les Échos,‎ 9 mars 2012
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Catégorie:Entreprise du CAC 40

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