Fiat Chrysler Automobiles

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Fiat Chrysler Automobiles

Description de l'image  Logo Fiat Chrysler Automobiles.png.
Création 2014
Forme juridique SA
Siège social Drapeau des Pays-Bas Amsterdam (Pays-Bas)
Direction Drapeau : Italie Sergio Marchionne
Actionnaires Exor
Activité Fabrication et vente de véhicules
Produits Véhicules particuliers et utilitaires
Société mère  Fiat
Sociétés sœurs CNH Industrial
Site web www.fiatspa

Fiat Chrysler Automobiles est le nouveau nom donné à la branche automobile du groupe Fiat, à la suite de la reprise à 100 % de Chrysler en janvier 2014[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fabbrica Italiana Automobili Torino[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fiat.
L'usine Fiat en Corso Dante
L'usine du Lingotto en 1928
Giovanni Agnelli avec le neveu Gianni

La Fiat fut fondée le 11 juillet 1899 à Turin, à l’initiative de Giovanni Agnelli, ancien officier de cavalerie, et de quelques investisseurs.

En 1920, Giovanni Agnelli devient président de la Fiat et en 1923 il inaugure l’usine du « Lingotto », qui accueille la première ligne de montage, symbole de l’arrivée de la production de masse. La Fiat crée la Sava, une société de crédit à la consommation, dans l’objectif de favoriser la vente à crédit des automobiles. La nouvelle usine ne cesse de sortir des nouveaux modèles : de la SuperFiat, la seule 12 cylindres en V construite par l'entreprise, à la 519, une six cylindres de grand luxe. En 1925, c’est au tour de la 509, puis de la 503 avec sa carrosserie en bois et métal. En 1927, la 520 propose la conduite à gauche et en 1928 Fiat est le premier constructeur automobile au monde à doter ses moteurs de série d’une culasse en aluminium. En 1929, les utilitaires 514 et 525 font leur apparition avec la fourgonnette 1014, à six roues et double transmission.

Avec l'entrée en guerre de l'Italie, la Fiat doit convertir sa production aux besoins de la guerre : le nombre de voitures construites se réduit drastiquement, de 53 000 en 1939 à 3 700 en 1945, tandis que la production de camions est multipliée par cinq. À cela s’ajoutent les véhicules blindés, les avions et les moteurs marins. Pendant le conflit, les usines subissent de graves dommages, mais la production ne s'arrête pas pour autant. Pour faire face aux difficultés de la période, la Fiat distribue à ses salariés jusqu'à cent mille repas par jour et leur fournit chaussures, vêtements et bois de chauffage. Malgré les problèmes, l'entreprise conserve les yeux tournés vers l’avenir : en 1940, la rame « ATR 016 », équipée d’un moteur diesel, atteint les 160 kilomètres à l'heure et remporte ainsi le record du monde de vitesse dans sa catégorie. Deux ans plus tard naît le tracteur 700D à roues et, en 1944, le modèle 50 à chenilles. Le prototype de ce dernier échappe à la réquisition allemande en étant caché sous terre, près de l'usine de Modène. En avril 1945, la paix est de retour. La même année, le sénateur Agnelli décède et Vittorio Valletta devient président. La Fiat reprend son activité, les usines sortent la 500B versions Berlinetta et Giardinetta, les nouvelles 1100 et 1500 et la sportive 1100 S. La production de nouveaux camions, d’autobus, de puissants tracteurs, d'automotrices, d'avions et de grands moteurs de bateau se poursuit. Les salariés sont désormais au nombre de 71 000. Après la guerre, la firme recommence à faire des bénéfices et la Fiat devient un des principaux acteurs de la reconstruction du pays.

Les années 1950 s’achèvent avec le doublement de la surface du site turinois de Mirafiori et l'ouverture de nouvelles usines à l'étranger, en Afrique du Sud, en Turquie, en Yougoslavie, en Argentine et au Mexique.

