Dacia

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Dacia

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Logo de Dacia.

Création 1966
Siège social Drapeau de Roumanie Mioveni, Județ d'Argeș (Roumanie)
Direction François Fourmont
Actionnaires Renault : 99,43 % [2]
Activité Automobile
Produits - Sandero
- Logan, MCV, Van et Pick-Up
- Duster
- Lodgy
- Dokker et Dokker Van
Société mère Renault
Effectif 13 800[1]
Site web www.daciagroup.com
Chiffre d’affaires 2 milliards d'euros (2008)[3]

Dacia est un constructeur d'automobiles roumain, filiale du groupe français Renault.

Son nom correspond à la forme roumaine ou latine du nom du territoire occupé par les ancêtres traditionnels des Roumains : la Dacie.

L'entreprise[modifier | modifier le code]

Dacia a été créée en 1966 et a produit principalement des dérivés de la gamme d'automobiles Renault. Le modèle emblématique du constructeur roumain est la Dacia 1310, appelée simplement Dacia, qui est une version améliorée de la Renault 12 sans apport technologique majeur.

La marque Dacia appartient depuis 1999 au groupe Renault. Elle représente maintenant près de 30 % des ventes de véhicules du groupe au losange [4]. Ce dernier, sous l'impulsion de Jean-Louis Schweitzer, a entrepris une modernisation de l'usine de Pitești et des véhicules qui y sont fabriqués.

De ce fait, l'entreprise se concentre sur deux objectifs : moderniser la chaîne de production pour pouvoir exporter vers d'autres pays, et continuer à produire des pièces de rechange pour la « vieille Dacia », car la plupart des Roumains, qui ne revendent jamais leur véhicule, préfèrent en payer la maintenance. Sur le secteur des pièces de rechange, il existe de nombreux concurrents qui font de la « vieille Dacia » la voiture au plus long cycle de vie et de maintenance.[réf. souhaitée]

Après une grève de près de trois semaines, les salariés de Dacia ont obtenu en mars 2008 une hausse des salaires d'environ 40 %[5].

Sur les 11 premiers mois de l'année 2013, Dacia a vendu 977 272 véhicules, vs 953 000 écoulés en 2012[6].

L'ère de la Logan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dacia Logan.
Dacia Logan.
Dacia Sandero.
Dacia Duster.

Le choix de Renault pour cette acquisition a suscité beaucoup de méfiance, vu la désuétude de l'usine, le peu de renommée de la marque Dacia, et les doutes sur la faisabilité d'un véhicule à cinq mille euros. La première Logan a été importée en France par un mandataire automobile situé près de Dunkerque. Le lancement de la Logan en septembre 2004 s'est toutefois révélé un grand succès commercial en Roumanie, comme en France, et dans d'autres pays ouest-européens, où son prix, défiant toute concurrence, a attiré une clientèle recherchant un véhicule simple. Dès la fin 2005, l'usine tourne au maximum de ses capacités, et Renault cherche même à racheter l'usine Daewoo de Craiova pour pouvoir en produire plus.

La production de la Logan est lancée dans d'autres pays par Renault, qui, en 2006, enrichit la gamme d'une motorisation Diesel, et d'une version break : la Dacia Logan MCV, produite en 2007, et proposant jusqu'à sept places, au prix de douze mille euros.

Après cinq années de pertes depuis son rachat, Dacia a dégagé en 2005 un profit de cinquante-sept millions d'euros. La production de 2005 a atteint 172 021 véhicules (+ 82 %), dont 146 056 Logan, pour un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros, dont 348 millions venant de l'exportation.

La Logan MCV, produite également en Espagne, est maintenant commercialisée avec le réputé et robuste moteur 1.5 Dci de 70ch et 85ch, produit dans l'usine de Cléon en Haute-Normandie, qui équipe également d'autres modèles Renault et Nissan.

Les autres modèles[modifier | modifier le code]

Après la Logan, Renault poursuit sa percée dans les marchés mondiaux avec une citadine à cinq portes, la Sandero[7] sortie au Brésil en 2007 et en Europe en 2008. En 2010 sort le SUV Duster qui reprend le chassis du dacia logan. 2012 est l'année de sortie de son premier monospace avec le Lodgy, ainsi que l'arrivée de son premier ludospace, le Dokker.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien logo de Dacia créé en 2003 et lancé avec Dacia Solenza.
Dacia 1100.
Dacia 1100 Sport.
Dacia 1300.
Dacia 1300 Pick-Up.
Dacia SuperNova.