Pour se développer à l’échelle internationale, le groupe investit dans l'innovation, réalise un programme de limitation des coûts et mise sur les marchés émergents à fort potentiel de développement : pour ces derniers, le groupe réalise la world-car Palio, construite d'abord au Brésil puis en Pologne, Turquie, Russie, Maroc et Afrique du Sud. Les nouveaux modèles sont tous pensés pour un marché mondial : de la Punto, à l’Alfa Romeo 156. En 1993 même la prestigieuse marque sportive Maserati entre dans le groupe.

Chrysler[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chrysler.

La première voiture de marque Chrysler, la six, est sortie en 1924 et fut présentée à l'hôtel Commodore de New York. Son créateur, Walter Percy Chrysler, souhaitait que sa voiture soit présentée au Salon de l'automobile de New York mais il se vit refuser l'entrée sachant que son véhicule n'était pas encore en production. Avide de marketing, il a donc eu l'idée de l'exposer, aux investisseurs potentiels, dans ce grand hôtel de Manhattan. Cette stratégie alternative a payé et un banquier de la Chase Securities a souscrit une participation de 5 millions de dollars dans la Maxwell Motor Corp. (Société de W. Chrysler). La six fut donc rapidement commercialisée et fut la première voiture au prix abordable. Cette auto amena d'autres évolutions comme les quatre freins hydrauliques ou un moteur six cylindres.

Le 6 juin 1925, W. Chrysler rachète les capitaux restants de la Maxwell Motor Corp. afin de créer la Chrysler Corporation. Le développement de cette nouvelle société sera d'une rapidité considérable.

En 1998, la société Chrysler fusionne avec l'allemand Daimler-Benz AG et forme la société DaimlerChrysler. Cette opération est initialement présentée comme une fusion d'égal à égal mais, au bout de quelques années, la vérité devient évidente : il s'agit d'un achat de Chrysler par Daimler-Benz, qui devient le partenaire dominant du couple. Comme preuve, Chrysler retombe dans les déboires financiers juste après la fusion, faisant gravement chuter le cours de l'action commune et provoquant de sérieuses inquiétudes au sein du siège social allemand, qui dépêche le nouveau CEO Jürgen Schrempp pour reprendre les rênes.

Le 14 mai 2007, scellant l'échec de la fusion, le fonds d'investissement américain Cerberus rachète 80,1 % de Chrysler pour 5,5 milliards d'euros[2]. Daimler, qui conserve le reste du capital et des projets de développement techniques communs avec le constructeur américain, devrait être rebaptisé « DaimlerAG ».

Le constructeur allemand avait déboursé 36 milliards de dollars en 1998, lors de l'« acquisition » de Chrysler[2].

Le constructeur allemand, qui n'avait jamais rien investi dans l'outil productif de son associé américain, renoncera au reste de ses parts en 2009 lorsque Chrysler se mettra sous couvert du Chapter 11 de la loi américaine sur les faillites d'entreprises après avoir négocié l'aide de l'italien Fiat.

Depuis le 10 juin 2009, Sergio Marchionne, PDG de Fiat est aussi devenu PDG de Chrysler Fiat LCC. Fiat dispose immédiatement de 20 % du capital de la nouvelle entité et montera à 35 % dès que les nouveaux modèles étudiés avec Fiat seront lancés en fabrication. Début janvier 2014, Fiat acquiert 41,46 % des actions de Chrysler qu'il ne détenait pas encore pour 4,35 milliards de dollars[3].

Fiat Chrysler Automobiles[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, Fiat Chrysler Automobiles et Mitsubishi Motors forment un partenariat en Amérique du Nord pour produire des voitures citadines[4]

Structure actuelle et marques[modifier | modifier le code]

Modèles communs Fiat / Chrysler[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Il Rapporto di Sostenibilità 2006 de Fiat Group
  • (it) Il Bilancio d'esercizio 2007 de Fiat Group

Lien externe[modifier | modifier le code]