Dans les années 1960, la Roumanie prend la décision de fabriquer ses propres voitures pour la population roumaine. Le choix est celui d'acheter une licence, économiquement plus intéressante et techniquement plus facile à mettre en place. Un appel d'offres est lancé, auquel répondent Fiat, Alfa Romeo, Peugeot, Morris et Ford. Le choix porté d'abord sur Peugeot est remis en cause, en raison du manque de professionnalisme de la commission. De nouveaux essais ont lieu, et le choix se porte sur la firme Morris ; mais les négociations échouent. En 1966, Alfa Romeo, Ford et Peugeot se retrouvent face à Renault, entrée également dans la course. Les négociations avec Renault portent sur un prototype, la future R-12. Il est testé par les Roumains à l’aéroport de Băneasa, sous le nom d'Utranel, anagramme de Renault. Renault gagne la course, donnant à la Roumanie la possibilité de produire une voiture moderne, familiale, mécaniquement simple, avec un système forfaitaire de licence de huit ans, prévoyant l’intégration totale de la fabrication en Roumanie. Le contrat est signé en 1966. Le lieu choisi pour l’usine est Colibași, près de Pitești. Le 3 août 1968, la première R-8, modèle choisi pour tester et finaliser les réglages, sort de l’usine sous le nom de Dacia 1100. En août 1969 débute la fabrication de la Dacia 1300, d'après la licence de la R12, qui est présentée au public en octobre. Au terme de la période, la licence n'est pas renouvelée et c'est l’échec des négociations pour celle de la R18. Ainsi, la Dacia 1300, devenue une voiture 100 % roumaine, plonge dans une période d’immobilisme technologique. Sur le plan physique, il y eut plusieurs évolutions et versions : le break, le pick-up et, plus anecdotiques, la version à cinq portes et celle de sport.

Le constructeur, toujours entreprise nationalisée, a produit sous licence une petite série de Renault 20 TS au début des années 1980, appelée Dacia 2000. Ces voitures étaient réservées à la police secrète (Securitate) et aux hauts dignitaires du régime communiste, présidé par Nicolae Ceaușescu.

Plus récemment, dans les années 1990, Dacia lança la Nova, une voiture aux lignes peu élégantes mais qui se vendait, du fait que le marché roumain était alors très fortement protégé.

1999 fut l'année de l'acquisition de Dacia par Renault. En effet, après l'échec du rachat de Škoda, qui est passée sous la coupe de Volkswagen, le constructeur français qui souhaitait toujours assembler la voiture à trente mille FRF pour les pays émergents, a mis la main sur le constructeur roumain. C'est en quelque sorte un retour aux sources pour Dacia.

Le , Renault a acquis 51 % du capital de Dacia pour un montant de cinquante millions de dollars. Cette participation est passée à plus de 73 %, fin juin 2000. Dans le programme d'investissements, il est prévu un apport de deux cent vingt millions de dollars pendant cinq ans pour Dacia, afin de remettre à niveau son site, sur le plan technique et productif. L'objectif après l'avènement de l'euro est de développer un véhicule moderne à cinq mille euros.

Dès 2001, la Nova a subi un remodelage, pour devenir la SuperNova. Elle reprend toujours la base des Renault 9 et 11.

Bien que possédant une part de 80 % du marché automobile en Roumanie lors de son rachat, Dacia a durement subi la baisse des droits de douanes sur les véhicules importés ; sa part de marché est tombée à 40 % dès 2002. La Dacia SuperNova possédant des lignes démodées fut vite dépassée sur son propre marché.

Dacia proposa un nouveau modèle au début de l'année 2003 : la Dacia Solenza. Il s'agit en fait d'un profond remodelage de la Dacia SuperNova, et elle arbore des lignes plus fluides, et bénéficie de motorisations plus modernes, grâce à l'appartenance de Dacia au Groupe Renault.

En 2004 Dacia lance la Logan en Roumanie.

Le Duster (4×4) commercialisé en mars 2010 se révèle être d'entrée une réelle réussite commerciale, avec un carnet de commande complet sur plus de 6 mois, à tel point que certains modèles d'occasion se vendent à un prix plus élevé qu'en neuf.

À l'issue de l'année 2010, Dacia se classe quatrième marque en France, juste derrière Renault, Peugeot et Citroën, grâce notamment à d'excellentes ventes de la Sandero, et du 4x4 Duster.

Anciens modèles[modifier | modifier le code]

Modèles Dacia vendus actuellement[modifier | modifier le code]

Tous ces modèles sont des modèles low cost.

  • Logan : berline compacte à quatre portes.
  • Logan MCV : break à cinq ou sept places.
  • Logan Van : version camionnette tôlée de la Logan MCV.
  • Sandero : petite voiture à cinq portes.
  • Sandero Stepway : variante « baroudeuse » de la Sandero
  • Duster : SUV compact à cinq portes
  • Lodgy : monospace
  • Dokker : Utilitaire et Ludospace

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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